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Archive pour octobre 2008

Sortie du film Just Add Water en DVD

Vendredi 31 octobre 2008

Just add water. La vidéo.

Le dernier film de surf de la marque Quiksilver vient de sortir.

Il est consacré à la vie du jeune prodige de 19 ans : Clay Marzo. Ce surfeur est atteint d’un syndrome d’Asperger, considéré comme une forme atténuée d’autisme.

Au programme: de l’action à couper le souffle ! Ce goofy-foot est vraiment RA-DI-CAL ! Il  envoie des figures tellement impressionnantes qu’elles font dire à Dane Reynolds qu’il ressemble à un vieil homme rouillé à côté de Clay et à Fred Patacchia qu’il semble que ce surfeur a de doubles articulations…

Cette vidéo est un concentré de figures radicales : tubes bien profonds, cut back ravageurs, tails slides, rollers avec les 3 (et parfois quatre ! ) dérives dehors… Tout le répertoire du surf moderne y passe !

On voit surtout Clay Marzo en action mais il y a également quelques séquences de ses compères surfeurs comme Ry Craike, Julian Wilson, Dane Reynolds, Kelly Slater, Danny Fuller, Jamie O’Brien…

L’action se déroule sur quelques-unes des destinations avec les plus belles vagues du monde : Fidji, Australie, Tahiti, Hawaii, Californie, France, Espagne

Le film est agrémenté de témoignages de surfeurs et de spécialistes très intéressants qui aident à mieux comprendre ce qu’est le syndrome d’Asperger. Il s’agit presque d’un film pédagogique pour les futurs psychiatres… Il est tellement plus facile et ludique de retenir une association de signes cliniques quand on a vu un personnage dans un film ou quand on a connu un patient avec les mêmes symptômes…

Le tout avec des sous-titrages en français, anglais, espagnol et allemand; ce qui est presque un luxe pour un film de surf !

A voir absolument !

Retranscription des témoignages de l’extrait du film sur YouTube :

Occy : Far out, I love Clay’s surfing, it’s amazing.
Dane Reynolds : Oh in terms of ability, he’s at the top. No doubt.
Kelly Slater : Probably no one at 18, at his age, in the world right now that does as big stuff as he does.
Andy Irons : As far as 18 years old goes, he’s the best in the world by far.
C.J. Hobgood : It’s hard to know what’s going on in that kid’s head a lot of the times.
Jake Patterson : He only gets excited when he sees a sick little left or when he’s eating…
A.I. : Yeah he starts doing this… I love that. (Note de Surf Prevention : Andy Irons précise sur la version intégrale de la vidéo que Clay Marzo adore faire cela quand il voit une vague et tout spécialement une gauche; Andy ajoute que lui aussi va se mettre à se frotter les mains frénétiquement avant de surfer…).
Clay Marzo : Waves are…toys from God !
Dr Tony Attwood (Asperger’s Syndrome Expert) : Asperger’s is a form of autism, it’s what we call a higher form.
Dr Chitra Bhakta (Autism specialist ) : they seem normal, but yet have enormous problems with social interaction.
Dr Attwood : Some things are processed so superbly, the person has areas of excellence.
Dr Bhakta : That one sphere of excellence that they have, that they can devote, I think, exceptionally long hours of concentration.
Dr Attwood : You don’t suffer from Asperger’s, you suffer from other people.
Clay Marzo : I like traveling, but like, I really don’t.
C.J. Hobgood : You gotta be at the airport here, where’s your passport at ?
Kelly Slater : I think he’s naturally gifted enough to make it on tour.
Clay Marzo : I got a good wave, yeah ?
Chad Wells (Surf Team Manager) : Just paddle in. All you need is a one something.
Martin Potter: All right Clay, come on ! Aw he got swallowed. Damn.
“It’s a career choice and it’s a life choice. Do I really want to be a traveling professional surfer ?”
Clay Marzo :(Maui), rock island in the sun. Water mic footage: I got barreled !
If there was no such things as barrels, I probably wouln’t even surf…

Clay Marzo : portrait d’un surfeur extraordinaire

Jeudi 30 octobre 2008

Clay Marzo. Copyright Quiksilver.

