SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Chutes et wipe-out’

Dark Side Of The Lens : surfez du côté obscur de la caméra…

Samedi 21 août 2010

Dark Side of the Lens - surf film extraordinaire par Mickey Smith

Vous ne connaissez peut-être pas Mickey Smith. Si vous vous intéressez au surf, vous avez pourtant sûrement déjà vu certaines de ses images. C’est lui qui a notamment fait connaître le surfeur irlandais Fergal Smith. Mickey Smith fait partie de ces hommes de l’ombre du surf : ceux qui sont de l’autre côté de la caméra… Ceux qui passent parfois des heures et des heures à se faire brasser dans les vagues pour prendre une seule image qui fera la couverture des magazines. Dans ce court-métrage intitulé « Dark Side of The Lens », on découvre un personnage haut en couleurs qui vit passionnément son métier malgré le peu de reconnaissance financière qu’il lui apporte.

Comme le souligne un internaute dans les commentaires de l’article dans The Surfer’s Path, les photographes de surf sont les parents pauvres d’un monde du surf qui n’existe pourtant que grâce à leur travail. Si ces hommes étaient photographes de mode ou de sports comme le football ou le golf, ils seraient riches. Mais alors que les photographes de surf prennent plus de risques et font souvent un travail artistique très recherché, même les meilleurs d’entre eux ont parfois du mal à boucler les fins de mois car ils ne récoltent que les miettes que les majors du surf business et que les nouvelles marques qui investissent dans le surf (Nike, Red Bull et autres « boissons énergisantes » comme ici Relentless Energy…) veulent bien leur laisser.

Mais tout cela n’entame pas le moral de Mickey Smith qui est avant tout un passionné et qui vit son rêve sans concession ni demie-mesure. Il parle de tous les sacrifices nécessaires pour prendre ces images à couper le souffle, comme passer des heures dans le froid ou sous la pluie. Il parle également des risques du métier de photographe et des blessures inhérentes à son art : fractures, luxations, gelures, hypothermie… Il se pose également des questions existentielles comme : « si tu passes ta vie à observer et à enregistrer ce que tu vois, es-tu réellement présent pour vivre ces moments ? » Toujours est-il que Mickey Smith nous offre de sacrées tranches de vie dans ce film. Des images qui prennent aux tripes et des mots qui donnent la chair de poule. Les conditions de surf sont obscures mais ce film est lumineux.

Vous trouverez sous la vidéo YouTube la retranscription de quelques passages de ce que dit Mickey Smith. Pas facile de tout comprendre avec le fort accent de Mickey et le bruit de fond des vagues… Merci aux surfeurs anglophones de m’aider à compléter les passages manquants.

« Life in the waves was something I was raised to embrace. Ma always encouraged us to open our eyes and hearts to the world, make up our own minds for experience, and be inspired… A sealife in angles, in lines and perspectives… The slow turn of a head, the blink of an eye, subtle glimpses of magic… »

« Cameras allow me to translate, interpret and understand what I see… It’s a simple act that keeps me grinning. »

« I never set out to become anything in particular, only to live creatively, and push the scope of my experience, for adventure, for passion… »

« My heart bleeds Celtic blood. »

(…)

« I try to pay tribute to that magic through photographs… »

« I wanna see wave-riding documented the way I see it in my head, and the way I feel it in the sea. It’s a strange set of skills to begin to acquire, that is only achievable through time spent riding waves, all sorts of waves on all sorts of crafts. »

(…)

« Mind blowing images of empty waves… Solid ocean swells powering through deep cold water. Heavy waves… »

« Broken backs, drownings, near-drownings, hypothermia, dislocations, fractures, frostbites, head-wounds, stitches, concussions, I broke my arm, and that is just the last couple of years… »

(…)

« That’s no sugary cliché: most folks don’t even know who we are, what we do, how we do it, let alone how to pay us for it. »

« I don’t ever wanna take this for granted, so I try to keep motivations simple, and positive. »

« If I only scrape a living, at least that is a living worth scraping; if there is no future in it, at least there is a present worth remembering. »

(…)

Si cet article vous a intéressé, lisez aussi : Laurent Masurel d’Aquashot parle des dangers de la photographie aquatique.

