Michel Larronde est un surfeur de tow-in de la première heure. Vous pouvez également lire l’interview complète de Michel Larronde. Michel continue à surfer la vague de Jaws quand elle casse et il y a même accompagné cette année son fils de 15 ans Tyler Larronde.
Tyler peut compter sur l’expérience de papa dans le gros surf mais également sur son savoir-faire derrière les fourneaux pour s’alimenter sainement !
Michel Larronde est cuisinier de métier. Il a nourri tout le gratin du surf de gros dans son restaurant « La Vie en Rose » et il a quelques idées sur ce qu’un surfeur doit ingurgiter avant d’aller surfer dans des conditions exigeantes…
Michel Larronde a bien voulu nous donner quelques »tips » sur les règles diététiques qu’il s’applique à lui-même et aux surfeurs pour qui il cuisine, à commencer par son fils.
« En règle générale à Maui, il est dans les mœurs de se nourrir sainement et bio. En France, c’est plus compliqué mais il y a une nette prise de conscience. La population de Maui est très avancée sur le sujet ; je peux vous assurer que les hippies en connaissent un rayon en matière de nutrition. Moi je respecte et je m’inspire car il y a beaucoup d’idées ultra intéressantes.
L’alimentation, c’est comme une médecine : plus elle est de qualité, plus elle est bénéfique pour l’organisme. Disons que je fais des efforts pour bien me nourrir mais je ne fais pas non plus une fixation extrême là-dessus. Je surveille en particulier l’origine des protéines comme la viande, sinon je ne suis pas difficile. Je m’assure de bien manger des légumes (bio si possible) tous les jours, le moins cuit possible.
Je consomme le moins de sel et le moins de sucre possible : les deux sont du poison. Je cuisine quasiment sans pour la famille. Je ne bois et n’achète pas de sodas, sauf à l’occasion. Il y a environ 12 cuillerées à café de sucre dans un cola !!! Je bois de l’eau riche en magnésium et parfois j’y ajoute des suppléments comme de la vitamine pour « booster la patate ».
On ne se prend pas la tête pour le menu de la veille d’un jour de gros ni pour la session du lendemain. Changer les habitudes me mettrait plus la pression. Sur l’année, on ne sait jamais quel jour se déroulera la session, ce n’est pas comme un match à une date précise pour lequel on peut bien cibler sa préparation.
Le menu de base comporte des pâtes, des légumes et des fruits. J’adore le quinoa qui est l’un des « grains » les plus complets. C’est vite cuit et c’est délicieux chaud ou en salade. Beaucoup plus nourrissant que le riz ou les pommes de terre.
Je me suis aperçu que pour se nourrir et couper sa faim, il n’est pas nécessaire de « s’éclater la panse ». Des repas sans « cochonneries », équilibrés, même légers, me tiennent bien mieux et on se sent plus tonique.
Cependant je ne refuserai pas un bon plat avec toutes les spécialités du terroir que j’adore.
Le matin du jour de la session, je garde mes habitudes. Café, toasts d’Ezekiel bread et fruits. J’adore le pain Ezekiel. Ca ressemble à du pain mais ce n’est pas du pain. C’est fabriqué à partir de germes de grain bio et c’est gavé de nutriments. Il n’y a pas de farine donc pas de gluten. C’est riche en protéines, vitamines, minéraux et fibres naturelles et il n’y a pas de gras… sauf quand je mets du beurre et de la confiote…faut pas charrier non plus…On est frenchie ou pas ?
En cas de fringale en mer, j’assure de m’amener à bord du jet ski des fruits ou des barres de céréales. »
Michel et Tyler Larronde sont sponsorisés par Rip Curl, Da Kine et Futures Fins.
Zac Efron, l’acteur de la série de Walt Disney High School Musical, fait du surf. Le hic est que sa popularité rend pour lui le seul accès à la plage très compliqué… Vous croyiez avoir tout vu avec Kelly Slater qui ressort de l’eau sous escorte pendant une compétition de surf en France ? Regardez plutôt ce que ça donne quand Zac Efron se met à l’eau en Australie…
Zac devait participer à un cours de surf improvisé sur la plage de Bondi Beach en compagnie des champions de surf Layne Beachley et Tom Whitaker dans le cadre de l’opération de la marque de lunettes Oakley « Learn to ride » (apprend à surfer) dont le concept est de réunir des people et des champions sur des spots de surf pour une bonne cause, pour la Fondation OneSight* cette fois-ci.
