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Archive pour la catégorie ‘Lexique Médical’

Somnambulisme: définition

Samedi 6 septembre 2008

Le champion du monde de surf Mick Fanning serait-il devenu somnambule ? C’est la question que l’on peut se poser en visionnant cette vidéo…

Le somnambulisme (du latin somnus=sommeil et ambulare=marcher) n’est pas une maladie. C’est un trouble qui atteint le plus souvent les enfants et qui disparaît généralement à l’adolescence, mais certains adultes sont somnambules.

Le somnambulisme consiste à accomplir des actes pendant son sommeil: en général le sujet marche mais il peut tout aussi bien faire des choses plus élaborées…

La personne somnambule ne se souviendra pas de ce qu’elle a fait à son réveil car le cerveau n’imprime rien dans sa mémoire: il est dans un état d’éveil incomplet. Mick Fanning ne se souviendra donc pas de son aérial 360°…

Les yeux du somnambule sont ouverts et le regard peut paraître hébété. Dans les formes intenses, le somnambule peut se retrouver dans un état de terreur et s’inventer un univers en rapport avec sa vie normale, comme c’est le cas ici pour Mick.

Le somnambulisme peut être favorisé par de la fatigue ou de l’anxiété.

Il n’y a pas de traitement spécifique mais dans certains cas, le médecin prescrit des calmants qui peuvent avoir un effet transitoire.

Il existe un risque de chute et de traumatisme qu’il faut essayer de prévenir en fermant les portes et les fenêtres de la chambre d’un somnambule. Il peut arriver que le somnambule réalise des actes élaborés comme jouer d’un instrument de musique, conduire une voiture…et pourquoi pas surfer ! Cela paraît un peu tiré par les cheveux mais cela semble concevable dans un cas de somnambulisme complexe.

Surfer de nuit pendant un épisode de somnambulisme peut être dangereux. Si vous croisez Mick Fanning ou un pote somnambule l’oeil hagard en pleine nuit, mieux vaut le réveiller pour prévenir un accident de surf… Il n’y a aucun risque à réveiller un somnambule même s’il peut parfois se montrer agressif au réveil.

Tendinite: définition

Dimanche 22 juin 2008

La répétition des canards et les longues sessions de rame peuvent favoriser la survenue de tendinites dans les régions des épaules et des coudes chez les surfeurs.

Une tendinite est une inflammation d’un tendon.

Un tendon est un tissu fibreux qui rattache un muscle à un os.

La tendinite peut notamment être provoquée par des mouvements ou des microtraumatismes répétés liés à la pratique d’un sport.

Elle se manifeste par une douleur augmentée par la palpation et la sollicitation du tendon “enflammé”.

Le traitement associe selon le diagnostic :
- glaçage.
- repos.
- anti-inflammatoires en gel, par voie orale (ibuprofène, kétoprofène, etc.),…
- physiothérapie.

Prévention:
- préparation,
- matériel adapté,
- échauffement,
- étirements.

On connaît bien l’épicondylite (tendinite de la partie externe du coude) du tennisman; c’est le “tennis elbow”. On connaît moins le “surfer’s elbow” provoqué par les mouvements répétitifs de rame ou encore de waxage chez le surfeur. Les épaules du surfeur sont la partie du corps la plus touchée : les tendinites à ce niveau peuvent s’expliquer par une technique de rame inadaptée ou encore des sessions trop intensives.

Lentigo solaire

Vendredi 18 avril 2008

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Les lentigos solaires sont des “grains de beauté” particuliers.

Un lentigo se forme suite à l’augmentation des cellules responsables de la pigmentation de la peau: les mélanocytes.

Ils forment de petites taches brunes de quelques millimètres de diamètre.

Ils sont localisés aux parties de la peau exposées au soleil: visage, épaules, dos…  

Ils surviennent plus volontiers sur les sujets à la peau vulnérable comme les blond(e)s ou les personnes rousses et chez ceux qui travaillent ou pratiquent un sport en extérieur. Les surfeurs sont très exposés à ce type de lésion comme on peut le voir sur l’épaule de cette jeune surfeuse blonde et trop bronzée par rapport à sa couleur de peau naturelle.

Les lentigos sont un marqueur de surexposition solaire. Leur apparition est favorisée par la répétition des coups de soleil. Leur nombre augmente au fil des années si on ne se protège pas efficacement du soleil.

Les lentigos solaires sont des lésions bénignes mais ils sont un marqueur du risque de cancer de la peau et notamment de mélanome.

Il faut se méfier des lentigos qui ne ressemblent pas aux autres (”vilain petit canard”) ou qui changent d’aspect.

Au moindre doute, montrez vos grains de beauté à votre médecin généraliste ou à un dermatologue, surtout si vous êtes de phototype clair ou avez des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau.