SURF PREVENTION : Santé et Surf
Surf Prévention sur facebookSurf Prévention sur TwitterVidéos Surf Prévention sur VimeoVidéos Surf Prévention sur Youtube

Archive pour la catégorie ‘Etudes’

Les Femmes Blondes gagneraient mieux leur vie…

Mercredi 14 avril 2010

Une étude très sérieuse réalisée par la Queensland University of Technology montre que les femmes blondes gagnent plus d’argent que les autres. A compétence égale, les blondes gagneraient 7% de plus que les autres femmes…

Cette étude publiée dans la revue Economics Letters a été réalisée sur 13000 femmes, en montrant bien que la différence de salaire n’était pas liée à un autre facteur que la couleur des cheveux comme le poids, la taille ou l’éducation des femmes. Autre enseignement de cette étude : les blondes se marient avec des hommes qui gagnent en moyenne 6% de plus que les maris des autres femmes. Le docteur David Johnston qui a mené cette étude n’a pas trouvé les raisons exactes de ce phénomène.

Olga Uskova, la présidente de l’Association Internationale des Blondes (International Blondes Association), a déclaré que les blondes règnaient sur le monde aujourd’hui 8-O . « Les gens  admirent, envient et font des blagues sur les blondes mais elles ne laissent personne indifférent. »

On ne sait pas si l’étude fait le distingo entre vraies et fausse blondes. Les surfeuses, dont l’immense majorité a les cheveux blondis par le soleil et le sel de mer, peuvent donc espérer un meilleur salaire que les autres femmes ;-) .

Si quelqu’un a une explication rationnelle aux conclusions de cette étude…

surfeuse blonde seins nus en string noir sur une planche de surf en bois - topless surfer girl

Source : abc.net.au .

References : « Physical appearance and wages: Do blondes have more fun? » – David W. Johnston (Queensland University of Technology, School of Economics and Finance) – Economics Letters – mis en ligne le 31 Mars 2010. Abstract : This study contributes to the economics literature that links physical characteristics to labour market outcomes, by investigating the influence of hair colour on women’s own wages and also their spouse’s wages. Using U.S. panel data, we find that blonde women receive large wage premiums.

Santé: les jeunes d’aujourd’hui seront les cardiaques de demain…

Dimanche 11 avril 2010

Le mode de vie des jeunes préoccupe les cardiologues, particulièrement quand les comportements à risques s’accumulent. Pratiquer une activité physique régulière réduit de moitié les risques de maladies cardiovasculaires. Pour le rappeler, la Fédération Française de Cardiologie organise chaque année les Parcours du Coeur dans toute la France. Courir, marcher, rouler… peu importe ses préférences, l’essentiel est de bouger régulièrement pour protéger son coeur.

A l’occasion des 35èmes Parcours du Coeur dont le mot d’ordre cette année est « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur », la Fédération Française de Cardiologie a commandé une enquête « Les jeunes et leur coeur » auprès des 15-20 ans. Ils sont environ 4 millions et demi en France. Réalisée par Kantar Health en mars 2010, auprès de 371 répondants, l’enquête sous forme de questions ciblées mesure la conscience qu’ont les 15-20 ans de leur coeur et dresse un état des lieux de leur quotidien autour de trois déterminants : tabac, fruits et légumes, activité physique.

Le mode de vie a un impact direct sur la santé du coeur. Favorable, il permet son bon fonctionnement ; défavorable, il multiplie les risques de développer des maladies cardiovasculaires.

Mode de vie des adolescents et des jeunes adultes, l’étude nous apprend que :

- 27 % des jeunes n’ont aucune activité physique d’au moins 30 minutes d’affilée en dehors du sport en milieu scolaire. C’est encore plus prononcé chez les jeunes femmes avec 35%. Une note positive : le nombre de ceux qui pratiquent une activité physique quotidienne augmente entre 15 et 20 ans.

Jeunes filles partant faire du surf - malheureusement 35% des jeunes francaises ne pratiquent aucune activité physique.

- 22 % des jeunes fument, dont 13 % plus de 5 cigarettes par jour. La proportion des fumeurs augmente avec l’âge. A 15 ans, 10 % fument ; à 20 ans, ils sont 33 %.

- 24 % ne mangent qu’un fruit ou légume, voire aucun, par jour. Seulement 13 % des jeunes déclarent en manger 5. Parmi les premiers, on trouve plus souvent des habitants de la région parisienne ou du Nord-est, des foyers CSP- (ouvriers / employés) et des hommes.

- L’activité physique n’est pas franchement identifiée comme étant essentielle pour le coeur, ni pour la santé et le bien-être en général. Seuls 15 % des 15-20 ans reconnaissent le manque d’activité comme néfaste… Pour mémoire, un adulte sur deux ne pratique aucune activité physique !

Etat des lieux des comportements des 15-20 ans vis à vis du coeur :

- 35 % des jeunes de 15 à 20 ans ont un comportement encourageant pour le coeur. Ils ne fument pas, mangent plus de 2 fruits et légumes par jour, et pratiquent plus de 2 fois par semaine une activité physique d’au moins 30 minutes en dehors du sport en milieu scolaire.

- Au quotidien, seuls 3 % allient tous les comportements favorables pour le coeur : 0 cigarette, 5 fruits et légumes, 30 minutes d’activité physique par jour.