Zac n’avait pas mis un pied sur le sable que déjà une horde de photographes et d’adolescent(e)s en furie l’accueillaient…Il a rejoint le spot en buggy. Il a pu donner quelques conseils aux surfeurs débutants et s’est fait prendre en photo en moniteur de surf célèbre. Il est resté quelques minutes dans l’eau avant de repartir comme il était arrivé entouré de ses gardes du corps.
*La Fondation OneSight oeuvre à aider les quelques 250 millions de personnes qui souffriraient de troubles de la vue à travers le monde car elles n’ont pas accès aux soins ou ne peuvent se procurer des lunettes. Depuis 1986, l’action de OneSight a aidé 7 millions de personnes à mieux voir grâce au soutien financier à l’éducation, la prévention et la recherche. OneSight offre des soins et des lunettes aux personnes dans le besoin dans les pays en voie de développement. Luxottica Group, un grand groupe dans la lunetterie, est le sponsor principal de l’organisation. Plus d’informations sur www.onesight.org
A l’occasion de l’avant-première du film Ultimate Wave Tahiti 3D, Kelly Slater en a profité pour envoyer quelques paroles d’encouragement à la snowboardeuse du team Roxy Torah Bright.
Torah Bright, snowboardeuse australienne née le 27 Décembre 1986, avait obtenu une cinquième place en half pipe aux Jeux olympiques d’hiver de 2006. Elle a remporté la World Cup 2009 en half-pipe. Torah a ensuite dû déclarer forfait pour les X-Games 2010 suite à un accident : elle a été victime d’un traumatisme crânien sur la glace du bowl en ratant un « switchback 720 double spin » à l’entraînement.
La belle Torah est une athlète clean qui ne boit pas une goutte d’alcool, ne fume pas, qui affirme ne pas se doper et…croire en l’absence de relations sexuelles avant le mariage.
Elle a toutes ses chances pour une médaille d’or en half pipe aux JO.
Les accidents graves sont monnaie courante aux sports d’hiver, comme l’a rappelé le dramatique accident de luge qui est venu gâcher le début des Jeux Olympiques d’hiver.
Avant la cérémonie d’ouverture des Jeux, ce terrible accident de luge a endeuillé la compétition. Le jeune lugeur géorgien, Nodar Kumaritashvili, 21 ans à peine, est mort à l’entraînement sur la piste olympique de Whistler.
Il a heurté un poteau métallique en sortant de la piste, à l’approche du dernier virage, à une vitesse de 140 km/h. Il a été éjecté de la piste. Le choc violent lui a fait perdre connaissance suite à un traumatisme crânien. Les secouristes et les médecins sur place n’ont malheureusement pas pu le ranimer malgré une intervention rapide et un transfert à l’hôpital.
CJ Hobgood est un sacré compétiteur : à 30 ans, il surfe comme à 20 ans, voire même mieux. Vif, dynamique, aérien, précis…Il a donné une leçon à tous les jeunes loups au Hang Loose Pro 2010 sur l’île paradisiaque de Fernando de Noronha au Brésil.
La meilleure façon d’apprendre à gagner est de gagner déclare CJ dans son interview. CJ Hobgood suit une préparation physique rigoureuse et les résultats suivent depuis son titre de champion du monde un peu spécial en 2001.
Je constate que des surfeurs qui restent légers, au sens propre comme au figuré, gardent un surf performant pendant toute leur carrière : CJ Hobgood et Rob Machado en sont deux parfaits exemples.
Le Français Joan Duru est arrivé en quarts de finales où il s’est fait éliminer par Wiggolly Dantas. Il termine 5e ex-aequo de la compétition. Le basque Hodei Collazo finit 9e du contest.
