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Archive pour mai 2008

Alerte au requin au Mexique

Jeudi 29 mai 2008

Les surfeurs ont le désavantage de ne pas voir arriver les requins par en-dessous.
Les attaques de requins se multiplient de façon alarmante sur la côte Pacifique du Mexique dans la zone de Zihuatanejo (Etat de Guerrero).

Moins d’un mois après la mort du surfeur californien Adrian Ruiz, une nouvelle attaque mortelle est à déplorer.

Vendredi 23 Mai 2008, alors qu’il surfait sur le spot de Pantla, le surfeur mexicain Osvaldo Mata Valdovinos de 21 ans a été attaqué par un requin de 2 mètres de long. Le requin lui aurait mordu la cuisse droite en lui laissant une blessure très profonde et aurait aussi mordu sa main droite.

Un témoin raconte que le jeune surfeur a crié avant d’être attiré sous l’eau puis de réapparaître à la surface dans une mare de sang. La victime a rapidement été ramenée sur le sable mais elle est malheureusement décédée d’une hémorragie massive avant l’arrivée des secours.

Ce jeune local, apprenti charpentier était venu profiter des vagues avec ses amis sur le spot de Pantla pendant “le jour de l’étudiant”où il ne travaillait pas. Les pêcheurs avaient pourtant mis en garde les jeunes surfeurs la veille du fait de la présence inhabituelle de requins dans le secteur.

Le jour suivant, un surfeur de 49 ans s’est fait attaquer à Playa Linda (note de Surf Prevention: spot se trouvant à l’embouchure d’une rivière) et se serait fait arracher un pouce. Ses jours ne sont pas en danger. Un jeune de 13 ans est également porté disparu depuis un bain à la plage de Troncones le 23 Avril dernier.

Les experts pensent que cette recrudescence des attaques au Mexique est due à un courant froid qui entraînerait les prédateurs dans la zone.

Les plages de Pantla et Playa Linda ont été fermées. Des militaires mexicains ont été déployés dans la région de Zihuatanejo pour alerter les plagistes de la présence et du danger des requins.

Si vous prévoyez un Surf Trip au Mexique, la plus grande prudence s’impose.

Respectez les consignes de sécurité et évitez les zones à risques.

Surfer sur le web diminuerait le stress.

Mercredi 28 mai 2008

Tout le plaisir de surfer sur le web dans un environnement agréable (iStockphoto).

Surf Prevention s’intéresse aux bienfaits de toutes les formes de surf…y compris du surf sur la Toile !

Surfer sur Internet aurait des bénéfices sur la santé des femmes d’après une étude récente : passer 10 minutes par jour à surfer sur ses sites favoris pourrait réduire le stress et favoriser un fonctionnement plus efficient du cerveau.

Menée par le Docteur David Lewis, neuropsychologue, à la demande de Hewlett-Packard, cette étude avait pour but d’analyser l’impact d’une pause Internet sur le bien-être de femmes de différents pays européens.

“L’étude menée par notre laboratoire permet de penser que s’échapper quelques instants dans son propre univers, dans le cyberespace, peut être très bénéfique” affirme le Docteur Lewis. “Une escapade d’une dizaine de minutes sur la Toile peut faire une énorme différence en termes de bien-être.”

Retrouvez l’intégralité de l’étude dans la rubrique « Surf Prevention Internet ».

Insolite: se faire suturer aux Maldives.

Vendredi 23 mai 2008

Suture au dispensaire / Copyright ©Maldivesurf

Les Maldives sont une destination prisée par les surfeurs pour leurs vagues parfaites et généralement dociles.

Ces vagues paradisiaques cassent sur un reef de corail mort plutôt plat, de consistance molle. On ne manque pas de s’égratigner de temps en temps au contact du récif et il convient de toujours nettoyer et désinfecter ces plaies.

Il arrive parfois qu’une plaie profonde nécessite des points de suture. Si vous ne comptez pas un médecin ou une infirmière parmi les membres de l’équipage de votre boat trip, il faudra vous adresser au dispensaire le plus proche.

Comme par exemple au dispensaire d’Hitadhoo sur Laamu Atoll. Comparée aux Urgences de la plupart de nos hôpitaux français, l’attente sera vraisemblablement beaucoup moins longue. Le personnel s’appliquera à vous recoudre avec leurs petits moyens pour un prix plus qu’abordable.

