SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Alertes Sanitaires’

Santé : la facture très salée de la Grippe A…

Lundi 8 mars 2010

Alors que certains intervenants attendent encore d’être payés, le JDD a sorti hier une estimation chiffrée sur le coût de l’épidémie de Grippe A en France, qui dépasse allègrement le milliard d’euros. Rappelons que la Grippe A, dans la forme que nous avons connue, est une maladie bénigne ou asymptomatique dans l’immense majorité des cas. Vous me demanderez alors comment de grands experts ont pu se planter à ce point quant à la dangerosité du virus… Alors que les généralistes voyaient de simples grippettes dans leurs cabinets, on entendait encore récemment de grands spécialistes exhorter la population à se faire vacciner, quitte à subir les effets secondaires du vaccin.

Comment y a-t-il pu y avoir un aussi grand décalage entre le terrain et les hautes sphères de la santé ? En France, la réponse est claire : le Ministère de la Santé a choisi de se déconnecter de la base des médecins généralistes et de mettre en branle une organisation vaccinale ubuesque dans des gymnases et autres salles polyvalentes.

Campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 - tags image vaccin seringue aiguille

Bien sûr, il est facile de faire la morale à la fin de l’épidémie mais le décalage entre la réalité et les décisions prises pose question. Autant j’avais été surpris par le manque de réactivité et le laxisme au début de l’épidémie : devant un virus potentiellement dangereux, je vous rappelle que nous avions laissé aller et venir les gens d’un continent à un autre sans interrompre les liaisons aériennes, et sans même mettre les patients à risques en quarantaine… A mesure que des données rassurantes sur la virulence du virus étaient disponibles, on entendait au contraire les medias nous faire peur avec les quelques cas graves isolés. J’ai même entendu des annonces de grippe A mortelles dans les medias, avant même la confirmation virologique chez le patient…

Ce scandale a mis en lumière le lien étroit qui unit certains experts et l’industrie pharmaceutique. Un chercheur ne peut travailler sans les subventions privées de l’industrie. Mais ne faudrait-il pas nommer des experts indépendants et « désintéressés » pour orienter la politique nationale et mondiale de santé ? Quand on apprend que tel expert a reçu des millions d’euros de la part d’un labo qui fabrique un vaccin, cela laisse rêveur quant à l’énorme conflit d’intérêt qui existe. Et ce n’est pas la simple transparence qui permettra de lever les doutes. A mon sens, un véritable expert sur ce genre de question ne devrait pas recevoir un centime de l’industrie pharmaceutique. Quand je pense qu’on interdit maintenant aux médecins de recevoir d’un laboratoire un simple abonnement à une revue médicale, pourquoi ne pas étendre cette politique contre les conflits d’intérêts aux chercheurs et autres éminences grises de l’OMS ?


Les experts de l’OMS face aux critiques
envoyé par Europe1fr. – L’actualité du moment en vidéo.

Grève des médecins généralistes : la tension monte !

Jeudi 4 mars 2010

Les médecins généralistes en ont marre. Sous-payés et écrasés par les taxes, les omnipraticiens demandent une revalorisation immédiate de leurs honoraires. Un mouvement de grève est lancé avec appel à la fermeture des cabinets de médecine générale pour la journée du 11 Mars 2010.

Le Président Nicolas Sarkozy a demandé à la Mission Legmann de faire l’état des lieux pour comprendre ce qui ne va pas avec la médecine libérale (aujourd’hui 9 jeunes médecins sur 10 se détournent de l’exercice libéral). Mais il est inutile d’avoir fait l’ENA pour comprendre le malaise profond de la profession… Les médecins n’osent jamais se plaindre de la faiblesse de leurs honoraires au nom de la noblesse de leur art. Mais force est de constater que le tarif des consultations de médecine générale est indigent.

Une consultation médicale de base coûte à peine 22 euros en France (sur lesquels le médecin ne touche même pas 10 euros si on déduit les taxes diverses incompressibles et les charges inhérentes au bon fonctionnement d’un cabinet). Autant dire une misère pour des professionnels de la santé à Bac +10 et un haut niveau de responsabilité.

medecin generaliste prenant la tension arterielle d'un patient avec son stethoscope - iStockphoto

Contrairement à une croyance populaire, le médecin généraliste ne fait pas que soigner des bronchites bénignes et des gastro-entérites… Quand le médecin généraliste doit assurer la prise en charge globale d’un patient atteint d’une (ou de plusieurs) pathologie(s) chronique(s), quand il prend en charge un patient déprimé ou encore quand il doit annoncer une mauvaise nouvelle, le médecin peut facilement y passer une heure. Et il sera rémunéré…22 euros TTC pour la consultation ! Je ne parle même pas du tarif des visites à domicile ridiculement bas à 32 euros.

Lire sur le même sujet l’excellent article de Jean de Kervasdoué paru dans le Monde intitulé : « La faible rémunération de l’acte médical lèse praticiens et patients ».

Trop de gens croient encore que les médecins généralistes roulent sur l’or alors que le profil du médecin moyen se rapproche plus du smicard besogneux que du nanti qui va jouer au golf en Porsche, comme on peut encore le lire sur certains forums…

En 2010, le médecin généraliste moyen n’a même pas les moyens de se payer les services d’une secrétaire médicale… La seule façon pour lui d’espérer gagner décemment sa vie est de travailler comme un tâcheron en enchaînant les consultations toutes les 10 à 15 minutes : mais cette option n’est ni satisfaisante pour le patient qui estime à juste titre ne pas être suffisamment écouté, ni pour le médecin guetté par le surmenage. On ne parle pas souvent de la dépression et des suicides chez les médecins qui sont pourtant en première ligne face au burn-out.

Les médecins souffrent d’un manque de reconnaissance. Alors que la plupart des généralistes sont maintenant des spécialistes de médecine générale, on leur refuse injustement l’accès à la tarification des autres spécialités médicales. Ce mouvement de grève est destiné à réclamer les mêmes honoraires que les spécialistes. Mais la consultation à 23 euros ne règlera rien du tout tellement les revenus des généralistes sont à la traîne par rapport aux médecins européens ou américains (les médecins de famille américains gagnent environ 3 fois plus que les généralistes français mais la médecine générale est également en crise aux Etats-Unis…).

Alors qu’ils sont l’élément le plus rentable du système de santé, on continue à mépriser les généralistes en leur faisant porter le chapeau du dérapage des dépenses de santé.

Les médecins ne peuvent plus supporter le harcèlement des caisses d’Assurance Maladie qui contestent de plus en plus souvent leurs prescriptions. Lire à ce sujet l’histoire du Docteur Didier Poupardin à qui on demande le remboursement de médicaments prescrits à ses patients !

Le déremboursement massif des médicaments d’usage courant en médecine générale ne devrait rien arranger à la situation….

La mise à l’écart des généralistes lors de l’épidémie de grippe A a été très mal vécue par les médecins.

Le Ministère de la Santé paie cash la négligence du corps médical dans le dernier sondage IFOP publié aujourd’hui dans le Quotidien du Médecin. La cote de popularité de Roselyne Bachelot y est au plus bas : 82% des médecins libéraux déclarent ne pas lui faire confiance.

Je soutiens sans réserve mes confrères et mon cabinet de médecine générale sera bien fermé le jeudi 11 Mars 2010. Il est grand temps de donner des moyens à la médecine de premier recours sur laquelle repose encore notre système de santé. Mais il y a urgence car si cela continue comme ça, nous assisterons à une poursuite de la désaffection des jeunes pour ce métier et au « dévissage des plaques » des médecins installés exaspérés. La médecine générale est maintenant à la croisée des chemins : soit on lui donne un nouvel élan, soit cette profession dans son mode d’exercice actuel disparaîtra.

Docteur Guillaume Barucq.

Les risques du mélange de l’alcool avec des boissons énergisantes

Lundi 1 mars 2010

Il est difficile de parler de surf en 2010 sans montrer des images de surfeurs sponsorisés par ces boissons énergisantes controversées qui ont investi le monde des sports extrêmes prisés par les jeunes. En tant que médecin et éditeur d’un site de prévention, il est de mon devoir d’informer les internautes qui surfent sur le site des risques potentiels pour la santé liés à un mauvais usage de ces boissons énergisantes. Une précision s’impose : il ne faut pas confondre les boissons énergisantes (=energy drinks*) inadaptées à l’hydratation du sportif avec les boissons énergétiques conçues pour la pratique sportive.

Une nouvelle étude menée par l’Université de Floride vient de confirmer les risques qu’il y a à mélanger une boisson énergisante avec de l’alcool (exemple du classique « mélange vodka-Red Bull »). Parmi les étudiants qui boivent, on estime qu’il arriverait à 28 % de ces jeunes buveurs de mélanger occasionnellement de l’alcool avec une boisson énergisante. Dans cette étude réalisée sur des étudiants à la sortie des bars, les statistiques montrent que les clients qui ont consommé des boissons énergisantes avec les boissons alcoolisées avaient un risque trois fois supérieur de quitter le bar en état d’ébriété avancée et que ces mêmes sujets étaient 4 fois plus enclins que les clients n’ayant bu que de l’alcool à prendre le volant.

Porter une casquette Red Bull ne présente pas de risque. Mais boire un energy drink avec de l'alcool est dangereux...
Porter une casquette Red Bull ne présente pas de risque. Mais boire un energy drink avec de l’alcool est dangereux…

Pour expliquer ces résultats, Dennis Thombs (professeur à l’UF College of Public Health and Health Professions) explique que quand la caféine, présente en forte quantité dans les boissons énergisantes, est mélangée avec de l’alcool, les effets sédatifs de l’alcool sont masqués par le pouvoir excitant de la caféine. Cela donne des gens bourrés mais qui n’ont pas conscience de l’être. Leur état d’hyperexcitation leur donne l’impression d’être en pleine possession de leurs moyens alors que le taux d’alcool dans le sang reste le même. La caféine aurait donc tendance à masquer les signes d’alerte d’une intoxication alcoolique aiguë comme une somnolence. La caféine aggrave les effets de l’alcool et peut entraîner des conduites à risques comme prendre le volant après avoir trop bu

Les données de cette étude ont été obtenues en analysant le comportement de plus de 800 jeunes pris au hasard en 2008 à la sortie des bars entre 22 heures et 3 heures du matin. Les sujets répondaient à des questions et remplissaient un questionnaire concernant leur consommation de boissons. Un alcootest était ensuite réalisé et les jeunes recevaient une information sur les risques de conduire sous l’emprise alcoolique, le cas échéant. L’étude complète sera publiée dans le numéro d’Avril du journal Addictive Behaviors.

En savoir plus sur cette étude.

* exemples de boissons énergisantes ou energy drinks : Burn, Red Bull, Dark Dog, Monster Energy, Rockstar, etc.

Médicaments : Nouvelle Vague de Déremboursements

Vendredi 26 février 2010

Les Français ont intérêt à se payer une bonne mutuelle (dont les tarifs augmentent) pour couvrir leurs frais de santé liés à l’achat de médicaments (dont le taux de remboursement va encore diminuer). Si l’on en croit le site Internet du quotidien « Les Echos » ce matin, ce sont quasiment 200 médicaments supplémentaires qui devraient voir leur taux de remboursement réduit à la portion congrue en passant de 35% à 15%.

Motif invoqué : un service médical jugé insuffisant. La véritable raison, tout le monde la connaît, est le déficit abyssal du « trou de la Sécu » qu’on essaye de combler en démantelant progressivement la prise en charge des dépenses de santé des Français.

Comprimé effervescent se délitant dans l'eau à la même vitesse que le deremboursement des medicaments en France - iStockphoto pour surfprevention

Ceux qui lisent régulièrement ce blog savent que je suis médecin généraliste. Je ne prescris des médicaments que lorsqu’ils sont nécessaires et la plupart de mes patients ressortent de mon cabinet sans ordonnance. Mais je suis estomaqué de constater que dans cette liste figurent des médicaments d’usage courant en médecine générale, dont je vérifie au quotidien l’efficacité sur les symptômes de mes patients.

Dans cette liste quasi définitive, figurent ainsi des produits indispensables comme : le Zovirax (aciclovir, médicament contre l’herpès), la Bétadine, l’Hexomédine et la Biseptine (antiseptiques locaux utilisés dans le traitement des plaies), le Dexeryl (seule crème hydratante encore remboursée), l’Aloplastine (pâte à l’eau pour soigner les fesses rouges de bébé…ou les irritations des surfeurs), la Flammazine, le Coltramyl, le Miorel et le Myolastan (décontracturants musculaires); Eryacne, Eryfluid, Erylik et Erythrogel (traitements locaux contre l’acné) ; le Gaviscon (antiacides contre le reflux gastro-oesophagien),  la Visceralgine utilisée contre les spasmes douloureux (coliques hépatiques, coliques néphrétiques…), etc.

J’en passe…et des meilleurs ! 

Figurent également dans la liste des médicaments contre l’arthrose (Art, Piascledine), contre les troubles de la mémoire (Tanakan, Ginkogink) d’intérêt discuté ou encore certains médicaments psychotropes (Valium, tetrazepam, Equanil ou meprobamate, mepronizine).

