SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Paroles de surfeurs’

Exostose du surfeur : quand l’oreille prend la vague…

Jeudi 2 septembre 2010

exostose du surfeur

« Surfeurs : quand l’oreille prend la vague ». C’est le titre d’un reportage du Magazine de la Santé présenté par Michel Cymes et Marina Carrere d’Encausse diffusé au début de l’été 2010. France 5 a fait passer la vidéo au GEPOS qui a naturellement choisi Surf Prevention pour le présenter aux surfeurs. Extraits :

Marina : « un avant-goût de vacances avec une pathologie propre aux surfeurs, ça se passe dans l’oreille et ça se termine souvent au bloc… »

Le journaliste : « A la plage, il y a ceux qui lézardent, il y a ceux qui flânent et…il y a ceux qui surfent ! [Le surf], un sport de plus en plus populaire mais qui n’est pas sans risque. Ces mordus de la glisse sont en effet exposés à une pathologie bien particulière et inattendue : l’exostose dite du surfeur« .

Pr Vincent Darrouzet (Hôpital Pellegrin – CHU de Bordeaux) : « Ce qui fait la susceptibilité du conduit auditif, c’est l’intimité de la peau et de l’os : la peau est apposée sur l’os sans aucune surface de glissement. Donc, toutes les stimultations physiques, et en particulier le froid, vont être transmis directement à l’os, et cet os va réagir à ces conditions anormales par des appositions, des accumulations de feuilletages osseux, cela donne une espèce de mille-feuille, et ce feuilletage successif va progressivement, de part et d’autre du conduit, en haut et en bas, finir par sténoser, par refermer le conduit auditif. »

Dr Jean Sayeux (Hôpital Bagatelle / Bordeaux) sur le surfeur opéré dans le reportage : « C’est un patient qui va resurfer, il a encore une vingtaine d’années de surf devant lui (note de Surf Prevention : beaucoup plus s’il surfe aussi longtemps que John Zapotocky presque centenaire  ;-)  ), donc classiquement, il va de nouveau être exposé à de l’eau froide ; on n’arrive jamais à stopper totalement l’évolution donc c’est un patient qui probablement, peut-être dans 15 ans, sera de nouveau opéré. C’est l’intérêt d’utiliser une voie mini-invasive qui ne laisse pas de séquelles au niveau du conduit et de l’oreille. » Voir le détail de cette technique chirurgicale de l’exostose.

Raphaël Tutetuit (www.sorky-protection.com) parle de ses bouchons d’oreilles qu’il stocke dans un porte-clé. Selon lui, ces bouchons n’altèrent pas l’audition et la proprioception indispensables au surf.

Comme le dit très justement le journaliste : « Les messages de prévention ont encore beaucoup de mal à passer auprès des surfeurs qui préfèrent bien souvent préserver leur liberté au détriment de leur santé… »

Précisions de Michel Cymes : ces exostoses ne touchent pas que les surfeurs mais également les plongeurs (et toute personne) qui passent du temps dans l’eau froide.

En savoir plus sur la protection des oreilles du surfeur.

Faire du sport pendant le Ramadan : l’exemple du surf

Jeudi 26 août 2010

Abdel el harim - roller frontside en surf - Competition de surf - finale Maider Arosteguy 2010 - Grande Plage de Biarritz - Copyright Anglet Surf Photo

Le Ramadan a lieu cette année du 11 août au 9 septembre 2010. Pendant cette période, les musulmans pratiquants respectent le jeûne. Ils se lèvent avant l’aube et peuvent manger et s’hydrater avant la première prière. Mais ils ne doivent ensuite ni boire ni manger jusqu’au coucher du soleil (ni avoir de rapports sexuels). Même si certaines catégories de personnes en sont exemptées*, le jeûne n’en est pas moins difficile à supporter en cette période de fortes chaleurs, surtout si la personne est sportive. Le jeûne peut perturber l’activité physique à l’entraînement ou les performances en compétition, surtout si celle-ci est pratiquée au plus haut niveau.