Le surfeur Laurie Towner prend cher à Teahupoo…

Mercredi 18 août 2010

Laurie Towner victime d'une plaie d'arcade sourciliere droite suite a un accident de surf contre le reef à Teahupoo - photo Billabong

Pendant les Air Tahiti Nui Von Zipper Trials (qualifications pour la compétition de surf ASP à Teahupoo) remportées par le local Taumata Puhetini, il est un surfeur qui a vraiment donné de sa personne. Totalement engagé dans son surf, le jeune Laurie Towner a été victime de deux accidents de surf qui auraient pu avoir de graves conséquences. Il a d’abord été victime d’un traumatisme crânien contre le reef au Round 3 à l’origine d’une plaie du scalp et d’une plaie de l’arcade sourcilière droite ayant nécessité une suture par le staff médical de la compétition. Dans son quart de finale contre Tamaroa McComb, une chute dans un tube a eu pour conséquence une plaie par dérive au niveau de son oreille droite. Secouru par le jet-ski, il a dû être hospitalisé.

Sans oublier le terrible wipeout dont il a été victime à l’entraînement la veille de la compétition : dans sa chute, on voit clairement sur la vidéo YouTube sa planche qui lui retombe dessus et qui manque lui perforer le crâne comme une coquille d’oeuf…

Un simple accessoire du kit de sécurité du surfeur aurait permis de prévenir les blessures consécutives à ces trois chutes : le casque ! Trop peu de surfeurs savent qu’il existe des casques pour surfer. Sur un spot comme Pipeline ou Teahupoo, le port du casque paraît indispensable. Ces accidents en sont une nouvelle illustration… Les jeunes surfeurs feraient mieux de suivre l’exemple d’un big wave rider expérimenté comme Garrett McNamara qui surfe Teahupoo casqué.

Riders Match : la vidéo des plus gros wipeout en surf…

Samedi 31 juillet 2010

Hugues Oyarzabal surfe sur les plus belles vagues du monde mais il lui arrive aussi, comme tout surfeur, de chuter, parfois lourdement… Voici une compilation de ses pires chutes sur les spots de Jardim do Mar, Uluwatu, Belharra, Biriatou, La Barre, la Gauche de Lafitenia, Keramas en Indonésie, Dos Hermanos aux Canaries, Desert Point, Vanthrax, G Land ou encore Llanes en Espagne. Sur ce dernier wipeout, Hugues manque entrer en collision avec un rocher. Le casque de surf qu’il porte en couverture de la première édition du Surfers’ Survival Guide ne lui aurait pas été inutile en cas de choc contre le roc…


Riders Match Summer 2010 : Crash Hugues Oyarzabal
envoyé par Riders-Match. – Regardez plus de vidéo de sport et de sports extrêmes.

Cette vidéo est en compétition pour le nouveau Riders Match.

Lire aussi :
- le pire wipeout d’Hugues Oyarzabal en tow-in.
- Comment soigner ses plaies sur le reef ?

Joel Parkinson victime d’une nouvelle blessure au pied

Vendredi 9 juillet 2010

Plaie profonde du pied droit de Parko - blessure du surfeur Joel Parkinson

Le surfeur Joel Parkinson en veut à ses pieds ! Presque un an après sa plaie du pied gauche à J-Bay, suivie de peu par une entorse de cheville droite qui lui avait coûté le titre mondial, Parko vient à nouveau de se blesser au niveau de la partie de son corps qui lui sert le plus pour assurer sa carrière de surfeur pro. L’accident est survenu ce matin chez lui à Snapper Rocks : après s’être fait enfermer dans un tube ultra creux sur une vague parfaite, son talon aurait heurté sa planche sous l’eau (vu l’aspect de la plaie de son pied, on dirait bien une dérive). Parko a pu remonter à la surface malgré sa douleur intense. Il a notamment été secouru par Andy Irons. Il a été transféré en ambulance à l’hôpital où il devait subir une intervention chirurgicale ce jour pour cette plaie très profonde du pied droit.

Parko ne pourra donc pas défendre son titre à J-Bay cette année.

Lire aussi : comme choisir les dérives pour une planche de surf.

Suivez la convalescence de Joel Parkinson sur son site Internet : http://joelparko.com/

En attendant les vagues : marcher sur l’eau

Mardi 11 mai 2010

Le buzz du jour sur Facebook, c’est le nouveau sport baptisé le  »Liquid Mountaineering » qui vise à réussir ce que l’homme essaye de faire depuis des siècles : marcher sur l’eau, ou plus exactement courir sur l’eau. Des hurluberlus auraient découvert qu’il était possible de courir sur l’eau avec le bon matériel et des chaussures étanches à condition de s’élancer correctement et de rebondir sur l’eau comme un ricochet.

Vous êtes comme Saint Thomas et vous ne croyez que ce que vous voyez ? Regardez plutôt cette vidéo Youtube avec les experts en action. Plus d’infos sur www.liquidmountaineering.blogspot.com .