- 16 % ont des comportements préoccupants pour leur santé. Ils fument et ils risquent de fumer encore plus à l’avenir. Ils ne bougent pas suffisamment (marche, sport, activité physique). Parmi eux, 2 % cumulent les comportements à risque soit, rapporté à la population, 90 000 personnes. Sans modification majeure de son mode de vie, ce groupe met son coeur, et donc sa santé en grand danger : ce sont les cardiaques potentiels de demain. D’autant que cette enquête met en exergue une forte augmentation des comportements à risque avec l’âge : 7 % à 15 ans, 22 % à 20 ans.

Cardiaques de plus en plus jeunes ? Le choix du mode de vie fera la différence.

Les jeunes qui persisteront dans ces comportements risquent de développer des maladies cardiaques de plus en plus tôt dans leur vie.

Les résultats de cette enquête confirment qu’il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier les actions de sensibilisation pour la santé du coeur, et de les adapter aux différentes générations.

Cette année, la Fédération Française de Cardiologie a lancé les premiers Parcours du Coeur scolaires: 40 000 enfants y sont inscrits. Ce sera l’occasion de les inciter à adopter l’ensemble des comportements de prévention.

retrouver ce média sur www.ina.fr

- Le message Fédération Française de Cardiologie « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur » :

- 0 cigarette, pourquoi ?

Les fumeurs s’exposent à des accidents cardiovasculaires graves avant 50 ans. 80 % des infarctus du myocarde survenant entre 30 et 50 ans sont dus au tabac. Dès la première cigarette, l’individu se met en danger d’addiction à cette drogue. Le tabac est le seul facteur de risque évitable à 100 %.

- 5 fruits et légumes, pourquoi ?

L’alimentation équilibrée est un moyen de lutte contre le diabète, l’excès de cholestérol ou l’obésité. Elle doit être associée à de l’activité physique. « Equilibrée » signifie variée, proportionnée aux dépenses énergétiques, bien répartie dans la journée, apportant les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les fruits et légumes participent activement à l’équilibre alimentaire. On peut manger de tout, à condition de rester raisonnable. Et concilier santé et plaisir est possible et même souhaitable ! 30 % des infarctus actuels surviennent chez des diabétiques. En modifiant simplement son alimentation et sans médicaments, on peut faire baisser de 15 % son taux de cholestérol.

Sources : brochures FFC (Alimentation et Séniors) + PPT« Coeur de séniors – Parcours du Coeur 2009 »

- 30 minutes d’activité physique d’affilée par jour, pourquoi ?

Comme tout muscle, le coeur a besoin d’être entraîné. L’activité physique améliore la circulation sanguine, permet une meilleure irrigation, protège les artères contre les obstructions en évitant les dépôts, baisse la pression artérielle et développe le souffle. Elle réduit de 30 % les risques cardiovasculaires ! « L‘exercice physique est un élément fondamental pour l’équilibre énergétique et pour éviter de prendre du poids. Il procure bien des avantages, entre autres la réduction du risque de cardiopathie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral (AVC) ; la réduction du risque de diabète de type II, de cancer du côlon, et de cancer du sein chez les femmes ».

Source OMS – fév.2010.

Les risques du mélange de l’alcool avec des boissons énergisantes

Lundi 1 mars 2010

Il est difficile de parler de surf en 2010 sans montrer des images de surfeurs sponsorisés par ces boissons énergisantes controversées qui ont investi le monde des sports extrêmes prisés par les jeunes. En tant que médecin et éditeur d’un site de prévention, il est de mon devoir d’informer les internautes qui surfent sur le site des risques potentiels pour la santé liés à un mauvais usage de ces boissons énergisantes. Une précision s’impose : il ne faut pas confondre les boissons énergisantes (=energy drinks*) inadaptées à l’hydratation du sportif avec les boissons énergétiques conçues pour la pratique sportive.

Une nouvelle étude menée par l’Université de Floride vient de confirmer les risques qu’il y a à mélanger une boisson énergisante avec de l’alcool (exemple du classique « mélange vodka-Red Bull »). Parmi les étudiants qui boivent, on estime qu’il arriverait à 28 % de ces jeunes buveurs de mélanger occasionnellement de l’alcool avec une boisson énergisante. Dans cette étude réalisée sur des étudiants à la sortie des bars, les statistiques montrent que les clients qui ont consommé des boissons énergisantes avec les boissons alcoolisées avaient un risque trois fois supérieur de quitter le bar en état d’ébriété avancée et que ces mêmes sujets étaient 4 fois plus enclins que les clients n’ayant bu que de l’alcool à prendre le volant.

Porter une casquette Red Bull ne présente pas de risque. Mais boire un energy drink avec de l'alcool est dangereux...
Porter une casquette Red Bull ne présente pas de risque. Mais boire un energy drink avec de l’alcool est dangereux…

Pour expliquer ces résultats, Dennis Thombs (professeur à l’UF College of Public Health and Health Professions) explique que quand la caféine, présente en forte quantité dans les boissons énergisantes, est mélangée avec de l’alcool, les effets sédatifs de l’alcool sont masqués par le pouvoir excitant de la caféine. Cela donne des gens bourrés mais qui n’ont pas conscience de l’être. Leur état d’hyperexcitation leur donne l’impression d’être en pleine possession de leurs moyens alors que le taux d’alcool dans le sang reste le même. La caféine aurait donc tendance à masquer les signes d’alerte d’une intoxication alcoolique aiguë comme une somnolence. La caféine aggrave les effets de l’alcool et peut entraîner des conduites à risques comme prendre le volant après avoir trop bu. 

