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Archive pour la catégorie ‘Media Surf’

L’origine de la cicatrice de Kelly Slater révélée.

Dimanche 4 janvier 2009

Depuis qu’on le connaît, Kelly Slater arbore une cicatrice sur la partie supérieure droite de la base de son nez.

Cette cicatrice en rajoute à son faciès de “beau gosse” (on dit que les filles kiffent les cicatrices…) mais n’en déplaise à la gent féminine, cette cicatrice n’a rien de celle d’un bad boy (même si Kelly était très bagarreur dans son enfance).

Ce n’est donc pas le résultat d’une dispute avec un local violent. Ce n’est pas non plus le résultat d’un accident de surf même si le nose de la planche vient se ficher plus souvent qu’on ne le croit au niveau de cette partie du visage (surtout quand on n’utilise pas de nose guard ou de casque…).

En fait, cette cicatrice date de son enfance où Kelly a baigné dans un environnement familial musical : le père de Kelly Slater jouait de la guitare et sa mère du banjo. Les frères Slater avaient une batterie dont ils ne savaient pas vraiment jouer mais un jour l’un deux envoya l’une des cymbales de la batterie en l’air…et celle-ci retomba sur le nez de Kelly en occasionnant une plaie… Kelly dit avec humour que depuis ce moment, “la musique est en lui” !

Il n’est pas précisé dans le dernier livre de Kelly Slater s’il est retourné surfer dans l’eau de mer ou au soleil prématurément (rappelons que Kelly Slater a débuté le surf très jeune à l’âge de 5 ans), ce qui pourrait expliquer que sa cicatrice se soit pigmentée et qu’elle soit encore visible à l’âge adulte.

On voit bien la cicatrice sur cette vidéo YouTube où Kelly Slater est interviewé sur son chiffre porte-bonheur : alors Kelly, quel est ton “lucky number” ? Le 9 qui semble t’avoir mené à ce 9e sacre mondial ou le 3 ?

Pour lire les conseils de prise en charge d’une plaie chez un surfeur, cliquez sur cette fiche Surf Prevention.

Hommage à Mixu Mixelena

Dimanche 4 janvier 2009

MMX - Hegoak, le clip
envoyé par Niko3182

Beaucoup de surfeurs du Pays Basque ont connu le charismatique Mixu, leader du groupe de rock basque Sustraia, tragiquement disparu hier soir dans les travées du Stade Jean-Dauger à Bayonne. La mort de Mixu est survenue dans les suites d’un malaise cardiaque. Malgré l’intervention rapide des secours, il n’a pu être ranimé.

Le décès de Mixu Mixelena a provoqué un grand désarroi chez ses nombreux fans, amateurs de la Fête et de la chanson, au Pays Basque et bien au-delà.

Sur la vidéo Daily Motion ci-dessus, vous découvrirez l’une de ses dernières oeuvres, une reprise de la célèbre chanson basque Hegoak où l’on peut entrevoir une partie de son talent, de son enthousiasme et de sa joie de vivre communicative aux côtés de Maialen et de Xabaltx.

C’est un grand chanteur basque qui disparaît.

Agur Mixu. Milesker anitz.

Paroles de la chanson Hegoak :

Hegoak ebaki banizkio
Neuria izango zen
Ez zuen aldegingo

Bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango

Eta nik
Xoria nuen maite
Eta nik, eta nik
Xoria nuen maite

lalala….

Surf Prévention : statistiques 2008 du site Internet

Vendredi 2 janvier 2009

Logo Surf Prevention par Manu Cossu / Photo Aquashot. Surfeuse Coline Menard.

Surf Prevention est un site Internet dédié aux surfeurs qui se définit comme le portail d’information sur la prévention des risques liés au surf.

Le concept : apporter aux surfeurs toute l’information nécessaire pour pratiquer leur sport en toute sécurité.

On retrouve sur ce site Internet:
- des fiches de prévention avec les conseils de base pour éviter de se blesser ou de tomber malade en surfant.
- une rubrique pour les surfeurs débutants pour les aider à découvrir le surf en toute sécurité.
- un guide de prévention édité en partenariat avec la Fédération Française de Surf téléchargeable gratuitement.
- des interviews de surfeurs et de spécialistes sur un sujet touchant au surf, à la santé ou à la sécurité.
- des fiches Surf Trip avec des conseils adaptés à chaque destination surf.
- une rubrique “matériel” avec les meilleurs produits pour surfer sereinement.
- la météo du surf et les prévisions de houle, de vagues et de vent à 3 jours en partenariat avec www.allosurf.net .
- des news sur le blog avec l’actualité sur le surf et la santé décryptée et associée à des conseils de prévention.