Abdel El Harim, l’un des tous meilleurs surfeurs marocains, respecte le jeûne même si ses résultats en compétition de surf peuvent en pâtir. Il nous explique pourquoi : « Je surfe dans 3 compétitions de très haut niveau pendant le Ramadan de cette année 2010 : le Lacanau Pro (WQS 6 star; du 12 au 22 août), le Pantin Classic (WQS 6 star ; du 24 au 29 août) , et le San Miguel Pro à Zarautz (WQS 6 star ; du 31 août au 5 septembre). C’est très dur de surfer pendant le Ramadan car on n’a pas le droit de manger ni de boire du lever du soleil au coucher de soleil, alors du coup zéro énergie, ce qui fait qu’on ne surfe pas du tout à notre niveau surtout quand on a les séries l’après-midi ou le soir contre les meilleurs surfeurs du monde qui sont au mieux… »

Ne faudrait-il pas aménager ces compétitions de surf pour que les surfeurs qui respectent le Ramadan surfent plutôt en début de journée ? Sinon, les athlètes ne pourraient-ils pas reporter leur jeûne après la compétition ? C’est possible pour certaines personnes fragilisées et pour les voyageurs mais il semble que le cas des sportifs ne soit pas tranché.

Quand on fait du sport pendant le Ramadan, le risque de déshydratation, d’hypoglycémie, d’accident musculaire ou autre blessure est augmenté car l’organisme peut difficilement fonctionner à son maximum quand on ne lui apporte pas l’énergie nécessaire. Lire à ce sujet l’article sur l’alimentation et l’hydratation idéales du surfeur.

- Conseils élémentaires pour faire du sport pendant le Ramadan :

- Il convient de bien s’hydrater le matin avant le début du jeûne quotidien et le soir après le coucher du soleil : pour un adulte, il convient de boire au minimum 1,5l à 2 l d’eau minérale.

 - Ne pas sauter le repas avant l’aube. Consommez notamment des sucres lents qui apporteront de l’énergie tout au long de la journée et des fruits pour les vitamines. Les dattes permettent de faire le plein de vitamines, de retenir l’eau et de prévenir la constipation.

- Il vaut mieux fractionner les repas après la rupture du jeûne. Il faut éviter la consommation massive d’aliments trop gras ou trop sucrés comme les pâtisseries après le coucher du soleil. Préférez les féculents et les fruits et légumes. Boire de l’eau ou une soupe comme la chorba ou la harira permet de se réhydrater.

Félicitations en tous cas à Abdel El Harim qui suit le tour de qualification de surf professionnel avec courage et talent malgré les difficultés et les privations. On peut se rendre compte qu’il retrouve toute son énergie après s’être réalimenté pour surfer la nuit venue au point de réussir de superbes aérials au dessus de la vague ! Malgré tout cela Abdel est toujours à la recherche d’un sponsor…

Abdel Elharim participe a un air show de nuit apres avoir repris des forces pendant le Ramadan.

*enfants, personnes âgées, patients atteints de maladies chroniques ou psychiatriques, femmes enceintes, femmes allaitantes, voyageurs…

Lire aussi : les conseils pour l’alimentation du surfeur.

Dark Side Of The Lens : surfez du côté obscur de la caméra…

Samedi 21 août 2010

Dark Side of the Lens - surf film extraordinaire par Mickey Smith

Vous ne connaissez peut-être pas Mickey Smith. Si vous vous intéressez au surf, vous avez pourtant sûrement déjà vu certaines de ses images. C’est lui qui a notamment fait connaître le surfeur irlandais Fergal Smith. Mickey Smith fait partie de ces hommes de l’ombre du surf : ceux qui sont de l’autre côté de la caméra… Ceux qui passent parfois des heures et des heures à se faire brasser dans les vagues pour prendre une seule image qui fera la couverture des magazines. Dans ce court-métrage intitulé « Dark Side of The Lens », on découvre un personnage haut en couleurs qui vit passionnément son métier malgré le peu de reconnaissance financière qu’il lui apporte.

Comme le souligne un internaute dans les commentaires de l’article dans The Surfer’s Path, les photographes de surf sont les parents pauvres d’un monde du surf qui n’existe pourtant que grâce à leur travail. Si ces hommes étaient photographes de mode ou de sports comme le football ou le golf, ils seraient riches. Mais alors que les photographes de surf prennent plus de risques et font souvent un travail artistique très recherché, même les meilleurs d’entre eux ont parfois du mal à boucler les fins de mois car ils ne récoltent que les miettes que les majors du surf business et que les nouvelles marques qui investissent dans le surf (Nike, Red Bull et autres « boissons énergisantes » comme ici Relentless Energy…) veulent bien leur laisser.