Les données de cette étude ont été obtenues en analysant le comportement de plus de 800 jeunes pris au hasard en 2008 à la sortie des bars entre 22 heures et 3 heures du matin. Les sujets répondaient à des questions et remplissaient un questionnaire concernant leur consommation de boissons. Un alcootest était ensuite réalisé et les jeunes recevaient une information sur les risques de conduire sous l’emprise alcoolique, le cas échéant. L’étude complète sera publiée dans le numéro d’Avril du journal Addictive Behaviors.

En savoir plus sur cette étude.

* exemples de boissons énergisantes ou energy drinks : Burn, Red Bull, Dark Dog, Monster Energy, Rockstar, etc.

Troubles Musculo-Squelettiques : ça fait mal…et ça coûte cher !

Mercredi 10 février 2010

Encore une bonne raison de travailler moins pour surfer plus : les troubles musculo-squelettiques (= TMS). Il s’agit d’affections qui touchent les tissus mous autour des articulations (les muscles, les tendons, , les cartilages, les nerfs…). Sur le plan des symptômes, ils se manifestent principalement par des douleurs ou une gêne fonctionnelle qui peuvent devenir quotidiennes.

Pour schématiser, deux grandes catégories de travailleurs susceptibles de développer des TMS peuvent être distinguées :
- les personnes ayant un travail pénible ou  répétitif (travailleurs de force, ouvriers, maçons, mécaniciens, jardiniers, caissières de supermarché, ouvriers de l’électronique, etc.).
- les personnes qui ne bougent pas (ou très peu) au travail : c’est le cas des personnes, de plus en plus nombreuses, qui passent le plus clair de leur temps arc-boutées devant un ordinateur. Moins on bouge, plus on risque d’avoir mal au dos par exemple.

homme au travail devant un ordinateur souffrant de mal de dos - lombalgie - douleurs - stress - TMS - troubles musculo-squelettiques - iStockphoto

Le Bulletin Epidemiologique Hebdomadaire du 9 février 2010 fait le point sur les TMS. Les TMS sont la première cause de morbidité au travail.  Les TMS les plus fréquents sont le syndrome du canal carpien au niveau du poignet, les tendinopathies de la coiffe des rotateurs au niveau de l’épaule, l’épicondylite latérale au niveau du coude, l’hygroma du genou, les cervicalgies et les lombalgies.

Pour prévenir les TMS, il semblerait qu’il y ait encore « du boulot » en matière d’amélioration des postes de travail, de gestion des horaires et des cadences de travail, notamment pour les travailleurs intérimaires ou saisonniers…Les chefs d’entreprise, les salariés sont sensibilisés depuis quelques années au problème. Plusieurs campagnes de sensibilisation ont déjà été menées : « Les TMS, parlons-en pour les faire reculer » ; « Les TMS, la prévention, on s’y met tous »,ou encore « Allégez la charge » au niveau européen.

Il est difficile d’évaluer la prévalence exacte des TMS car d’un côté on a les travailleurs « durs au mal » qui n’auraient jamais l’idée de mettre une lombalgie chronique sur le compte de leur travail, d’où une sous-déclaration de cette catégorie de personnes. Certains patients ont peur de déclarer leurs symptômes car ils redoutent un changement de poste, une baisse de salaire ou un licenciement. A l’opposé, on a les patients qui sont tentés d’attribuer tous leurs maux à leur travail (sujet sensible mais que j’ai déjà rencontré dans ma pratique médicale) : comme exemple caricatural on a le sportif qui a passé sa vie à traumatiser ses articulations en pratiquant à outrance le rugby, le tennis, la course à pieds ou tous autres sports usants pour l’organisme, et qui va décréter que ses douleurs sont exclusivement liées à son travail ( 8-O ). Une fois son état reconnu en maladie professionnelle, ce type de patient est susceptible de poursuivre ses activités sportives intensives ou inadaptées comme si de rien n’était. Le risque est donc aussi à la sur-déclaration des maladies professionnelles liées aux TMS. Car quand un patient affirme qu’il souffre, un médecin le croit évidemment sur parole et dispose de peu d’outils objectifs pour quantifier la douleur du patient et attribuer son imputabilité au travail.

Quelques chiffres sur les TMS : 37 856 cas, soit 79,5% des maladies professionnelles (MP) reconnues par le Régime général de l’Assurance Maladie en 2006, étaient liés à des TMS des membres ou des lombalgies chroniques. En 2008, les TMS représentaient 40 000 maladies professionnelles indemnisées par le régime général, soit un surcoût direct annuel de 800 millions d’euros d’après le BEH. En 2006, les arrêts de travail liés aux TMS ont entraîné la perte de plus de sept millions de journées de travail.

Chirurgie Esthétique : de plus en plus d’opérations des seins chez les hommes

Mardi 9 février 2010

Rien ne va plus ! Non content d’être de plus en plus sédentaire et de s’empâter à vue d’oeil, voilà que l’homme moderne opte maintenant pour le scalpel du chirurgien esthétique pour lutter contre un léger excès d’adiposité, plutôt que de s’astreindre à une activité physique quotidienne  :roll: .

Parmi les effets délétères du surpoids, on remarque parfois un petit excès de graisse au niveau mammaire chez les hommes un peu enrobés : on parle d’adipomastie (à bien différencier de la gynécomastie*). Complexés par les couvertures des « magazines pour hommes » (et les magazines de surf  :-D ), les mâles anglo-saxons sont prêts à passer sur le billard pour retrouver des pectoraux de rêve !

D’après NYDaily News, au Royaume-Uni, la réduction mammaire chez les hommes serait l’intervention de chirurgie esthétique en plus forte progression depuis deux ans. Avec 581 opérations en 2009, la réduction mammaire masculine a bondi de 80% l’année dernière selon les chirurgiens de la British Association of Aesthetic Plastic Surgeons.