C’est toujours bon à savoir !

Retrouvez le témoignage de “Yep” Colas qui a testé pour nous les urgences aux Maldives dans la rubrique “Interview”.

Un soin contre les irritations en surf

Mercredi 21 mai 2008

Protection Anti-Frottements Nepten (Droit de Reproduction).

La recherche NEPTEN a développé une nouvelle gamme de soins dermatologiques adaptés aux besoins des pratiquants de sports nautiques : NEPTEN aquatic care.

Malgré les efforts des fabricants de combinaisons ou de boardshorts, les surfeurs ont régulièrement des problèmes d’irritations dues aux frottements répétés : cou, aisselles ou hanches irrités. La peau est fragilisée par l’eau et doit résister aux longues sessions. Et cela peut vite devenir un calvaire !

Pour ceux qui ne veulent plus rater leurs sessions, le soin Protection Anti-Frottements NEPTEN est un gel-crème spécifiquement formulé pour éviter ces problèmes. Sa formule innovante à l’allantoïne cicatrisante forme une barrière protectrice sur la peau limitant les frottements. Confort immédiat !

A appliquer généreusement sur les zones susceptibles de subir ces frottements.

Sans parfum | 75 ml | Prix conseillé : 10 € | En shops et pharmacies.

Descriptif fourni par Nepten.

Plus d’infos sur http://www.nepten.com/

Comment prévenir la ciguatera ?

Mardi 20 mai 2008

Les surfeurs évoluent dans le milieu marin. Ils côtoient toutes sortes de poissons et il leur arrive d’en pêcher et d’en consommer quand ils vont surfer sous les tropiques.

Ils s’exposent alors à la ciguatera dans vous trouverez la définition dans la rubrique “Pathologies” de Surf Prevention.

Voici quelques conseils pour prévenir cette intoxication alimentaire:

Evitez de manger les espèces de poissons réputées toxiques. Renseignez-vous auprès des pêcheurs locaux.

Evitez les poissons de récif de grande taille (supérieur à 1,5 kg) arrivés à maturité qui ont plus de chances d’avoir accumulé quantité de toxine. Ou mangez de très petites quantités.

Bien vider les poissons : évitez de manger la tête, les viscères, le foie ou encore les œufs. Préférez manger les filets.

La congélation, la cuisson ou le fumage n’éliminent pas la toxicité pas plus qu’une préparation ou un assaisonnement particulier.

Rien ne permet de distinguer un poisson ciguatoxique : l’aspect, l’odeur et le goût sont les mêmes qu’un poisson sain. Ne vous fiez pas aux mouches qui se posent ou non sur un poisson. Le chat semblerait un meilleur “cobaye” testeur mais rien ne remplace un test de laboratoire.

Attention aux régions épargnées par la ciguatera ; elles peuvent être touchées ponctuellement par le fléau.

Après une première intoxication, évitez pendant au moins un mois de consommer du poisson, des fruits de mer ou des boissons alcoolisées.

Plus d’informations dans la rubrique Surf Prevention.

Teahupoo et ses dangers.

Dimanche 18 mai 2008

Billabong Pro Tahiti 2008 - Air Tahiti Nui/Von Zipper trials
envoyé par billabongUS

Après des séries de qualification très prometteuses pendant les “Air Tahiti Nui - Von Zipper Trials”, la compétition officielle a de nouveau été décevante du fait de l’inconsistance des vagues.

Pendant les trials, l’action a été radicale comme on peut le voir sur cette vidéo. Le vainqueur Jamie O’Brien a néanmoins été victime d’une chute à l’intérieur d’un tube dans lequel il s’est fait enfermer. Après s’être éjecté de sa planche, celle-ci lui est revenue sur le visage occasionnant une contusion au niveau d’une lèvre et d’une arcade sourcilière. Plus de peur que de mal pour Jamie et cet accident ne l’a pas empêché d’apprécier sa session.

