Collision surfeur contre surfeur
Samedi 8 août 2009Règles de priorités non respectées pour l’un, aérial mal contrôlé pour l’autre : le résultat est un nouvel accident de surf spectaculaire…
Règles de priorités non respectées pour l’un, aérial mal contrôlé pour l’autre : le résultat est un nouvel accident de surf spectaculaire…
Cet accident a eu lieu loin de la mer mais il nous rappelle toute la dangerosité des jet skis, surtout quand ceux-ci sont pilotés par des gamins…
Yanis, âgé de 9 ans, originaire de Drancy en Seine-Saint-Denis, était à  l’étang de Pontpoint dans l’Oise avec son petit frère de 8 ans et deux amis de la famille âgés de 30 et 32 ans.
Yanis serait monté sur un jet-ski et son petit frère sur un scooter des mers avec un adulte de 24 ans.
Ils auraient alors fait la course jusqu’à l’accident par collision : c’est le scooter du plus petit qui aurait percuté le jet-ski du plus grand.
L’enfant est décédé à la caserne des pompiers de Pont-Sainte-Maxence malgré les tentatives de réanimation.
Roland Dufresnoy, le gérant du plan d’eau où a eu lieu l’accident de jet-ski s’explique sur la mort du petit Yanis, 9 ans :
« J’étais avec un client lorsque j’ai entendu crier et des gens qui se précipitaient dans l’eau. L’enfant a été ramené avec un jet ski. Sa gorge était gonflée et dure, il avait du sang qui coulait de l’oreille. Titulaire d’un brevet de secourisme, je lui ai fait la respiration artificielle pendant qu’un autre lui faisait un massage cardiaque », raconte Roland. Le visage bleui du garçonnet redevient rouge. « J’ai eu l’impression de sentir à nouveau son pouls, puis les pompiers s’en sont occupés. sur place », poursuit le gérant, encore choqué de ne pas avoir pu redonner vie à l’enfant….
A retrouver également sur www.lobservateurdebeauvais.fr
C’est à  se demander si les rivières ne sont pas encore plus dangereuses que nos spots de surf…
Le surf tracté est une activité à hauts risques et requiert une coordination parfaite entre le surfeur et le pilote.
Un drame avait été évité d’un cheveu quand Reef McIntosh avait perdu le contrôle du jet-ski qui venait de lancer Raimana Van Bastolear sur une vague archi creuse sur la vague meurtrière de Teahupoo à Tahiti.
Note de Surf Prevention : Reef n’était pas le partenaire habituel de tow-in de Raimana.
Le jet est parti avec la lèvre de la vague, a frôlé la tête du surfeur tahitien – qui a eu l’instinct de baisser la tête - avant de se faire engloutir dans un tube monstrueux.
Un nouveau surfeur mort à Teahupoo venait d’être évité de justesse.
Les réactions des surfeurs protagonistes sont intéressantes : Reef McIntosh est conscient de son erreur et Raimana a senti passer le vent du boulet…
Monte Kevin Valantin, originaire de Lawndale en Californie, un bodysurfeur de 50 ans, a trouvé la mort sur le spot de The Wedge à Newport Beach.
Des séries de vagues à plus de 5 mètres rentraient de façon difforme sur ce spot connu comme l’un des plus dangereux au monde.Vers 12h30 en ce vendredi 24 Juillet 2009, le bodysurfeur en question a dérivé vers la zone très dangereuse près de la jetée.
Les sauveteurs et les bodysurfeurs présents ont eu du mal à l’approcher car ils auraient aussi risqué leur vie dans cette zone dangereuse.
Une vague de 3 mètres aurait envoyé la victime sur les rochers : il n’aurait refait surface que plusieurs vagues plus tard.
De longues secondes se sont écoulées avant que les lifeguards ne l’atteignent enfin et ne le mette en sécurité sur un bateau où les « paramedics » se sont lancés dans une réanimation cardio-pulmonaire.
Malgré les premiers secours prodigués, le décès de Monte Valantin a été prononcé au Hoag Memorial Hospital.
Lire l’article sur Surfline .
Les Sanfermines, les Fêtes de Pampelune, viennent de commencer !
Pour ceux qui veulent savoir ce qu’est la Fête avec un grand F, il faut à tout prix y aller faire un tour au moins une fois dans sa vie.
Les surfeurs du Sud-Ouest et du Pays Basque ne sont pas les derniers pour s’y retrouver.
Les images qui font chaque année le tour du monde sont celles des festayres courant avec les taureaux jusqu’aux Arènes.
Si j’ai un bon conseil à vous donner : ne courez pas l’encierro !
En courant l’encierro, on s’expose au risque de subir des blessures graves en cas de « cornada » par un taureau ou en se faisant projeter au sol. Des gens ont laissé leur vie en courant l’encierro (cf. encierro du 13 Juillet 1995).
Si vous décidez malgré tout de courir, voici quelques conseils de survie, car c’est bien de survie qu’il s’agit…
- Ne courez pas si vous avez bu de l’alcool. C’est la base. Les vrais coureurs se lèvent le matin frais et dispo pour courir l’encierro avant d’aller travailler : certains s’entraînent toute l’année. L’encierro de Pampelune est tout sauf une course d’ivrognes…
- Contrôlez en permanence ce qui se passe derrière (les taureaux arrivent très vite ! ) et devant pour ne pas trébucher sur un coureur à terre. Comme en surf, il faut contrôler en permanence ce qui se passe autour de soi.
