adour marron

Suite aux intempéries et aux inondations survenues vendredi 4 juillet 2014 dans l’intérieur du Pays Basque, la Nive a connu une crue historique et elle est ensuite venue gonfler le fleuve Adour qui se jette dans l’Océan Atlantique entre Anglet sur la Côte Basque et Tarnos dans les Landes.

Le débit de l’Adour a pu atteindre 1000 m³/seconde vendredi (contre 160 m³/sec. en temps normal en juillet). De manière surprenante, cette image montre que les Landes ont été épargnées par le « panache » de l’Adour, alors que la Côte Basque a été touchée de plein fouet par cette crue.

Ceci s’explique en partie par la forme incurvée vers le sud de la digue nord de l’embouchure de l’Adour et par sa longueur, comparée à la jetée sud.

Pour remédier à ces pollutions générées par l’Adour, Pierre Petit, ancien adjoint de Biarritz (fils de l’ancien maire Guy Petit), suggère une idée qui mériterait d’être étudiée: rallonger la jetée sud de manière à ce que les effluents de l’Adour soient mieux canalisés vers la haute-mer, plutôt que directement vers les plages de la Côte Basque. Lire ce qu’il propose exactement ici.

Précisons que tout ce qui sort de l’Adour n’est pas pollution. Elle charrie certes toutes sortes de déchets et de polluants, mais la couleur marron est avant tout due à de la terre et à des éléments qui sont aussi nourrissants pour l’océan.

En attendant que les eaux de baignade retrouvent une qualité suffisante, certaines plages sur Anglet et Biarritz étaient encore fermées ce lundi.

Photo en haut d’article prise le vendredi 4 juillet à 14 h sur le vol Biarritz-Paris par Camille Massé.

Sur la photo ci-dessous prise le samedi 5 juillet à 18h en haut du Phare de Biarritz, on voit parfaitement comment les spots d’Anglet sont impactés, alors que l’eau reste bleue dans les Landes (photo Frédérique Rogier).

adour anglet

A propos de l'auteur :

Surfeur, médecin généraliste, adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement. Auteur du livre Surf Thérapie.

 

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15 Commentaires

  1. Bonjour,

    vu l’ampleur du panache, tout porte à croire qu’une digue sud plus longue n’aurait pas changé grand chose. D’ailleurs des déchets et de gros morceaux de bois arrivent ce lundi sur la Côte des Basques. Pour limiter les fermetures de plages en cas de crues, il faut surtout agir en amont (défi inter-régional). Le littoral basque ne peut que ramasser les déchets et attendre que la pollution se dilue dans l’Océan. Si Biarritz arrive à contenir ses bassins de rétention, c’est déjà pas mal.

  2. David dit :

    Bonjour,

    Je ne suis pas du coin mais pour y être passé de temps en temps il me semble que cette partie de la côte est balayée par un courant Nord Sud.
    De plus, dans quelle direction était le vent à ce moment?

    Ces deux critères doivent être plus impactant que la longueur de la digue à mon avis!

  3. sauvagnac stephane dit :

    On decouvre l eau chaude ????
    Depuis quand l Adour se jette dans l atlantique ????
    Il y a 30 ans on surfait dans l eau boueuse sans aucun probleme…
    Il faudrait peut etre fermer l ADOUR ou betonner les rives jusqu a DAX pour faire surfer les touristes dans de l eau limpide .

  4. Adrien Chauvet dit :

    En tant qu’écologiste de formation, je n’approuve pas le titre de cet article. Un fleuve ne « contamine » pas l’océan, il n’est qu’un simple vecteur de notre pollution des eaux du continent. Vous faites une généralisation dangereuse dans le titre, que vous contrecarrez dans l’article. C’est surprenant comme manière de rédiger.

    L’ajout d’une digue est un projet absurde de plus pour se battre contre l’ordre naturel des choses. Les fleuves charrient beaucoup de matière organique en période de crue et l’eau des plages avoisinant l’estuaire devient maronnasse. C’est un phénomène naturel.

    Mais les Biarrots les plus âgés et les touristes citadins, considèrent qu’une station balnéaire doit avoir des eaux cristallines, une plage parfaitement propre et que ses espaces verts, taillés au cordeau, sont la représentation normale de ce qu’est la nature.

    Les espaces naturels Biarrots sont massacrés à coups de bulldozers, tous les matins sur la plage, et à coups d’engins motorisés bruyants et polluants, chaque jour dans les espaces « verts » de la ville. C’est ça le Biarritz du 21ème siècle ? C’est ça le développement durable ?

    Vous préférez que les pelouses de la Côte des Basques aient un coté bucolique avec des papillons, des fleurs sauvages et des abeilles ou qu’elles ressemblent à un green de golf morne et monotone ?