Mais tout cela n’entame pas le moral de Mickey Smith qui est avant tout un passionné et qui vit son rêve sans concession ni demie-mesure. Il parle de tous les sacrifices nécessaires pour prendre ces images à couper le souffle, comme passer des heures dans le froid ou sous la pluie. Il parle également des risques du métier de photographe et des blessures inhérentes à son art : fractures, luxations, gelures, hypothermie… Il se pose également des questions existentielles comme : « si tu passes ta vie à observer et à enregistrer ce que tu vois, es-tu réellement présent pour vivre ces moments ? » Toujours est-il que Mickey Smith nous offre de sacrées tranches de vie dans ce film. Des images qui prennent aux tripes et des mots qui donnent la chair de poule. Les conditions de surf sont obscures mais ce film est lumineux.

Vous trouverez sous la vidéo YouTube la retranscription de quelques passages de ce que dit Mickey Smith. Pas facile de tout comprendre avec le fort accent de Mickey et le bruit de fond des vagues… Merci aux surfeurs anglophones de m’aider à compléter les passages manquants.

« Life in the waves was something I was raised to embrace. Ma always encouraged us to open our eyes and hearts to the world, make up our own minds for experience, and be inspired… A sealife in angles, in lines and perspectives… The slow turn of a head, the blink of an eye, subtle glimpses of magic… »

« Cameras allow me to translate, interpret and understand what I see… It’s a simple act that keeps me grinning. »

« I never set out to become anything in particular, only to live creatively, and push the scope of my experience, for adventure, for passion… »

« My heart bleeds Celtic blood. »

(…)

« I try to pay tribute to that magic through photographs… »

« I wanna see wave-riding documented the way I see it in my head, and the way I feel it in the sea. It’s a strange set of skills to begin to acquire, that is only achievable through time spent riding waves, all sorts of waves on all sorts of crafts. »

(…)

« Mind blowing images of empty waves… Solid ocean swells powering through deep cold water. Heavy waves… »

« Broken backs, drownings, near-drownings, hypothermia, dislocations, fractures, frostbites, head-wounds, stitches, concussions, I broke my arm, and that is just the last couple of years… »

(…)

« That’s no sugary cliché: most folks don’t even know who we are, what we do, how we do it, let alone how to pay us for it. »

« I don’t ever wanna take this for granted, so I try to keep motivations simple, and positive. »

« If I only scrape a living, at least that is a living worth scraping; if there is no future in it, at least there is a present worth remembering. »

(…)

Si cet article vous a intéressé, lisez aussi : Laurent Masurel d’Aquashot parle des dangers de la photographie aquatique.

Portrait d’un surfeur meurtri par le surf et un « ostéopathe »…

Jeudi 19 août 2010

Voici le témoignage d’un internaute de Surf Prevention qui fait « froid dans le dos ». Il pointe du doigt les dérives d’une certaine forme d’ostéopathie qui vise à faire « craquer » la colonne vertébrale des patients sans avis médical ni radiographies préalables avec des risques allant des douleurs chroniques à la paralysie totale. En cas de mal de dos, consultez votre médecin avant de voir un ostéopathe !

renaud en Mediterranee en juillet 2009 avant son accident d'osteopathie. Photo : DR

« Quand j’étais plus jeune, je pensais que le sport en général et le surf en particulier ne pouvaient être que bénéfiques pour la santé. Erreur totale, en tout cas pour le surf (shortboard) pratiqué quasi-quotidiennement ! Car aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir 70 ans, surtout le matin au réveil. Mon dos est tout cassé et j’ai de l’arthrose aux hanches. Le lendemain d’une (rare) session ? Comme si je revenais du Kosovo ! Le résultat de 20 ans de surf et windsurf intensif et sans préparation et d’une mauvaise manipulation d’un pseudo-ostéopathe irresponsable. Nous sommes en 2010, j’ai 34 ans, je vis à la Réunion, les vagues sont belles, l’eau est chaude et je regarde les autres surfers s’enfiler des barriques translucides devant ma tronche désabusée. Le rêve a pris l’eau. Le moral est dans les tongs. Je ne peux plus surfer.

Note de Surf Prevention : ce témoignage n’est pas sans rappeler celui d’André Agassi qui a joué au tennis au plus haut niveau.

Voici mon témoignage, à l’adresse en particulier des plus jeunes d’entre nous, ceux qui se sentent tout puissants et n’hésitent pas -comme moi à leur âge- à se moquer des « mythos » qui « se la jouent pro » en s’échauffant sur la plage. Si vous persistez à ne pas prendre soin de votre corps, malmené par le surf et ses contraintes, dans 15 ou 20 ans, vous serez comme moi et bien d’autres surfers « silencieux » (on ne les voit pas dans les magazines ceux-là) : le cul posé sur la plage et la dépression en embuscade.