Résultat final :
1 CJ Hobgood (EUA)
2 Raoni Monteiro (Bra)
3 Alejo Muniz (Bra)
3 Wiggolly Dantas (Bra)
5 Gustavo Fernandes (Bra)
5 Brett Simpson (EUA)
5 Joan Duru (Fra)
5 Hizunomê Bettero (Bra)
9 Jadson André (Bra)
9 Hodei Collazo (Esp)
9 Willian Cardoso (Bra)
9 Peterson Rosa (Bra)
9 Matt Wilkinson (Aus)
9 Dion Atkinson (Aus)
9 Leonardo Neves (Bra)
9 Márcio Farney (Bra)
Non je vous rassure, je ne suis pas devenu l’attaché de presse de Pierre Mathieu. Mais comme l’intéressé a pris la peine de répondre à mon article quelque peu véhément, je retranscris ici ses propos. Pierre Mathieu s’y exprime contre l’alcoolisme, contre la cocaïne et pour la sensibilisation au handicap par les sports de glisse au travers de l’association Vagdespoir : 3 chevaux de bataille de Surf Prévention. En espérant que son clip permettra au moins de porter le débat sur la prévention des conduites addictives dans la sphère médiatique…
« Cher Guillaume,
j’ai appris l’existence de votre pamphlet en arrivant à I télé hier soir. Vous pensez bien que vous n’avez pas été le seul à réagir violemment sur ce vidéo clip. Et pourtant vous serez le seul à qui je répondrai. Le fait que j’ai grandi à Biarritz et que vous soyez surfer joue beaucoup je l’avoue. J’ai trouvé effectivement votre lettre ouverte assez violente mais largement pas la pire de toutes celles que j’ai pu lire. Et avant toute chose je tiens à vous dire que je comprends tout à fait votre réaction (mis à part les jugements sur la musique qui est, comme vous savez, au goût de chacun, ainsi que sur ma personnalité, que vous ne connaissez pas je pense). Je comprends ce que ce clip peut avoir de choquant, et comme je ne suis pas complètement idiot je ne vais pas vous dire que ce n’était pas fait exprès. Un vidéo clip a pour but de promouvoir la sortie d’un titre. C’est du pur marketing vous le savez bien. Je sais que pour beaucoup de monde le marketing est quelque chose de sale mais ce n’est pas moi qui ai fixé les règles et je crois que nous sommes tous ici bien trop occupés et bien peu compétents pour lancer un grand débat sur les excès du capitalisme et du consumérisme. Je ne vais donc pas essayer de me justifier ou de m’en excuser. Je voulais juste attirer votre attention sur une seule chose : cette vidéo qui tourne sur Internet est un vidéo clip. Juste un vidéo clip. Comme l’indique les cartons en début de clip c’est une mise en situation, une fiction scénarisée. Je pars du postulat qu’il nous reste 8 jours à vivre ce qui « justifie » les excès de la vidéo. Ce n’est pas parce que ce clip n’est pas tourné en 16mm que c’est un reportage. La preuve, je ne suis pas mort à la fin du clip et je vous écris. Je crois bien que quand vous avez vu le film « Scarface » (je vous le souhaite), vous ne vous êtes pas senti « outré » par l’attitude d’Al Pacino quand il s’enfile un tas de cocaïne un flingue à la main. Et bien c’est exactement la même chose. Je ne fais l’apologie de rien. Pour connaître ce produit que j’ai eu l’occasion de goûter dans notre cher pays Basque, dealé par des amis surfers (qui récoltent régulièrement les pains de coke jetés par dessus bord par les bateaux rapides qui remontent de l’Espagne lorsqu’ils se font prendre), je trouve aussi que la coke est une bonne grosse merde. Mais comme vous êtes médecins vous savez aussi qu’elle tue 100.000 fois moins et est responsable de 100.000 fois moins d’accidents que l’alcool. Cela ne justifie rien et n’encourage à rien encore une fois mais pour ma part je pense qu’il faut prendre les problèmes dans l’ordre. Je ne crois pas qu’un adolescent qui verra le clip ira dans la foulée s’acheter un gramme de coke, largement au dessus de ses moyens, et sans grand intérêt au fond. Par contre il aura naturellement tendance à se déboiter la gueule au vin rouge, à la bière et au gin sans que ça semble vous poser le moindre problème. Pour ma part plusieurs amis sont mort dans des accidents de voitures causés par des ivrognes au volant. Comme des milliers chaque année. Si vous deviez avoir un cheval de bataille concernant les jeunes je vous conseille de commencer par celui là. Il y a beaucoup de travail. Concernant la consommation de cocaïne, qui reste, que vous le vouliez ou non, et fort heureusement, marginale, on s’en occupera après si vous le voulez bien. Encore une fois mon vidéo clip n’est pas un clip à message. La musique que nous produisons non plus d’ailleurs. Elle est effectivement creuse de sens, je rejoins vos amis. Elle n’a pour but que de faire danser, ce qui est notre seul crédo. Pour tout ce qui est engagement politique il faut voir ça avec Cali ou Manu Tchao.
