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Archive pour la catégorie ‘Alertes Sanitaires’

Dengue aux Antilles : Roselyne Bachelot annonce des mesures

Samedi 28 août 2010

Moustique Aedes vecteur de la dengue sur la peau - ©iStockphoto-Carl Subick

Après le chikungunya à la Réunion et la grippe A, Roselyne Bachelot s’attaque maintenant à l’épidémie de dengue qui sévit en Martinique et en Guadeloupe. En visite dans les Antilles françaises ce week-end, la Ministre de la Santé a pu constater sur place l’afflux de patients dans les hôpitaux et les cabinets médicaux (4000 consultations par semaine). Elle a annoncé diverses mesures pour arriver à contenir cette épidémie de dengue. Devant le manque de personnel soignant, notamment au CHU de Fort-de-France, elle a proposé de prolonger le renfort des médecins. Elle a également annoncé le remboursement des tests de dépistage de la dengue par sérologie. La Ministre de l’Outre-Mer Marie-Luce Penchard qui accompagne Roselyne Bachelot a de son côté annoncé le ramassage des carcasses de véhicules qui jonchent les trottoirs et les décharges à ciel ouvert dans lesquelles les moustiques vecteurs de la dengue (aedes aegypti – voir photo) prolifèrent pendant cette saison des pluies. Des jeunes volontaires seront mobilisés pour sensibiliser tous les habitants à la lutte contre les moustiques. La lutte anti-vectorielle est bien la priorité avec l’armée qui est même sollicitée pour éradiquer les gîtes larvaires des moustiques.

Lire aussi : – quels sont les symptômes de la dengue ?

Le Bracelet Power Balance sur la sellette en Italie

Dimanche 22 août 2010

power balance - corriere della sera

Dans un article daté du 3 août 2010 paru sur le site Internet du quotidien italien Corriere della Sera, on apprend que les bracelets Power Balance sont dans le collimateur de l’Antitrust (autorités italiennes de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes). Une enquête a été ouverte pour de possibles pratiques commerciales irrégulières et  »déloyales » de la part des entreprises qui distribuent le produit. Des allégations susceptibles de tromper le consommateur auraient été relevées comme des promesses (ou de fortes suggestions) d’amélioration de la force, de la souplesse et de l’équilibre grâce aux produits Power Balance.

Les sociétés concernées avaient 15 jours pour fournir une documentation scientifique et médicale sur les propriétés et les effets sur le corps humain attribués à ces produits. Dans le même délai, elles doivent prouver l’absence de toute contre-indication médicale et apporter des gages sur la sécurité des consommateurs qui seraient amenés à utiliser ces produits. Si l’enquête venait à relever des manquements concernant l’information du consommateur, cela pourrait ouvrir la voie au remboursement des produits pour les acheteurs qui n’auraient pas ressenti les effets sur la santé allégués par les distributeurs.

Walter Santilli, professeur de naturopathie à l’Université La Sapienza de Rome, confirme qu’il n’y a pas de preuve scientifique de l’efficacité de ces bracelets et met en avant l’effet placebo. Le professeur a mis 10 Power Balance sur lui en même temps et n’a ressenti aucun effet… Il pose la  vraie question : comment un hologramme pourrait-t-il influer sur le champ magnétique du corps humain ??? Thierry Garçon, éminent spécialiste de l’holographie de la société Holopanoragramme, a rappelé dans les commentaires de cet article de Surf Prevention que l’Holographie reposait sur un phénomène d’interférence des ondes lumineuses mais n’avait strictement RIEN À VOIR avec le magnétisme.

Le bracelet se serait déjà vendu à plus de 500.000 exemplaires en Italie. La contrefaçon y sévirait même (6000 faux vendus à prix réduits ont été saisis sur les plages de Rimini en juillet).