A titre de comparaison, il y a eu 18 000 réductions mammaires chez les hommes en 2008 aux Etats-Unis, ce qui place cette intervention en 4e position des chirurgies à visée esthétique les plus pratiquées chez l’homme, derrière la chirurgie esthétique du nez, la chirurgie des paupières et la liposuccion.

adipomastie et tour de taille augmente chez un homme en surpoids .tags : obese gynecomastie torse nu / iStockphoto

Dans un article du Monde daté d’hier intitulé « La chirurgie esthétique, usine à frustrations », on apprend que pas moins de 300 000 actes de chirurgie esthétique ont été effectués en France en 2009. Depuis 2002, le pourcentage de femmes ayant recours à ces techniques a quasiment triplé. D’après l’Association pour l’information médicale en esthétique (AIME), il y aurait un taux d’insatisfaction supérieur à 25 %. Mais il faut relativiser ces chiffres en ne mettant pas dans le même sac, les actes de chirurgie esthétique (réalisés par des chirurgiens chevronnés) et les actes de « médecine esthétique » (exemple de certains médecins généralistes ayant reçu une formation qui injectent de l’acide hyaluronique pour combler les rides de leurs patientes). Il faut également considérer le profil psychologique des patient(e)s. Je me souviendrai toujours, pendant mon stage de chirurgie esthétique en tant qu’externe au CHU de Bordeaux, d’une patiente avec des seins « en gants de toilette » qui lui tombaient sous le nombril et qui avait demandé au professeur de lui faire la même poitrine que Pamela Anderson, en lui sortant une photo des obus de la sirène d’Alerte à Malibu ! Le chirurgien avait bien évidemment tempéré ses attentes mais ce genre de patientes trop exigeantes aura plus de chances de se dire « insatisfaite » après l’acte chirurgical.

 

* une gynécomastie est une augmentation de volume de la glande mammaire chez l’homme. Elle peut être due à des causes hormonales, métaboliques, médicamenteuses,…Parmi les nombreuses causes, citons la consommation d’alcool, de cannabis ou d’héroïne. Une consultation médicale chez son médecin traitant puis chez un endocrinologue, une mammographie ou une échographie ainsi qu’un bilan sanguin hormonal s’imposent pour éliminer une cause organique curable, avant d’envisager une chirurgie. Le traitement local repose sur l’application d’androgènes en gel.

Addictologie : augmentation inquiétante des overdoses à l’héroïne

Mardi 9 février 2010

Je le constate tous les jours à l’échelle de ma patientèle de médecine générale : l’usage de drogues touche toutes les catégories sociales, et de plus en plus les couches sociales de la classe moyenne ou « aisées ». Les drogues sont également utilisées par des usagers de plus en plus jeunes. On assiste au retour de l’héroïne, à la diffusion de la cocaïne et au détournement de nouvelles substances. Plutôt que de s’intéresser à des objectifs secondaires de santé publique, nous ferions mieux de nous préoccuper davantage de la prévention des addictions qui rongent silencieusement la population, comme semble l’indiquer ce nouveau rapport inquiétant de l’OFDT sur les nouvelles tendances des consommations de drogues.

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a mis en place en 1999 un dispositif centré sur les usages de drogues illicites et les populations particulièrement consommatrices, TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues).

Destiné à compléter les enquêtes effectuées auprès de la population générale, TREND s’attache à apporter des éléments de connaissance sur les usages de drogues, les usagers et les produits et à identifier les tendances émergentes dans ce champ.

En se basant sur des données quantitatives et surtout qualitatives, il fournit aux pouvoirs publics ainsi qu’aux professionnels des analyses pour éclairer ces phénomènes.

Le dispositif  TREND s’appuie notamment sur un réseau de sites répartis sur le territoire (sept en 2010 qui collectent et analysent l’information localement) et sur le système d’identification national des substances (SINTES) qui vise à mieux connaître le contenu toxicologique des produits qui circulent.

En dix ans, TREND a permis la publication d’une trentaine d’études et de rapports dont les deux derniers viennent de paraître :
• Drogues et usages de drogues : Etat des lieux et Tendances récentes 2007-2009
• Les usages de drogues illicites en France depuis 1999

Le premier document revient sur les faits marquants intervenus au cours de la période la plus récente tandis que le second ouvrage propose une analyse rétrospective des mutations intervenues dans le champ d’observation des drogues illicites durant la décennie écoulée.

Les principaux constats mis à jour par ces approches complémentaires sont ici présentés successivement.

1. REPÈRES 2007-2009

L’état des lieux permet de mettre à jour des phénomènes marquants dans trois domaines : les substances, le profil des populations et enfin l’offre. TREND étant centré sur des populations beaucoup plus consommatrices que la population générale, les observations réalisées ne peuvent être généralisées.

• Produits

Le rapport analyse successivement les grandes familles de produits (opiacés, stimulants, hallucinogènes).

Parmi les tendances marquantes, l’étude permet de confirmer le « retour » de l’héroïne mis à jour par le dispositif dès 2006. La disponibilité du produit est en hausse sur la quasi-totalité des sites du dispositif. Outre les populations traditionnellement usagères au sein de l’espace urbain, des consommateurs souvent plus jeunes et plus insérés socialement sont apparus. De nouveaux espaces de consommation se sont développés comme la scène festive. L’essor du snif comme mode  d’administration et une moindre crainte de la dépendance, compte tenu des traitements de substitution, peuvent expliquer ce renouveau.