Le shortboard n’est pas un sport complet !

Le surf est un sport extrêmement traumatisant. Ce n’est pas ce qu’on appelle un sport « complet ». Ce qui veut dire que si vous ne faites QUE du surf, sauf corps exceptionnel (comme Kelly Slater qui, à bientôt 40 balais, est plus tonique que bien des adolescents !), vous allez finir en vrac et plus tôt que vous ne le croyez.

Tout le monde sait que la position de rame classique (allongée) n’est pas naturelle pour notre colonne vertébrale : hyperlordose = contraction des muscles du dos (rétrécissement des muscles), bascule du bassin en arrière et à terme pincements des disques au niveau lombaire et/ou cervical. Les surfers présentent souvent un déficit d’abdos, car ceux-ci ne travaillent quasiment pas lors de la pratique du surf (en gros seulement au take-off). Ce déséquilibre musculaire est désastreux, créant une posture hypercambrée, caractéristique du surfer. Certes, les jeunes filles apprécient « les petits culs des surfers ». Mais elles les apprécieront encore plus avec de belles tablettes de chocolat. Alors au boulot les cocos !

- Faites du RENFORCEMENT MUSCULAIRE, donc, gainez-vous. Mais attention : faites-vous briefer par un professionnel, médecin, kiné ou même préparateur physique, car des abdos mal effectués peuvent s’avérer contre-productifs.

- ECHAUFFEZ-VOUS !!! Lorsque j’ai débuté le surf en 1990 en Méditerranée, nous faisions mes potes et moi beaucoup de route pour trouver des vagues. A cette époque, pas de surf report et très peu d’aînés pour nous montrer les spots, du coup il était courant de se taper 2 heures de bagnole, entassés comme des sardines, avant de se mettre à l’eau, le cas échéant. Evidemment, on était « morts de faim ». Donc, une fois sur le spot, on se précipitait dans l’eau comme si nos vies en dépendaient, sans s’échauffer, voire pire, après avoir inhalé moult fumigènes divers et variés. Très rock n’ roll, mais super con. La pire chose que l’on puisse faire à un organisme : passer sans transition d’une position assise et enfumée, avec le chauffage à bloc, à une position allongée dans l’eau froide avec des muscles froids et gavé de toxines…

-ETIREZ-vous !!! Avant, mais surtout après le surf. Etirez notamment ce que l’on appelle la chaîne postérieure (muscles de derrière les jambes) et le dos pour éviter que vos muscles ne tirent trop sur les lombaires. Adressez-vous à un professionnel pour apprendre les bons gestes et ceux qui vous concernent plus particulièrement (nous sommes tous différents).

- PRATIQUEZ un sport complémentaire !!!

Pratiquer un sport complémentaire ne veut pas seulement dire faire un sport ne nécessitant pas de vagues. Mais plutôt qu’il faut pratiquer un sport préparateur et réparateur de l’activité surfistique. Le yoga est top (mais comme toujours, initiez-vous avec un prof de yoga), ainsi que la natation ou le vélo (pas le VTT, ni le dirt ou le BMX !), des arts martiaux « doux » etc. Méfiez-vous des modes véhiculées par les magazines : vous n’êtes pas obligés de faire du Jiu-Jitsu ou du golf pour être un vrai surfer.

Ostéopathes et chiropracteurs : gare au « cracking »

Il ne s’agit pas de jeter l’anathème sans distinction sur une profession déterminée mais d’être prudent quant au choix de la personne à qui vous allez confier vos petites vertèbres. Je suis personnellement la victime-type de la mauvaise ostéopathie, celle qui fait craquer les os et prétend être « plus forte que l’organisme », omnisciente. Comme en toute matière, la vanité est mère de tous les vices. Un ostéo qui se prend pour un gourou est à fuir impérativement, ce genre de type est un danger public, comme les sectes.

Je m’explique : en 2004, pour la première fois de ma vie, je ressens de légères (rétrospectivement) douleurs dans le bas du dos. En réalité de simples contractions musculaires dues à un gros stress professionnel (conflit au travail, harcèlement moral). La douleur ne se situe pas au niveau des vertèbres ou des disques mais sur le côté. Sur les conseils d’un ami (je ne lui en veux pas), je me rends pour la première fois chez un ostéopathe. Je ne suis pas méfiant car l’ostéo en question est par ailleurs moniteur dans une école d’ostéo. Et pourtant !

