Comment éviter que les eaux de ruissellement et de nettoyage ne finissent dans le sable ou dans la mer ?
Posté par Surf Prevention dans ACTUALITES, Pollution Prévention, Surfer sur la Côte Basque le 31 janvier 2012 23:26 / 6 commentaires
Cet article est une réponse à la Ville de Biarritz et à Surfrider 64 suite à la polémique relayée sur EITB :
« Je vous remercie d’avoir répondu à l’article publié sur le blog Surf Prevention dans votre communiqué posté sur le site de Surfrider 64, même si le débat soulevé concernant l’utilisation de produits chimiques aux abords des plages à Biarritz n’y est pas évoqué.
Je ne sais pas ce qu’il y avait dans l’eau rejetée par le camion en photo mais vous comprendrez mon étonnement en assistant en direct à cette vidange d’une eau, qui n’a pas vraiment l’aspect de l’eau d’Evian, dans le sable.
J’aimerais vous croire quand vous affirmez n’utiliser que de l’ « eau naturelle…sans aucun produit complémentaire…d’une qualité meilleure que celle de l’eau de pluie« . Malheureusement, nous assistons régulièrement au centre-ville de Biarritz et aux abords des plages à des lessivages avec des produits chimiques qui laissent une forte odeur persistante pendant plusieurs heures. Après renseignements auprès du Centre Technique Municipal cet été, j’ai appris en lisant la notice que l’un des produits utilisés – présenté comme un désodorisant biologique – contenait des composants potentiellement toxiques pour la peau, les yeux, les poumons, le système digestif… D’où mon inquiétude d’y être exposé de manière répétée et d’avoir à le respirer mêlé à l’air marin dont la pureté devrait être une priorité à Biarritz. En interrogeant habitants, personnel municipal et patients, j’ai pu me rendre compte que ces produits pouvaient occasionner des symptômes gênants comme des maux de tête ou des nausées. Ceci n’a malheureusement rien d’exceptionnel avec des produits de nettoyage de ce type, auxquels certaines personnes sont hypersensibles.
Ma première demande est l’ouverture d’un débat sur l’utilisation de tels produits à Biarritz, sur les lieux et la fréquence d’utilisation, et pourquoi pas d’en retirer des règles de bonne pratique de nettoyage applicables aux autres communes littorales.
Ma deuxième préoccupation soulevée par la photo du camion est celle des eaux qui s’écoulent directement dans le sable ou dans la mer. Vous me répondez que le quai est étanche et en pente de manière à ce que tout s’écoule dans le sable…
Cet état de fait n’est pas acceptable. Il signifie que les impuretés de la promenade s’écoulent « naturellement » dans le sable, même si vos techniques de nettoyage tentent de limiter le phénomène.
Le défi pour les plages de Biarritz serait justement d’enrayer ce phénomène. Il parait tout-à -fait réalisable de canaliser les eaux de ruissellement aux abords des plages pour éviter que celles-ci ne finissent leur course dans le sable ou en mer (cf. cette vidéo Youtube où on voit des mégots arriver sur la plage). Un système d’avaloir sur le quai pourrait permettre de récupérer les eaux de nettoyage et de ruissellement et les rediriger vers le réseau d’assainissement des eaux usées.
Je demande peut-être la lune pour des plages qui n’ont pas encore d’accès pour les handicapés… Mais il me semble que ces préoccupations devraient être centrales dans une commune qui veut s’affirmer « ville océane ».
A titre personnel, je trouve fort dommage que la ville ait investi des dizaines de millions d’euros dans une Cité de l’Océan avant de financer ce genre d’installations de base pour les plages.
Biarritz pourrait inventer la plage de demain si elle décidait d’investir massivement dans leur préservation.
Toute la communication faite autour de Biarritz Océan paraît décalée par rapport aux véritables préoccupations des usagers de la mer. Que faites-vous pour améliorer le quotidien des surfeurs ? Que faites-vous réellement pour l’océan ? Voilà ce que nous voudrions entendre plutôt que toute cette publicité à visée exclusivement touristique pour la Cité de l’Océan.