En France où le bracelet fait fureur chez les surfeurs, les cyclistes, les footballeurs (Laurent Blanc a aussi son Power Balance…), chez les jeunes et les personnes âgées (qui espèrent trouver dans ces bracelets une solution miracle contre leurs douleurs rhumatismales ou leurs insomnies…), il semblerait que les autorités compétentes comme la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ou l’ANSES ne se soient pas encore saisies du dossier malgré de nombreux articles sur le sujet sur les sites de Surf Prevention, le Point.fr, dans le Parisien, sur RTL… où les journalistes ont sollicité Surf Prevention à chaque fois pour donner un avis sur les preuves de l’efficacité du bracelet, inexistentes, ou en tous cas non publiées, à ce jour. Surf Prevention avait pourtant proposé dès le mois de décembre 2009 de publier des études étayant l’efficacité des produits Power Balance sans jamais recevoir de réponse de la part du distributeur.

Rappelons que le brevet de Power Balance est détenu par des surfeurs californiens…

Source : Corriere della Sera .

IST : explosion des infections à Gonocoques en France

Vendredi 20 août 2010

Jeune couple faisant l'amour dans un lit - tags : sexe - rapports sexuels - preservatif - prevention IST  © iStockphoto / Jacob-Wackerhausen

Des statistiques préoccupantes confirment un relâchement dans la prévention des Infections Sexuellement Transmissibles par le port du préservatif. On assiste en effet à une explosion des cas d’infections à gonocoques (blennorragies). C’est en province que l’augmentation des cas est la plus spectaculaire avec + 54% (+ 51% chez les hommes et + 75% chez les femmes). Les données 2009 des réseaux RésIST, RENAGO et Sentinelles concordent pour confirmer cette tendance à la hausse.

La bactérie Neisseria Gonorrhoeae,  plus connue sous le nom de gonocoque, responsable de la blennorragie peut donner des uréthrites (inflammation de l’urèthre) à la symptomatologie très bruyante chez l’homme  avec écoulement purulent et miction douloureuse avec impression de « pisser des lames de rasoir ». Chez les femmes par contre, l’infection peut rester asymptomatique, ce qui favorise la dissémination de l’infection et des complications comme la stérilité. Les femmes peuvent néanmoins présenter un écoulement vaginal ou des douleurs pendant les rapports sexuels liées une cervicite (inflammation du col de l’utérus) par exemple. La blennorragie peut se transmettre par rapport sexuels génitaux ou bucco-génitaux.

Toute suspicion d’urétrite ou de cervicite doit être confirmée par l’analyse d’un prélèvement bactériologique en laboratoire d’analyses médicales avant le traitement. Le traitement repose sur l’administration d’antibiotiques prescrits par un médecin. Un traitement probabiliste anti-gonococcique est généralement associé à un traitement anti-chlamydia : pour une forme simple de blennorragie, en l’absence de contre-indication, une association de ceftriaxone (500 mg en injection intra-musculaire) et une monodose d’azithromycine (1g) peut être proposée. Le traitement sera secondairement adapté à l’évolution des symptômes et à l’antibiogramme, d’où la nécessité de revoir son médecin dans la semaine qui suit pour s’assurer de la guérison et éviter les complications. A signaler la résistance du gonocoque à plusieurs classes d’antibiotiques dont les fluoroquinolones.

Les partenaires d’un sujet atteint doivent également être soignés, même en l’absence de symptômes. Une infection à gonocoques nécessite la recherche d’autres IST par une prise de sang avec sérologies VIH, hépatite B, hépatite C et syphilis.

Utiliser un préservatif reste le meilleur moyen d’éviter une contamination génitale par le gonocoque.

Source : Institut de Veille Sanitaire.

Lire aussi :
- Que faire en cas de cystite ?
- Une IST ce n’est pas l’Inimitable Sumo en Tutu.

Salles de shoot : Roselyne Bachelot avait pourtant ouvert la voie…

Jeudi 12 août 2010

Nous n’avons pas souvent eu l’occasion de dire du bien de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, sur ce blog où nous lui avons successivement reproché le manque de lits dans les hôpitaux, sa gestion de l’épidémie de grippe A/H1N1, la déconsidération des médecins généralistes, la vague de déremboursement des médicaments, le non-remboursement des soins de thalassothérapie (dont elle profite pourtant tous les ans à cette époque à Biarritz…) ou encore son intervention dans le fiasco de l’équipe de France de football.