Je m’installe sur sa table, il me fait mettre dans une position bizarre sur le côté, prends de grandes inspirations en fermant les yeux puis se rue comme un damné sur mes lombaires : il force comme un taré (il n’y a pas d’autres mots) sur mes vertèbres et j’entends un gros crack suivi d’une douleur extrêmement vive au niveau de ma dernière lombaire et du sacrum. Je me sens alors très mal, une très mauvaise sensation dans tout le corps, une légère nausée également. Je fais part de mes impressions à cet ostéo qui m’assure que tout est normal, que la douleur passera d’ici 2 à 3 jours.

Trois jours plus tard, alors que je décidais de m’offrir un petit surf, je m’écroule en sortant de ma voiture, comme foudroyé dans le dos. Depuis, je vis avec cette douleur, parfois jour et nuit.

J’avais un spondylolisthésis avec lyse isthmique (une malformation de la vertèbre L5 courante chez ceux qui ont fait trop de sport pendant leur croissance) mais je l’ignorais, car n’ayant jamais souffert du dos, je n’avais jamais fait de radio. Or, le « trust » pratiqué par ce malade est proscrit dans mon cas. L’ostéo a déclenché les symptômes (je pense qu’il a fait basculer en avant ma vertèbre L5) et m’a de surcroît conseillé des mouvements de torsions tronc/jambes qui m’auraient fait me cisailler les disques. Aujourd’hui, mes disques sont quasiment bouffés au niveau lombaire, et je souffre considérablement. Malgré toute la rééducation, le yoga, la natation etc, rien n’y fait. Au mieux je suis gêné, au pire bloqué au lit avec des antalgiques de cheval.

Je viens même de perdre mon nouveau job de journaliste car pas en mesure de travailler à plein temps. Je suis en effet resté bloqué au bout de deux semaines d’activité (un boulot speed où l’on est souvent assis) : l’employeur a pris peur et m’a viré avant que je ne signe mon contrat. Ayant démissionné d’un petit job à mi-temps pour prendre ce poste, je n’ai pas le droit aux ASSEDICS. Pas assez handicapé pour percevoir une allocation. Trop pour bosser, au moins à temps plein. Cet ostéopathe a ruiné en partie ma vie et court toujours. Bien que juriste de formation, je n’ai pu le traîner devant les tribunaux : ne disposant pas de radio avant manip, je n’ai aucune preuve contre lui. C’est moi qui aurais risqué la condamnation en cas de procès !

Moralité : 1. N’allez JAMAIS voir d’ostéos qui font craquer. 2. Ecoutez votre médecin traitant et commencez par de la kiné voire de l’ostéo DOUCE (ça existe et c’est efficace). 3. Pas de manipulation sans radio, interprétées par un spécialiste. Pour info : les manipulations vertébrales sont en principe interdites par le droit français à moins d’être un médecin vertébrologue. Une loi a légalisé la situation des ostéos en France et leur pratique est aujourd’hui encadrée (j’ignore si le décret d’application a été pris en revanche). Il existe de très bons praticiens : en général ils sont médecins ou déjà kinés. Ceux-là agissent avec prudence et humilité et ne font pas craquer. Ils ont une vue globale du patient, avec une approche psy également, car l’esprit et le corps sont intimement liés et interagissent. Certains font des merveilles, notamment avec les nouveau-nés (vu de mes yeux)… Mais d’autres, les « crakers gourou », sont des catastrophes ambulantes.

Voilà, aujourd’hui, bien qu’encore jeune je me sens physiquement vieux. J’ai mal partout, surtout le matin. Le sport me fait mal, même la natation. Je m’emploie à me remuscler avec mes kinés depuis que j’ai perdu mon job. Le but ? Pouvoir retravailler (depuis la manip, je n’ai que très peu bossé) et pourquoi pas resurfer, en SUP cette fois, si mon corps le veut bien. Reste à trouver l’engin et surtout à le financer, mais bon, plaie d’argent….