Enfin je comprends votre indignation concernant le gaspillage d’argent. Je relèverai juste que tous les vidéo clips que vous voyez à la télé, produits par de grandes maisons de disques qui ont des budgets 3 ou 4 fois supérieurs au mien ce qui ne semble jamais offusquer personne. Et puis vous ne trouvez pas que c’était une attaque un peu facile ? Nous savons tous que le monde dans lequel nous vivons est abjecte d’individualisme (c’était d’ailleurs aussi l’intérêt de ce clip qui voulait caricaturer cela). Mais vous même je suis sûr que vous n’achetez pas dans votre vie que le strict nécessaire pour vivre et que vous faites don du reste à Médecin sans Frontière, non ? Pour ma part ne vous inquiétez pas j’assume totalement le fait de dépenser l’argent que j’ai gagné comme bon le semble, et j’ai ma conscience pour moi en ce qui concerne les oeuvres caritatives. Je vous conseille d’ailleurs au passage de devenir membre de « Vague d’espoir », une association qui propose de faire faire des sports de glisse aux personnes handicapées et dont je suis un membre très actif depuis plusieurs années (voir le fameux reportage de Zone Interdite qui apparemment a beaucoup ennuyé une de vos lectrices…).
Je le répète pourtant, je comprends votre indignation. Le clip voulait provoquer, et c’est assez réussi. Mais je le martèle, il s’agit d’une fiction. Ce n’est qu’un vidéo clip Guillaume. J’espère que nous aurons l’occasion d’en parler tous les 2 à Biarritz quand je redescendrai, cet été, puisque c’est vrai je ne surfe que les petites vagues et sous un soleil de plomb… Mais si vous surfez, vous devez avoir la même opinion que moi sur le sujet, ce n’est pas un sport de compétition mais un plaisir et c’est comme ça que je l’envisage depuis 20 ans…
Merci en tout cas d’avoir changé mon statut de blaireau de l’année en blaireau de la semaine, cela me paraît plus approprié. Et merci pour votre lettre de modération.
A très bientôt à la Côte des Basques. Je surfe plus du côté de Belza si vous me cherchez. »
Le neuf fois champion du monde de surf Kelly Slater a la belle vie : quand il ne surfe pas les plus belles vagues du monde, il joue au golf sur les plus beaux parcours du monde, au bord de l’Océan ! On se rend bien compte du lifestyle de Kelly Slater dans cette interview du Jim Rome Show.
On suit Kelly Slater sur le North Shore d’Oahu à Hawaii pendant la période du Quiksilver Eddie Aikau. Kelly explique que la compétition n’est lancée que si les vagues dépassent la taille de 25 pieds hawaiiens, ce qui fut le cas cette année. Kelly Slater avait remporté ce grand classique des épreuves de surf en 2002.
Kelly Slater considère l’Eddie Aikau plus comme un rassemblement de surfeurs qu’il respecte que comme une compétition. On l’aperçoit au cours de la cérémonie d’ouverture aux côtés d’un ancien champion du monde de surf Tom Carroll, qui se blessera à Waimea juste avant l’épreuve cette année.
On voit Kelly Slater en action à Waimea sur la vague énorme où une mousse gigantesque explose sur lui sans parvenir à le destabiliser : il émerge de la mousse devant la foule en délire. Voir cette vague incroyable de Kelly Slater sous un autre angle.
Kelly Slater est un passionné de golf. Partout où il va surfer, il peut compter sur des ami(e)s surfeurs pour jouer avec lui (Rob Machado, Pat O’Connell, John Shimooka, Ross Williams, Cameron Diaz…). On peut apprécier la qualité du swing de Kelly Slater sur le fairway du Turtle Bay Golf à Hawaii. Vous pouvez admirer au passage l’adresse du King Kelly Slater au putter sur le green (tout comme les surfeurs, les golfeurs ont aussi leur jargon).
Dans son livre « For The Love », Kelly Slater raconte qu’il vivait derrière un parcours de golf quand il était enfant mais il ne s’y était pas mis car il ne trouvait pas encore cela assez « cool ». Kelly a été pris par le virus du golf en 1995 quand son ami Mitch Varnes l’a invité à jouer sur un parcours en Floride. Il compare le golf avec le surf : pour Slater, ce sont deux sports qui consistent à répéter des mouvements simples et à les améliorer pour parvenir au résultat désiré. En 1996 et en 1997, il dit avoir plus golfé que surfé et pourtant il n’a jamais gagné autant de compétitions de surf qu’à cette période. Il attribue sa réussite en surf au golf.