Le rapport revient sur le nombre croissant de surdoses ces dernières années, accidents dans lesquels le rôle de l’héroïne est de plus en plus souvent noté : 29 % des cas en 2004, 36 % en 2006 et 45 % en 2007. Ce phénomène serait une conséquence probable d’une méconnaissance des dangers de l’héroïne par des usagers peu avertis alors que, dans le même temps, l’augmentation de l’offre s’est accompagnée d’une hausse du nombre d’échantillons fortement dosés.

Du côté des stimulants, le rapport insiste sur la poursuite de la diffusion de la cocaïne et le développement continu de la forme base qui permet de la consommer « fumée ».

En matière de stimulants synthétiques un double mouvement s’opère. D’un côté le rapport fait apparaître une désaffection relative pour l’ecstasy au profit des amphétamines. Dans le même temps on constate, concernant l’ecstasy, un attrait de plus en plus marqué pour les formes poudre au détriment du comprimé.

S’agissant des produits plus confidentiels, le rapport TREND est l’occasion de revenir sur l’usage élargi de GHB/GBL c’est-à-dire hors des milieux majoritairement « gay » où il était traditionnellement consommé. Ces usages concernent désormais des populations souvent peu averties des dangers potentiels ce qui a pu par exemple entraîner, comme au début de l’année 2009, une série de comas (à Montpellier, entre février et avril 2009, plus d’une dizaine de cas ont ainsi été dénombrés).

Toujours en matière d’hallucinogènes, l’analyse de TREND met en lumière un essor relatif de l’usage et de la disponibilité de la kétamine. Cet anesthésiant vétérinaire et humain était jusqu’ici consommé par des groupes restreints et marginalisés au sein de l’espace techno. Les observations montrent que, tout en restant très faibles à l’échelle de la population générale, ces usages deviennent chez certains consommateurs plus réguliers. Enfin le rapport note des injections rares mais potentiellement à haut risque de ce produit par voie intramusculaire.

• Populations

Traditionnellement, le dispositif TREND concentrait ses observations dans deux directions : les populations usagères, le plus souvent très marginalisées, présentes dans l’espace urbain ; et les individus fréquentant l’espace festif. Le nouveau rapport insiste sur la diffusion des usages de substances hors de ces groupes initialement consommateurs et une plus grande hétérogénéité des publics concernés. D’une part, des usagers plus insérés sont désormais en mesure d’accéder à certains produits : cocaïne et dans une moindre mesure, héroïne. D’autre part, du côté des plus précaires, on rencontre de très jeunes usagers souvent en errance ; ces groupes, plus majoritairement féminins que leurs aînés, adoptent fréquemment des comportements à risque, en particulier l’injection.

Au plan géographique le nouveau rapport souligne l’apparition d’usages de drogues dans de nouveaux espaces. Un déplacement de populations consommatrices dans des lieux nouveaux est constaté. Il s’agit principalement d’une migration vers des quartiers périurbains (voire ruraux), phénomène à mettre en relation le plus souvent avec un déplacement des centres de gravité des trafics hors des centres villes.

• Offre : le prix des drogues :

En matière d’offre, le rapport constitue l’occasion de faire un point sur les évolutions des prix moyens de détail des substances illicites. Ceux-ci apparaissent stables pour le gramme d’héroïne (45 €), voire en légère hausse pour la cocaïne (65 €). Le prix du gramme de résine de cannabis est également stable (5 €) tandis que celui de l’herbe augmente (10 €). Le prix de l’ecstasy n’a pas connu d’évolution (5 € l’unité) tandis que le gramme d’amphétamine est à la baisse (15 €).

Le rapport TREND revient également sur le rôle du trafic sur internet. Il s’agit notamment de signaler son importance dans la diffusion de nouvelles molécules uniquement distribuées par ce biais comme cela a été le cas avec les mélanges de plantes tels le Spice et de Gorilla, dont les composants cannabinoïdes ont été classés comme stupéfiants en février 2009.

2. À PROPOS DES ÉVOLUTIONS DES USAGES DEPUIS 1999 :

TREND a été créé en 1999, alors que la situation en matière d’usages de drogues se modifiait en profondeur du fait notamment du développement des traitements de substitution aux opiacés et de l’essor de la consommation de cocaïne et des drogues de synthèse.

Après dix ans de fonctionnement de TREND, cet ouvrage collectif – coordonné par l’OFDT et ayant mis à contribution une vingtaine de participants au dispositif – propose une analyse rétrospective des informations mises à jour.

La publication de l’ouvrage « Les usages de drogues illicites en France depuis 1999 vus au travers du dispositif TREND » constitue l’occasion de mettre en évidence ces mutations, de les décrire et de répondre, entre autres, aux interrogations suivantes :

- En quoi l’introduction des traitements de substitution aux opiacés a-t-elle modifié le paysage des consommations et la santé des usagers ?

- Comment les populations marginalisées consommatrices de drogues se sont-elles transformées ?

- Quelles ont été les modalités de la diffusion de l’usage de cocaïne ?

- Comment ont évolué les usages de drogues au sein de la scène techno et en particulier celui de l’ecstasy ?

- Comment se sont restructurés les petits trafics sous l’impact des évolutions de l’offre ?

D’autres questions plus ciblées sont également examinées. Il s’agit par exemple de la « nonapparition » de la méthamphétamine en France, de la question des trafics et des usages transfrontaliers ou encore des spécificités des consommations outre-mer.