C’est curieux : rien sur les antidépresseurs dont l’efficacité sur les formes légères de dépressions a récemment été battue en brèche…

Prévention : notre santé fait-elle le poids face au lobbying ?

Samedi 20 février 2010

Fumer tue mais le tabagisme recule trop lentement et progresse dans les pays en voie de développement.
On connaît les méfaits de l’alcool mais on s’apprête à autoriser la publicité pour des boissons alcoolisées sur Internet.
Certains médicaments n’ont pas fait la preuve de leur efficacité mais sont surconsommés par des gens qui n’en ont pas toujours besoin.
Pour mieux comprendre ces incohérences, il faut connaître les lobbies et savoir que des personnes sont prêtes à faire du fric au détriment de votre santé. Voici un livre écrit par le journaliste d’investigation et philosophe Roger Lenglet pour mieux comprendre le lobbying : « Lobbying & santé » ou comment certains industriels font pression contre l’intérêt général » aux Editions Pascal.

Couverture du livre de Roger Lenglet : "Lobbying & santé" ou comment certains industriels font pression contre l'intérêt général" aux Editions Pascal

Le résumé du livre :

Les impératifs de santé publique se heurtent trop souvent à d’importants groupes commerciaux ou à des industriels pour qui l’intérêt général pèse de peu de poids face à leur intérêt particulier. Pour influencer les consommateurs, l’opinion publique et les décideurs politiques, ils n’hésitent pas à recourir aux services de cabinets de lobbying chevronnés.

Qui sont-ils ? Quelles sont leurs méthodes ? De quelles armes disposent les citoyens et le législateur pour s’opposer à leurs opérations d’influence ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles ce livre, très documenté, s’efforce de répondre.

Sans remettre en cause le nécessaire travail d’information et de défense des positions des différents acteurs du monde de la santé, le propos de ce livre est bien de dénoncer les agissements qui vont à l’encontre de l’intérêt général et de la santé publique, en braquant les projecteurs sur les lobbies de l’alcool, du médicament, du tabac et de l’agroalimentaire.

Table des matières

Introduction

I. Le mot et la chose

Qu’est-ce que le lobbying ?

Ombres et lumières

Une nouvelle visibilité pour une demande accrue

Ma première fois

Les lourds enjeux d’une définition controversée

L’effet fascinatoire du mot « lobbying »

« Relations publiques »

Étapes et composantes d’un contrat de lobbying

Une charte de déontologie

II. L’école du tabac

Pourquoi les cigarettes ne s’éteignent-elles pas ?

Le phénix et ses cendres brûlantes

La panacée universelle

L’État succombe à la tentation

Des méfaits de plus en plus visibles

Les cigarettiers américains et leurs lobbyistes

Vendre les symboles du progrès industriel

Ivy Lee : « Mâchez le travail des journalistes »

Edward Bernays ou la démocratie en fumée

Hill and Knowlton : le lobbying de gestion de crise

Les cigarettes américaines débarquent en Europe

L’instrumentalisation des réalisateurs et des stars

Une cancérogénicité bien démontrée

De nouveaux pièges

Des mensonges criminels

Transgresser l’interdiction

Une épreuve décisive : le tabagisme passif

Des ministres français bravent le lobby du tabac

Le marché des pays émergents

Bruxelles et les lobbyistes cigarettiers

Asservir la recherche

La mortalité liée au tabac progresse toujours

III. Le lobbying des alcooliers

L’impact sur la santé

Les stars au service des alcooliers

« Ne pas faire de complexe vis-à-vis de la cible jeune… »

La e-pub pour l’alcool

Semaine du goût : les firmes en embuscade

Le puzzle

Des alliances vertueuses dans les pays où la contrefaçon est endémique ?

Lobbying et publicité

Leçon de contre-lobbying

Cigarettiers et alcooliers à l’assaut de la loi Évin

Le « french paradox »

1994-1996 : offensive en règle

Un étrange colloque sur la loi Évin

Les prémix arrivent !

« Éduquer la jeunesse »

Agir en justice

L’inlassable lobbying

Un réel contre-pouvoir : l’Anpaa

IV. L’industrie pharmaceutique et les contre-pouvoirs

Petit état des lieux du lobbying pharmaceutique

Les politiques

Les chercheurs

L’expert, l’autorité sanitaire et l’industrie

Les médecins

À qui profite la surconsommation ?