Roselyne Bachelot vient pourtant de faire preuve de courage politique en se disant favorable aux « salles de shoot » ou « centres d’injection supervisés ». Elle réaffirmait cette position encore hier au Centre Hospitalier de la Côte Basque : l’hôpital de Bayonne est en effet pionnier dans la prise en charge des toxicomanes grâce au Centre de Soins en Addictologie Bizia dirigé par le Docteur Jean-Pierre Daulouède.

Toxicomane au sol avec une seringue dans la main et une cuillere dans de mauvaises conditions d'hygiene. Ne vaudrait-il pas mieux des "salles de shoot" ?  iStockphoto_© Daniel Loiselle

Mais coup de semonce du Premier Ministre François Fillon qui déclare dans un communiqué que les centres de consommation de drogue supervisés ne seraient « ni utiles ni souhaitables ». Les hommes politiques « bien pensants » comme Xavier Bertrand ou Brice Hortefeux sont montés sur leurs grands chevaux en parlant d’ »irresponsabilité ». Mais savent-ils seulement ce que sont les salles de consommation à moindre risque, prosaiquement appelées « salles de shoot » ?

Les « salles de shoot » sont tout sauf des lieux de débauche ou de non-droit.  Il s’agit au contraire de centres où les patients toxicomanes peuvent consommer leur drogue dans de bonnes conditions. Cela leur évite par exemple d’attraper une hépatite ou le VIH avec du matériel contaminé… Cela évite aussi des nuisances pour le citoyen lambda comme des seringues sur la voie publique comme on peut encore en trouver sur les plages… Le deal y est interdit. Les mineurs et les « débutants » n’y ont pas leur place. Une équipe médicale avec médecins, infirmiers, psychiatres, assistante sociale ou encore éducateurs y assurent une prise en charge globale des patients (médicale, psychologique, sociale…). Les toxicomanes y trouvent du matériel propre et stérile : seringues, cuillères, pipes…

Il semble que ces centres aient donné des résultats positifs dans les pays où ils existent comme l’Espagne, la Suisse, le Canada, l’Australie, l’Allemagne…avec une réduction notable de la mortalité par overdose.

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On a bien vu que le tout-répressif ne fonctionne pas dans la lutte contre la drogue. Pour lutter contre la drogue, on dispose actuellement de l’arsenal répressif qui permet l’arrestation des trafiquants (qui vont jusqu’à faire passer de la drogue sur des planches de surf…) et… les vidéos de prévention à la portée plus que douteuse

La prévention des risques liés à l’usage de drogue est l’une des préoccupations principales du site Surf Prevention. Il faut clairement ouvrir un débat sur l’opportunité d’ouvrir des salles de shoot en France au lieu de continuer à fermer les yeux et de laisser la drogue poursuivre ses ravages dans toutes les classes sociales de la société. Tout comme le Docteur Patrick Pelloux, j’y suis plutôt favorable, à condition de se donner vraiment les moyens de soigner les toxicomanes et de les faire sortir de leur addiction.

Lire aussi l’article sur l’expérience de cure de désintoxication par le surf.

Le poisson, c’est bon pour la santé…ou pas.

Mardi 10 août 2010

Poisson grille dans une assiette avec de la salade, des tomates, du citron et des frites.

L’une des premières recommandations de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire*) laisse rêveur. Je la synthétise : mangez du poisson parce que c’est bon pour la santé, mais pas trop quand même parce que les poissons sont contaminés et peuvent être toxiques… Encore une recommandation totalement inopérante et contre-productive pour le grand public. A la base, le poisson est bon pour la santé car riche en protéines et en oméga 3 à longue chaîne bénéfiques pour la santé cardio-vasculaire : acide eicosapentaénoïque (EPA) et acide docosahexaénoique (DHA). Le poisson est également une source de minéraux, d’oligo-éléments (iode, fluor, cuivre, zinc, sélénium) et de vitamines (A, B, D, E). Le problème est que les poissons accumulent aussi les polluants marins comme les PCB, le méthyl-mercure, des dioxines ou de l’arsenic pour ne citer que ceux-là…

Les scientifiques sont donc amenés à peser le rapport bénéfices/risques de la consommation du poisson par l’homme et à se poser la question suivante : combien de poissons par semaine peut-on encore manger sans risquer de s’intoxiquer à petit feu ? Alors que l’on recommandait il y a peu de manger 3 poissons par semaine, on se rend compte maintenant que deux poissons par semaine est un maximum si l’on ne veut pas prendre de risque pour sa santé. Demain, vous n’aurez peut-être plus droit qu’à un poisson par mois, et quand l’océan sera totalement contaminé et les poissons définitivement empoisonnés, on nous interdira peut-être de manger du poisson… Pour l’heure, nos experts nous recommandent de consommer certains poissons plutôt que d’autres et de varier les espèces et les lieux de provenance. Mais nouveau couac : parmi les poissons recommandés par les experts, certains figurent parmi les espèces de poissons  menacées de disparition. Dans le Sud-Ouest du 9 août 2010, Jean-Charles Leblanc de l’ANSES déclare même : « dans la liste des poissons recommandés, nous n’avons pas tenu compte de la disponibilité de la ressource, car ce n’est pas notre rôle. » (sic)

La priorité est pourtant de se préoccuper enfin de la préservation de l’environnement marin avant de compromettre l’existence de la faune aquatique, la santé des océans et par là-même nos propres vies…

Pour bien choisir son poisson, se reporter aux recommandations de Mr Goodfish (qui lui ne tient pas compte du niveau de contamination des poissons…).

* née de la fusion de l’AFSSA et de l’AFSSET.

Prévention de l’épidémie de Dengue en Guadeloupe et Martinique

Samedi 31 juillet 2010

L’épidémie de dengue se développe actuellement dans les Antilles françaises. La Guadeloupe est la plus touchée avec 20 000 cas depuis le mois de décembre 2009. La Martinique compte 13 000 cas de dengue avec des formes sévères dont huit décès. L’épidémie en serait à ses débuts à Saint-Martin. Comme on peut le voir sur ce reportage en Martinique dans la commune de Rivière-Pilote, il est indispensable de prévenir la propagation du moustique vecteur de la dengue (Aedes ægypti) en éliminant les « nids à moustiques » comme les endroits où l’eau stagne.

Pour prévenir les piqûres de moustique, il faut porter des vêtements à manches longues, mettre du répulsif sur les parties du corps non couvertes et dormir sous une moustiquaire, même pour faire la sieste. Si vous présentez les symptômes d’une forte grippe avec une fièvre élevée et des douleurs diffuses, consultez un médecin sans attendre.

La dengue est en recrudescence dans le monde. D’après l’OMS, 2,5 milliards de personnes y sont exposées et environ 50 millions de personnes sont infectées par la dengue tous les ans.

Lire aussi la fiche avec les conseils de prévention contre le paludisme.

Pollution : c’est quoi ces ronds en plastique sur les plages ?

Jeudi 15 juillet 2010

ronds en platique sur les plages - petits camemberts sur le sable - pollution plastique

La houle massive qui a frappé la Côte Atlantique ce jeudi 15 juillet 2010 a ramené son lot de petites rondelles en plastique qui s’échouent par milliers sur le sable depuis plusieurs mois maintenant. Mais savez-vous à quoi servent ces bidules arrondis en forme de camemberts qui viennent souiller nos plages ? Le comble est que ces bouts de plastique sont en fait une invention révolutionnaire pour dépolluer les eaux contaminées… Il s’agit de médias filtrants qui sont des supports de culture pour des microorganismes. Schématiquement, ces roulettes de plastique sont mises en mouvement par un réacteur dans un bassin de filtration et un biofilm constitué de microorganismes se forme sur l’intérieur de leur paroi. Ce « biofilm » actif capture à son tour le reste des polluants en suspension dans les eaux usées et permet de les purifier. C’est le principe de la technologie MBBRâ„¢ biofilm technology développée par Anox Kaldnesâ„¢ (cf. vidéo YouTube ci-dessous). D’autres sociétés utilisent le même type de procédé pour toutes sortes de purifications de l’eau.