Le jeune Clay Marzo est l’un des meilleurs surfeurs du monde : Kelly Slater, Andy Irons ou encore Dane Reynolds hallucinent même devant ses performances…

Il est pourtant atteint d’une forme atténuée d’autisme : le syndrome d’Asperger dont la caractéristique la plus marquante est la propension du patient à s’investir et à exceller dans un domaine particulier. Clay Marzo est un « Asperger », spécialiste du surf !

Clay Marzo est né le 17 Juillet 1989. Il vit sur la Côte Ouest de Maui à Hawaii mais passe maintenant beaucoup de son temps en surf trip.

La consécration vient d’avoir lieu pour ce prodige en 2008 avec la sortie du film Quiksilver qui lui est dédié : « Just Add Water ».

Clay Marzo s’était fait repérer grâce à ses victoires aux championnats américains NSSA en 2004 et 2005 ainsi que pour ses performances ahurissantes dans la série de vidéos « Young Guns ».

Son surf est très créatif, instinctif et surtout imprévisible : même lui ne sait pas quelle sera sa prochaine figure explosive sur une vague… Il vit dans l’instant présent.

Ses qualités de surfeur hors-normes font déjà de lui un être à part. Mais c’est surtout son comportement qui a intrigué et parfois inquiété sa famille et ses amis. Clay paraissait « différent » dans sa façon d’être et d’interagir.

Jusqu’au jour de Décembre 2007 où le diagnostic de Syndrome d’Asperger a été posé pour Clay. Le cas clinique de Clay Marzo est très instructif et permet de mieux comprendre le syndrome d’Asperger.

Retrouvez l’intégralité du portrait de Clay Marzo et les explications sur le syndrome d’Asperger dans la rubrique “Portraits” de www.surf-prevention.com .

Prévenir le risque de grippe aviaire

Dimanche 26 octobre 2008

La grippe aviaire n’a pas disparu. Même si les media en parlent moins, le risque de pandémie grippale humaine perdure à cause de l’épizootie persistante à virus A (H5N1) touchant les oiseaux.

Actuellement, il y a des “cas humains isolés à l’étranger sans transmission interhumaine*”. Dans les pays où les oiseaux sont touchés par le virus H5N1, l’homme peut s’infecter à leur contact mais pour le moment, il n’y a pas de transmission d’homme à homme. Il suffirait que le virus mute pour que la maladie devienne très contagieuse pour l’homme et qu’une épidémie mondiale se diffuse brutalement.

Le passage du virus de l’oiseau à l’homme peut arriver demain, dans plusieurs années ou peut-être jamais (le pire n’est jamais sûr…) mais l’histoire a montré que les épidémies de grippe les plus dévastatrices ont été introduites par les oiseaux. Ce fut le cas au XXe siècle pour les 3 pandémies grippales majeures : la grippe espagnole en 1918 (40 millions de décès), la grippe asiatique en 1957, et la grippe de Hong Kong en 1968.

Si ce sujet est abordé dans Surf Prevention, c’est parce que le plus grand réservoir mondial de grippe aviaire se situe dans une vaste zone qu’affectionnent particulièrement les surfeurs : l’Indonésie.

L’Indonésie se trouve actuellement dans une situation critique à cause de la circulation importante du virus parmi les volailles. Certains spécialistes estiment même que l’Indonésie pourrait être le point de départ d’une épidémie mondiale si le virus venait à muter dans cette zone.

Compte-tenu de la migration des oiseaux et des voyages fréquents de l’homme moderne (et notamment du surfeur !) d’un continent à l’autre, une épidémie humaine à H5N1 pourrait se répandre dans le monde comme une traînée de poudre. On peut parfaitement imaginer un surfeur français en surf trip contracter le virus en Indonésie et le déclarer en France…

Le dernier bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la situation en Indonésie en septembre 2008 fait état de 137 cas humains confirmés dont 112 ont été mortels. A part quelques cas qui restent à élucider, ces malades ont été contaminés à cause de la promiscuité avec des oiseaux ou des volailles.

Si vous partez en surf trip en Indo, il vous faut donc respecter tous les conseils de prévention ci-dessous :

- lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un produit désinfectant de type solution hydro-alcoolique.