Lancé en Mai 2008, ce site a déjà connu un franc succès pour un site aussi spécialisé.

Les 10 000 visiteurs uniques absolus ont été dépassés le 1er Janvier 2009 : c’est-à-dire que plus de 10 000 personnes différentes ont “consulté” Surf Prévention en à peine plus de 6 mois.

Quasiment un tiers des visiteurs (28,78%) est revenu consulter au moins une fois sur la période. Surf Prévention n’est pas un site qui se consulte au quotidien mais qu’on utilise dès qu’on en a besoin, un peu comme la trousse à pharmacie du surfeur

A chaque visite, 5 pages ont été consultées en moyenne. Le temps moyen de connexion était de 4 minutes et 23 secondes.

En tout, plus de 70 600 pages ont été vues sur le site.

85% des visites proviennent de France. Dans le top 16, viennent ensuite le Canada (2% des visites), le Maroc, la Belgique, la Suisse, la Réunion, la Polynésie Française, les Etats-Unis, l’Espagne, la Guadeloupe, le Royaume-Uni, la Martinique, l’Allemagne, l’Australie, l’Algérie et la Tunisie.

Les visiteurs sont essentiellement arrivés sur le site par le moteur de recherche Google (49%). 12% des visites se sont faites par accès direct. 10% des visites proviennent de forums de référence sur le surf et/ou la santé (BZH Ecume, Surf4all, Surfrepotes, Skipass, Snow.fr, Bodyboard France, Doctissimo,…). 7% des visites proviennent de sites surf français reconnus (Surf Report, Mango Surf, Allosurf, Fédération Française de Surf,…).

11,6% des visites proviennent du blog de Surf Prévention. Le blog constitue un site complémentaire couplé au site. Son audience est encore plus importante (3000 visites par mois) que le site lui-même car il aborde des thèmes beaucoup plus variés (actu, santé, media, vidéos, musique,…) qui attirent beaucoup plus d’internautes non-surfeurs.

Surf Prévention, c’est déjà 256 articles (148 sujets sur le blog, 78 fiches de prévention, 17 interviews et 13 fiches Surf Trip).

En 2009, nous prévoyons d’étoffer le site pour le rendre vraiment exhaustif en matière de prévention des traumatismes et des pathologies chez les surfeurs.

Le site deviendra également beaucoup plus interactif avec la possibilité de réagir et de témoigner pour tous les surfeurs sur le forum qui vient d’être crée.

Après le snowboard, Surf Prévention se diversifiera dans la prévention pour les surfeurs pratiquant le longboard ou le SUP, le bodyboard, le bodysurf, le windsurf, le kite-surf, le skateboard ainsi que tous les sports dérivés du surf, y compris le surf sur Internet

Le site se développe pour le moment sans le moindre sponsor ni partenaire mais avec toute la motivation de l’équipe de Surf Prévention qui en profite pour vous souhaiter une bonne année 2009, une super santé et un maximum de bons surfs !

Statistiques : source Google Analytics.

Les meilleures chutes du Père Noël en surf…

Mardi 23 décembre 2008

Il est de notoriété publique que le Père Noël est un fervent adepte du surf.

Chaque année avant sa tournée, le Papa Noël prend quelques vagues en Californie et il se ramasse parfois quelques bonnes gamelles…

Espérons qu’il évitera un mauvais wipe-out et l’ accident de surf qui compromettrait sa tournée (il n’est pas certain que le bonnet de Père Noël protège aussi bien qu’un casque…).

Souhaitons également qu’il ait dans sa hotte plein de petits guides de survie pour les surfeurs intrépides !

Le surf est-il meilleur que le sexe ?

Vendredi 19 décembre 2008

Eternelle question qui turlupine les surfeurs depuis des décennies…

Les surfeurs qui ont eu la chance de pénétrer à l’intérieur d’un tube et d’en ressortir en sont certains : le surf est meilleur que le sexe !

Intel vient relancer le débat sur un autre type de “surfing”, le surf sur Internet, avec une étude intitulée “Internet Reliance in Today’s Economy”.

Cette étude a été menée en ligne aux Etats-Unis en novembre 2008 par Harris Interactive pour Intel sur 2,119 adultes âgés de 18 ans et plus.