Ces petites rondelles sont donc de véritables nids à microbes. Tout irait pour le mieux si elles étaient correctement éliminées mais au lieu de cela, on les retrouve en quantités astronomiques dans l’environnement aquatique : dans les cours d’eau, dans l’océan et sur la laisse de mer. De quoi alimenter un peu plus le « continent plastique« …

En savoir plus : – http://surfrider64.com/2010/01/16/quest-ce-que-cest/
- http://www.veoliawaterst.com/mbbr/fr/

Piscines : attention au risque chimique et à l’air vicié

Samedi 12 juin 2010

Il n’y a pas que les eaux de baignade de bord de mer qui soient polluées. Il semblerait que la qualité de l’eau et de l’air des piscines laissent à désirer et que des mesures s’imposent pour les assainir. L’Afsset vient en effet de publier un rapport d’expertise sur les risques sanitaires liés aux piscines réglementées ouvertes au public qui accueillent 25 millions de baigneurs chaque année en France. Elles représentent environ 16.000 piscines à usage sportif ou de loisir (piscines municipales, piscines d’hôtels, piscines de camping, piscines de résidence de vacances…).

enfants qui nagent dans une piscine avec des lunettes - istock_raffi-alexander

Les autorités de contrôle constatent un bon taux de conformité à la réglementation des piscines au niveau de la qualité microbiologique même si des risques infectieux existent : diarrhées, mycose, verrues, etc.

Selon l’Afsset le risque majeur dans ces piscines est le risque chimique : les produits de désinfection de l’eau (chlore, brome, ozone…) se recombinent avec la matière organique apportée par les baigneurs et forment des contaminants chimiques nocifs ( trichloramines, chloroforme). Ces composés peuvent engendrer des troubles respiratoires comme de l’asthme ou des bronchites et des maladies de la peau comme l’eczéma notamment chez les baigneurs réguliers, les maîtres nageurs et le personnel. Ces risques concernent également les plus jeunes enfants.

L’Afsset recommande un renforcement de l’hygiène corporelle pour réduire l’apport de matière organique et de microorganismes pathogènes. Cela implique un strict respect des mesures habituelles (douches savonnées, port d’un bonnet de bain…).  L’AFSSET recommande également une révision de la réglementation pour la maîtrise des traitements.

L’Afsset recommande d’instaurer un suivi de la qualité de l’air des piscines. Elle demande aussi le classement des piscines couvertes dans la catégorie des « bâtiments à pollution spécifique » avec l’obligation de maintenir un débit minimum d’air neuf (60 m³ par heure et par occupant).

Pour l’eau, l’Afsset recommande aussi des efforts pour réduire la quantité de matière organique en piscine grâce à la mise en place d’une coagulation avant la filtration et d’un suivi de nouveaux paramètres (turbidité, carbone organique total). Elle recommande aussi une mise à jour des paramètres de contrôle de la désinfection (suivi de la bactérie E-coli…).

L’Afsset propose également de mettre en place des protocoles adaptés pour le nettoyage des surfaces et l’entretien des locaux qui ne sont pas pris en compte par la réglementation. Enfin l’Afsset recommande d’instaurer un auto-contrôle continu obligatoire dans les piscines.

Cela permettrait de diminuer sensiblement la concentration en désinfectants dans l’eau (0,3 à 0,6 mg/L pour le chlore) et de faire chuter en même temps les taux de polluants, sous-produits de désinfection.

Le bénéfice sera important pour toute personne fréquentant les piscines. Pour les jeunes enfants de moins de 2 ans, l’Afsset appelle à la vigilance, du fait de leur sensibilité particulière aux sous-produits de désinfection et de leur moins bonne maîtrise de l’hygiène. Les bébés nageurs doivent avoir un suivi médical s’assurant de l’absence de contre-indication (antécédents respiratoires notamment). L’activité devra se faire dans des bassins spécifiques dans lesquels la qualité de l’eau est parfaitement contrôlée. Pour le personnel travaillant dans les piscines, l’Afsset préconise un suivi médical renforcé en plus de l’évaluation des risques sanitaires.

Cette expertise de l’Afsset sera complétée par une évaluation des risques sanitaires en piscines atypiques :  thalassothérapie, piscines thermo-ludiques, bains à remous… dont les conclusions seront publiées en 2011.

Source : Afsset.

Lire aussi l’article sur les piscines à vagues.

