SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Le surf pour les enfants’

Les conseils de Bob l’éponge : le surf dans les grosses vagues

Dimanche 6 juin 2010

Eh oui ! Bob l’éponge fait aussi du surf. Dans cet épisode, on découvre que son ami Carlo Tentacules a peur des grosses vagues. La peur des grosses vagues de Carlo entraîne chez lui une phobie du surf. Mais le surf peut aussi se pratiquer dans de petites vagues faciles. On peut très bien s’amuser en surf sans jamais aller dans les grosses vagues. Ne vous sentez jamais obligé d’aller dans des vagues trop grosses qui vous font peur. Chacun a son échelle de grandeur pour les vagues : pour Laird Hamilton, une grosse vague mesure 30 mètres alors que 30 centimètres suffiront peut-être à Carlo Tentacules. Après, comme le dit si justement Bob l’éponge, le surf n’est peut-être pas le truc de Carlo… Lire la fiche Surf Prevention sur la peur des grosses vagues.

Fast-food : gare aux bombes caloriques pour les enfants et les ados !

Samedi 5 juin 2010

Régulièrement mises en cause pour la qualité nutritionnelle de leurs repas, les chaînes de fast-food cherchent depuis quelques années à redorer leur image. La plupart des professionnels ont diversifié leur offre en proposant des salades, des fruits à croquer et ont amélioré la composition de leurs huiles de friture.

Alors que le succès des fast-food ne se dément pas, notamment auprès des jeunes, la CLCV a fait le point sur la portée de ces initiatives. Ils se sont penchés sur la qualité nutritionnelle des menus proposés aux enfants par quatre grandes chaînes : McDonald’s, Quick, KFC et Brioche Dorée.

L’enquête montre que les versions « gourmandes » de ces menus apportent des quantités excessives de calories et de matières grasses. Ainsi pour un garçon de cinq ans se dépensant beaucoup, elles représentent, selon l’enseigne considérée, entre 45 et 53 % des besoins de la journée, nettement plus que les 37 % couverts en moyenne par un déjeuner.

Ces chiffres sont comparables à ceux relevés par Consumers International, fédération internationale des associations de consommateurs, dans de nombreux pays.

Un sondage réalisé auprès d’une centaine d’enfants a révélé que ceux-ci ont parfois tendance à « compléter » les menus qui leur sont proposés en ajoutant un sandwich ou un dessert ou à opter pour des formules qui ne leur sont pas destinées.

C’est notamment le cas chez McDonald’s où le menu Happy Meal conçu pour les plus petits est délaissé par 60 % des 10 à 12 ans qui lui préfèrent notamment les menus « Best of » voire « Maxi Best of » qui dépassent largement les apports conseillés pour cette tranche d’âge.

S’il est virtuellement possible de manger équilibré au fast-food, il est clair que seuls des parents très avertis ou sachant décrypter les étiquetages peuvent faire les choix correspondant aux besoins de leurs enfants.

CLCV considère qu’il revient aux professionnels de retravailler leur offre en adaptant les tailles des portions, en excluant les formules trop riches et en proposant des menus adaptés aux différentes tranches d’âge.

CLCV appelle également les chaînes de fast-food à retirer de leurs cartes les « bombes caloriques » qui y figurent. Il s’agit des menus XXL de Quick, Maxi Best Of de McDonald’s ou des buckets de KFC qui peuvent culminer à plus de 1500 kilocalories, soit les trois quarts des besoins journaliers d’un adulte.

Alors qu’à l’inverse des formes de restauration traditionnelle la restauration rapide continue sa croissance, il est indispensable que les déclarations des professionnels quant à leur engagement sur la qualité nutritionnelle se traduisent par des changements concrets et visibles dans leurs cartes.

Source : CLCV.

Ces surfeurs sud-africains qui se fichent de la Liste de Domenech…

Mercredi 12 mai 2010

Pourquoi Raymond Domenech n’a-t-il pas appelé Patrick Vieira, Karim Benzema et Samir Nasri ? Djibril Cissé, Mathieu Valbuena ou Franck Ribéry méritent-ils d’être sur la liste ? L’affaire Zahia a-t-elle influencé les choix ? Voici les questions existentielles que se posent la plupart des Français aujourd’hui. Au point d’être scotchés devant leur téléviseur pour le 20 heures de Laurence Ferrari qui recevait hier le sélectionneur des Bleus dont toute la France était suspendue aux lèvres quand il a annoncé sa pré-sélection de 30 joueurs.