Parmi les questions posées, on demandait aux gens s’ils préféraient le surf sur Internet ou le sexe…

D’après l’étude, 46% des femmes et 30% des hommes préfèrent encore se passer de sexe pendant deux semaines plutôt que de ne pas avoir accès à Internet.

Plus tard chéri, je surfe sur Internet…

Pour les jeunes femmes âgées de 18 à 34 ans, 49 % se passeraient de leur activité sexuelle; on atteint même 52% pour les femmes de 35 à 44 ans. Seuls 39% des hommes (mais c’est déjà étonnamment beaucoup !) de 18 à 34 ans affirment préférer se passer de sexe que de se retrouver sans connexion Internet.

Cette étude suggère que l’on a de plus en plus de mal à se passer d’Internet, au point de reléguer nos besoins primaires au second plan.

Le comble dans l’histoire est que les sites Internet érotiques ou pornographiques sont parmi les plus fréquentés sur le Web… Serait-on en train de passer à une sexualité virtuelle ?

Le surf sur Internet a un côté addictif mais il faut bien reconnaître qu’il change, en bien des aspects positifs, la vie des gens.

Pour plus de 9 américains sur 10 sondés, la vie est meilleure grâce à Internet ! La Toile leur permet notamment de rester en contact plus facilement avec leurs amis et leur famille, de faire leurs courses en ligne et de mieux gérer leur argent.

Mais de là à renier sa sexualité, il y a tout de même un pas que, fort heureusement pour la survie de l’espèce, tout le monde n’est pas prêt à franchir…

Quand votre partenaire n’aura pas envie de batifoler, vous n’aurez plus droit au prétexte classique de la migraine mais plutôt à une excuse du genre: “un autre jour chéri(e), je suis occupé(e) sur Facebook…” . Vous n’aurez plus qu’à vous la mettre sous le bras (votre planche) et à partir surfer (sur les vagues)…puisque le surf serait soi-disant meilleur que le sexe !

Le livre de Kelly Slater : For The Love

Dimanche 14 décembre 2008

Kelly Slater avec la planche collector de Gerry Lopez comme trophée lors du Billabong Pipeline Masters 2008.

Kelly Slater est le surfeur, l’athlète, de tous les records.

Vendredi 12 décembre 2008, il a encore ajouté une ligne à son palmarès en devenant “Pipe Master” pour la 6e fois de sa vie, après ses titres remportés en 1992, 1994, 1995, 1996 et 1999. L’année de son neuvième sacre mondial , il redevient le maître incontesté à Banzai Pipeline neuf ans après son dernier titre et gagne une planche collector d’une autre légende du spot : Monsieur Gerry Lopez…

Il a encore une fois littéralement écoeuré ses adversaires et notamment Timmy Reyes en demie-finale qui avait pourtant réussi l’exploit de mettre Kelly “combo” (Slater avait besoin d’une combinaison de deux vagues pour reprendre la tête) en cours de série. En à peine 2 minutes, le temps de prendre 2 tubes profonds, un backside sur Pipeline et un frontside sur Backdoor, Slater renversait la vapeur et reprenait la tête de façon autoritaire et définitive… En finale, c’est Chris Ward qui a vu s’envoler ses rêves de Triple Couronne hawaiienne avec une nouvelle victoire du King Slater pour sa 10e finale de l’épreuve sur 17 participations.

Mais au-delà des superlatifs et des statistiques, qui est réellement Kelly Slater ?

Personne ne le sait réellement car l’homme garde une grande part de mystère, et même des amis de 20 ans comme Mark Richards reconnaissent que Kelly reste une énigme…

J’ai néanmoins trouvé des éléments de réponse sur la personnalité et le psychisme de Kelly Slater dans son livre “For The Love” écrit avec le journaliste de surf reconnu Phil Jarratt.

Le livre de Kelly Slater et Phil Jarratt For The Love

On n’y parle pas seulement de ses victoires en compétition ou de sa relation amoureuse (très médiatisée à l’époque) avec Pamela Anderson qu’il avait rencontrée sur le tournage de la série Baywatch. On en apprend plus sur sa famille (saviez-vous que Kelly Slater a une fille de 12 ans ?) et sur ses amis (dont Jack Johnson qui préface l’ouvrage). Le tout agrémenté de superbes photos pour la plupart inédites.

Ce livre est plein de vie mais Kelly Slater y évoque aussi la mort.

Il a pourtant été largement épargné par les accidents de surf si l’on excepte une blessure au genou qui l’a enquiquiné pendant 3 ou 4 ans en début de carrière.