    Vous aimez le fait que nos crabes, nos anémones et nos algues soient dans des boites au Musée de la mer et que nos plages soient le terrain de jeu stérile des bulldozers ?

    Ce choix d’une nature « entretenue » et en plus de manière clinique est triste, écologiquement dangereux et obsolète face aux avancées que fait la science en matière de développement durable.

    Si les services municipaux continuent de karcheriser, gyrobroyer, tondre à tout va, tailler constamment, remuer le sable et bétonner de plus belle, Biarritz deviendra un paradis artificiel pour touristes et un cimetière de la nature. C’est déjà en partie le cas, mais on peut changer de cap.

  5. cyrilia8 dit :

    le principe pollueur payeur doit s’appliquer

  6. papucho dit :

    en tout cas il y en a que ça ne dérange pas du tout, à la grande plage de Biarritz les écoles de surf envoient les gamins à l’eau sans se soucier des risques dus à la pollution, business is business , faut faire son fric coute que coute , à n’importe quel prix.

  7. marc dit :

    Salut à tous ,à Capbreton plusieurs cas de surfeurs qui se sont plaint de mal de ventre ,température ,vomissement ,suite au intempéries et malgré tout çà pas de fermeture de plage ,bien au contraire ….????????

  8. marc dit :

    Tout à fait d’accords avec Adrien,c’est notre modèle de société qu’il faut changer .Ce qu’il évoque c’est malheureusement le cas dans toutes les stations balnéaires,c’est un désastre écologique ..!mais la population explose sur la planète terre et c’est là le véritable soucis.Personne n’ose évoquer se problème car s’en est un ,nous voilons pas la face .La démographie va pulvériser notre planète ,les conséquences se font ressentir depuis plusieurs années déjà en particulier par la consommation irraisonné sous toutes ses formes qui enjendre des phénomènes que l’on ne maitrise plus, malgré notre technologie avancée.

    • shinookette dit :

      Bonjour, je suis biarrote et je voudrai amener ma fille à la plage mais je n’arrive pas à savoir si les plages sont encore polluées ou pas? Dans les landes on m’a parlé de troupeaux de bétails qui auraient été emporté par la nive… et qui aurait peut être échoués sur les plages. Cela est-il vrai, peut-on se baigner ou y a t-il un reel danger que l’on nous cache?
      merci pour votre réponse car j’ai beau chercher sur les sites officiels je ne vois rien.

      • Bonjour Madame,

        L’eau a retrouvé une bonne qualité ces derniers jours sur l’ensemble des plages.

        Vous pouvez être informée en temps réel de la qualité de l’eau grâce au dispositif BIARRITZ INFOPLAGES: http://www.biarritz.fr/portail/infoplages.html

        Ou vous informer sur les dernières analyses réalisées par l’Agence Régionale de Santé au niveau des postes de secours ou sur le site Internet : http://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do#a

      • antoine dit :

        Oui en effet du bétail mort (chèvre à la digue) même vivant (taureau au métro)et surtout beacoup de morceaux d’ arbres (troncs, branches) et un aspect peu ragoutant. Mieux vaut prévenir dans ces circonstances. Tous les usagers de bord sont concernés (plaisanciers, pêcheurs, surfers, baigneurs …)

        • shinookette dit :

          C’est quand même super grave cette histoire. Comment se fait-il que la presse n’en est pas ou peu parlé. Cela signifie-t-il qu’il vaut mieux ne pas se baigner ???

          • Les inondations ont fait la une des médias locaux pendant plusieurs jours: http://www.sudouest.fr/2014/07/07/paysages-decimes-apres-le-raz-de-maree-1607578-3303.php

            Ces crues centennales ont eu des conséquences dévastratrices, mais leur impact sur les eaux de baignade a largement eu le temps de s’estomper en 2 semaines.

            • Elke dit :

              Bonjour, Guillaume,

              Un peu long à la détente (Suissesse …) : ce qui m’étonne dans ce « débat », c’est que personne ne parle des causes de la pollution de l’Adour. Ayant grandie au bord du Lac de Constance, ayant vécu au bord du Lac Léman depuis 25 ans, je sais bien que ce ne sont pas les bouts de bois ni les morceaux de plastique qui polluent. C’est « tout ce que nous ne voyons pas ». La chèvre tombée dans l’Adour, je veux bien, bien que ça me fasse doucement rigoler. Toute la chimie, celle de l’agriculture, celle de l’industrie, qui doit polluer bien plus, on n’en parle pas. Business oblige, là encore ?

              Bien à vous, Elke Chapuisod

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