A des milliers de kilomètres de là, en Afrique du Sud, là où va se jouer la Coupe du Monde de football 2010, il y a de pauvres gens qui sont à des années lumière de tout ce vain tapage médiatique et qui n’ont rien à cirer de la liste de Domenech. Et ne croyez pas que la Coupe du Monde de foot va changer leur vie : ils auront tôt fait de retourner à leur misère une fois que les lumières des stades somptuaires se seront éteintes. Le jeune Wonder âgé de 14 ans est de ceux-là…

Ce n’est pas le ballon rond qui a changé la vie de Wonder mais le surf. Tous les matins, Wonder va surfer sur les spots de Durban grâce à  l’association Umthombo qui essaye d’offrir aux enfants orphelins une alternative à la vie dans la rue. Wonder déclare que quand il surfe, au moins il ne sniffe pas de la colle (sic)… Le surf est pour lui une échappatoire à la misère, aux violences, à la drogue qu’il côtoie quotidiennement. Kheto, 9 ans, pourrait être le petit frère de Wonder. Il n’a connu que la vie dans la rue mais aujourd’hui il s’investit lui aussi dans sa nouvelle passion qu’est le surf.

Madame Sibilo, assistante sociale de l’association Umthombo, explique que quand les enfants surfent, ils deviennent actifs en s’investissant dans le sport plutôt que dans la violence ou les conduites addictives. Le surf leur permet de rester sur le droit chemin.

Quand la nuit tombe, les enfants de l’association Unthombo se retrouvent à nouveau livrés à eux-mêmes sur les plages ou dans les rues. Comme ils ne font pas partie du décor que les touristes ont envie de voir, ils sont ramassés par la police qui les éloigne en camion vers la banlieue dans un foyer d’où ils s’échappent à pied pour retrouver la plage et les vagues situées à quarante kilomètres de là. Certains affirment qu’il s’agit de « nettoyer » les rues pour la Coupe du Monde, même si la municipalité et la police de Durban s’en défendent.

Durban a fait des travaux pharaoniques pour moderniser son front de mer, et construire des hôtels, restaurants et boîtes de nuit sur 5 kilomètres jusqu’au stade tout neuf pour accueillir les hordes de supporters.

Pendant que Durban accueillera la demi-finale du Mondial de football, Wonder sera en train de surfer, s’il n’a pas été de nouveau refoulé vers un foyer en périphérie… Nos stars du foot et nos supporters ne croiseront sûrement pas Wonder ni Kheto pendant la Coupe du Monde mais nous ferions mieux de nous préoccuper du sort de ces gamins déshérités que de celui des enfants gâtés que sont nos footballeurs professionnels…

Si les enfants des rues seront bien cachés, il devrait en être tout autrement pour les travailleuses du sexe avec un afflux de plus de 40 000 prostituées prévu pour 500000 supporters attendus. Il ne s’agira pas ici d’une banale affaire de proxénétisme, mais d’une prostitution organisée à très grande échelle avec un brassage de populations important. La plupart des prostituées venant de pays pauvres comme le Zimbabwe fortement touchés par le SIDA, il faut souhaiter que de gros efforts seront faits dans la prévention du VIH et des autres Infections Sexuellement Transmissibles à l’occasion de ce Mondial pour éviter des contaminations en chaîne.

Umthombo association qui fait surfer les enfants orphelins en Afrique du Sud

Plus d’infos sur l’association : www.umthombo.org

D’après l’article « Surf pour les enfants des rues à Durban« .

Lire aussi les articles : – « trop de football à la télé, et pas assez de surf… » avec interview exclusive de Raymond Domenech.
- Une cure de désintoxication par le surf en Afrique du Sud.