Dans un passage du livre, on apprend que Kelly pense à la mort assez souvent et qu’il est passé par des stades où il n’en avait plus du tout peur. Il se dit que la peur de la mort est peut-être en fait la peur de ne pas avoir accompli tout ce que l’on aurait voulu faire dans sa vie, pas seulement les choses matérielles mais également tous les actes manqués sur lesquels on aimerait revenir, les personnes pour lesquelles on n’a pas été présent au bon moment, les conversations que l’on n’a pas écoutées,…

Kelly estime que nous devrions tous être capables de faire face à notre propre mort mais également à celle des autres. Il revient sur des épisodes traumatisants qui l’ont marqué au fer rouge d’amis victimes d’une noyade en surfant.

Il revient sur la noyade d’un ami proche à Waimea, Donny Solomon, qui était parti en arrière au canard sur une vague énorme, quelques instants après avoir partagé une vague avec Kelly. Les décès de Mark Foo à Mavericks dans “seulement” 15 pieds (après que son leash se soit probablement coincé sur le reef) et celui de Todd Chesser à Outside Alligator Rock (une série de 10 vagues consécutives de 10 mètres lui a été fatale) lui ont fait comprendre que même les big wave riders les plus expérimentés n’étaient pas immunisés contre la noyade.

Kelly Slater rappelle que la noyade peut survenir dans des petites conditions de surf comme ce fut le cas pour Malik Joyeux qui périt à Pipeline dans des vagues d’une taille abordable pour quelqu’un qui avait dompté les plus grosses déferlantes du monde à Teahupoo. Kelly raconte également la noyade de l’ancien surfeur professionnel devenu écrivain, Jamie Brisick, dans des vagues de 50 centimètres à Ventura après qu’il ait perdu connaissance suite à un traumatisme crânien contre sa planche de surf et qui a dû son salut à un pompier qui l’a repéré et a pu le ranimer sur la plage…

Toutes ces tragédies ont fait se poser beaucoup de questions à Kelly et à certains de ses amis les plus intrépides comme Shane Dorian ou Brock Little. Le jeu en valait-il vraiment la chandelle ? ” Quelle session (…), quelle photo, quelle décharge d’adrénaline, quelle distinction vaut la peine de prendre le risque de se noyer?” se demande Kelly Slater. Cette réflexion vient contredire les commentaires imbéciles du genre “ce n’est pas si grave, il est mort en faisant ce qu’il aimait..” que l’on peut entendre chaque fois qu’un surfeur décède en surfant.

Kelly Slater s’est bien fait peur à quelques reprises en restant le temps de 2 voire 3 vagues sous l’eau, de quoi subir un “aquastress” mais jamais au point d’inhaler de l’eau. Sa plus grosse frayeur dans les vagues, il se l’est faite lors de sa première session à Mavericks où il a pris la première vague d’une série de 15 pieds, a chuté alors qu’il ne s’y attendait pas, a été entraîné au fond et a été maintenu sous l’eau par la vague suivante. Quand il a enfin refait surface, Jeff Clark était là sur son jet-ski pour le récupérer.

Pour éviter de se retrouver dans ce genre de situations, Kelly Slater donne des conseils de prévention: “il faut calculer les risques surtout quand les vagues sont grosses. Faire attention à la tendance (à la hausse ou à la baisse) des bouées, connaître les lineups des spots à la perfection et être très concentré. (…) Quand tu ne peux pas voir le reef, il faut faire attention aux petites turbulences et à la couleur de l’eau. (…) Se poser la question : quelle était la taille de la plus grosse vague au cours de la dernière heure et où celle-ci a-t-elle cassé ? (…) Si tu te fais prendre par une série, tu as besoin de savoir où ramer pour te retrouver là où l’énergie se disperse et où tu peux passer dessous.”

Il y a vraiment beaucoup de choses intéressantes à apprendre dans ce livre sur Kelly Slater, sur le surf, la vie et l’amour…

Extrait du livre de Kelly Slater For The Love

Force of Nature : le livre de Laird Hamilton !

Lundi 1 décembre 2008

Laird Hamilton, Force of Nature, Mind, Body and Soul, and, of course, Surfing.

Attention, voici un best-seller en puissance !

Tous les surfeurs connaissent le big wave rider Laird Hamilton, l’un des pionniers du surf tracté.

Ce waterman qui pratique toutes sortes de sports dérivés du surf est un véritable colosse aux mensurations impressionnantes de 1,90 mètres pour 98 kg de muscles.