Il aime le challenge dans le golf mais aussi la technique. En lisant Five Lessons The Modern Fundamentals of Golf de Ben Hogan, Kelly Slater a eu l’idée d’appliquer la même méthodologie d’apprentissage au surf dans un livre qu’il prépare : « The Surf Lesson ». Pour Kelly, on peut s’inspirer de la technique pour générer de la puissance et de la vitesse dans un swing de golf pour développer la technique nécessaire pour bien surfer une vague. Dans sa préparation, Kelly Slater est un grand perfectionniste. C’est aussi un fin technicien. Il cherche en permanence à améliorer son surf en trouvant la position idéale sur sa planche et en minimisant les mouvements inutiles. Il veut comprendre et pouvoir expliquer comment placer ses épaules, ses bras, ses hanches et ses jambes au-dessus d’une planche de surf.
Kelly Slater est vraiment un excellent ambassadeur de notre sport car en plus d’être doué, il s’exprime remarquablement bien, comme on peut le constater dans la nouvelle rubrique de Surfer Magazine : « Surfing with Kelly Slater » dans laquelle il trouve les bons mots pour expliciter sa technique aux surfeurs amateurs.
Les parents et les éducateurs qui envoient des enfants surfer sans casque sont totalement inconscients. Les fédérations, les clubs, les medias et les marques de surf qui ne recommandent même pas le port du casque sont irresponsables. Je le dis et je le répèterai tant que la sécurité des surfeurs ne sera pas prise en compte par les responsables du milieu du surf.
Que nous surfions en France, aux Etats-Unis, en Australie ou n’importe où dans le monde, nos spots sont trop bondés en été et les planches de surf que nous utilisons sont bien trop dangereuses, pour laisser des enfants se risquer au surf sans porter de casque.
Je m’investis depuis 3 ans pour faire prendre conscience de l’intérêt pour un surfeur de porter un casque (voir vidéo YouTube ci-dessous). Plus de 50% des accidents de surf touchent la tête et des graves traumatismes crânio-faciaux arrivent régulièrement.
Nous venons d’en avoir un nouvel exemple dramatique sur le spot de The Pass à Byron en Australie où un enfant de 10 ans a failli mourir des suites d’un fracas du crâne provoqué par un accident de surf.
Le jeune Pascal Dattler a été grièvement blessé après que sa tête ait été heurtée par le nose pointu d’une planche lâchée par un autre surfeur (débutant). Le crâne du gamin a explosé en 8 morceaux et il est passé à un centimètre d’une mort certaine si la planche avait touché son cerveau…Les neurochirurgiens du Mater Hospital à Brisbane ont dû l’opérer en urgence et lui poser 7 plaques en titane pour réparer sa boîte crânienne endommagée.
Pascal Dattler est un miraculé. Il ne devrait pas garder de séquelles neurologiques, mais le traumatisme psychique risque d’être très difficile à surmonter pour un si jeune enfant.
Le père de Pascal, Thomas Dattler, a déclaré qu’il recommanderait le casque à tous les surfeurs après avoir vu son fils flirter avec la mort : “We never considered surf helmets. But to see the damage done to my son, I would recommend them to anyone.” Tu m’étonnes ! Jamais je n’enverrais l’un de mes enfants surfer sans casque, surtout quand on connaît tous les dangers publics qu’il peut y avoir sur un spot de surf (à commencer par soi-même).
En réaction à cet accident qui a mis la communauté des surfeurs australiens en émoi, certains évoquent l’idée de catégoriser les spots en fonction du niveau de pratique : spot pour débutant, spot pour surfeur moyen, spot pour surfeur confirmé,…Ces mesures me paraissent inappliquables, sauf à envisager de mettre des sauveteurs sur des jet-skis pour faire la police sur les spots…
Le vrai problème est que les surfeurs de tous niveaux se retrouvent quand les conditions de surf sont petites et jolies, comme c’était le cas le jour de l’accident de Pascal : la surpopulation favorise les collisions, mais n’oublions pas que les surfeurs se blessent avant tout avec leur propre planche.
A partir du moment où l’on a intégré cette problématique, il n’existe que 2 solutions pour limiter les accidents de surf :
- soit que tout le monde surfe avec une planche en mousse (c’est ce que propose Tom Morey avec ses planches Catch Surf).
- soit que les surfeurs portent tous un casque, tant qu’il y a des surfeurs sur le même spot qui surfent avec des boards trop dangereuses. Je rappelle que les planches de surf standard sont des armes avec des dérives coupantes comme des couteaux de boucher et des noses pointus comme des lances…
Le surf serait un sport très peu risqué si les surfeurs prenaient conscience des dangers liés à sa pratique, et qu’ils utilisaient les protections qui sont à leur disposition pour éviter la noyade…ou la mort.