Le surf pour les enfants : les Aventures du Petit Noah

Mardi 11 mai 2010

Les parents se demandent souvent à partir de quel âge mettre son enfant au surf. Il faut d’abord lui apprendre à nager vers 5 ans. L’enfant peut ensuite débuter le surf à partir de 6 ou 7 ans. Inutile de leur faire commencer le surf trop tôt car ils apprennent très vite à cet âge, comme nous le montre le jeune Noah, 7 ans. Noah adore être dans l’eau quelle que soit la planche avec laquelle il surfe : shortboard, SUP, longboard, bodyboard…Le gamin sait surfer sur tout. Un vrai waterman en herbe…Veillez à protéger la peau de votre enfant s’il passe du temps dans l’eau au soleil.

Noah aime aussi faire une petite session de surf avant d’aller à l’école :

Source : Surf Adventures of Noah.

Santé: les jeunes d’aujourd’hui seront les cardiaques de demain…

Dimanche 11 avril 2010

Le mode de vie des jeunes préoccupe les cardiologues, particulièrement quand les comportements à risques s’accumulent. Pratiquer une activité physique régulière réduit de moitié les risques de maladies cardiovasculaires. Pour le rappeler, la Fédération Française de Cardiologie organise chaque année les Parcours du Coeur dans toute la France. Courir, marcher, rouler… peu importe ses préférences, l’essentiel est de bouger régulièrement pour protéger son coeur.

A l’occasion des 35èmes Parcours du Coeur dont le mot d’ordre cette année est « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur », la Fédération Française de Cardiologie a commandé une enquête « Les jeunes et leur coeur » auprès des 15-20 ans. Ils sont environ 4 millions et demi en France. Réalisée par Kantar Health en mars 2010, auprès de 371 répondants, l’enquête sous forme de questions ciblées mesure la conscience qu’ont les 15-20 ans de leur coeur et dresse un état des lieux de leur quotidien autour de trois déterminants : tabac, fruits et légumes, activité physique.

Le mode de vie a un impact direct sur la santé du coeur. Favorable, il permet son bon fonctionnement ; défavorable, il multiplie les risques de développer des maladies cardiovasculaires.

Mode de vie des adolescents et des jeunes adultes, l’étude nous apprend que :

- 27 % des jeunes n’ont aucune activité physique d’au moins 30 minutes d’affilée en dehors du sport en milieu scolaire. C’est encore plus prononcé chez les jeunes femmes avec 35%. Une note positive : le nombre de ceux qui pratiquent une activité physique quotidienne augmente entre 15 et 20 ans.

Jeunes filles partant faire du surf - malheureusement 35% des jeunes francaises ne pratiquent aucune activité physique.

- 22 % des jeunes fument, dont 13 % plus de 5 cigarettes par jour. La proportion des fumeurs augmente avec l’âge. A 15 ans, 10 % fument ; à 20 ans, ils sont 33 %.

- 24 % ne mangent qu’un fruit ou légume, voire aucun, par jour. Seulement 13 % des jeunes déclarent en manger 5. Parmi les premiers, on trouve plus souvent des habitants de la région parisienne ou du Nord-est, des foyers CSP- (ouvriers / employés) et des hommes.

- L’activité physique n’est pas franchement identifiée comme étant essentielle pour le coeur, ni pour la santé et le bien-être en général. Seuls 15 % des 15-20 ans reconnaissent le manque d’activité comme néfaste… Pour mémoire, un adulte sur deux ne pratique aucune activité physique !

Etat des lieux des comportements des 15-20 ans vis à vis du coeur :

- 35 % des jeunes de 15 à 20 ans ont un comportement encourageant pour le coeur. Ils ne fument pas, mangent plus de 2 fruits et légumes par jour, et pratiquent plus de 2 fois par semaine une activité physique d’au moins 30 minutes en dehors du sport en milieu scolaire.

- Au quotidien, seuls 3 % allient tous les comportements favorables pour le coeur : 0 cigarette, 5 fruits et légumes, 30 minutes d’activité physique par jour.

- 16 % ont des comportements préoccupants pour leur santé. Ils fument et ils risquent de fumer encore plus à l’avenir. Ils ne bougent pas suffisamment (marche, sport, activité physique). Parmi eux, 2 % cumulent les comportements à risque soit, rapporté à la population, 90 000 personnes. Sans modification majeure de son mode de vie, ce groupe met son coeur, et donc sa santé en grand danger : ce sont les cardiaques potentiels de demain. D’autant que cette enquête met en exergue une forte augmentation des comportements à risque avec l’âge : 7 % à 15 ans, 22 % à 20 ans.