Il nous livre dans cet ouvrage, richement illustré par des photographies de qualité, tous ses conseils d’hygiène de vie pour avoir un esprit sain dans un corps sain de “soul surfer”.

Toutes les facettes de son mode de vie y passent: préparation mentale, préparation physique (musculation, yoga,…), alimentation (Laird a l’air sacrément calé en diététique…), leçons de sagesse, conseils pour la vie de famille,…

Les conseils de Laird sont complétés par les avis de grands spécialistes de la préparation physique, du yoga, de la cuisine (avec les recettes de l’appétissante Giada de Laurentiis que Laird a même amené faire un tour en SUP)…et aussi le chirurgien orthopédique de Laird, le Dr Neal S. Elattrache.

Le bouquin se termine par un grosse partie sur le surf évidemment. Laird a essayé tous les engins pour glisser sur l’eau et la discipline la plus complète pour lui est le stand-up paddle surfing (je confirme).

Ce livre est disponible sur Internet. En attendant une version française, nous aurons l’occasion de faire référence à cet ouvrage qui est dans la lignée du concept de www.surf-prevention.com  sur les thèmes du surf, de la santé et de la sécurité.

Il y a vraiment d’excellents conseils d’hygiène de vie dans ce bouquin (même si je ne cautionne pas 100% de ce qui est écrit), à conseiller aux surfeurs de tous bords, et même aux non-surfeurs.

La bonne hydratation du surfeur

Lundi 1 décembre 2008

En avril 2008, Sprite et Rip Curl ont envoyé une partie du team Rip Curl en quête de la plus belle vague au nord de la Norvège, sur les îles Lofoten, dans le cercle Polaire.

C’est dans cet environnement vierge, authentique et extrême que Sprite a tourné son nouveau film publicitaire avec pour protagoniste, Pablo Gutierrez, champion de surf européen.

Cette publicité permet de sensibiliser le grand public à la préservation de l’environnement marin et des plages.

Elle rappelle aussi et surtout qu’il est indispensable de pratiquer une activité physique régulière dans le cadre d’une bonne hygiène de vie et de la prévention de l’obésité. Plus d’infos sur www.mangerbouger.fr

Ce spot publicitaire illustre aussi qu’il est primordial de bien s’hydrater avant et après chaque session de surf, même lorsqu’il fait froid.

Parmi les monstres d’Hawaii

Dimanche 30 novembre 2008

Coups de folie en mer Couverture

Surf Prévention suit de près la saison hawaiienne.

Comme chaque hiver, sur le North Shore d’Oahu, le “seven mile miracle”, où sont concentrés quelques-uns des spots les plus connus de la planète, va faire parler de lui.

Comme chaque année, ce sont les photographes qui immortaliseront les actes d’héroïsme et de bravoure des surfeurs sur des vagues dantesques.

Certains photographes shootent depuis le confort moelleux du sable du bord de plage. D’autres s’aventurent à leurs risques et périls dans les vagues, au coeur de l’action pour nous gratifier de clichés époustouflants. Laurent Masurel, photographe officiel de Surf Prévention, est de ceux-là.

Il nous avait déjà confié dans son interview les difficultés d’être un photographe aquatique. Au même titre que les surfeurs, les photographes aquatiques se font parfois très peur.

Pour exprimer toutes les émotions que l’on peut ressentir en se mettant à l’eau sur un spot hawaiien un jour de gros, les mots manquent…

Sauf quand la littérature et la plume d’un écrivain surfeur viennent mettre des mots sur l’indicible.

Le romancier Hugo Verlomme a accepté de nous laisser publier un extrait de l’une de ses oeuvres envoûtantes: “Coups de folie en mer, histoires extraordinaires”. Il nous parle d’une mésaventure vécue par Laurent Masurel justement. Je vous laisse savourer…

Portrait de Laurent Masurel. Copyright www.surf-prevention.com

“Ayant grandi entre les plages du Cameroun et celles du Pays Basque, Laurent Masurel nageait déjà dans les vagues à un âge où d’autres fréquentaient la cour de récréation. Après des études de gestion, il décide d’allier ses deux talents: le bodysurf (vice-champion de France, meilleur Français à Hawaii (note de Surf Prévention: jusqu’à la performance de Frédéric David au Pipeline Bodysurfing Classic 2008) et la photographie. En quelques années, il est devenu l’un des meilleurs photographes et cameramen aquatiques, travaillant aussi bien pour la presse que la télévision ou l’édition. Il est l’un des seuls à oser s’aventurer dans de très grosses vagues avec une caméra (pour les championnats du monde de surf par exemple) ou avec un appareil photo.