- ne consommez que des aliments bien cuits. Dans les zones touchées par la grippe aviaire, les volailles ( et produits de volaille ) peuvent être consommés à condition d’être bien cuits et correctement manipulés pendant la préparation. Le virus H5N1 est sensible à la chaleur. Aux températures où s’effectue normalement la cuisson (70° C en tout point de l’aliment), le virus est détruit. Avant de consommer de la viande de volaille, il faut s’assurer que toutes les parties sont bien cuites (la chair ne doit plus être rose); les oeufs devront eux aussi être bien cuits (les jaunes ne doivent pas être liquides).
Plus d’informations sur la consommation des volailles sur le site de l’OMS.

Evitez tout contact avec les volailles ( vivantes ou mortes )  :

- ne vous rendez pas dans des élevages industriels et familiaux ou sur des marchés aux volailles ou aux oiseaux.
- ne manipulez pas de cadavres ou de déchets d’oiseaux,.
- évitez tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des excréments d’animaux.

Respectez les recommandations émises par les autorités sanitaires locales. Vous pouvez vous rapprocher des services consulaires pour en prendre connaissance.

L’importation de volatiles issus des pays touchés par la grippe aviaire est strictement interdite.

Important si vous revenez d’un pays touché par la grippe aviaire de type A (H5N1) et si, lors de votre séjour dans l’un de ces pays, vous avez été en contact avec des personnes atteintes de la grippe ou avec des volailles :
Si vous ressentez dans les 10 jours suivant votre retour les différents signes du syndrome grippal (fièvre, douleurs articulaires, myalgies, toux, difficultés à respirer…), il est impératif de contacter sans délai un médecin par l’intermédiaire du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) en faisant le 15 sur tout le territoire français.

Précisez bien lors de votre appel au 15 que vous revenez d’un des pays touchés par la grippe aviaire.

Si ces symptômes surviennent durant le vol de retour en France, signalez-le immédiatement auprès d’un membre de l’équipage afin qu’une prise en charge médicale adaptée soit assurée dès votre arrivée.

Retrouvez toutes les informations sur la grippe aviaire sur le site du gouvernement : http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ .

*avec le virus H5N1 actuel, la transmission interhumaine reste très exceptionnelle et se limiterait à une transmission aux membres d’une même famille qui ont des contacts rapprochés.

N.B. : pour connaître les autres pays touchés par la grippe aviaire, suivez ce lien.

Un guide complet pour les surfeurs

Jeudi 23 octobre 2008

Surfers’ Survival Guide

Voici le résumé ( traduit en anglais, espagnol et basque ) du livre Surfers’ Survival Guide :  un guide de prévention et de santé écrit par un médecin surfeur pour les surfeurs.

Plus d’informations sur : http://www.surfers-survival-guide.com/

 Résumé

Le surfeur s’expose, plus que tout autre sportif, à son environnement : soleil agressif, océans parfois pollués ou peuplés d’animaux dangereux… La surpopulation des spots et la propension des surfeurs à repousser toujours plus loin leurs limites, augmentent encore les risques d’accidents liés à la pratique de ce sport de glisse.

« Surfers’ Survival Guide » est le premier guide pratique de santé destiné au surfeur. Il contient des conseils de prévention pour limiter les risques de se blesser ou de tomber malade en surfant.

Le néophyte et le surfeur expérimenté y trouveront des notions fondamentales concernant les domaines suivants :

- Connaissance du milieu marin et des vagues.
- Apprentissage du surf.
- Entraînement, hygiène de vie et alimentation.
- Choix du matériel.
- Prévention des accidents.
- Gestes de premiers secours.
- Pathologies touchant la peau, les yeux, les oreilles et le dos du surfeur.
- Conseils aux voyageurs.
- Risques liés aux animaux marins : requins, méduses, oursins…
- Prévention des conduites à risque : drogue, dopage…

Ce guide s’adresse aux surfeurs de tous âges. Une attention particulière est portée aux surfeurs malades, blessés ou handicapés.

« Surfers’ Survival Guide » est amené à devenir le nouveau livre de chevet de tout surfeur qui se respecte et qui tient à rester en bonne santé.