Surf Prevention reste à votre disposition pour faire avancer les causes qui concerneront directement la préservation de la mer. C’est ce qui intéresse avant tout le million d’amoureux de l’océan qui surfent chaque année sur notre site. »
Tags : grande plage de biarritz, pollution plages, surf environnement
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ha ben tu vois quand tu veut ;)... - Jérémy : de l’écœurement du surf business à la désillusion humanitaire, Rom a dit :
Entièrement d'accord! Et il ne faut pas oublier que les employés des ONG sont ... - Jérémy : de l’écœurement du surf business à la désillusion humanitaire, Rom a dit :
Mon dieu mais vite il faut prévenir les autorités!!! Des gens qui font de l'ar... - Jérémy : de l’écœurement du surf business à la désillusion humanitaire, clo a dit :
Faudrait quand même pas généraliser au sujet des ONG. Certaines font du très... - Insolite : pour glisser écolo, Marama Kake surfe nue !, HawaiiSurf.com a dit :
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6 Comments
les questions sont légitimes et le débat est interressant : il faut savoir cependant que rien n’est plus contrôlé qu’une collectivité (législation, réglementation, formation des équipes, contrôles, etc), alors que les incivilités individuelles sont totalement incontrolables, outre la sensibilisation via les campagnes de communication : des désherbants extremement toxiques sont en vente dans tous les supermarchés, chacun utilise chez soit des produits tels que eau de javel, destop, etc. qui partent dans les réseaux publics et donc… la mer. Voici donc la réponse des responsables du nettoyage de la ville :
« Le nettoyage des espaces publics d’une ville diffère en fonction des lieux et des agressions qu’il subit.
Que dire de l’habitude prise par certain d’uriner en permanence contre les murs de la Ville alors que des WC publics sont à leur disposition.
Que penser de la présence répétée de déjections canines, qui montre sans doute une marge d’amélioration de notre système de nettoyage, mais est surtout la trace visible d’incivilités qui dégradent notre environnement.
Si, sur le bord de mer, nous avons expliqué le mode opératoire (laveuse aspiratrice en temps normal et lame de ramassage de sable et rinçage à l’eau pure du quai en cas de submersion de celui-ci par la mer), d’autres moyens sont mis en œuvre en ville.
Karsher et autres laveuses de trottoir interviennent (avec l’eau souterraine du lavoir Foch) après balayage des feuilles, mégots ou papiers. En effet notre obligation sanitaire de rentre les trottoirs propres nous contraint en les lavant à utiliser un détergent et à les désodoriser (urine et déjections canines). Sinon que penser d’un espace simplement balayé, soumis à ces agressions, et sur lequel un enfant tombe ou met les mains ?
Nous utilisons pour ce faire un produit sans danger pour l’homme (le BIOTEMAN DESODOR, un désodorisant écologique), aux caractéristiques légèrement moussantes et à l’odeur reconnaissable qui masque les affres des usagers indélicats.
Il est respectueux de l’environnement et permet comme tout détergent d’éliminer les molécules odorantes.
On peut essayer de combattre les incivilités d’un côté, mais à choisir entre une ville qui sente l’urine et les déjections canines ou l’utilisation de produits écologiques qui nous aident à la rendre agréable à vivre, le choix s’impose.
Enfin concernant la lutte contre les mauvaises herbes ou les mousses, la trace visible de ces envahisseurs verdâtres montre le relatif manque d’efficacité des produits utilisés par la Ville sur ses trottoirs. Nous avions anticipé de quelques années les normes imposant de ne plus utiliser certaines molécules sur le domaine public, d’un passage annuel nous en sommes à plusieurs passages moins efficace.
Là aussi le choix de la protection des usagers, végétaux ou nappe phréatique a été assumé, quitte à impacter nos modes opératoires sur le terrain. Par contre tous les produits nocifs incriminés n’ont bien évidemment pas disparu des étals des grandes surfaces ou des jardineries ou tout un chacun peut les utiliser ! Contradiction du système règlementaire !
Nous tenons d’ailleurs à la disposition de tous les fiches des produits autorisés que nous utilisons.