Il est étonnant de voir à quel point les détails d’une journée particulière peuvent parfois nous revenir avec précision. Ce qui semblait anodin et sans importance s’impose alors de façon précise à la mémoire. Ce jour-là, je me souviens du parcours qui m’a mené jusqu’à la fameuse vague d’Hawaii, Pipeline: la voiture, achetée pour moitié avec un ami bodysurfer californien, semblait parcourir la route presque toute seule.
Depuis l’aube, la pression commençait à monter: un “avis de gros surf” avait été émis la veille. Au petit matin nous avons pu voir les vagues énormes et les longues lignes de houles depuis la route, au niveau du spot appelé Rockpiles, non loin de Pipeline. Sans aucun doute nous allions assister à une journée de vagues monstres “out of control”. En garant la voiture, j’essayai d’évacuer la pression qui commençait à m’habiter, cherchant à me déconnecter d’une réalité trop pesante. En regardant ces rouleaux venus de loin, je me disais: “C’est un jour de gros pour toi, Laurent, trop difficile de faire des photos aquatiques…S’il n’y a personne à l’eau, je n’y vais pas…Si les vagues pètent sur le troisième récif (donc très loin), je n’y vais pas non plus…”
Je restai une dizaine de minutes dans la voiture, à l’abri de l’agressif Pacifique, à réfléchir, à inspirer et expirer comme pour emmagasiner de l’oxygène. Je finis par préparer mon caisson étanche avec l’appareil photo puis me dirigeai discrètement vers la plage avec mes palmes. Là, dilemme: après cinq minutes d’observation, je dus constater que Pipeline n’était pas “out of control” mais seulement énorme…Une quinzaine de fameux surfers hawaiiens se trouvaient déjà à l’eau. Tout se bousculait dans ma tête. J’avais peur, mais j’avais envie. Ou bien j’avais envie, mais j’avais peur. C’était déjà la confusion dans mon esprit. Les conditions étaient ultra-limites pour un nageur comme moi: des vagues de quinze pieds “hawaiiens” (entre cinq et sept mètres selon les critères européens), au deuxième récif, avec des séries grossissantes au troisième récif et un croisement de houles de nord-ouest et nord ne laissant aucun répit dans la passe où pulsait un courant déchaîné. Bref, tous mes voyants étaient au rouge. Qu’est-ce donc qui m’obligeait malgré tout à me lancer dans ce magma liquide ? La perspective de rapporter des photos extrêmes ? La passion d’aller au bout de moi-même ? L’envie, mélangée à de l’orgueil et un peu de fierté, d’appartenir à cette élite de riders (”coureurs de vagues”) qui ont osé y aller ? (Et certains y sont restés, plaisantai-je en moi-même.) Je me sentais pourtant lucide, sachant que les conditions que j’observais du bord pouvaient s’avérer bien “pires” une fois dans le “jus” (montée de houle, courants, vagues qui grossissent, etc.). Au bout d’un moment, j’ai pris mon caisson étanche, les palmes, et me suis dirigé vers le bord. En fait je n’ai pas pris de décision, c’est la passion qui a parlé et Pipeline semble avoir choisi pour moi: la folie opérait-elle déjà ?
J’ai connu un instant d’euphorie lorsque, entraîné vers le large par le courant, j’ai réussi à passer la barre d’Ehukai sans me prendre de grosse vague sur la tête, mais je suis bien vite revenu à la réalité: le risque était de rester coincé entre des vagues monstres par le courant qui vous empêche de sortir de là. Heureusement, je me suis retrouvé assez facilement à la hauteur des vagues. Trop facilement, ai-je analysé par la suite; mais pour l’heure j’étais tout à ma joie d’être là, tutoyant ce paradis sensoriel.

La vision du photographe. Copyright Aquashot.