Une Classification Médicale pour les Morsures de Requins

Lundi 1 février 2010

Les médecins pourront bientôt classer les morsures de requins comme ils le font pour une brûlure du premier ou du second degré par exemple. Des chercheurs de l’Université de Floride ont développé une échelle de sévérité des morsures de requins consécutives à une attaque. Cette échelle s’appelle le Shark-Induced Trauma Scale (SIT Scale) et comprend 5 niveaux de sévérité.

Le Dr Ashley Lentz, chirurgien spécialisée en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique déclare :  » Une blessure de niveau 1 est une petite plaie avec une hémorragie minime.  Une blessure de niveau 5 provoquée par un requin est un traumatisme très important qui peut se manifester par l’atteinte de gros vaisseaux sanguins pouvant entraîner une hémorragie rapide et la mort. »

En moyenne, les requins mordent environ une soixantaine de personnes dans le monde chaque année, et une bonne part de ces attaques survient en Floride. L’échelle que nous avons mise au point vise à donner aux intervenants de l’urgence un langage universel pour décrire une morsure de requin et pour éduquer le grand public en faisant comprendre que la majorité des attaques de requins n’est pas mortelle.

Le Dr. Lentz ajoute que beaucoup de gens croient que les attaques de requins sont toujours catastrophiques, mais ce n’est pas vrai. La réalité est que la plupart des attaques de requins sont des plaies, des excoriations ou des contusions qui guérissent rapidement. Les morsures de niveau I ou II sont fréquentes alors que les blessures de niveau IV ou V sont rares. Le Dr Lentz aimerait utiliser cette cotation standardisée des morsures de requins pour évaluer le risque infectieux de la plaie en fonction de sa gravité.

Voir des photos de morsures de requins sanglantes mais de profondeur modérée.

Le Docteru Ashley Lentz devant sa classification Morsure de Requins. Tags : requins, morsures, shark bite scale, shark attacks, blessures, chirurgien, surgery, plaies, wound, sang , blood

La classification présenté par le Dr Lentz constitue une base pour éduquer les professionnels de santé qui peuvent être amenés à prendre en charge une victime d’attaque de requin : urgentiste, chirurgien orthopédiste, vasculaire…mais aussi les sauveteurs, les ambulanciers, les infirmiers, etc. qui interviennent dans la prise en charge d’un blessé par morsure de requin.

En savoir plus : http://news.ufl.edu/2010/01/28/shark-bite-2/

Reference : Mortality and Management of 96 Shark Attacks and Development of a Shark Bite Severity Scoring System /  The American Surgeon Volume 76, Number 1, January 2010 pp. 101-106(6) / Authors: Lentz, Ashley K.; Burgess, George H.; Perrin, Karen; Brown, Jennifer A.; Mozingo, David W.; Lottenberg, Lawrence.

Thalasso, Thermalisme, Spa : les Français aiment l’eau !

Dimanche 24 janvier 2010

Vivre mieux, plus longtemps, rester en forme et en bonne santé, améliorer son hygiène de vie. Malgré un contexte économique morose, l’engouement des Français pour leur bien-être continue de progresser.

RITUELS DE SOINS ET DE BEAUTE :

SECONDE SOURCE DE BIEN-ETRE DES FRANÇAIS…

Une étude, réalisée en juin 2009, par l’institut de sondage IPSOS sur le marché du bien-être confirme la popularité actuelle des lieux de détente tels que les spa, centre de thalassothérapie, hammam… Ils constituent en effet la deuxième source de bien-être pour 49% des Français, après la douche ou le bain quotidien.

59 % des femmes (contre 37 % des hommes) plébiscitent ces lieux de détente où la relaxation est le maître mot. La pratique des différentes techniques de bien-être montre un très net intérêt pour chacune d’entre elles. En ce qui concerne les centres de thalassothérapie, 21% des femmes déclarent avoir déjà fait une cure et 14% des hommes. Ce sont 18% des femmes qui ont déjà fréquenté et 13% des hommes qui ont déjà fréquenté un spa.

Ces dernières années ont vu fleurir de plus en plus de lieux dédiés au bien-être et à la relaxation. Les cures et les soins s’adaptent aujourd’hui de mieux en mieux aux attentes de la clientèle et proposent de nouvelles méthodes pour offrir à une population exigente les solutions qui lui conviennent le mieux. Le secteur du bien-être a de belles années devant lui…

Jeune femme en maillot profitant des bienfaits de l'eau pour la santé. Tags : thalassotherapie, cure thermale, spa, piscine, belle femme blonde, maillot. Photo Thermalies 2010

LE THERMALISME : DE LA SANTE A LA DETENTE, IL N’Y A QU’UN SPA…

En 2008, les établissements thermaux ont totalisé 9 millions de journées de cures et accueilli pas moins de 490 000 curistes, qui ont trouvé une solution efficace à des pathologies diverses… Rappelons qu’il existe deux types de cures thermales, la cure conventionnée (18 jours) remboursée en partie par l’assurance maladie, et la cure médicale libre (10 jours) qui répond elle à un besoin du curiste. Force est de constater que ces cures libres sont de plus en plus plébiscitées par une clientèle qui souhaite associer les bienfaits du thermalisme à une cure bien-être. Ce constat a conduit le thermalisme à se repositionner sur le secteur de la remise en forme et ce phénomène s’est considérablement étendu. Aujourd’hui le thermalisme propose des séjours santé, qui se composent généralement de soins de remise en forme et de massages… mais aussi des thématiques spécifiques qui répondent aux besoins de chacun : minceur, détente, anti-tabac, anti-stress…