Summary

More than any other sportsman, a surfer is very much exposed to his environment, whether it be to agressive sunshine, or to oceans that may sometimes be contaminated or filled with dangerous wildlife… The overcrowding of spots, and the surfers’ tendency to keep pushing their limits further, increase even more the likelihood of surfing-related accidents.

The Surfer’s Survival Guide is the first practical health-guide designed for surfers. It includes some preventive advice to limit the risks of surfing-related injuries and diseases.

In this book, neophytes and experienced surfers will both find some fundamental notions concerning the following topics:

- knowing about the sea world and the waves;
- learning how to surf;
- practicing, leading a healthy life and eating healthy food;
- choosing the right gear;
- preventing accidents;
- first-aid;
- pathologies involving the surfer’s skin, eyes, ears and back;
- advice to travellers;
- the dangers of sea animals such as sharks, jellyfish or urchins;
- preventing risk behaviour involving drug use and doping.

This guide is meant for surfers of all ages, with a specific focus on the sick, the injured and the disabled.

The Surfers’ Survival Guide is likely to become a must-have for any genuine surfer intending to remain in good health.

RESUMEN

El surfista, más que otro deportista, se expone al medio ambiente : el sol agresivo, los océanos contaminados o plagados de animales peligrosos. La superpoblación de los spots y la propensión de los surfistas a ir siempre más allá de sus propios límites aumentan la peligrosidad de este deporte.

« Surfers’ Survival Guide » es la primera guía práctica de salud destinada al surfista.  Propone consejos de prevención para limitar los riesgos de heridas o enfermedades debidas al surfeo.

El surfista principiante o experimentado se enterará de las nociones fundamentales sobre los temas siguientes :

  • - Conocimiento del medio marino y de las olas
  • - Aprendizaje del surf
  • - Entrenamiento, higiene de vida y dieta
  • - Elección del material
  • - Prevención de los accidentes
  • - Primeros auxilios
  • - Patologías que afectan la piel, los ojos, los oídos y la espalda del surfista
  • - Consejos a los viajeros
  • - Riesgos relacionados con la fauna marina: tiburones, medusas, erizos de mar…
  • - Prevención contra las conductas de riesgo: droga, dopaje…

Esta guía se dirige a los surfistas de todas las  edades  y  dedica especial atención al surfista enfermo, herido o discapacitado.

« Surfers’ Survival Guide » ha de convertirse en el nuevo libro de cabecera del surfista atento a su salud, su bienestar y su seguridad.

LABURPENA

Surfalariak, beste edozein kirolarik baino gehiago jasan behar ditu bere ingurumenaren ondorioak : eguzki bortitza, itsaso kutsatuak edo animale lanjerosez beteak. Surfguneak jendez gaindizka dira eta horrez gain surfalariek beraien mugak gainditzea bilatzen dute. Ondorioz, kirol horri lotuak diren istripu arriskuak nahiz eritasunak emendatuak dira.

« Surfer’s survival guide », surfalariei zuzendutako lehen osasun liburuxka dugu. Kirol honi lotutako eritasun edo zauritzeko arriskuak saihesteko aholkuz betea da.

Hasi berriak eta surfalari adituak gai hauei buruzko oinarrizko nozioak aurki ditzake :

-Uhainak eta itsas munduaren ezagutza.                              

-Surfaren ikaskuntza.

-Entrenamendua, bizi osasunbidea, elikadura.

-Materialaren hautaketa.

-Istripuak saihesteko aholkuak

-Larrialdetarako lehen lagunaza jestuak.

-Surfalarien azala, begiak, belarriak, bizkarra hunkitzen dituen patologiak.

-Bidaiariei aholkuak.

-Itsas animaliei lotutako lanjerrak : Marrazoak, marmokak, itsaslakatzak..

-Jokamolde arriskutsuen sahiesteko beharra : droga…..

Liburuxka hau adin guzietako surfalariei zuzendua da, eta bereziki eri, zauritu eta elbarrituak diren surfalariei.

Gidoi hau osasun onean geratu nahi duten surfalari guzien bidelaguna bilakatuko da.

