On savait Kelly Slater proche de Paul Watson depuis cette photo prise il y a plusieurs années. Aujourd’hui, Kelly Slater qui est membre du conseil consultatif de Sea Shepherd prend fait et cause pour Paul Watson suite à son arrestation en Allemagne consécutive à une demande d’extradition du Costa Rica pour répondre de l’affaire du Varadero de 2002.

Kelly Slater a tenu à mettre les points sur les i sur son Twitter : « Je n’approuve vraiment pas le fait de percuter un bateau de pêche ou la violence sous quelque forme que ce soit. Je suis pour stopper le « shark finning » par une approche pacifique mais directe. Le sujet est vraiment sensible. Les pêcheurs qui essayent de gagner leur vie se retrouvent pris au milieu. C’est triste… Il faut apporter une bonne réponse. Paul Watson est une personne qui polarise les avis et je ne peux pas dire que je supporte toutes ses actions* mais il est l’un des seuls à mettre certaines choses en lumière. »

A propos du shark finning au Costa Rica, Slater déclare: « Cette situation ne pourrait pas perdurer s’il y avait de la transparence. Par exemple, les liens et les investissements des Chinois et des Taïwanais dans des infrastructures au Costa Rica, ont pour conséquence que le Costa Rica ferme les yeux sur l’industrie du shark finning et la pêche illégale au large, pendant que dans le même temps, le Costa Rica fait la promotion de l’écotourisme basé sur la biodiversité du pays et sa beauté naturelle. Si la lumière est faite sur ces connexions, leur aptitude à actionner des leviers secrets du pouvoir s’évaporera. »

« La situation dans laquelle se retrouve le Captain Watson fait la lumière sur ces zones obscures. C’est vraiment un choix simple pour le gouvernement maintenant, de libérer le Capitaine Watson vu que l’intégralité de l’incident où il s’est retrouvé confronté aux braconniers a été filmé. La vidéo établit les faits, et cela met en question les motivations de ceux qui continuent à poursuivre le Capitaine Watson malgré ces faits. Aucune personne ou navire n’a été touché pendant la confrontation et Watson suivait les instructions des autorités du Guatemala tout en protégeant des ressources naturelles selon le protocole des Nations Unies. Il a déjà payé une amende et a été libéré, mais quelqu’un a encore des comptes à régler avec lui quelque part ailleurs dans le monde… »

Kelly Slater ajoute: « Dans l’hypothèse où le Capitaine Watson est extradé au Costa Rica, il est inévitable qu’il ne reçoive pas un procès équitable, et sa sécurité ne sera pas non plus garantie. Entre les activités illégales de pêche à la baleine des Japonais et la mafia bien connue du shark finning au Costa Rica, le Capitaine Watson s’est fait divers grands ennemis tout au long de ses 40 ans en première ligne, et ils cherchent à arrêter ses efforts très fructueux pour faire respecter les lois de conservation globales et défendre la vie marine. La mafia du shark finning qui opère illégalement au Costa Rica pourrait conduire à ce que le Capitaine Watson appelle de ses propres mots « une condamnation à mort certaine ». »

Aujourd’hui mercredi 23 Mai, Paul Watson participait à une manifestation de soutien à Berlin où Laura Chinchilla Miranda, présidente du Costa Rica, était en visite. Paul Watson espérait rencontrer les membres de la délégation costaricaine pour réclamer des garanties sur sa sécurité s’il était extradé au Costa Rica, même s’il a déclaré n’avoir «aucune raison de croire que le système judiciaire du Costa Rica ne m’offrira pas un procès équitable. Mon inquiétude ne concerne pas le système judiciaire mais le fait que la mafia du shark finning ait mis ma tête à prix et qu’une prison costaricaine fournirait une excellente occasion pour exercer ce contrat mortel contre moi». Il a ajouté: «Nous avons fait perdre pas mal d’argent aux chasseurs de requins au cours des 20 dernières années et ils veulent se venger. Je veux l’assurance absolue que les autorités costaricaines ne me mettront pas dans une position où ma sécurité sera en jeu».

De son côté, la présidente Laura Chinchilla, a assuré que Paul Watson bénéficierait d’un procès équitable s’il était extradé au Costa Rica. « Si Paul Watson est extradé vers le Costa Rica, il bénéficiera d’une procédure judiciaire qui s’en tient strictement aux principes de l’Etat de droit et aux normes internationales qui s’appliquent dans ce type d’affaires ». Elle a rappelé que le Costa Rica bénéficiait d’une justice totalement indépendante.

Source : http://www.surfermag.com/industry-news/sea-shepherd-founder-arrested-in-germany/

*On imagine qu’il fait allusion à la campagne outrageante de Sea Shepherd à La Réunion dont il avait entendu parler par son ami Jeremy Flores.