LA THALASSOTHERAPIE : LA FRANCE CHAMPIONNE DES DESTINATIONS BIEN-ETRE…

La France arrive en tête (avec 14 %) des destinations bien-être préférées des Français, et pour 73 % d’entre eux, les vacances bien-être riment avec détente, massages, soins destinés à se chouchouter et à se ressourcer. Les cures de thalassothérapie ne cessent de se développer et les activités « bien-être » se multiplient. Aujourd’hui les cures peuvent inclure des soins d’eau, des soins esthétiques mais aussi des séances de sophrologie ou de shiatsu…

Bien que la durée des séjours en thalassothérapie diminue (les centres se sont adaptés à cette nouvelle clientèle en proposant des formules « courts-séjours » ou week-end), ce secteur continue à attirer près de 400 000 curistes chaque année, soit près de 900 000 journées de cures. Leader mondial de la thalassothérapie, la France accueille aujourd’hui dans ses 52 centres, une clientèle de plus en plus jeune (35-50 ans) composée pour 70 % de femmes (85% de CSP+).

LE BONHEUR EST DANS LE SPA

Plus qu’un phénomène de mode, la remise en forme et le bien-être sont une réelle tendance de consommation dans le quotidien des Français. Le spa,qui littéralement signifie « santé par l’eau », est par définition un lieu où le bien-être est le maître mot, le temps d’une journée ou juste quelques heures. Les créations de spas se multiplient et enregistrent chaque année une progression de 15 %, ce qui témoigne de l’engouement de la population.

Le spa est par ailleurs devenu une prestation incontournable dans l’hôtellerie haut de gamme, mais aussi dans les établissements thermaux et les centres de thalassothérapie, qui proposent de plus en plus une carte et/ou un espace spa à leur clientèle. La fréquentation des spas est principalement féminine, urbaine et relativement jeune (40 % des 25-49 ans). Le spa a de beaux jours devant lui car il répond aujourd’hui aux attentes d’une clientèle en recherche de bien-être permanent…

* Ipsos étude réalisée en juin 2009 auprès d’un échantillon de 1000 Français âgés de 15 à 70 ans.

* sources : Cneth, Fédération de la thalassothérapie.

Plus d’infos sur : www.thermalies.com

Accidents de Surf chez les Touristes à Hawaii

Vendredi 22 janvier 2010

La situation d’Hawaii en hiver est comparable à celle de la côte Atlantique en France en été. De nombreux touristes ( Hawaii accueille plus de 7 millions de touristes chaque année) viennent s’essayer à des activités à risques comme le surf sans y être forcément bien préparés.  Beaucoup de personnes vont dans l’eau et se blessent dans les vagues, notamment avec une planche de surf.

Les auteurs de cette étude, publiée dans le Hawai’i Medical Journal ont analysé les données concernant les patients admis au Queen’s Medical Center (QMC) de Janvier 2002 à Décembre 2006 (le QMC est le seul centre de traumatologie du secteur, où avait notamment été admis le surfer Nathan Fletcher après sa fracture fémorale à Pipeline.)

Sur cette période, 8244 patients ont été admis pour des blessures traumatiques graves. Parmi ces accidentés, 466 patients (5.7%) étaient des touristes :  c’est sur cet échantillon de « visiteurs »Â que porte l’étude. Les accidents survenus dans l’eau (22.8%) sont plus nombreux chez les visiteurs que les accidents de voiture, de deux-roues motorisés, les agressions (7.3%), ou encore les accidents de vélo (4.0%).

Une proportion anormalement élevée de touristes s’est blessée en pratiquant une activité aquatique. Alors que les touristes représentent en moyenne 12.6% de la population à Hawaii, ils comptent pour 44.2% du nombre total d’admissions pour traumatismes graves lié à une activité aquatique. Les traumatismes crâniens et les traumatismes de la colonne vertébrale représentent plus de 2/3 (68.2%) des blessures dans l’eau.

Panneau Dangerous Shore Break Surf Prevention

Parmi les visiteurs blessés dans l’eau, 57 patients (53,8%) s’étaient blessés en pratiquant le surf ou l’un de ses sports dérivés comme le bodyboard, le bodysurf ou le kite board. Les accidents de vague (comme se faire happer par une vague de shore break en sortant de l’eau) ont causé 20 accidents (18.9%). Les plongeons en eau peu profonde ont provoqué 12 blessures (11.3%). Un touriste a été pris en charge suite à une morsure de requin…70 patients sur les 105 blessés dans l’eau ont souffert de blessures à la tête et/ou au rachis.

En conclusion, les auteurs proposent de sensibiliser les visiteurs aux risques liés aux activités aquatiques. Etant donné que la majorité des touristes arrivent à Hawaii en avion, ils suggèrent de leur montrer des courtes vidéos pédagogiques pour leur expliquer le B-A-BA de la sécurité dans l’Océan avec traduction ou sous-titrage en anglais, japonais ou espagnol. Ceci dans le but de protéger l’intégrité physique des touristes.

L’éducation à la sécurité dans l’eau pour les touristes devrait être développée en plusieurs langues. Note de Surf Prevention : nous proposons ce type de guide à Surf Prevention en Français / Anglais.

Sondage : Attentes Amoureuses et Pratiques Sexuelles Féminines

Vendredi 22 janvier 2010

Voici un sondage très intéressant réalisé en ligne par Harris Interactive pour le magazine Top Santé du 5 au 10 novembre 2009 sur la perception, les attentes et les pratiques des femmes dans une relation amoureuse :

Premier constat : l’amour ne suffit pas toujours pour faire durer un couple… Les ingrédients pour la longévité sont avant tout : la confiance (55%) et la complicité (51%). L’amour vient seulement en troisième position (49%).