Pendant la période d’attente de la compétition officielle du Billabong Pro Tahiti, il a fallu d’abord attendre plusieurs jours de plat avant de lancer l’épreuve. Nous n’avons pas vu le vrai Teahupoo mais on a pu constater que cette vague tube à toutes les tailles sur très peu de fond. A retenir les éliminations prématurées de Mick Fanning, Kelly Slater et Jeremy Flores et la défaite en finale du hot local Manoa Drollet face à une autre wild card, le goofyfoot brésilien Bruno Santos. Pourtant ce dernier avait bien failli ne pas participer à la compétition après s’être fait enfermer dans un tube pendant les qualifications. Sa planche était venue perforer sa cuisse et il avait dû participer à la finale des qualif’ avec un bandage. La quinzaine de points de suture réalisés pour refermer la blessure l’avait ensuite empêché de surfer pendant 15 jours avant la compétition officielle.

Pour vous familiariser avec la vague la plus spectaculaire du monde, la fiche Surf Trip de Teahupoo est maintenant en ligne:
http://www.surf-prevention.com/informations-surf-trip-teahupoo—tahiti-7-8.php

Pour surfeurs intrépides et très expérimentés seulement.

Plus d’informations dans le livre magnifique de Tim McKenna et de Guillaume Dufau: “Teahupoo, la vague mythique de Tahiti”.
Plus de photos à couper le souffle sur le site Internet du photographe le plus réputé de Teahupoo, collaborateur de Surf Prevention, Tim Mc Kenna.

Noyades en France: un lourd bilan.

Jeudi 15 mai 2008

Le B.A-BA avant d’initier vos enfants au surf: leur apprendre à nager! (iStockphoto)

Les résultats de l’enquête Noyades 2006 viennent de paraître dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.

Même si l’étude ne donne pas d’information sur les noyades en surf, elle permet de tirer des enseignements très intéressants sur les mesures de prévention des noyades en général.

L’enquête a recensé 1207 noyades (dont 401 décès) en France entre le 1er Juin et le 30 Septembre 2006.

Les noyades en mer qui nous intéressent sont les plus fréquentes (56%), loin devant les noyades en piscine (17,5%), en cours d’eau (13%), en plan d’eau ou encore dans une mare, un port, en baignoire, piscine gonflable, etc.

L’Aquitaine est la région la plus touchée en France (avec la région PACA) avec 15% du total des noyades et 8% des décès.

Sur les 680 noyades survenues en mer, 95% ont eu lieu dans la bande des 300 mètres  et 5% plus au large. La moyenne d’âge des victimes était de 46 ans. Pendant l’été 2006, 151 personnes sont mortes suite à une noyade en mer et 7 ont gardé des séquelles. Les noyades se sont produites dans une zone non surveillée (50% des cas) ou interdite à la baignade (6%). 

Il est instructif de constater les circonstances des noyades (tous lieux confondus) en fonction des tranches d’âges. Pour les 13-24 ans par exemple, la noyade a été causée par les courants (33%), une chute (27%), un épuisement (17%); un malaise a été signalé dans plus d’un cas sur cinq (crise d’épilepsie, malaise cardiaque…); il y a eu 8 hydrocutions, 8 malaises vagaux et une indigestion.

Certaines circonstances de noyades se sont révélées plus meurtrières comme par exemple les malaises cardiaques (76% de décès), l’hydrocution (65% de décès) ou encore la consommation d’alcool (34% de décès).

Les résultats de l’étude NOYADES 2006 conduisent à renforcer la prévention dans ce domaine. Pour les noyades survenues en mer près du bord, il faut insister sur des règles simples que toute personne devrait connaître avant d’arriver sur une plage: ne pas surestimer ses capacités, entrer progressivement dans l’eau, ne pas consommer d’alcool avant de se mettre à l’eau… Il faut bien évidemment préférer les plages surveillées.

La mesure de prévention numéro 1 est de faire en sorte que toutes les personnes qui vont se baigner sachent nager. On en est encore loin: quasiment un jeune sur deux qui entre en sixième en France ne sait pas nager. Et on les retrouve quand même sur les plages ou sur une planche de surf !

Comme l’affirme fort justement notre secrétaire d’Etat chargé des Sports Bernard Laporte: “Savoir nager, ça doit être comme savoir lire ou écrire: c’est un apprentissage de base”. Voilà pourquoi l’ex-entraîneur du XV de France a décidé de mettre en place l’opération ”Savoir nager”, un programme d’apprentissage gratuit de la natation pour les les enfants de 7 à 12 ans dès cet été. Un diplôme Sauv’nage labellisé par la Fédération Française de Natation sera remis aux jeunes participants. Belle initiative qui pourrait se montrer salutaire en faisant éviter de nombreuses noyades dans les années à venir.