Des médicaments déconseillés par l’OMS mais prescrits quand même…

Le Collectif Europe et Médicament

Les labos veulent « accompagner » les patients

V. Légiférer

Les États-Unis et le Royaume-Uni

Les Canadiens se dotent d’une loi instructive

Une mobilisation des associations pour encadrer le lobbying en France et en Europe

« Class-actions » : la mise hors champ de la santé

Format 11,8 cm x 18,5 cm

448 pages

Couverture brochée

EAN – 9782350190365

Editions Pascal 2009

Prix : 15 €

Du même auteur :

- Les bons réflexes pour éviter les accidents

- Alcool, quand tu nous abuses…

Dans ces vidéos Dailymotion de Rue 89, Roger Lenglet évoque les dangers potentiels de l’aluminium sur la santé humaine et le compare à l’amiante :


Roger Lenglet s'inquiète des effets de l'aluminium 1
envoyé par rue89. – L’info video en direct.


Roger Lenglet s'inquiète des effets de l'aluminium 2
envoyé par rue89. – L’actualité du moment en vidéo.

Bisphénol A : inquiétudes sur les biberons

Samedi 6 février 2010

Le bisphénol A, c’est un composé chimique que l’on retrouve dans certains biberons, verres jetables, tasses, cannettes, bouilloires, etc. et autres produits d’usage courant stockant les substances liquides que nous utilisons pour nous hydrater. Il semblerait que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ait comme un « léger doute »…

Les biberons contenant du Bisphenol A sont-ils dangereux pour la santé de nos enfants ? iStockphoto pour Surf Prevention tags : sante - dangers - risques - toxicite - prevention

Voici le communiqué de l’Agence :

Le bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses applications dont les matériaux au contact des aliments et de l’eau. Des évaluations de risque menées par les agences sanitaires – en particulier la FDA aux Etats-Unis, l’Efsa en Europe en 2008 – ont conclu, sur la base des données scientifiques disponibles, à l’absence de risque pour le consommateur dans les conditions d’emploi.

De nouvelles études et publications scientifiques internationales ayant été publiées récemment sur le BPA, l’Afssa s’est autosaisie en octobre 2009 et a demandé à ses comités d’experts spécialisés de les examiner avec attention et d’auditionner le Réseau Environnement Santé.

Sur la base de cette expertise, l’Afssa conclut que la méthodologie de ces études ne permet pas d’interprétation formelle des données qui remettrait en cause les précédentes évaluations du risque sanitaire.

Cependant, des effets subtils, observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez de jeunes rats, amènent l’Agence à poursuivre son travail d’expertise, en lien avec l’Efsa et le réseau international des agences, pour comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d’alerte, éclairer le consommateur et permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées.

Dans l’attente, l’Afssa recommande :

- d’acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. Elle recommande également de chercher d’autres sources d’exposition au bisphénol A que les matériaux au contact des aliments (poussières domestiques, eaux, contact avec les objets en polycarbonate) ;

- de définir rapidement une méthodologie adaptée à la détection d’une toxicité potentielle, chez l’homme et à basse dose, du BPA mais aussi des produits de substitution et plus largement des perturbateurs endocriniens ; un objectif que l’Afssa souhaite porter au niveau européen, car c’est un pré-requis à une diminution éclairée de l’exposition du BPA.

Elle rappelle aux consommateurs qu’une mesure simple de précaution est d’éviter de chauffer à très forte température l’aliment (eau, lait, soupes…) s’ils utilisent des biberons ou des récipients en polycarbonate.

Les signaux d’alerte observés avec le BPA soulèvent la problématique plus globale de l’évaluation des perturbateurs endocriniens, qui relèvent d’une compétence conjointe de l’Inserm et de plusieurs agences, en particulier de l’Afsset et de l’Afssa. Aussi, dans le cadre de la fusion prochaine de ces deux agences, et au regard de la saisine en cours de l’Afsset sur les perturbateurs endocriniens, le programme de travail sur cette thématique sera renforcée par la conjonction des travaux des deux agences. Un point d’étape sera organisé d’ici la fin de l’année, largement ouvert à la communauté scientifique et à l’ensemble des parties prenantes, conjointement avec d’autres agences de sécurité sanitaire et, en particulier, avec le BfR (Agence allemande de sécurité sanitaire).