Une soirée pour les traumatismes de la moelle épinière

Jeudi 23 octobre 2008

Jesse Billauer, Kelly Slater et The Mob lors de la soirée.

Pour la cinquième année, la soirée “Night by the Ocean Benefit” organisée par Life Rolls On a eu lieu. Elle s’est tenue le 12 Octobre 2008 au Kodak Theatre Grand Ballroom à Hollywood.

L’association de Jesse Billauer oeuvre pour sensibiliser le grand public sur les traumatismes de la moelle épinière et pour collecter des fonds pour la recherche. A l’heure actuelle, on ne sait toujours pas “réparer” une moelle épinière.

Pour cette grande soirée, l’association a pu compter sur la présence de nombreuses stars : les surfeurs Rob Machado, Kelly Slater ou encore le chanteur d’Incubus Brandon Boyd étaient présents pour soutenir les membres de l’association.

Retrouvez le portrait du surfeur Jesse Billauer sur www.surf-prevention.com .

Nouvelles règles de sécurité pour les SUP

Mercredi 22 octobre 2008

La pratique du Stand-up Paddle Surfing (SUP) a littéralement explosé en un an sur la plupart des côtes où l’on pratique le surf dans le monde (Etats-Unis, Australie, Europe…).

Cette nouvelle discipline n’est pas sans poser des problèmes de sécurité et de cohabitation avec les autres usagers du plan d’eau.

Les SUP sont volumineux, de grande taille avec un leash encore plus long, assez difficilement manoeuvrables dès qu’il y a plus d’1m50 et représentent donc un danger potentiel quand un SUP surfeur perd le contrôle de sa planche pour les surfeurs environnants.

La règle de prévention n°1 est de surfer en SUP à distance raisonnable des autres surfeurs quand leur densité est importante. Quand il y a du monde à l’eau, le risque de collision est trop important et une collision avec un SUP peut faire du dégât…

Mais à mon sens, ce n’est pas une raison suffisante pour exclure les SUP des spots de surf. Un novice sur un longboard est beaucoup plus dangereux qu’un surfeur expérimenté en SUP.

Même quand il n’y a pas de vagues, on peut s’amuser en SUP car ils permettent la balade en mer et sur les voies d’eau. A ce titre, les garde-côtes américains viennent d’adopter une réglementation exemplaire pour éviter des accidents pour les SUP surfeurs qui s’aventureraient au large ou qui pratiqueraient de nuit.

En dehors des zones de bains et de surf (mais encore faut-il définir juqu’où vont ces zones…), les SUP seront considérés comme des…bateaux ! Les adeptes du SUP devront porter un gilet de sauvetage (ou un vêtement de flottaison individuel), un sifflet et même une lampe torche la nuit pour signaler leur présence et éviter une collision avec un navire par exemple.

Nous devrions réfléchir à ce genre de mesures de sécurité en France dès maintenant.

Le gilet de sauvetage me paraît utile quand on part ramer au large : en cas de malaise, il permet au surfeur de flotter et de garder le nez et la bouche au-dessus de la surface de l’eau en attendant l’arrivée des secours.

A noter que ces dispositions ne sont pas censées s’appliquer aux paddleboards de course qui rament à la force de leur bras. Pour les garde-côtes américains, ce qui fait toute la différence pour les SUP est qu’ils avancent avec une pagaie, ce qui les rapproche plus des kayaks que des surfeurs.

A quand le permis bateau pour faire du SUP ?

N’hésitez pas à réagir à ce sujet en laissant vos commentaires.

Plus d’informations sur Surfline.

Un surfeur sponsorisé par une marque d’attelles

Lundi 20 octobre 2008

Les surfeurs ne se cantonnent plus à rechercher des sponsors dans l’industrie du surf. Des marques de boissons, des compagnies aériennes, des constructeurs de voitures ou encore des opérateurs de téléphonie mobile aident maintenant les surfeurs à vivre leur rêve autour du monde pour surfer en compétition ou en free surf.

Encore plus original : le surfeur de grosses vagues Garrett Mc Namara a dégoté une marque d’attelle comme partenaire, et apparemment, il en est super content !