J’espère que mon expérience pourra servir à d’autres, jeunes en particulier. Ne prenez pas ce témoignage pour un truc de vieux con ou d’ancien combattant. Le niveau en surf n’a également rien à voir avec ça car je suis un ancien compétiteur et possède un bon niveau. Soyez intelligents, humbles et n’oubliez jamais que le surf est une CHANCE et pas un dû. Partagez les vagues avec les moins bons et prenez soin de vous, écoutez vos sensations et votre cÅ“ur, c’est également bon pour votre dos. »

Joel Parkinson utilise la Surf Thérapie pour sa Rééducation

Samedi 14 août 2010

9 Juillet 2010 : Joel Parkinson se blesse gravement au pied droit  à Snapper Rocks. L’une de ses dérives coupantes lui a tranché le fascia plantaire et des tendons de son pied, gâchant sa saison et compromettant peut-être sa carrière. Les chirurgiens qui l’ont opéré considèrent que sa blessure est très sérieuse mais que le pire a été évité. Si Parko respecte sa convalescence et fait une bonne rééducation, il devrait s’en tirer sans séquelles. Mais la route est longue ; on ne devrait pas revoir Joel Parkinson compétitif sur une planche de surf avant octobre 2010…dans le meilleur des cas.

12 Août 2010 : Joel Parkinson retrouve enfin l’Océan. Cette blessure lui a permis de se rendre compte à quel point il avait besoin de la mer pour se sentir bien. Au cours de cette véritable séance de Surf Thérapie, il va se rendre compte que ce ne sont finalement par ses aérials 360° ou ses vagues à 10 points en compétition de surf qui lui manquaient le plus, mais tout simplement le contact avec l’Océan.

Cette séquence photo n’a rien de « radical » et peut paraître banale comparée aux séquences de manoeuvres extrêmes de Parko qui figurent habituellement dans les magazines, et pourtant, c’est peut-être cette session qui lui a apporté le plus de plaisir. Ces photos illustrent surtout à merveille ce qu’est la Surf Thérapie telle que décrite dans le livre du même nom que je viens de sortir.

Photo n°1 :
Joel Parkinson arrive sur ses béquilles à la plage. Rien que les sensations de voir la mer avec un joli petit train de houle et de respirer l’air marin lui procurent un plaisir immense. Cette image correspond à la première étape de la Surf Thérapie : Sentir.

Joel Parkinson arrive à la plage sur ses béquilles.

Photo n°2 : Joel Parkinson foule de nouveau le sable mouillé et retrouve les sensations qu’apporte une simple marche au bord de l’eau (2e temps de la Surf Thérapie).

Parko en maillot remarche enfin dans le sable.

Photo n°3 : Comme s’il retrouvait enfin les bras de sa dulcinée, Joel Parkinson embrasse de nouveau l’eau de mer. Il déclare sur Surfline : « J’avais oublié à quel point c’est bon de sentir l’eau de mer salée sur sa peau…Sur son blog, il ajoute : « Ã  la seconde où j’ai touché l’eau, je me suis senti mille fois mieux ! »

Parko plonge enfin dans l'eau de mer.

Photo n°4 : Joel nage dans l’océan et bodysurfe une vague (3e temps de la Surf Thérapie). Plus besoin de béquilles dans la mer, c’est l’eau salée qui le porte ! C’est ce qui fait de l’eau de mer le meilleur élément pour effectuer une rééducation, après un traumatisme du membre inférieur notamment.

Joel Parkinson bodysurfing

Photo 5 : Joel sort de l’eau après quelques minutes de Surf Thérapie : ce n’est plus le même homme tellement il a l’air heureux et semble avoir oublié tous ses soucis. Quelques minutes de Surf Thérapie suffisent à produire ces effets bénéfiques.

Parko a le sourire meme s'il doit sortir de l'eau en s'appuyant sur une bequille.

Pour retrouver les sensations de glisse et de surf sur une planche (étapes 4 et 5 de la Surf Thérapie), Joel Parkinson a prévu de reprendre sur une planche de bodyboard. Cela tombe bien car il venait de se remettre au bodyboard juste avant sa blessure. Sur son Twitter, il a l’air impatient de resurfer sur un bodyboard et parle même de figures radicales comme les ARS, barrel roll et autres spinners…

Joel Parkinson bodyboarding

Ces photos sont tellement représentatives de ce qu’est la Surf Thérapie que je pense les inclure dans la prochaine édition du livre.

Voir le témoignage de Parko sur sa page Surf Therapy.

Source : http://joelparko.com/freestyling/wet-gills/

Ce que le surf vous apporte : à vous la parole !

