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Archive pour la catégorie ‘Le surf pour tous’

Diabète et surf: quelle glycémie avant une session ?

Dimanche 30 novembre 2008

On peut très bien surfer quand on est diabétique ! Il est même possible de passer professionnel comme nous le montre le jeune surfeur hawaiien Scott Dunton.

Dans un excellent article paru sur le site Internet de Diabetes Health, Scott Dunton, diabétique de type 1 sous pompe à insuline, donne quelques “trucs” sur son hygiène de vie.

On apprend notamment qu’il ne se prive de rien au niveau alimentaire mais qu’il adapte ses doses d’insuline à ce qu’il ingère. Le matin, par exemple, au petit déjeuner, il ne se prive pas de ses Fruity Pebbles: il s’autoadministre un “bolus” de 12 unités d’insuline vingt minutes avant, il les mange et part surfer.

Le surfeur diabétique doit apprendre à se connaître et à adapter les doses d’insuline en fonction de ce qu’il mange et des efforts qu’il fournit. Avant une session de surf par exemple, il est très important de contrôler sa glycémie capillaire avec un lecteur de glycémie.

Il ne faut jamais aller faire du sport, du surf, si on est déjà en hypoglycémie ou quand la glycémie est trop élevée. Pour Scott, le niveau de glycémie idéal est entre 130 et 140 mg/dL avant d’enfiler son lycra pour une série de compétition de 30 minutes. Juste avant une longue session de 2 heures de free surf, il préfère quand sa glycémie se situe encore plus haut,  entre 150 mg/dl et 160 mg/dl.

En cas d’hypoglycémie, il garde toujours une glacière sur la plage avec une bouteille de Gatorade et des barres de Snickers pour pouvoir se resucrer. Quand il surfe à plusieurs centaines de mètres du bord et que le retour sur la plage peut prendre de longues minutes, il emmène de quoi se resucrer dans sa combinaison : en cas de symptômes d’hypoglycémie, il faut pouvoir réagir vite !

Retrouvez les conseils pour gérer son diabète avant, pendant et après une session de surf dans la fiche ” Surf et diabète” de Surf Prevention.

Envoyez vos témoignages sur le forum.

Le surf contre la mucoviscidose

Samedi 16 août 2008

La mucoviscidose est une maladie génétique qui touche environ un enfant sur 3000 en France. C’est la maladie génétique létale la plus fréquente chez les sujets d’origine européenne.

La maladie est provoquée par la mutation d’un gène qui code pour une protéine régulant les transports de sodium et de chlore à travers les membranes de nombreuses cellules.

Au niveau des bronches, on observe une déshydratation du liquide de surface qui favorise l’accumulation de mucus visqueux qui s’évacue mal et qui obstrue les voies aériennes. Les poumons deviennent alors un véritable bouillon de culture pour les bactéries à l’origine d’infections chroniques et récidivantes qui font toute la gravité de la maladie.

D’autres organes (pancréas, foie, organes génitaux…)  peuvent être touchés. Les glandes sudoripares sont également affectées et permettent de faire le diagnostic grâce au “test de la sueur” dont la teneur en sel est supérieure à la normale.

Des surfeurs australiens atteints de mucoviscidose avaient remarqué qu’ils se sentaient mieux après une session : ils avaient l’impression de mieux respirer et expectoraient plus efficacement l’épais mucus qui encombre habituellement leurs bronches.

Des médecins se sont demandés pourquoi : le bénéfice d’une session de surf était-il seulement lié à l’exercice physique ou également aux bienfaits de l’eau de mer ?

Des chercheurs australiens de Sydney* ont émis l’hypothèse que le sel inhalé pourrait attirer l’eau du tissu pulmonaire vers les voies aériennes produisant ainsi une fine couche de liquide qui faciliterait l’expulsion du mucus hors des poumons.

Les chercheurs ont pu montrer qu’inhaler régulièrement une solution hautement salée (hypertonique) deux fois par jour améliorait la fonction pulmonaire des patients, diminuait le nombre d’exacerbations de la maladie, réduisait l’usage d’antibiotiques ainsi que l’absentéisme scolaire ou au travail, procurant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients.

L’inhalation de sérum salé hypertonique ne guérit pas la mucoviscidose et ne remplace pas les traitements habituels mais ce traitement constitue un appoint non négligeable dont le coût est très faible. Il devrait trouver sa place dans les protocoles de soins des patients atteints de mucoviscidose dans les années qui viennent.