La marque Donjoy s’associe en effet à des sportifs reconnus qui ont eu des problèmes orthopédiques, avec leur genou notamment : skieurs, pilote de motocross, joueur de football américain…et un surfeur !

Comme le dit la marque, elle aide les athlètes qui deviennent des patients à redevenir des athlètes.

Mc Namara a dû préciser dans son press-book qu’il s’était déjà “déboîté” le genou à 3 reprises. On apprend également sur le site Internet de Donjoy qu’il utilise comme matériel de protection une attelle Donjoy Defiance bilatérale.

Quand on voit ce qu’il surfe sur la vidéo, on n’a aucun mal à croire qu’il met ses genoux à rude épreuve.

Note de Surf Prévention : les entorses du genou représentent, d’après mes statistiques, environ 2,5% des traumatismes chez les surfeurs. C’est le LLI (ligament latéral interne) qui est le plus souvent touché. D’autres surfeurs professionnels ont récemment été victimes d’une entorse du genou, comme Aritz Aranburu lors de la première épreuve de la saison 2008 par exemple.

La marque Donjoy, propose une large gamme de produits et accessoires orthopédiques: des attelles rigides de genou, des attelles souples pour les membres inférieurs et supérieurs, ainsi que des articles permettant de soulager la douleur.

Ces produits sont utilisés dans le cadre de prévention de lésions, de soins pour des pathologies chroniques ou pour favoriser le rétablissement post-traumatique ou postopératoire.

Donjoy propose également des appareils de stimulation de la régénération osseuse utilisés dans le cadre de fractures non consolidées.

L’attelle Donjoy Defiance qu’utilise Garrett Mc Namara est l’un des produits ‘‘phares’’ de la marque. Elle associe les dernières avancées technologiques, des techniques de fabrication et des matériaux de pointe.  D’après le descriptif de la marque, l’attelle est ultralégère et offre un support ferme pour les instabilités modérées et graves du LCA, LCP, LLI, LLE.  Cette attelle fonctionnelle - fabriquée sur-mesure – est parmi les plus robustes, grâce au matériau composite en carbone qui la compose. La Defiance est recommandée pour toutes les activités sportives et plus particulièrement pour les sports à fort impact. Ses matériaux ultralégers et sa fabrication sur-mesure en font également une attelle de choix pour les activités quotidiennes.

Plus d’informations : www.donjoy.fr .

Violence et localisme en surf

Dimanche 19 octobre 2008

Surfline a mis en ligne une histoire de violences pendant une session de surf qui peut presque paraître anodine tellement ce genre d’événement est devenu monnaie courante sur les spots du monde entier.

Les faits :

Austin Sneed est une star montante du surf aux States. Il est âgé de 18 ans.
Il décide de se mettre à l’eau sur le spot de Seaside à Cardiff en Californie alors que les vagues sont petites et de piètre qualité.
Alors qu’il tentait de prendre sa première vague, un bodyboardeur aurait empêché Sneed de démarrer et serait parti devant lui.
Le bodyboardeur regagnait le line-up quand Sneed aurait remué la tête ostensiblement avec l’envie et l’air de lui dire “tu es un blaireau, casse-toi de là”.
Note de Surf Prévention : pourquoi tant de haine ?
Le bodyboardeur -plus âgé et plus baraqué que Sneed- aurait pris la mouche, se serait mis debout sur son bodyboard (sic) et lui aurait sauté dessus. Il lui aurait envoyé 3 coups de poing dans la tête mais Sneed n’aurait pas riposté.
Sneed avait vu qu’il y avait des policiers sur le parking mais pas le bodyboardeur…
Le bodyboardeur s’est retrouvé en garde à vue mais Sneed ne devrait pas porter plainte finalement.

Sneed est présenté comme la victime dans l’histoire mais on n’a pas eu droit à la version du bodyboardeur. Un peu comme Mateo Materazzi en finale de la Coupe du Monde de football 2006 qui était passé pour la victime d’un coup de sang de Zidane jusqu’à ce qu’on comprenne que l’Italien avait insulté copieusement Zizou au préalable (mais ce n’est pas une excuse pour Zidane).

Ce genre d’histoire de violences pendant une session de surf devient presque trop banale. Souvent, c’est le même scénario : une contrariété minime (au pire une vague taxée !) engendre des violences verbales et parfois physiques.

Je suis de ceux qui pensent que la violence n’a pas sa place au line-up et qu’elle ne trouve aucune justification.

Il y a trop de monde à l’eau ? Allez-y plus tard. Un “blaireau” vous a gêné sur une vague ? Ce n’est pas grave, il y en a une autre derrière ! On vous a ”braqué” une vague ? Une simple vague vaut-elle vraiment la peine d’en venir aux mains au risque de blesser la personne ou de se retrouver en prison ?

Quand je vois certains surfeurs à l’eau, je me dis que leur attitude se rapproche plus de celle de voyous que de celle de surfeurs adultes et responsables.

Retrouvez la fiche Surf Prévention sur le localisme.

Envoyez votre témoignage ou votre ressenti sur le localisme en postant un commentaire ci-dessous.

Mort d’un wind surfeur en Australie

Dimanche 19 octobre 2008

Un windsurfeur allemand de 39 ans s’est noyé sur le spot hard-core d’Australie de l’Ouest de Gnaraloo , jeudi 16 Octobre 2008 vers 2 heures de l’après-midi.

On se souvient des Billabong Surf Challenge sur ce spot avec cette gauche super creuse avec des marches d’escaliers dans les tubes où s’étaient illustrés Slater, Rob Machado, Occy, Johnny Boy Gomes et compagnie. Ce spot est réputé pour la présence de requins. Il est éloigné de plus de 150 kilomètres de l’hôpital de Carnarvon.

Plus d’informations sur ce dramatique accident :
- The Australian (17/10/2008).
- Transworld Surf (17/10/2008).

Comment choisir ses dérives de surf ?

Mercredi 15 octobre 2008

Grâce aux boîtiers dont sont maintenant équipées la plupart des planches de surf, il est possible de changer ses dérives et d’essayer différents modèles.

Si vous êtes un surfeur de niveau moyen, il ne vous servira à rien d’avoir les mêmes dérives qu’un surfeur professionnel connu.

Le critère n°1 de sélection doit être la sécurité des ailerons. Des dérives trop tranchantes peuvent entraîner des blessures profondes et potentiellement graves. Elles causent à elles seules plus de la moitié des plaies chez les surfeurs.

Quand on voit à quel point certains modèles de dérives (de marques connues que nous ne nommerons pas) sont tranchants, on se dit que c’est presque criminel de vendre de tels produits à de jeunes surfeurs. Pour certains modèles, les surfeurs doivent même signer une décharge.

Sur la vidéo YouTube ci-jointe, à partir du  temps 2:26, un test simple à réaliser est proposé pour évaluer les dérives.

Le test consiste à presser une pomme contre le bord arrière d’une dérive. Si elle se coupe en deux sans forcer, c’est que les dérives sont trop tranchantes. Si la dérive ne tranche pas la pomme, vous pouvez vous équiper de ce modèle d’ailerons sans problème.

Contrairement à une idée reçue, les dérives à bords souples fonctionnent très bien. J’en utilise sur mes planches et je m’amuse tout autant qu’avec des dérives dures dernier cri à mon niveau intermédiaire. Et j’ai beaucoup moins peur de m’entailler avec !

Ce n’est pas pour faire de la publicité (ou de la contre-publicité) à telle ou telle marque que je dis cela : il s’agit juste de conseils de bon sens…

Selon moi, les planches de surf devraient être équipées de dérives à bords souples que ce soit les planches d’initiation, de location ou même celles des surfeurs confirmés.

Toutes les grandes dérives centrales de longboard, de SUP ou de single fin devraient avoir des bords non coupants pour éviter qu’elles ne se transforment en couteau de cuisine en cas de collision du surfeur avec cette partie de la planche.

Cela éviterait bien des plaies délabrantes voire hémorragiques chez les surfeurs.

Le frein actuel reste le tarif légèrement plus élevé des dérives flexibles ou à bord souple mais la sécurité n’a pas de prix…

Retrouvez tous les conseils pour choisir vos dérives sur la fiche “les dérives d’une planche de surf”.

Guillaume Barucq.