Les Femmes, le Tabac et les Risques pour leur santé

Lundi 31 mai 2010

Affiche Fumer c'est moche - Vivre sans tabac : les femmes y ont droit

Après le triste buzz du bébé fumeur, c’est aujourd’hui la Journée Mondiale sans Tabac. L’Organisation Mondiale de la Santé cible cette année les jeunes femmes, en première ligne face aux risques du tabac. Il y a environ 1,5 million de femmes victimes du tabac tous les ans, sur les 5 millions de personnes qui meurent chaque année à cause du tabagisme. Sous l’effet d’un savant lobbying de la part de l’industrie du tabac, fumer est encore bien perçu par de nombreuses femmes qui l’associent trop souvent à l’émancipation, à la liberté, à la séduction (même si le tabac donne le teint gris, les dents jaunes, une voix rauque et mauvaise haleine…) ou à la minceur. Le tabac entraîne surtout pour elles de graves risques pour leur santé. Et il n’y a pas que les risques de mort par cancer du poumon (augmentés par 4 chez les femmes ces dernières années en France).

Le tabagisme engendre chez les femmes des risques spécifiques : 
- l’association à la prise de la pilule entraîne une augmentation du risque cardiovasculaire (accident vasculaire cérébral, phlébite…);
- diminution de la fécondité ;
- risque de fausse couche ou d’accouchement prématuré multiplié par 2;
- risque de grossesse extra-utérine (GEU) multiplié par 1,5 pour la femme enceinte qui fume moins de 10 cigarettes par jour, par 3 à partir de 20 cigarettes et par 5 au-dessus de 30 ;
- risque de cancer du sein augmenté de 50 % par rapport aux non-fumeuses.

L’OMS appelle à l’interdiction totale de toutes les formes de publicité, de promotion ou de parrainage pouvant inciter au tabagisme. Pour la journée Mondiale sans tabac, l’OMS a lancé la campagne de prévention ciblée sur les femmes intitulée   »Fumer, c’est moche » :

- Vivre sans tabac : les femmes y ont droit (affiche ci-dessus).
- Une fille branchée ? Non, un cancer de la gorge.
- Attirée ? Non, enfumée.
- C’est la mode ? Non, la gangrène.
- Une touche glamour ? Non, un cancer de la bouche.

Lire aussi : des images choc sur les paquets de cigarettes.

Santé: les ravages du tabac sur les femmes et les enfants

Jeudi 27 mai 2010

enfant de 2 ans qui fume une cigarette en indonesie

Le tabagisme mondial est comme le phénix qui renaît perpétuellement de ses cendres. On croit l’avoir maîtrisé dans une population et il se développe chez une autre. Dans les pays développés, alors que la consommation diminue chez les hommes sous l’effet des campagnes de prévention du tabac, ce sont maintenant les femmes qui sont en première ligne avec une augmentation de la consommation et une mortalité par cancer du poumon multipliée par 4 en 15 ans en France.

Mais ce n’est encore rien à côté de la catastrophe sanitaire majeure que connaissent les pays en voie de développement. Nous avions déjà parlé du fléau du tabac en Afrique. On retrouve la même problématique en Indonésie dont l’illustration dramatique nous est fournie par ce pauvre enfant de 2 ans qui est déjà accro aux cigarettes. Le jeune Aldi SugandaRizal fumerait déjà l’équivalent de deux paquets de cigarettes par jour sans que ses parents n’y trouvent rien à redire. « Il a l’air en bonne santé » aurait déclaré le père. Pourtant, compte-tenu de la surcharge pondérale de ce pauvre enfant et de la sévérité de son intoxication tabagique, on peut imaginer que ses artères sont déjà en train de s’encrasser et qu’il est candidat pour un infarctus à l’adolescence. Le phénomène des bébés fumeurs prend une ampleur inquiétante en Indonésie où un quart des enfants de 3 à 15 ans auraient déjà fumé…

Si vous partez en surf trip en Indonésie, ne contribuez pas à cette véritable maltraitance en donnant des cigarettes à des enfants mais essayez plutôt d’éduquer les gens que vous rencontrerez sur les dangers du tabac.

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