Kelly Slater: ses secrets pour gagner.

Mardi 13 mai 2008

Un air double grab placé à quelques minutes de la fin pour remporter la finale de Bells Beach 2008: si ça ce n’est pas avoir un mental d’acier…

Kelly Slater, 36 ans, qui avait laissé plané un doute quant à sa participation au championnat du monde 2008, vient de remporter coup sur coup et de façon convaincante le Quiksilver Pro Gold Coast et le Rip Curl Pro Bells Beach en Australie.

L’octuple Champion du Monde livre quelques-unes des clés de sa préparation dans le Surfing Magazine de Juin 2008 consacré à la haute performance en surf.

“Il n’y a pas de formule exacte pour devenir Champion du Monde. Chacun doit faire les choses à sa façon. Au cours de ma carrière, j’ai eu des périodes intenses de renforcement musculaire et d’étirements et j’ai eu aussi des périodes où je me focalisais plus sur le côté émotionnel du surf de compétition, en mettant de l’ordre dans mon esprit. En général, j’ai eu de meilleurs résultats quand je me suis plus concentré sur le mental que sur le physique.

Quand tu regardes toutes les personnes qui remportent de grandes victoires, tu te rends compte que c’est parce qu’elles ont trouvé un moyen de croire dur comme fer qu’elles allaient gagner. Ce ne sont pas forcément les surfeurs les plus talentueux qui gagnent. Pour gagner, ton esprit doit être ouvert, et ne pas être bloqué par quoi que ce soit.

En 1998, j’étais à fond dans mon entraînement et dans mon régime. Physiquement, j’étais plus au top que jamais mais j’ai quand même eu une année difficile en compétition. J’ai finalement rattrapé le coup lors de la dernière épreuve à Pipeline. Je n’ai pas gagné ce titre parce que j’étais en forme mais parce que j’étais dans le bon état d’esprit le jour J à Pipe.

Le break est court entre 2 saisons sur le tour. Pendant ce temps, j’aime bien me déconnecter du surf: cette année par exemple j’ai passé 35 jours consécutifs sans faire de surf. Je veux être tout neuf, frais et excité quand je recommence à me préparer. Quand je commence la saison, je préfère attaquer en dessous de mon meilleur niveau”.

Si Kelly Slater monte en puissance au fil de cette saison, on ose à peine imaginer ce que cela donnera sur les prochaines étapes du World Tour… Kelly a beau dire qu’un neuvième titre n’est pas au rang de ses priorités, on ne peut s’empêcher de penser que c’est déjà bien parti.

“Ces dernières années, je me suis moins entraîné que ce que les gens s’imaginent. Il va de soi que tu ne peux pas t’améliorer en surf si tu ne pratiques pas. Mais il n’y a pas besoin non plus d’apprendre de nouvelles manoeuvres démentes pour gagner des compétitions. Tu as juste besoin d’assurer mieux que ton adversaire sur la face d’une vague”.

Le code des surfeurs selon Nat Young

Vendredi 9 mai 2008

Inauguration du Code des surfeurs aux Cavaliers.

Nat Young quadruple champion du monde de surf est actuellement en France pour parrainer l’étape angloye du Oxbow World Longboard Tour.

En Mars 2000, chez lui à Angourie en Australie, Nat avait été victime de la violence qui pèse lourdement sur de nombreux spots de surf: pour un motif futile à propos d’une vague malencontreusement “taxée”, le ton était monté avec un jeune surfeur et le père de ce dernier était venu tabasser Nat sur le sable.

Les multiples fractures de la face de Nat Young avaient nécessité une intervention chirurgicale et des mois de convalescence. Mais c’est surtout psychologiquement que Nat fut touché, à tel point qu’il se mit à écrire un livre pour participer à sa thérapie et exorciser son traumatisme. Ce livre intitulé Surf Rage (la rage du Surf), coécrit par 11 auteurs (éditeurs, rédacteurs en chefs de revues de surf, surfeurs, psychologue…) fait état de l’agressivité et du localisme violent qui règnent sur certains spots de surf de par le monde en essayant d’en comprendre les tenants et les aboutissants.