Vendredi 23 juillet 2010

Interview - temoignages de surfeurs - ce que le surf nous apporte - surf therapie

Chers amis internautes,

Comme certains le savent, je viens de sortir mon nouveau livre  » Surf Thérapie  ». Ce livre évoque les bienfaits de la mer et du surf sur la santé que nous expérimentons tous quand nous allons à l’eau. Dans ce livre, je donne mon ressenti personnel sur le sujet et je fais partager les témoignages de surfeurs qui retirent des bénéfices du surf comme Dave Rastovich, Darryl « Flea » Virostko, Emily Haager, Dean Randazzo, Don Wildman, Joel de Rosnay

Ce qui m’intéresse maintenant est de connaître votre avis personnel sur cette question dont on parle finalement assez peu. On parle souvent des surfeurs, des compétitions de surf et de tout le folklore qui entoure notre sport-passion, mais on évoque rarement le surf en lui-même, et les bienfaits qu’il nous procure. J’aimerais donc savoir ce que le surf vous apporte, notamment au niveau de votre santé (forme, moral, bien-être, épanouissement, etc.)

Je m’adresse ici à tous les surfeurs, quelle que soit leur façon de pratiquer le surf ( shortboard, longboard, stand-up paddle, bodyboard, kitesurf, windsurf, skimboard, kneeboard…)

Pourriez-vous dire en une ou deux phrases fortes ce que le surf vous apporte ? (280 caractères maximum espaces compris).

Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif mais d’insister de manière sérieuse ou décalée, littéraire ou poétique, sur le ou les bénéfices principaux que vous ressentez quand vous faites du surf… ou les effets négatifs dont vous souffrez quand vous ne pratiquez pas… Qu’est-ce que vous aimez dans le surf ?

Cliquez ici pour témoigner.

Les mini-interviews apparaîtront sur le site Surf Thérapie sur ce modèle : http://www.surf-therapie.fr/site/interview-surfeur-guillaume-barucq-13.php

Pour rendre le interviews interactives, vous pouvez faire partager votre page sur Facebook ou sur Twitter et faire lire votre témoignage à vos amis. Les 10 personnes qui auront obtenu le plus de « j’aime » sur Facebook recevront un livre « Surf Thérapie » gratuit. La deuxième édition du livre « Surf Thérapie » sera enrichie de vos meilleurs témoignages.

Merci d’avance.

Guillaume.

Ce que le surf apporte à Joël de Rosnay

Mercredi 21 juillet 2010

« Ce que le surf m’apporte ». Par Joël de Rosnay. « D’abord un sentiment de communion avec la nature. Je ne me bats pas contre les vagues. Je ne suis pas en compétition avec le swell. Ce ne sont pas des adversaires. J’utilise leur force, leur puissance pour le plaisir, l’exercice, le défi vis-à-vis de moi-même. Pour « y aller ». Même quand c’est gros. Déterminisme et liberté. Les vagues ont leur vie, déterminée par une tempête dans l’Atlantique Nord. Moi j’ai la mienne et je suis libre d’évoluer sur la vague de mon choix, sur mon spot favori que je connais comme ma poche ! Quand je ne surfe pas, je suis en manque. Je suis un « surf addict ». Prévisions, Internet, Viewsurf, météo surf : tout est utilisé pendant l’attente pour me rassurer. Oui, c’est sûr : « ça va rentrer » dans trois jours vers 18h. La marée sera bonne ? Pas de vent ? L’heure de la session est choisie ! Je suis déjà au take off et dans le « curl » ! Addict, je vous dis ! »

Vous aussi, exprimez ce que le surf vous apporte en cliquant ici.

Lire aussi l’article : Joel de Rosnay peut-il surfer jusqu’à 140 ans ?

Hank Gaskell : du surf pro au BTP…

Samedi 17 juillet 2010

hank gaskell - surfer magazine - cover - july 2008

En juillet 2008, le surfeur hawaiien Hank Gaskell faisait la couverture de Surfer Magazine. En Décembre dernier, il tenait la dragée haute à Kelly Slater au Pipeline Masters, peu après avoir remporté le Xcel Pro à Sunset devant Pancho Sullivan et Myles Padaca. Seulement voilà, la crise économique est passée par là et a précarisé un peu plus les jeunes surfeurs professionnels.

Hank Gaskell n’a plus de sponsor depuis 1 an, au motif d’un « licenciement économique » de la part de la marque qui le soutenait depuis 12 ans. Il a cru jusqu’au dernier moment que ses bons résultats lui permettraient de retrouver rapidement un sponsor mais les mois ont passé en même temps que son compte en banque fondait comme neige au soleil… Hank Gaskell avoue ne pas être doué pour assurer son auto-promotion ou pour faire le lèche-cul. Et pourtant, comme il le dit si bien, c’est ce qu’il aurait fallu faire pour retrouver un sponsor…à moins de s’appeler Dane Reynolds.