Des erreurs sont possibles, des comportements peuvent bien évidemment être améliorés, mais la ville est fermement engagée dans une lutte quotidienne, de limitation drastique des produits phytosanitaires et de netteté de l’espace public qui va au-delà du simple coup de balais, il en va de notre image et de la qualité de vie.
Ce travail quotidien se fait en toute transparence, il est décrit dans l’Agenda 21 de la Collectivité avec le souci permanent de protéger notre environnement qui fait partie pleinement de ce qu’est Biarritz. »
Le produit que vous utilisez n’est pas sans danger pour l’homme et pour l’environnement. Il est fait mention dans la fiche technique de « composants dangereux ». Il faudrait donc en limiter au maximum l’usage. Le problème est cette obsession des odeurs de pipi à Biarritz qui font utiliser des produits chimiques à outrance pour les masquer. L’urine n’est pas toxique, vos produits oui. Si ces odeurs vous gênent, la meilleure prévention serait d’apprendre aux fêtards à ne pas uriner dans la rue…
On sait très bien ou sont les « fêtards » le week end (grande plage, Clemenceau/halles et port vieux)et comptez les wc publics dans les environs? oui c plutôt rare (les wc des parkings sous terrain sont souvent fermés en plus). C’est peut etre trop demandés que de construire 1 ou 2 wc publics dans les parages? ah oui c vrai on préfère mettre 500 000 € pour une statue sur un rond point…
Il me semble que pour qu’il y ait des odeurs d’urine il faut qu’il y ait des résidus; si les odeurs restent aprés un nettoyage, ne serait ce pas que le nettoyage est mal fait? Plutôt que des produits masquants nocifs, un bon nettoyage mécanique et suffisament fréquent devrait faire l’affaire…
Donc plus de WC et un meilleur nettoyage SVP. Merci!
Bonjour
après lecture de ce dialogue, je constate que comme d’hab ça tourne en rond autour du pipi. Soyont plus efficace.
1- le composant chimique fait il partie de la liste des produits interdits à diluer dans l’eau? . Pour cela se référer si je ne me trompe pas à l’annexe 10 du Grenelle de l’environnement. Si il fait partie de la liste, la mairie est en infraction sinon rien à dire.
2 – les eaux pluviales ne doivent pas emprunter le même circuit que les eaux usées. C’est la loi
3- la loi (loi sur l’eau et les mlilieux aquatiques dite LEMA) dit qu’il est interdit d’entretenir tous les fossés avec des desherbant et autres produits similaires. Je ne sais plus trop si c’est un délit ou une contravention.
4 ainsi les particuliers commes les collectivités sont soumis au mêmes règles et loi. Simplement le manque de communication fait que la plupart des gens ne savent pas et le font sans méchanceté. D’autres le font volontairement bien sûr. On dit que c’est plus restrictif pour les communes, mais non, seulement les communes n’ont pas le droit à ne pas connaitre les lois alors que le particulier on tolère.
LA SOLUTION??? A mon avis une forte « comm » pendant des années puis verbaliser « pollueurs payeurs ».Mais c’est pas gagné car il ya les manip politiques, le copinage entre gens haut placés qui fait que certains passent au dessus des lois et dans tous les domaines.
Bonjour,
En complément de cet article et des réactions des internautes, je vous recommande d’aller faire un tour du côté de la Plage du [...] et vous aurez peut être l’occasion d’y voir une figure du surf régional (école de surf) qui désinfecte quotidiennement les abords de son bungalow avec du Crésyl. Après lui avoir fait part de mon étonnement en accompagnant mon fils pour une leçon de surf, d’après lui ce produit n’est nocif, ni pour l’homme, ni pour l’environnement. Un rapide coup d’oeil sur la FDS ( http://www.laverdure.fr/uploads/38315111849a4220be31864.52922452.pdf) me laisse penser le contraire. Même dans la communauté des surfeurs il reste du travail à accomplir !!!
Un Lot et Garonnais qui vient régulièrement au Pays Basque et qui souhaite en préserver la beauté de ses paysages.