Le spectacle était angoissant mais féérique. Dans de telles conditions, on se sent partie de l’océan, mais l’on scrute aussi ses moindres sautes d’humeur pour ne pas se retrouver à sa merci. Avant tout, on est empli par la beauté qui se dégage de sa puissance, on devient son enfant et l’on s’en remet à lui. Cette ambivalence n’est pas facile à gérer. Il faut être avant tout acteur, anticiper les vagues, palmer de toutes ses forces, et pourtant on voudrait n’être qu’un simple spectateur de ce show grandiose. Vivre un coup de folie dans de telles circonstances signifierait alors ne plus être acteur mais seulement spectateur…de son propre naufrage !
Jusque-là, tout restait sous contrôle; j’étais rarement bien placé pour les photos, mais au moins je parvenais à éviter les grosses séries venues du nord; je me trouvais à l’eau depuis une bonne vingtaine de minutes et n’avais presque plus conscience de ma fatigue, bien réelle, mais je dus constater que le courant m’entraînait peu à peu vers la zone d’impact où explosaient d’énormes vagues blanches et informes.
Je décidai alors de rentrer au plus vite, mais il était déjà un peu tard: je ne dominais plus la situation. Maintenant que je voulais m’extirper de l’océan, il faisait tout pour m’en empêcher: le courant se renforçait et l’intervalle entre les vagues diminuait… Je ne faisais même pas du surplace en déployant de gros efforts, et je me souviens d’avoir pensé: “Un vrai euphémisme en plein désarroi”, comme si j’essayais de m’extraire de l’emprise de l’océan par l’humour. Mais s’agissait-il d’une litote ou d’un euphémisme ? J’en débattais avec moi-même pour mieux oublier que je me débattais avec les éléments. Je me recréais une oasis de sécurité au sein d’un océan d’insécurité. D’une certaine façon, je délirais pour mieux m’extirper de cette entrave. J’avais peur, mais ne voulais pas que cette peur me  paralyse, alors je m’inventais des blagues, des scénarios que j’essayais d’intégrer à cette nouvelle réalité. Cela m’a-t-il évité de paniquer ? A y bien réfléchir, j’avais atteint mes limites physiques et les crampes me faisaient crier de douleur tandis que je continuais à palmer. Je ne pouvais pas avancer plus vite et me rapprochais de séries grotesques (car tellement énormes) du fameux spot d’Off the Wall, avec ses barres terrifiantes,  plus larges que hautes. En réalité ce n’était plus un spot mais un chantier impraticable, frappé par de gigantesques explosions où il n’y avait pas âme qui vive.
Après dix minutes de lutte, je n’avais pas bougé d’un iota et me trouvais en zone rouge, là où les surfeurs les plus expérimentés ne vont pas. Chaque minute semblait durer une éternité, au cours de laquelle se bousculaient des idées incohérentes, voire contradictoires, mélangeant la réalité à des digressions pseudo-philosophiques. Peu à peu, des images monstrueuses s’imposaient à moi: chaque vague d’Off the Wall se transformait en un spectre livide et ma descente aux enfers commençait. J’étais seul au monde. Je décidai alors de mettre le paquet et de palmer comme si ma vie en dépendait.”

Laurent Masurel s’en est-il finalement sorti indemne ? Pour connaître la suite, courez en librairie vous procurer ces histoires extraordinaires de “Coups de folie en mer” aux Editions Arthaud.

Ce recueil d’histoires et de témoignages de navigateurs, plongeurs, nageurs et surfeurs raconte comment ces personnes, dans des situations extrêmes, ont vécu des moments extraordinaires : tempêtes, solitude, haine ou amour, peurs paniques ou extases mystiques, hallucinations et fantômes, rencontres avec des créatures marines,…
Hugo Verlomme en action.

Hugo Verlomme, l’auteur, a publié plus de vingt livres consacrés à la mer. Il est connu notamment pour ses romans: Mermere, Sables, L’Eau est là. L’Homme des vagues, roman pour la jeunesse, est étudié dans les collèges et son Guide des voyages en cargo et smallships (nouvelle édition en 2006) est devenu un classique dans le monde entier. Son penchant pour les vagues l’a amené à vivre sur les plages de son enfance, dans les Landes.

Surf Prévention dans Men’s Health

Jeudi 20 novembre 2008

Men’s Health Décembre 2008.

Men’s Health, “le magazine masculin le plus lu du monde” pour “mieux vivre au masculin”consacre 5 pages au surf dans son numéro de Décembre 2008.

Dans un excellent article, Karim Guerdane nous fait partager le surf trip en Islande de Fredo Robin et de Naoum Ildefonse en Juillet 2008.

Les magnifiques photos d’Eric Chauché nous font découvrir les sessions de nos deux surfeurs au milieu des icebergs…

Il y a aussi des conseils de préparation pour ce genre de surf trip par votre serviteur, auteur de ce blog.

Extraits:
Questions du journaliste Karim Guerdane.
Réponses du Dr Guillaume Barucq, éditeur et rédacteur de www.surf-prevention.com , auteur du Surfers’ Survival Guide.

Quelles sont les contraintes physiques majeures de la pratique du surf ?