« Qui se ressemble s’assemble… » : l’ouverture à la « différence » entre partenaires n’est pas si évidente… Les « jeunes » semblent plus ouvertes à la diversité : plus nombreuses à pouvoir envisager de vivre avec un partenaire aux origines sociales (82% vs. 66% pour les Françaises en général), culturelles (77% vs. 57%) ou ethniques (73% vs. 55%) différentes.

L’Amour rime dans l’idéal avec toujours, pourtant la séparation reste parfaitement envisageable. Pour plus de 2 femmes sur 3 (67%), l’amour, dans l’absolu, dure toute la vie. Pourtant, 73% d’entre elles envisagent la séparation en cas de crise, 59% estiment que la séparation pourrait bien leur arriver. Parmi les femmes en couple actuellement : 3 sur 10 (32%) pensent que leur propre couple ne durera pas toute la vie. Les femmes en couple semblent plus sereines et plus positives vis-à-vis de la vie à 2. Alors que les femmes célibataires apparaissent un peu plus pessimistes par rapport à la vie de couple en général et surtout sa longévité : 85% d’entre elles pensent qu’il pourrait leur arriver de se séparer (contre 48% des femmes en couple).

La rencontre avec le partenaire. Selon les femmes interrogées, les 3 meilleurs moyens de rencontrer quelqu’un sont : le hasard = 27% , les amis = 23%, les activités personnelles = 20%. En revanche, la réalité est tout autre puisque 26% des femmes ont rencontré leur partenaire par l’intermédiaire d’amis, 14% dans leur milieu professionnel et 13% seulement grâce au hasard.

Un couple d amoureux sur une plage de sable blanc à Maui Hawaii devant les vagues et une mer turquoise. Tags : fille blonde sexy surfeuse bikini beau surfeur brun dos nu musclé. iStockphoto

L’engagement dans le couple, c’est vivre ensemble ! L’engagement dans le couple est, pour les femmes, surtout concrétisé par le fait de vivre ensemble (33%). Dans de moindres proportions, le fait de se présenter mutuellement à la famille peut être le début de l’engagement (16%). La présentation aux amis (3%) est nettement moins symbolique que celle à la famille. L’engagement peut aussi se concrétiser par le mariage (pour 10% des Françaises) et par le fait d’avoir un enfant (pour 10 % des Françaises) mais jamais par le PACS. Par ailleurs, 18% des Françaises estiment que l’amour n’entraîne aucun engagement.

Le motif principal de séparation est l’infidélité. En tête des raisons de séparation : l’infidélité pour 59% des Françaises. Suivi de : ne pas être heureuse avec son partenaire (45%), ne pas avoir de projets de vie compatibles avec son partenaire (33%).

La vie sexuelle: 8 femmes sur 10 la jugent importante mais seulement 6 sur 10 en sont satisfaites *. Près de 8 femmes sur 10 (75%) accordent de l’importance à leur vie sexuelle et 6 sur 10 (64%) en sont satisfaites. Les femmes en couple sont nettement plus satisfaites de leur vie sexuelle (78%) que les femmes célibataires (28%). La baisse du désir au fil du temps : jugée inévitable, dérangeante mais pourtant acceptée. La baisse du désir au fil des années semble inévitable pour 63% des femmes interrogées, et bien qu’elle soit jugée plutôt problématique (67%), plus d’1/3 des femmes pense tout de même faire avec (39% « cela ne me dérange pas »). Les pratiques sexuelles* : 90% ont déjà parlé de sexe avec leur partenaire, 78% ont déjà pratiqué la fellation, 55% ont pratiqué le cunnilingus, 39% ont déjà visionné un film porno avec leur partenaire, 38% ont déjà pratiqué la sodomie, 22% ont déjà expérimenté des sex-toys, 19% ont déjà expérimenté des sites de rencontre sur Internet.

* les questions portant sur la sexualité ont été administrées auprès des femmes ayant accepté d’y répondre (81% des femmes interrogées).

De grandes différences entre générations au niveau des attentes, des priorités et des pratiques sexuelles :
En fonction de leur âge, les femmes ont logiquement des expériences de couple différentes mais aussi des manières d’appréhender le couple différentes, ce qui se ressent dans leurs perceptions. Les plus jeunes donnent priorité à l’amour passionné et accordent une plus grande importance au désir et à leur vie sexuelle. Elles ont également un statut plus expérimenté en termes de connaissance et pratiques sexuelles. Elles se déclarent plus volontiers ‘’ouvertes’’ à la diversité entre partenaires : plus nombreuses à pouvoir envisager de vivre avec un partenaire aux origines sociales (82%), culturelles (77%) ou ethniques (73%) différentes. Les plus âgées observent plus de distance par rapport à la vie de couple et privilégient plutôt la confiance, la complicité, le sens des valeurs. Elles ont également une plus grande distance vis-à-vis du désir au sein du couple et accordent de fait une importance moindre à leur vie sexuelle.

Source et Méthodologie :

Ce sondage a été réalisé en ligne par Harris Interactive pour le magazine Top Santé du 5 au 10 novembre 2009, auprès d’un échantillon de 1000 femmes représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus. Les répondants ont été sélectionnés au sein de l’Access panel de Harris Interactive et gérés par quotas et redressements sur les critères d’âge, de région, et de catégorie socioprofessionnelle.