Il s’agit bien évidemment d’un énorme canular et Surf Prevention vous déconseille d’essayer. Mettez-vous plutôt au ski sur vagues

Un surfeur se fracture le dos en chutant dans un tube

Jeudi 6 mai 2010

La session de James Taylor avait plutôt bien commencé en cette journée du 22 avril 2010. Des droites parfaites déferlaient sur un beach break près de Cape Town en Afrique du Sud. James s’est calé sur sa première vague mais s’est pris la lèvre du tube sur la tête et a chuté. Sur sa deuxième vague, James voyage dans le tube pendant plusieurs secondes avant de plonger en avant de sa planche. Il se fait emporter par la lèvre du tube et se fait plaquer sur le sable. Il sent son dos craquer et une douleur apparaît.

Il parvient à remonter sur sa planche et à regagner le bord alors que la douleur augmente et le paralyse. Il s’immobilise au bord de l’eau. Des surfeurs viennent lui porter secours. Ils l’immobilisent sur sa planche de surf et le réchauffent en attendant l’arrivée des secours qu’ils ont alerté.

Transféré en hélicoptère à la Milnerton Medi Clinic, on lui diagnostiquera une tassement vertébral de la première vertèbre lombaire au scanner (cf. image). La moelle épinière n’a pas été touchée et il a donc échappé à une paraplégie.

Fracture de L1 par accident de surf - blessure en surf - traumatisme lombaire - image scanner - tassement vertebral

Sa convalescence nécessitera 6 semaines de repos au lit avec port d’un corset avant de pouvoir se rééduquer dans l’eau par la natation. Au bout de 3 mois, il pourra reprendre progressivement le surf si tout se passe bien.

Ce qui est intéressant dans cette vidéo Youtube est que la scène de l’accident est filmée par la caméra embarquée Gopro, ce qui permet de comprendre le mécanisme de l’accident et la mise en oeuvre des premiers soins par les surfeurs présents.

Lire aussi : – La fracture de L1 de Cory Ziems à Pipeline.
- L’accident de Darren Longbottom aux Mentawaii.

Prix Billabong XXL : la pire chute en surf de l’année…

Samedi 24 avril 2010

Ryan Hipwood XXL Wipeout Shipstern Bluff Tasmanie

Eh oui, il y a même des prix pour récompenser les plus grosses gamelles en surf… Il y a toujours eu une séquence wipeout dans les films de surf avec des chutes dignes de vidéos gag. Sauf que maintenant, nous sommes passés à une autre dimension dans les wipeout que prennent les surfeurs. Quand on voit ces chutes, on est impressionné mais on n’a pas trop envie d’en rire. On se demande plutôt comment font les surfeurs pour en ressortir vivants (mais pas toujours indemnes de blessures…)

Dans la catégorie « wipeout of the year » des Billabong XXL Awards, dont la cérémonie de remise des prix a eu lieu aujourd’hui, c’est Brooke Phillips à Shipstern Bluff qui a été récompensé. Sa chute a été reconnue comme encore plus spectaculaire que celles de Grant Twiggy Baker (vainqueur du « ride of the year 2010″ à Maverick’s) à Jaws, Shane Dorian à Maverick’s (par ailleurs récompensé pour sa performance globale sur l’année dans le gros surf), celles de Ryan Hipwood ou de Dan Griffith également à Shipstern.

A vous de juger sur cette vidéo Youtube !

Le Surf à Waimea River…et les risques de leptospirose

Jeudi 15 avril 2010

Frustrés de ne pas avoir pu shooter les vagues géantes de Waimea Bay pendant l’Eddie Aikau contest, des surfeurs et des bodyboardeurs se sont décidés à réactiver la vague statique de Waimea River. Ils ont pris leurs pelles pour creuser un tunnel dans le sable et ont ensuite laissé le courant de la rivière regagner l’océan. Il est possible de surfer sur ce courant de rivière comme nous le montre Damien Wills. Surfer une telle vague de rivière présente certains risques. Plus le courant est rapide, plus il est dangereux de surfer une telle vague, avec le risque de tomber violemment contre le sable du fait de la faible profondeur d’eau. Mais le risque est également infectieux…

On surfe dans de l’eau de rivière, et non plus dans de l’eau de mer : on s’expose à certains risques infectieux et notamment à la pathologie connue sous le nom de leptospirose. A Hawaii, la leptospirose est une réalité puisque l’on y a diagnostiqué des centaines de cas ces dernières années dont certains cas mortels. Lire les conseils de prévention de la leptospirose ici. Mieux vaut surfer avec une combinaison dans ou à proximité d’une rivière. Ne jamais surfer avec une plaie, aussi petite soit-elle. En cas de fièvre ou de douleurs dans les jours qui suivent un surf en rivière, consultez un médecin sans attendre !

Lire aussi : – Surf dans les égouts au Brésil.

Surf : taxe spectaculaire de Greg Long par un bodyboarder

Mardi 13 avril 2010

Plus les vagues sont grosses et creuses, plus il est important de respecter les règles de priorités en surf. En témoigne cette chute spectaculaire survenue ce matin à Puerto Escondido pour le surfeur de grosses vagues Greg Long suite à une collision contre un bodyboardeur qui lui a littéralement « droppé » dessus ! Alors que Greg partait backside grab rail sur une énorme gauche tubulaire, le bodyboarder semble tomber du ciel sur sa tête !

Greg parvient presque à l’éviter, mais le gars en bodyboard le tamponne violemment par l’arrière de sa planche et le fait chuter. Apparemment Greg s’en sort sans blessure et sans rancune : il déclare ironiquement sur son Facebook que c’était peut-être de sa faute car il n’avait pas bien signalé au bodyboarder qu’il partait sur la vague…Greg Long est un habitué des grosses vagues à Puerto Escondido et il fait le voyage dès que les conditions sont réunies comme ce matin. Heureusement pour lui, il se sort à nouveau bien de cette situation qui aurait pu avoir de graves conséquences.

Voir la vague à la minute 2:30 de cette vidéo ESPN filmée par Noel Robinson surfeur caméraman tragiquement décédé alors qu’il surfait Puerto Escondido le 7 Mai 2010, quelques jours après avoir filmé ces séquences.

Greg Long dropped in on by a Bodyboarder - Facebook

Teahupoo : Sam Hawke victime d’un trauma du nez sur la plus grosse vague

Jeudi 25 mars 2010

Le jeune espoir du surf néo-zélandais de 17 ans Sam Hawke a pris la vague de sa vie lors de la session du mercredi 17 Mars 2010 à Teahupoo. Mais il n’aurait jamais dû être là pour prendre cette vague qui figure déjà sur la liste des plus grosses vagues surfées en 2010…

Sam Hawke vit en Nouvelle-Zélande à Christchurch. Motivé par son coach et partenaire de tow-in Doug Young, 33 ans, il s’est décidé à prendre l’unique avion de la semaine en partance pour Tahiti au départ d’Auckland pour profiter des conditions de gros surf exceptionnelles prévues par la météo. Sam Hawke avait pourtant l’interdiction formelle de surfer pendant un mois : son chirurgien l’avait opéré d’une fracture nasale 15 jours plus tôt dont il venait de subir des complications infectieuses…

Arrivés sur place, les deux surfeurs ont dû dormir sur la plage. Le jour de la Saint Patrick, quand l’énorme swell est arrivé, Sam Hawke avait pris le soin de s’habiller tout en vert comme le veut la tradition : un maillot vert, un gilet de sauvetage vert et un collier Pounamu en pierre verte…Une fois dans l’eau, ils se sont retrouvés avec toute la crème du surf de grosses vagues: Vetea David, Shane Dorian, Manoa Drollet, Raimana Van Bastolaer…Mais c’est bien l’équipe de jeunes néo-zélandais qui a démarré sur la plus grosse vague !

Un jeune surfeur de 17 ans sur une enorme vague a Teahupoo

Doug Young a tracté le jeune Sam Hawke sur la plus grosse vague. Comme l’indique l’interruption de son sillage en haut de vague que l’on peut voir sur la photo, Sam a fait un take-off dans le vide avant de « préparer le moindre de ses muscles pour tenir le bottom-turn » comme il l’a déclaré après son exploit.

Balayé par la vague dans le lagon, il a dû être secouru par son partenaire de tow-in qui l’a récupéré à bout de souffle et la face ensanglantée par une épistaxis. Sam a ressenti des maux de tête importants et pense s’être recassé le nez. Il n’ose pas rappeler son chirurgien lui-même pour lui annoncer la mauvaise nouvelle et il a laissé sa mère le faire. En ne respectant pas les consignes du chirurgien, Sam Hawke s’est exposé à de nouvelles complications post-opératoires traumatiques ou infectieuses de sa rhinoplastie.

Après une chirurgie réparatrice ou esthétique du nez, il est recommandé d’éviter les sports violents pendant 3 mois. Surfer la vague de Teahupoo à plus de 6 mètres peut être considéré comme une activité « violente » à hauts risques. A éviter absolument dans les suites immédiates d’une rhinoplastie…

En savoir plus : http://www.stuff.co.nz/sport/3490728/Hawke-noses-ahead-to-catch-the-bomb