Le surf est un sport à part entière qui nécessite des aptitudes variées : équilibre, souplesse, force et surtout endurance.

On passe 50% du temps à ramer, quelques poignées de secondes seulement à surfer et le reste de la session à attendre la vague… (Mais le jeu en vaut la chandelle !)

La puissance de rame est primordiale pour bien se placer sur les vagues et nécessite d’avoir un dos et des épaules bien musclés.

Les surfeurs ont souvent un torse surdimensionné et des jambes trop frêles. Vélo, snowboard, skate, etc. permettent de renforcer les membres inférieurs pour envoyer des figures plus radicales en surfant ! Il faut aussi travailler ses abdos.


Quelle préparation physique préconiseriez-vous ?

La préparation physique, pour un voyage en Islande, doit commencer au moins 2 mois avant le départ. Il est indispensable d’arriver sur ce genre de surf trip au top de sa forme en respectant une bonne hygiène de vie.

Pour travailler l’endurance, je recommande de faire des longueurs dans l’océan à la nage ou en paddle board (grande planche conçue pour ramer). Le top : le bodysurf (le corps surfe sans planche) permet de travailler son sens marin et sa condition physique dans les vagues. Le jogging sur le sable est un bon complément.

Le meilleur entraînement pour le surf reste encore le surf !

Sans oublier : hydratation, échauffement et assouplissements légers avant chaque session. « Décrassage », étirements et idéalement un bon massage après le surf pour éviter les douleurs musculaires.

En quoi et comment, ces conditions « extrêmes », influent sur l’organisme ?

La dépense énergétique est augmentée en eau froide car l’organisme brûle encore plus de calories pour maintenir sa température interne.

Dans l’eau froide, le risque théorique est l’hypothermie car la déperdition de chaleur est 25 fois plus importante dans l’eau que dans l’air. Dans une eau à 5°C, le temps de survie sans combinaison est inférieur à 2 heures.
Mais les risques d’hypothermie sont quasi nuls si on surfe avec une combinaison adaptée et qu’on limite la durée des sessions à 45 minutes maximum. Il faut sortir avant de ressentir la fatigue, de frissonner ou de s’engourdir car c’est là que surviennent les accidents.


Quels équipements sont nécessaires pour les supporter?

Une combinaison intégrale est donc indispensable. Son épaisseur dépend de la frilosité individuelle et de l’épaisseur de graisse sous-cutanée (qui protège du froid mais ce n’est pas une raison pour manger plus gras !).

En Islande, quand l’eau descend à 3°C en Janvier, une combinaison de 6mm minimum est nécessaire. En hiver, le vent fort rend le froid encore plus difficile à supporter (par effet « wind chill »).

En juillet, avec une température extérieure clémente et une eau à 12°C, l’intégrale 4/3 mm peut suffire.

Il faut également s’équiper de :
-chaussons épais à semelles dures pour protéger ses pieds du froid et de la roche volcanique qui tapisse la plupart des spots.
- gants pour limiter le risque de gelure des mains.
- cagoule pour prévenir la barre frontale douloureuse que la plupart des surfeurs ressentent quand ils immergent leur tête dans l’eau froide.
- bouchons d’oreilles adaptés pour éviter que le contact de l’eau froide avec le conduit auditif ne provoque son rétrécissement progressif (exostose ou « oreille du surfeur »).
- une wax (paraffine utilisée comme antidérapant) de consistance molle spéciale « eau froide ».

Nous avons vu récemment l’apparition de nouvelles technologies et procédés permettant une pratique du surf, dans des conditions de plus en plus difficiles. Quelles sont, d’après vous, les limites physiques de ce sport ?

Par rapport au froid, les limites vont rejoindre celles des sports de haute montagne grâce à l’évolution de la technicité de l’équipement.

On peut maintenant surfer partout sur la planète, des tropiques à l’Antarctique. Avec quand même une limite que se sont fixés les casse-cous qui ont tenté de surfer au milieu des icebergs en Alaska : ils ont juré de ne pas recommencer du fait du risque de collision mortelle avec des blocs de glace…

Le surf tracté par un jet ski (« tow in ») permet de surfer des vagues gigantesques que l’on n’aurait jamais imaginé surfer à la rame. Je crois que les surfeurs de grosses vagues ont déjà dépassé leurs limites sans le savoir et qu’il faudrait maintenant calmer leurs ardeurs avant qu’il y ait un nouveau blessé grave. Le surf de grosses vagues en eau froide est à réserver aux « big wave riders » chevronnés.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le dernier numéro de Men’s Health.