Bill Gates : l’environnement ne doit pas occulter la Santé

Lundi 25 janvier 2010

Depuis qu’il s’est retiré de son entreprise Microsoft en 2008, Bill Gates s’investit pleinement, avec sa femme Melinda, dans leur fondation multimilliardaire qui oeuvre à lutter contre des maladies comme le paludisme, le VIH, la tuberculose…à travers le monde

Dans sa lettre annuelle, Bill Gates apprécie l’aide internationale apportée par les pays riches. Mais le budget alloué à la santé n’est pas aussi important qu’il pourrait l’être. En 2007, l’aide internationale destinée à la santé était de 21.8 milliards de dollars, ce qui représente moins de 14% de l’aide totale apportée par les pays riches. Cet argent est néanmoins dépensé de manière très efficace : sauver une vie dans un pays pauvre reviendrait 10 fois moins cher que sauver une vie dans un pays riche selon Bill Gates. 

Pour évaluer la générosité des pays riches, Bill Gates a calculé l’aide apportée par un pays en pourcentage de son Produit Intérieur Brut. On se rend ainsi compte que les pays les plus généreux sont la Suède, la Norvège, le Danemark et les Pays-Bas qui vont jusqu’à donner entre 0,8% et 1% de leur PIB. Les Etats-Unis donnent le plus en valeur absolue, mais ils se retrouvent bons derniers en pourcentage du PIB (0,19%). La France se situe en dessous de la moyenne (0,38% à égalité avec l’Allemagne) avec une aide qui aurait eu tendance à diminuer ces dernières années, d’après ces statistiques.

La crise mondiale qui vient de se dérouler et les déficits budgétaires qui en ont résulté risquent d’avoir un impact négatif sur l’aide internationale aux pays dans le besoin. Les pays riches seront tentés de réduire cette aide ou de l’augmenter peu.

L’autre risque est que l’enjeu environnemental prenne le pas sur l’enjeu sanitaire mondial. Bill Gates redoute que les budgets colossaux engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique soient financés par une partie de l’aide destinée initialement à la santé.

Les pays participant au sommet climatique de Copenhague se sont donnés comme objectif de verser 10 milliards de dollars par an dans les 3 prochaines années aux pays en voie de développement, et 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, pour combattre le réchauffement climatique. Cette somme représente déjà plus des trois quarts de l’aide totale annuelle consentie en 2010 par les pays riches.

Bill Gates a déclaré qu’il craignait qu’une partie de cet argent ne provienne d’une réduction de certaines catégories d’aides, au premier rang desquelles celle destinée à la santé. Bill Gates enfonce le clou en affirmant que si seulement 1% des 100 milliards de dollars destinés au climat provient du financement de vaccins, 700.000 enfants risquent de mourir de maladies que l’on pourrait prévenir.

Sur le long terme, ce serait un très mauvais calcul car on sait que l’état de santé des populations influe sur l’environnement. La réciproque est également vrai mais il faut garder le sens des priorités. Tout comme Surf Prévention, Bill Gates mise sur la santé avant tout !

Vaccination d'un nourrisson par voie orale contre le Rotavirus au Nicaragua par la Gates Fondation de Bill Gates et Melinda

En savoir plus : www.gatesfoundation.org

Un médicament contre l’obésité retiré du marché

Samedi 23 janvier 2010

Les résultats d’une étude à long terme montrent une augmentation du risque de complications cardiovasculaires et une efficacité modeste chez les patients traités par Sibutral® (sibutramine), médicament anti-obésité. Ces résultats ont conduit l’Agence Européenne du Médicament (EMA) à recommander la suspension de son autorisation de mise sur le marché. L’Afssaps recommande aux prescripteurs de ne plus instaurer ou de renouveler de traitement par sibutramine. Les patients actuellement traités sont invités à consulter sans urgence leur médecin pour discuter de la conduite à tenir et peuvent, s’ils le souhaitent, arrêter leur traitement à tout moment.

La sibutramine est commercialisée en France depuis juin 2001 sous le nom de Sibutral®. Il s’agit d’un traitement d’appoint dans le cadre d’un programme visant à contrôler le poids des patients présentant une obésité nutritionnelle et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 kg/m2. Il est également indiqué chez les patients présentant un excès pondéral nutritionnel avec un IMC supérieur ou égal à 27 kg/m2 associé à d’autres facteurs de risque liés à l’obésité, tels qu’un diabète de type 2 ou une dyslipidémie. La prescription initiale annuelle est réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en endocrinologie et maladies métaboliques, en cardiologie, en médecine interne. Le renouvellement n’est pas restreint. Par ailleurs, l’importation, la préparation, la prescription et la délivrance des préparations magistrales contenant de la sibutramine ont été interdites en France en juillet 2007, par décision du directeur général de l’Afssaps.

En décembre 2009, les résultats préliminaires de l’étude SCOUT (étude SCOUT – Sibutramine Cardiovasculaire OUTcomes trial*) analysés par l’EMA semblaient indiquer une augmentation du risque de complications cardiovasculaires, notamment chez des patients présentant des facteurs de risque.

L’EMA vient d’achever l’analyse des résultats de l’étude SCOUT, qui a inclus 9805 patients suivis pendant plus de 5 ans. Les résultats montrent un risque plus élevé de complications cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral ou crise cardiaque) chez les personnes traitées par sibutramine par rapport à celles ayant reçu un placebo. La majorité des personnes incluses dans l’étude présentaient des antécédents cardiovasculaires correspondant aux contre-indications mentionnées dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP). Cependant, dans la mesure où les personnes obèses ou en surpoids présentent un risque cardiovasculaire accru par rapport à la population générale, l’EMA a considéré que les résultats de l’étude pouvaient être extrapolés aux conditions normales d’utilisation de la sibutramine. Par ailleurs, la perte de poids sous sibutramine s’est révélée modeste dans cette étude, et souvent, ne s’est pas maintenue après l’arrêt du traitement.

Ces nouvelles données ont conduit l’EMA à considérer comme défavorable le rapport bénéfice risque de la sibutramine et à recommander à la Commission Européenne de suspendre l’autorisation de mise sur le marché des spécialités contenant de la sibutramine.

Dans l’attente de la décision de la Commission Européenne, l’Afssaps recommande aux prescripteurs de ne plus engager ou renouveler de traitement par sibutramine. Les patients actuellement traités par Sibutral® sont invités à consulter sans urgence leur médecin afin de réévaluer la prise en charge de leur obésité ou de leur surpoids. Cependant, ils peuvent arrêter leur traitement à tout moment, s’ils le souhaitent.

En France, le nombre de patients traités par Sibutral est estimé à environ 5500 patients en 2009. Depuis la commercialisation, une soixantaine de signalements d’effets indésirables impliquant ce médicament ont été rapportés à l’Afssaps par les centres régionaux de pharmacovigilance. Moins de la moitié des cas concernait des effets indésirables cardiovasculaires, dont 5 cas graves (troubles du rythme, hypertension, tachycardie). Un décès a été rapporté chez une femme obèse d’une soixantaine d’années.

Il est rappelé que l’Afssaps recommande très fortement de ne pas acheter de médicaments vendus illégalement en dehors des pharmacies (par exemple sur Internet) compte tenu des risques de santé auxquels sont exposés ceux qui les acquièrent. Cette recommandation s’applique tout particulièrement aux produits pouvant contenir de la sibutramine.

* L’étude SCOUT a pour objectif d’évaluer l’impact à long terme de la sibutramine versus un placebo chez des patients obèses ou en surpoids présentant des facteurs de risque cardiovasculaires

Médecins Sans Frontières a besoin de vos dons !

Jeudi 14 janvier 2010

Pour faire un don par courrier à MSF, voici l’adresse : Médecins Sans Frontières, BP 2000 – URGENCE HAITI, 75011 PARIS.

Aller sur le site Internet de Médecins Sans Frontières : www.msf.fr

Bannière Médecins Sans Frontières

Compte-rendu de la situation sur palce par MSF :

Plus d’un millier de patients ont été pris en charge dans les tentes montées par MSF près des bâtiments où les équipes travaillaient avant le séisme (deux hôpitaux et un centre de santé) et qui ont été détruits.

Un très grand nombre de victimes ont été prises en charge pour des fractures, des brûlures, des blessures à la tête et d’autres traumatismes majeurs liés au séisme.

La préoccupation première des équipes dans ces structures médicales est de soigner ces blessures et de pouvoir réaliser des interventions chirurgicales.

L’une des équipes de MSF s’est installée dans le principal hôpital public du quartier de Cité Soleil, hôpital où MSF avait travaillé dans le passé et qui dispose d’un bloc opératoire.

Un hôpital de campagne, équipé de deux blocs opératoires, pouvant fonctionner 24 heures sur 24, est acheminé par avion, et des équipes chirurgicales ont également été envoyées sur place (chirurgiens, anesthésistes, infirmières de bloc).