- Ne pas courir derrière les taureaux : ils peuvent s’arrêter, faire demi-tour et s’acharner sur vous.
- Ne jamais distraire les taureaux : ne pas les appeler, ne pas les toucher.
- Courez pour votre vie : pas question de rester statique quand les taureaux arrivent à toute berzingue. Il faut courir et s’écarter avant leur passage.
- Si tu tombes, ne te relève pas : mieux vaut laisser passer les taureaux au risque de se faire piétiner que de risquer de se faire embrocher en se relevant sur leur passage.
- Ne pas courir avec sa caméra ou son appareil photos : pour prendre des photos, c’est de l’autre côté des barrières que ça se passe.
Plus d’infos sur http://www.sanfermin.com/index.php/es/sf09
Laird Hamilton tentait de réussir la course Race Across America avec son équipe Team Surfing USA associé à  Don Wildman (76 ans !), Tim Commerford (bassiste de Rage Against The Machine) et Jason Winn.
Malheureusement, ce dernier a été victime d’une collision contre la voiture d’une autre équipe : il souffre de contusions multiples mais ses jours ne sont pas en danger.
L’équipe ne pourra donc pas terminer cette course à travers les Etats-Unis qui devait les mener de Oceanside en Californie à Annapolis dans le Maryland.
Tony Robert Costa, un jeune père de famille de 33 ans, a trouvé la mort dans un accident de surf sur le spot de Lyall Bay en Nouvelle-Zélande.
Il aurait subi un traumatisme crânien grave par collision avec la planche d’un autre surfeur.
Les surfeurs présents ont eu du mal à le sortir de l’eau à cause du courant et n’ont pu le ranimer.
Ce fait divers rappelle un fois de plus les problèmes bien identifiés à l’origine des accidents de surf : la dangerosité des planches, le non-port du casque par les surfeurs et la surpopulation des spots.
Lire l’histoire en cliquant ici.
En cas d’accident de surf provoqué par une collision avec un surfeur ( ce qui représente tout de même 17 % des accidents de surf d’après mes chiffres), qui est responsable ?
Le surfeur prioritaire dans l’eau l’est-il également aux yeux de la loi ?
Quand un surfeur qui remonte au line-up est percuté par un surfeur sur la vague, qui est fautif ? Est-ce le surfeur qui ramait qui aurait dû faire son possible pour l’éviter ? Ou est-ce le surfeur qui n’a pas maîtrisé sa planche ?
Que se passe-t-il si le surfeur en cause ne reconnaît pas ses torts ?
Que se passe-t-il si le coupable n’est pas identifié ?
La licence de la Fédération Française de Surf suffit-elle à nous couvrir en toutes circonstances ?
Quelle assurance pour les surfeurs français ou étrangers qui louent des planches ?
Le débat vient d’être soulevé par un surfeur australien percuté à Noosa par une planche de location dont le propriétaire n’a pu être identifié. La victime a souffert d’un traumatisme crânien avec plaie du cuir chevelu et a dû régler les frais médicaux de sa poche. (Note de Surf Prévention : le port d’un casque par la victime aurait évité ce traumatisme si fréquent chez les surfeurs). Ce surfeur propose la mise en place d’une assurance accident pour les débutants en surf. Lire l’article dans le Noosa Journal .
Pour une fois, je pose plus de questions que je n’apporte de réponses sur le sujet mais les questions juridiques ne sont pas de mon ressort (je me contente de signaler que l’accident a été causé par un tiers quand je soigne un patient percuté par un surfeur sur la feuille de soins).
Si des assureurs, des avocats ou des hommes de loi lisent cet article, qu’ils n’hésitent pas à  apporter leurs éclaircissements en laissant un commentaire ci-dessous ou en me contactant par le biais du formulaire de contact.
Les témoignages de surfeurs accidentés indemnisés, ou non, sont également les bienvenus.
Surfer la vague de Pororoca sur l’Araguari River au Brésil en forêt amazonienne est une expérience ultime mais à hauts risques.
C’est l’une des vagues de mascaret les plus intenses du monde mais également l’une des plus dangereuses.
Vous serez confrontés aux risques de collisions contre des bouts de bois, troncs d’arbres et autres objets non identifiés charriés par le fleuve.
L’un des surfeurs sur cette vidéo YouTube fait donc bien de porter un casque.
Vous côtoierez également diverses bestioles potentiellement menaçantes pour votre intégrité physique :
- serpents venimeux,
- anacondas (serpent aquatique non venimeux mais constricteur),
-Â crocodiles,
- piranhas,Â
- le candirú : petit poisson (dit poisson vampire du Brésil) attiré par le sang et l’urine et qui parasite ses victimes. Il a les moyens de pénétrer dans l’urèthre d’êtres humains, et donc de surfeurs malchanceux, et de s’y fixer avec ses épines pour se nourrir du sang de son hôte.Â
On croyait que les dangers du candiru pour le pénis humain relevaient de la légende mais il semble bien qu’un cas ait été identifié sur un patient récemment (voir vidéo).
Une bonne combinaison est donc plutôt conseillée pour surfer la Pororoca pour protéger ses organes génitaux.
Il vaut mieux éviter de faire pipi dans l’eau pour ne pas attirer ces sales bêtes…