Lundi 11 Janvier 2010, déjà appelé le « Big Monday » par les surfeurs de grosses vagues, Archie Kalepa, waterman de 46 ans, a nécessité un sauvetage d’urgence sur le spot de Jaws à Peahi.
Au take-off sur une vague à Jaws, Archie Kalepa a eu une fraction de seconde d’hésitation : il a décidé de partir en droite plutôt qu’en gauche au dernier moment. Dès cet instant, Archie avait compris qu’il avait fait une grossière erreur car il sait mieux que personne que l’on ne peut pas tergiverser en démarrant sur une telle vague…
Archie s’est retrouvé trop profond dans la vague et la mousse gigantesque lui a explosé dans le dos : « j’ai ressenti comme si une bombe avait explosé juste derrière moi et m’avait arraché la jambe…C’était assez violent. » a-t-il déclaré.
Il a réussi à remonter à la surface mais a pris une autre vague sur la tête.
« A ce moment, c’était vraiment chaud. Je me suis mis en mode « survie ». Je me suis dit à moi-même : relaxe-toi tout simplement et ne panique pas. C’est ce pour quoi tu t’entraînes, c’est ce que tu as l’habitude de faire…J’avais peur mais je gardais le contrôle. »
Dès que Kalepa a émergé de la mousse tourbillonnante, Buzzy Kerbox, son partenaire de surf tracté, a foncé vers lui et l’a récupéré sur son jet-ski.
Kalepa souffrait énormément de son genou gauche et a été évacué du spot en hélicoptère.
Il n’a pas été admis aux urgences mais a consulté un médecin le lendemain matin qui a évoqué une entorse du LCA (ligament croisé antérieur) et lui a prescrit une IRM du genou.
Kalepa surfe Jaws depuis 12 ans et il connaît les risques de ce spot quand les vagues font plus de 15 mètres de hauteur…
Son métier est de superviser la sécurité dans l’Océan à Maui mais il risque lui-même sa vie quand il va dompter Jaws dans des conditions épiques comme ce lundi de ’Big Kahuna’. Il essaie de rester prudent mais il aime le challenge. Il teste ses propres limites et il pense les avoir repoussées un peu trop loin ce lundi en faisant ce mauvais choix de vague.
Archie Kalepa s’était déjà cassé une jambe en surfant à Spreckelsville.
Archie espère retourner surfer le plus rapidement possible…
Hawaiian veteran lifeguard and big-wave rider Archie Kalepa is no stranger to life-changing experiences. There have been many during his 46 years of life spent in and around the ocean. He never imagined that the fresh waters of inland America would deliver the most astounding experience of all: connecting his native Hawaiian experience to that of the American Indians, and incidentally setting a world record of being the first to standup paddle (SUP) 187 miles through the Grand Canyon.
Leçon n°3 : mets le leash au niveau de la jambe arrière. Voir plus précisément comment mettre son leash.
Leçon n°4 : quand tu rentres dans l’eau, tiens la planche sur le côté pour éviter qu’une vague ne la renvoie vers toi.
Leçon n°5 (last but not least) : Si tu sors la nuit, pour t’amuser avec des amis et tes amies, ne bois pas beaucoup, parce qu’il peut y avoir des vagues le lendemain ! Nous n’aurions pas mieux dit ! Boire ou surfer, Henry Felgueroso a choisi !
A nous de te donner un petit conseil Henry (ne le prends pas mal…) : essaye de surfer plus souvent pour faire diminuer ta surcharge pondérale et ton tour de taille qui te prédisposent à des pépins cardio-vasculaires…
Gum For My Boat is a story of Hope focusing on the Bangladesh Surf Club and its members.
The club consists of more than 30 boys and girls and is helping to introduce surfing into a culture in a very unconventional method.
Many of the children are street kids or come from very poor families. Some don’t even know how to swim, but their love for surfing brings them together and into a way of life they never even knew existed.
An ocean that was once deemed off limits due to fear is now becoming source of fun, escape and even a chance for a way to make a living.
Follow professional surfer, Kahana Kalama (a past guest star of Fuel TV’s series On Surfari) as he works with Hawaiian-based non-profit, Surfing The Nations, and learns from these kids that sometimes, surfing involves much more than catching waves.