Les équipes à Port-au-Prince cherchent également s’il y aurait d’autres structures médicales opérationnelles qui pourraient être utilisées pour faire de la chirurgie.

Par ailleurs, la nourriture, l’eau et les abris manquent. En revanche, les stocks de médicaments et de matériel médical ne sont pas encore épuisés et du matériel supplémentaire est en route.

« L’approvisionnement en produits de base a toujours été problématique pour les habitants de Port-au-Prince, mais la situation est bien pire aujourd’hui, explique Vincent Hoedt, l’un des coordinateurs d’urgence de MSF.

A cela s’ajoute bien sûr une grande inquiétude pour les personnes qui sont affaiblies par leurs blessures. De plus, les pénuries de carburant perturbent le fonctionnement d’équipements indispensables.”

Acheminer du personnel MSF et du matériel médical est un autre défi de taille. Sept avions-cargo ont été affrétés, et l’un d’eux a pour le moment pu atterrir à Port-au-Prince, avec 25 tonnes de matériel de secours (des kits médicaux d’urgence, des couvertures, des bâches en plastique, des affaires de toilette et des ustensiles de cuisine, des tentes et des jerrycans). Quelque 80 personnes de MSF vont venir en renfort aux 30 volontaires déjà sur le terrain.

Nous sommes toujours inquiets pour notre personnel haïtien (800 personnes) et nos patients à Port-au-Prince. Les équipes ne sont pas en mesure de confirmer où se trouvent leurs collègues haïtiens, vu les difficultés à localiser les gens dans la ville et les problèmes de télécommunication. Le sort de patients qui se trouvaient dans les structures médicales de MSF au moment du tremblement de terre nous préoccupe également.

Source : communiqué MSF.

Haïti : la Croix-Rouge française déploie une aide d’urgence

Mercredi 13 janvier 2010

Un puissant tremblement de terre d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter a frappé Haïti, hier, à seulement 15 km à l’ouest de Port-au-Prince. La Croix-Rouge française, déjà sur place, s’apprête à acheminer des renforts en hommes et matériels.

La Croix-Rouge française s’apprête à acheminer de l’aide en Haïti après le puissant séisme qui a frappé Port-au-Prince hier à 16 h 53 heure locale (22 h 53 heure française). Des équipiers de réponse aux urgences (ERU) spécialisés en eau, logistique et santé, se tiennent prêts à partir. Du matériel va également être acheminé rapidement par avion.

Pour venir en aide à la population haïtienne victime du séisme du 12 janvier, la Croix Rouge française mobilise matériel et équipes de réponses aux urgences (ERU) et lance un appel à la générosité du public.

L’équipe de la Croix-Rouge française, d’ores et déjà présente à Port-au-Prince, va installer dès que possible une première unité de traitement d’eau pour 40 000 personnes et distribuer des produits de première nécessité (couvertures, tentes, bâches, jerrycans) pour 20 000 personnes (3750 familles).

Une partie de ce matériel est déjà présente sur le sol haïtien (à Saint-Marc, 1 h et demie de route de Port-au Prince) ; l’autre est prépositionnée en Guadeloupe et en Martinique dans les stocks Croix-Rouge Française de sa Plate forme d’intervention régionale Amériques Caraïbes (PIRAC).

Par ailleurs, la Croix-Rouge française va affréter un avion pour transporter trois équipes de réponses aux urgences (ERU) et leur matériel : l’une spécialisée dans la prise en charge des personnes et leur protection suite à une catastrophe (construction d’abris, kits familiaux), l’autre spécialisée dans l’aide médicale d’urgence ; la troisième spécialisée dans la production et l’approvisionnement en eau potable.

Ce déploiement de ressources humaines et de matériel est une première réponse de la Croix-Rouge française, dont le coût est estimé à 900 000 euros. Par ailleurs la CRF inscrit d’ores et déjà sa réponse sur le long terme dans une approche humanitaire durable, au regard de son expérience acquise depuis plus de dix années dans l’aide à la réinstallation des victimes de catastrophes naturelles.

Aussi, pour permettre, dès maintenant et dans la durée, de venir en aide aux populations haïtiennes, la CRF ouvre un compte dédié et lance un appel à dons auprès du grand public.

Les dons peuvent être effectués sur le web : www.croix-rouge.fr ou par chèque à l’attention de Croix-Rouge française «Séisme Haïti» – 75 678, Paris cedex 14

Source : Croix-Rouge Française.

Croix Rouge Française