Cardiaques de plus en plus jeunes ? Le choix du mode de vie fera la différence.

Les jeunes qui persisteront dans ces comportements risquent de développer des maladies cardiaques de plus en plus tôt dans leur vie.

Les résultats de cette enquête confirment qu’il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier les actions de sensibilisation pour la santé du coeur, et de les adapter aux différentes générations.

Cette année, la Fédération Française de Cardiologie a lancé les premiers Parcours du Coeur scolaires: 40 000 enfants y sont inscrits. Ce sera l’occasion de les inciter à adopter l’ensemble des comportements de prévention.

retrouver ce média sur www.ina.fr

- Le message Fédération Française de Cardiologie « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur » :

- 0 cigarette, pourquoi ?

Les fumeurs s’exposent à des accidents cardiovasculaires graves avant 50 ans. 80 % des infarctus du myocarde survenant entre 30 et 50 ans sont dus au tabac. Dès la première cigarette, l’individu se met en danger d’addiction à cette drogue. Le tabac est le seul facteur de risque évitable à 100 %.

- 5 fruits et légumes, pourquoi ?

L’alimentation équilibrée est un moyen de lutte contre le diabète, l’excès de cholestérol ou l’obésité. Elle doit être associée à de l’activité physique. « Equilibrée » signifie variée, proportionnée aux dépenses énergétiques, bien répartie dans la journée, apportant les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les fruits et légumes participent activement à l’équilibre alimentaire. On peut manger de tout, à condition de rester raisonnable. Et concilier santé et plaisir est possible et même souhaitable ! 30 % des infarctus actuels surviennent chez des diabétiques. En modifiant simplement son alimentation et sans médicaments, on peut faire baisser de 15 % son taux de cholestérol.

Sources : brochures FFC (Alimentation et Séniors) + PPT« Coeur de séniors – Parcours du Coeur 2009 »

- 30 minutes d’activité physique d’affilée par jour, pourquoi ?

Comme tout muscle, le coeur a besoin d’être entraîné. L’activité physique améliore la circulation sanguine, permet une meilleure irrigation, protège les artères contre les obstructions en évitant les dépôts, baisse la pression artérielle et développe le souffle. Elle réduit de 30 % les risques cardiovasculaires ! « L‘exercice physique est un élément fondamental pour l’équilibre énergétique et pour éviter de prendre du poids. Il procure bien des avantages, entre autres la réduction du risque de cardiopathie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral (AVC) ; la réduction du risque de diabète de type II, de cancer du côlon, et de cancer du sein chez les femmes ».

Source OMS – fév.2010.

Conseils pour le surf : comment débuter en Stand-Up Paddle ?

Dimanche 11 avril 2010

Le Stand-Up Paddle (SUP) est l’activité physique de base la plus complète que je vous propose dans la méthode Surf Thérapie. Le SUP rend la glisse debout sur l’eau accessible à tous. Nous ne parlerons ici que du SUP sur le plat. Dans les conditions adéquates, avec le bon matériel et le bon accompagnement, tout le monde peut arriver à glisser sur l’eau sur un SUP dès la première session !

Pré-requis:
Vous devez seulement savoir nager et savoir tenir debout pour vous initier au Stand-Up Paddle. Il n’est absolument pas indispensable de savoir faire du surf, même si cela peut aider.

Dans quelles conditions ?
En SUP, on apprend à marcher pour la deuxième fois dans sa vie…mais sur l’eau cette fois-ci ! Au même titre que vous n’apprendriez pas à un nourrisson à marcher sur un terrain accidenté en pente, il convient d’éviter les plans d’eau turbulents pour s’initier. Choisissez un plan d’eau plat en bord de mer ou sur un lac par exemple. Il ne doit pas y avoir de houle, pas de courants, pas de vents et pas de clapotis. Le plan d’eau idéal pour débuter est lisse comme un miroir. L’énorme avantage du SUP est qu’on peut débuter dans un environnement stable et sécurisé (ce n’est pas le cas pour les cours de surf où l’on demande aux débutants d’arriver à gérer d’emblée la planche ET les vagues). Cela permet d’acquérir la technique de positionnement et de manoeuvrage sur la planche en toute tranquillité.  Ce n’est qu’une fois que vous maîtriserez votre planche sur du plat que vous compliquerez progressivement les choses en allant sur une eau légèrement ridée puis clapoteuse avant de vous risquer éventuellement un jour sur les vagues. Mais attention, le SUP surf dans les vagues nécessite beaucoup plus d’expérience !

La surfeuse Lisa Andersen s'initie au stand-up paddle surf - photo Tim McKenna

Choix de la Planche:
Choisissez une planche suffisamment grande (entre 3 et 4 mètres de long environ pour un adulte) et volumineuse pour obtenir toute la flottabilité nécessaire pour prendre du plaisir dès la première tentative. Une telle planche peut être encombrante et lourde à transporter: choisissez une planche équipée d’une poignée pour la porter plus facilement, voire un SUP démontable ou un Stand-Up Paddle gonflable. Des planches de SUP en mousse ou avec un revêtement supérieur mou (soft top) apportent plus de sécurité au débutant.

Choix de la pagaie pour le SUP :
La taille de la pagaie est primordiale. Elle ne doit être ni trop grande, ni trop petite, pour que vous puissiez ramer dans de bonnes conditions. L’idéal est de se procurer une pagaie de taille réglable que vous ajusterez en fonction de la planche que vous utilisez, des conditions du jour et de l’utilisation que vous voulez faire de votre SUP.

Accompagnement : il est fortement recommandé de se faire accompagner par une personne qui sait déjà faire du SUP et qui connaît le terrain que vous avez choisi pour l’initiation. L’idéal serait de débuter avec un moniteur, à condition d’en trouver un ! En France, il n’existe malheureusement pas encore en 2010 de moniteurs diplômés d’état spécialisés dans le Stand-Up Paddle. Certains professeurs de surf ou des pratiquants bénévoles proposent néanmoins une initiation au Stand-Up Paddle.

Règles de sécurité en SUP :
En Stand-Up Paddle, on peut parcourir d’énormes distances en peu de temps surtout s’il y a du vent. Ne vous éloignez pas de la côte. Préférez longer le bord de mer que de partir vers le large. Un fort vent de terre peut vous entraîner au large en quelques secondes et vous rendre le retour vers la plage très difficile (votre corps est comme une voile qui prendrait le vent). Astuce: quand vous devez ramer contre le vent, allongez-vous sur la planche pour ramer avec la pagaie calée sous votre torse.

Les pirogues hawaiiennes se mettent au vert au Pays Basque

Mercredi 7 avril 2010

Les pirogues utilisées lors des épreuves sur la Nive et en baie de Saint-Jean-de-Luz ont été conçues dans les ateliers Woo à Anglet. Après quelques informations sur cette embarcation ancestrale, Guy Ringrave – “barreur” de la Woo – nous dit comme il tente de réduire l’impact de la fabrication composite des pirogues sur l’environnement. Interview réalisée par Rudy Chagnaud*, jeune reporter de l’Odyssée du Flocon à la Vague.

Les Reporters de L’Odyssée : La pirogue, ça existe depuis longtemps ?

Guy Ringrave : C’est le plus vieux mode de transport ! Bien avant le premier cheval domestiqué ou l’apparition de la roue… On la retrouve en Afrique, en Amérique et en Asie, mais les toutes premières viennent des Marquises, en Polynésie française, il y a environ 5 000 av JC !

Pourquoi tes pirogues n’ont-elles pas de voile ?

Elles n’ont pas de gréement car ce sont des pirogues de course : on va plus vite en pagayant ! La voile comme moyen de propulsion, c’était au tout début quand les Marquisiens se servaient de ces longues barques étroites pour aller pêcher. Puis, ils sont partis à la conquête du Pacifique et les pirogues se sont transformées en embarcations de guerre. Il fallait aller vite, donc ils avaient recours à des pagaies. Une voile triangulaire était bien utilisée, mais c’était pour soulager les rameurs entre deux attaques.

À quoi sert le petit flotteur sur le côté ?

C’est un balancier. Grâce à cette disposition asymétrique, on a une meilleure stabilité. Surtout, ça permet de réduire la largeur du flotteur principal et donc d’aller plus vite ! Enfin, le balancier réduit la hauteur de flottaison et l’embarcation peut ainsi aller en eaux peu profondes, comme au-dessus des barrières de corail polynésiennes…

Pirogue hawaiienne Woo made in Pays Basque

Quels matériaux utilise-t-on pour construire une pirogue ?

Traditionnellement le bois : chaque flotteur était creusé dans un tronc d’arbre. C’est comme ça que l’île de Pâques s’est retrouvée sans le moindre arbre ! Mais avec l’éclosion ces 30 dernières années des nouvelles technologies, les matériaux composites se sont imposés. On utilise des tissus en fibre de verre et de carbone, avec lesquels on tapisse le fond des moules. On ajoute ensuite de la résine pour durcir le mélange et pour que l’ensemble épouse parfaitement la forme du moule. À l’arrivée, on a une pirogue davantage profilée et surtout dix fois plus légère que celle faite en bois : en vitesse, y’a pas photo ! De plus, la fabrication est plus rapide et donc moins chère.

Combien ça coûte une pirogue en matériaux composites ?

Celle-ci 2 680 €. Ça peut paraître cher mais c’est un produit de haute technologie. Par exemple, le balancier ressemble plus à une aile d’avion qu’à un flotteur ! Et 2 680 €, c’est toujours moins cher qu’un VTT haut de gamme à Décathlon.

Cette construction composite présente des dangers ?

On utilise des produits issus de l’industrie pétrochimique, donc ça peut être effectivement dangereux pour la santé. Notamment les émanations de styrène qui sont cancérigènes. C’est pourquoi on utilise des masques à filtres pour s’en protéger.

Et pour l’environnement, c’est dangereux aussi ?

La fabrication des pirogues est très polluante. Pour qu’elle soit plus propre, on fait appel à la technique d’infusion sous vide. Lors de la stratification, on recouvre le moule et son contenu d’une bâche qui va empêcher le styrène de s’évaporer. Ce gaz toxique va polymériser avec la résine et y rester prisonnier. Résultats : pas de styrène dans l’atmosphère et une pirogue encore plus solide ! Nous sommes les seuls à utiliser ce procédé en France. Mais nous ne comptons pas en rester là, car la route est longue avant d’arriver à une conception entièrement respectueuse de l’environnement ! Nous travaillons ainsi sur des fibres végétales, comme le chanvre et le lin, et rêvons d’une résine qui soit aussi végétale. C’est la solution pour qu’on puisse un jour recycler une pirogue en fin de vie.

> Waina Outrigger Organisation : www.woo-outrigger.com

> Odyssée du Flocon à la Vague : www.dufloconalavague.org

> Les Jeunes Reporters pour l’Environnement : www.jeunesreporters.org

> Urdin Uhaina : http://urdin-uhaina.e-monsite.com/

*Rudy Chagnaud, Reporter de l’Odyssée : à 12 ans, Rudy déborde d’énergie et de curiosité. Des qualités que cet élève de l’Institut médico-pédagogique du Nid Basque (Anglet) a pu mettre à profit en participant aux Reporters de l’Odyssée. Une animation mise en place à l’occasion de l’Odyssée du Flocon à la Vague, via l’association Urdin Uhaina et en partenariat avec les Jeunes Reporters pour l’Environnement. Ce programme éducatif européen permet aux enfants d’enquêter sur une problématique environnementale locale, en se transformant en journalistes en herbe.

Dakhla : Festival de Surf et de Musique au Maroc

Mardi 9 mars 2010

Je découvre trop tard que se déroulait du 22 au 28 février 2010, la 4e édition du Festival de Dakhla présentée par l’Association Mer et Désert. Et j’ai bien les boules d’avoir raté ça ! Alors que je me caillais les miches en France au coeur de cet hiver particulièrement rude, je découvre qu’à quelques heures d’avion seulement se trouve le paradis sur terre des sports de glisse: surf, stand-up paddle, longboard, windsurf, kitesurf…

Je connaissais déjà Taghazout, située plus au nord, pour y avoir surfé ses superbes droites il y a quelques années. Dakhla a l’air d’offrir un climat encore plus clément en plein hiver. Le Maroc offre clairement un potentiel énorme pour les sports de glisse comme le SUP, le surf ou la planche à voile. On a même vu récemment Kelly Slater au Maroc pour l’inauguration d’un hôtel. Les sports nautiques sont un facteur d’attractivité touristique qui permet le développement socio-économique de certaines régions du Maroc comme Dakhla.

Dakhla se situe à l’extrême sud du Maroc dans la région Oued Eddahab-Lagouira au niveau du Sahara Occidental. On y trouve du soleil, de la chaleur, un plan d’eau exceptionnel et même une vague world-class sur le spot de Foum Labouir qui abrite une longue droite sur laquelle les compétitions de surf ont eu lieu. Les surfeurs marocains comme Abdel El Harim ou Yassine Ramdani étaient présents.

Quelques-uns des meilleurs watermen européens se sont retrouvés à Dakhla pour surfer les vagues ou pour battre des records de vitesse à l’occasion de la « Dakhla Longue Distance », course de vitesse la plus longue du monde sur 40 kilomètres pour les champions de vitesse en windsurf ou en kite. Voir les résultats des épreuves ci-dessous.

Initiation au stand up paddle pour des enfants au Maroc pendant le festival de Dakhla 2010 - tag SUP débuter cours initiation balade

Les jeunes locaux ont pu profiter d’initiations au kitesurf ou au stand-up paddle comme on peut le voir sur ces images de Zuma Production.

 

Et ce n’est pas tout. Il y avait également un festival de musique avec Youssou N’Dour en vedette qui présentait son tout nouvel album Dakar-Kingston.

L’année prochaine, je pars couvrir l’événement pour Surf Prévention !

Découvrez le festival sur le site www.dakhla-festival.com

Lee-Ann Curren : de Biarritz à l’Australie en passant par les Favelas

Lundi 1 mars 2010

Je suis fan de la surfeuse Lee-Ann Curren ! Et pas uniquement parce qu’elle a effectué une partie de sa préparation d’avant-saison sur le spot de la Grande Plage de Biarritz, plage que je fréquente assidûment. L’entraînement a payé puisqu’elle a brillamment remporté aujourd’hui sa première série du Roxy Pro Gold Coast en Australie, devant les surfeuses Rosanne Hodge et Sofia Mulanovich.

Je salue cette première performance de la jeune surfeuse française, mais ce qui m’a le plus impressionné hier soir n’est pas cette victoire mais un documentaire intitulé « Titanzinho Project », sur lequel je suis tombé un peu par hasard sur Vimeo.

Portrait de la surfeuse Lee-Ann Curren - Photo Roxy / Aquashot

Lee-Ann est partie découvrir la ville natale de son petit ami, Andre Silva, dans une favela à Fortaleza au nord du Brésil. Elle y a découvert une autre vie qu’elle ne connaissait pas, malgré ses nombreux voyages. « Titanzinho Beach » est le spot sur lequel Andre Silva a découvert le surf. On découvre dans son quartier l’extrême pauvreté des habitants qui vivent au quotidien au contact de la violence, des trafics de drogues, de la prostitution…mais qui gardent malgré tout leur joie de vivre et…l’envie de faire du surf !

J’adore quand Andre Silva dit que  sa favela est aussi un endroit privilégié, car elle est située au bord de l’océan. Les enfants en profitent pour s’évader de leur quotidien en pratiquant le surf. C’est un moyen pour eux d’échapper à la drogue, et pourquoi pas de gagner un jour leur vie en tant que surfeur professionnel, comme l’ont déjà prouvé de nombreux surfeurs brésiliens comme Pablo Paulino ou Tita Tavares. Dans le reportage, on découvre la petite Juju âgée de 9 ans qui surfe déjà très bien mais qui vit dans le dénuement absolu…

Ce reportage constitue une excellente illustration de l’intégration sociale que peut apporter le surf. Je trouve bien que Lee-Ann Curren s’intéresse aux plus démunis au moment même où elle commence à vivre la vie enviée de surfeuse professionnelle. Il est également paradoxal de constater que Lee-Ann vient de Biarritz où des jeunes qui ont tout ont la flemme de se mettre à l’eau alors que les jeunes de la favela qui n’ont rien sont prêts à tout pour faire du surf. De Biarritz à la favela : deux mondes diamétralement opposés où l’on surfe…

Teaser of the Titanzinho project. from leeann curren on Vimeo.

This is the story of diferent paths that cross in the favela of Titanzinho, North Brasil.
Lee-ann, surfer girl from Biarritz, France, goes there for the first time to visit her boyfriend’s family. She discovers a reality that she had never seen before.
Andre, professional surfer who grew up in the favela, goes back after many trips around the world and tries to help younger surfers.
For kids, surfing is almost the only way to escape from poverty and drugs…. this is the teaser of the documentary.

video and edition: andre silva & lee-ann curren
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portugues.
andre:
Estávamos em uma viagem de rotina. A idéia era visitar a família, patrocinadores, amigos e mostrar, pela primeira vez, meu local de origem, meu povo e minha cidade à minha namorada, Lee-Ann, que mora em Biarritz, sul da França. Durante uma sessão de surf na praia do Titanzinho, onde peguei minha primeira onda e me preparei para o mundo do surf, surgiu uma idéia. Fazer um documentário sobre as crianças que vivem naquela pequena praia, na capital cearense! O que mais me motivou a iniciar esse projeto, foi que, ao sair do mar naquele dia, cometei sobre minhas pretensões com a Lee-Ann e me deparei com ela, inspirada para o mesmo projeto. Enquanto estávamos na água, naquele dia, treinando e relaxando, tínhamos ao mesmo tempo, a mesma idéia! Conversamos um tempo e seguimos projetando o mesmo objetivo: ajudar de alguma maneira aquelas crianças. Como? Quando? Com o que? Iríamos descobrir.
Algo que me chamou a atenção na favela do Titanzinho, foi que todas as crianças estavam sempre a procura de alguma prancha de surf. Quando questionadas sobre um sonho respondiam: entrar no Tour Mundial de Surf Profissional [WCT] e serem campeãs mundiais!

Dopage : les jeunes surfeurs contrôlés négatifs en Nouvelle-Zélande

Dimanche 28 février 2010

L’International Surfing Association (ISA) a annoncé avec une grande satisfaction que les résultats des tests anti-dopage effectués sur les surfeurs finalistes du Quiksilver ISA World Junior Surfing Championship 2010, qui s’est déroulé à Piha en Nouvelle-Zelande du 21 au 28 Janvier 2010, sont tous revenus négatifs. Il s’agit en effet d’une nouvelle rassurante à l’heure où la consommation de drogues est très préoccupante chez les jeunes.

Les surfeurs suivants ont été contrôlés : Gabriel Medina (Brésil), Jordi Watson (Australie), Tamaroa McComb (Tahiti), Matt Banting (AUS), Jake Halstead (USA), Koa Smith (HAW), Hiroti Arai (JPN), Beyrick De Vries (RSA) et les surfeuses Tyler Wright (Australie), Alessa Quizon (Hawaii), Sarah Baum (RSA) et Lakey Peterson (USA).

Tamaroa Mc Comb le jeune surfeur de Tahiti figure parmi les surfeurs controles negatifs aux ISA World Junior Surfing - credit photo : ISA - tags : photo surf action aerial frontside

La compétition avait rassemblé cette année 200 surfeurs en provenance de 21 pays différents. L’Australie a terminé avec la médaille d’or au classement par pays. Parmi les jeunes sportifs testés, signalons que figuraient dans la liste les grands vainqueurs de l’épreuve comme l’Australien Matt Banting, qui a remporté la compétition dans la catégorie moins de 16 ans, Gabriel Medina vainqueur en moins de 18 ans et la jeune Tyler Wright (AUS) qui a gagné dans la division Ondines de moins de 18 ans.

L’ISA s’est engagée à faire du surf un sport sans dopage, en réalisant des contrôles anti-dopages systématiques pendant toutes ses compétitions. Elle a adopté un code ISA anti-dopage basé sur le code de la World Anti Doping Agency (WADA) : lire le code mondial anti-dopage.

On aimerait maintenant que l’ASP (Association qui regroupe les Surfeurs Professionnels Adultes) prenne le même genre d’engagement avec réalisation de contrôles anti-dopage chez les surfeurs professionnels majeurs du circuit de compétitions de surf ASP. Lire la fiche Surf Prévention sur les surfeurs et le dopage.