Depuis cette époque, Nat a tenté de tirer le bon côté de cette expérience négative en s’engageant personnellement dans la prévention des comportements violents et dangereux en surf.

Dans le cadre de son initiative “Spirit of Surfing”, il participe à la mise en place de panneaux rappelant les règles élémentaires à respecter sur les spots de surf.

Après en avoir disposé en Australie et en Californie, c’est en France, sur le spot des Cavaliers à Anglet, que le premier panneau du “Code des Surfeurs” a été posé.

L’inauguration a eu lieu le jeudi 8 Mai 2008 en la présence du maire de la ville d’Anglet, Monsieur Jean Espilondo.

Une initiative à saluer (tout-à-fait dans l’esprit de Surf Prevention) et qu’il faudrait étendre à tous les spots pour faire comprendre aux non-initiés que les zones de surf sont régies par des règles élémentaires de prudence, de priorités et de savoir-vivre.

Nous aurons l’occasion de revenir en détails sur les différents items de ce “Code des Surfeurs”.

Encore et toujours des blessures à Pipeline

Mercredi 7 mai 2008

Avec toutes les nouvelles vagues dévastatrices qui font la une des magazines de surf (Teahupoo, Shipstern Bluff et autres slabs…), on en aurait presque oublié que la classique vague de Banzai Pipeline demeure une des vagues les plus dangereuses du monde.

Chaque année il y a de nombreux blessés quand ce ne sont pas des morts. Le prodige tahitien Malik Joyeux nous avait ainsi quitté sur ce spot en un funeste 2 Décembre 2005.

Cette année encore, Surfer Magazine fait une revue des troupes de fin de saison sur le North Shore et l’infirmerie a de nouveau fait le plein. Jugez-en plutôt par le bilan dans les rangs des surfeurs professionnels les plus connus:

- Mark Healey a été victime de fractures de la rotule gauche et du talon droit après un wipe-out spectaculaire alors que son pied arrière avait glissé au moment où il enclenchait un bottom-turn dans le tube (voir vidéo). Il a été projeté très violemment sur le reef et s’est traumatisé les deux membres inférieurs. Le plus dur a été de passer sous les vagues suivantes avec le leash qui tirait sur sa jambe blessée puis de sortir de l’eau. Il s’en tire quand même relativement bien après avoir eu la sensation de se faire “fracasser contre une tonne de briques”.

- 13 agrafes dans le cuir chevelu de Roy Powers qui aurait été mieux inspiré de porter un casque.

- 6 points de suture sur le visage de Jason Shibata: les plaies de la face représentent 25% des traumatismes en surf d’après une étude.

- 16 agrafes dans un coude de l’intrépide Nathan Fletcher.

- Un gros hématome de la cuisse pour Fred Patacchia pourtant spécialiste de Pipe.

Et le bilan est encore plus désastreux pour des surfeurs anonymes…

Les causes de ces accidents? Laissons Mark Healey les résumer: “Cette année nous avons eu un bon Pipe pour se blesser…avec des vagues pas terribles mais un backwash constant. La surpopulation a été radicale voire ridicule cette année avec des surfeurs débutants qui n’ont vraiment rien à faire à Pipe. Ces gens-là ne peuvent que se blesser ou blesser quelqu’un d’autre sur ce spot. Déjà que ce genre de surfeurs aurait du mal à Rocky Point…”.

Selon un lifeguard, les marées très basses en milieu d’après-midi seraient à l’origine de nombre d’accidents.

Le photographe Pete Hodgson rajoute dans Surfer Magazine: “Pipeline est vraiment dangereux à 6-8 pieds à peine. Malik n’est pas mort dans un énorme Pipeline mais dans un Pipeline tout simplement dangereux”.

A méditer pour tous nos apprentis surfeurs pro qui se jettent à l’eau à Pipe pour avoir leur photo dans un magazine et aux coachs qui les y poussent pour qu’ils “fassent leurs preuves”.

Banzai* Pipeline porte décidément bien son nom.

*cri des kamikazes japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale avant de s’écraser sur les bateaux ennemis.