Les surfeurs ont extrapolé ces résultats en se disant que si l’air salé était bénéfique pour les patients mucoviscidosiques, alors il n’y avait rien de tel qu’une bonne session de surf pour les aider à mieux respirer…

La Mauli Ola Foundacion a lancé le “Cystic Fibrosis (= mucoviscidose) Surf Experience Day” sur des plages californiennes. Dans la matinée du 9 août 2008, des enfants atteints de la maladie se sont retrouvés sur le spot de Newport Beach. Ils ont profité de la salinité de l’eau et de l’air marin et ils ont pu s’éclater sur leur planche de surf encadrés par quelques-uns des meilleurs surfeurs professionnels du team Volcom (Alex Gray, Mike Morrissey, Brandon Tipton, Dave Post…). D’autres initiatives de ce genre ont vu le jour sur les côtes américaines comme le “Pacsun Pipeline to a cure” pendant l’US Open à Huntington Beach.

L’exercice physique dans des conditions idéales pour s’initier au surf et l’ambiance de camaraderie qui règne dans ce genre d’événement sont très bénéfiques pour ces jeunes surfeurs. Le mode de vie sain et “fun” du surf peut être une source de motivation supplémentaire pour ces patients qui endurent souvent de lourds traitements et des hospitalisations à répétition.

A quand une journée découverte du surf pour les patients atteints de mucoviscidose en Europe ?

*Référence : Mark R. Elkins, Michael Robinson, Barbara R. Rose et al. A controlled trial of long-term inhaled hypertonic saline in patients with Cystic Fibrosis. The New England Journal of Medicine; 19 Janvier 2006; volume 354, n°3; pages 229-240.

Une championne de surf raconte sa grossesse

Dimanche 13 juillet 2008

Chelsea Hedges (Georgeson) lors de sa victoire chez elle au Roxy Pro Gold Coast 2007 avant de tomber enceinte.

La pratique du surf n’est pas indiquée pendant la grossesse compte-tenu des risques de chute ou de choc contre la planche.

Même pour une surfeuse invétérée, il est possible de bien vivre l’arrêt du surf pendant sa grossesse. C’est l’exemple que nous donne l’Australienne de 23 ans Chelsea Hedges, championne du Monde de Surf 2005 qui est l’heureuse maman d’une petite Meika née le 3 Juin dernier.

Elle s’est confiée dans une interview sur le site Internet de Surfline.

“Les mots ne suffisent pas à décrire la joie que m’apporte ma fille. J’apprécie chaque moment de ma nouvelle vie de mère, c’est le meilleur job à temps plein dont on puisse rêver”.

Chelsea a complètement arrêté le surf pendant 5 mois. Quand le journaliste lui demande si ce sevrage brutal de son sport favori ne l’a pas rendue folle, elle répond que ce break a été très bénéfique pour son surf. Elle fait de la compétition depuis qu’elle est junior et cela faisait 8 ans qu’elle voyageait non-stop autour du monde. Elle a pu profiter de cette pause pour observer les autres surfer, notamment les surfeuses pro et elle a beaucoup appris. Il lui arrivait quand même parfois d’imaginer ce qu’elle aurait fait sur telle vague et ce sont les tubes qui lui ont manqué le plus pendant sa grossesse…

Chelsea a resurfé pour la première fois 3 semaines après l’accouchement. Elle reprend très progressivement dans des vagues dociles avec une planche single-fin un peu plus large pour surfer tout en douceur. Pas question de se remettre à shooter les grosses vagues tubulaires qu’elle affectionne avant d’avoir terminé sa remise en forme et sa rééducation.

Note de Surf Prevention: une femme doit réaliser une rééducation périnéale puis abdominale avant de reprendre des activités plus exigeantes physiquement comme le surf.

Chelsea a suivi un programme d’exercices spécifiques post-accouchement mis au point par C.H.E.K. Australia.

Chelsea n’a rien perdu de son appétit de victoires et on peut s’attendre à la revoir très vite sur les plus hautes marches des podiums, avec la petite Meika et son mari comme plus fervents supporters…

Retrouvez des conseils pour que la grossesse se déroule au mieux dans la rubrique “Le Surf chez la femme enceinte”.