Fin février, comme rien ne bougeait niveau sponsor, il a dû se rendre à l’évidence : « Putain, je vais devoir trouver un vrai travail… » s’est-il dit à lui-même. Il a trouvé un travail dans la construction et sa vie quotidienne a changé radicalement. Lever : 6 heures 30 du matin, boulot non-stop de 8 heures à 16 h 30, avec seulement une demie-heure de pause déjeuner. Hank prend les choses du bon côté : il apprend de nouvelles choses et il bosse dans un cadre agréable à Maui. Mais le job est sacrément difficile et il n’arrive plus à surfer que quelques minutes avant la nuit…

Même s’il a dû mettre sa carrière de surfeur pro entre parenthèses, Hank Gaskell croit toujours qu’il a un avenir sur le circuit de compétition…à condition de trouver l’argent pour vivre son rêve.

Cet article fera peut-être réfléchir les jeunes surfeurs avant de se lancer dans une carrière pro. A moins d’être le nouveau Kelly Slater, vous risquez de galérer pour joindre les deux bouts. Quand on voit comment certains sponsors lâchent leurs jeunes poulains sans vergogne, ça laisse songeur…

Source : Surfer Mag – July 2010 – Sections – Article de Jeff Mull.

Philosophie à la plage : vivre, c’est surfer !

Dimanche 4 juillet 2010

Livre Petite philosophie du surf de Frederic Schiffter

« Faut-il surfer pour vivre ? » Voici une question qui mériterait d’être posée au Bac Philo… Le professeur de philosophie Frédéric Schiffter, auteur du livre « Petite philosophie du surf », serait vraisemblablement tenté de répondre par l’affirmative si l’on en juge à ses réflexions dans le Figaro Madame du 3 juillet.

Dans la rubrique « Plage Philo », Frédéric Schiffter signe un article intitulé « Vivre, c’est SURFER ». Morceau choisi : « Comme tout homme d’action expérimenté, le surfeur fait preuve de « phronésis » – de prudence. Non pas de cette précaution pusillanime qui paralyse l’élan, mais de ce pragmatisme avisé qui l’attise et l’oriente. Confronté à une réalité mouvante, le surfeur agit « dans » l’ignorance mais non « par » ignorance. Dans l’ignorance car toute vague est grosse d’incertitudes. Non par ignorance, car l’habitude forme et inspire le jugement. »

Je vous invite à consulter l’excellent blog de Frédéric Schiffter qui se définit modestement comme un « philosophe sans qualités » et comme essayiste le moins lu de France : http://lephilosophesansqualits.blogspot.com/

Frédéric Schiffter est également l’auteur de Pensées d’un philosophe sous Prozac (Milan), Traité du Cafard (Finitude), Délectations moroses (Le Dilettante), Le bluff éthique (Flammarion / J’ai lu)… Son prochain livre « Philosophie sentimentale » est à paraître en Septembre 2010 aux Editions Flammarion.

Sur le même sujet : lire aussi « les surfeurs de Biarritz assurent au bac philo« .

Bixente Lizarazu espère surfer à Jeffreys Bay

Dimanche 20 juin 2010

Bixente Lizarazu Photo au micro de RTL

Bixente Lizarazu était encore sur la Côte Basque ces dernières semaines où il a notamment donné un cours de stand-up paddle à Caroline Aelion, assisté à la finale de son frère Peyo au SUP World Tour d’Anglet et même surfé avec Laird Hamilton lors de sa venue en France.

Depuis le début du Mondial de football en Afrique du Sud, Bixente Lizarazu a revêtu sa casquette de consultant football de l’équipe de France pour TF1 et RTL. En tant qu’ancien international, il délivre quotidiennement des analyses pertinentes sur le jeu des Bleus. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne manie pas la langue de bois. Il n’hésite pas à mettre en avant la responsabilité de Raymond Domenech dans les contre-performances de l’Equipe de France. Il a également condamné les propos de Nicolas Anelka et son attitude sur le terrain en soulignant que c’est le joueur à qui Domenech avait donné toute sa confiance qui lui crache dessus. Il a déclaré hier que le capitaine Patrice Evra aurait mieux fait de se taire quand il a parlé de traitre dans l’équipe. Bref, Lizarazu n’a pas la langue dans sa poche et sait expliquer ce qui ne va pas en appuyant là où ça fait mal, quitte à ne pas se faire que des amis…

Depuis la fin de sa carrière, la vie de Bixente ne se résume plus au foot et il consacre une grande partie de son temps à surfer et à défendre l’environnement marin grâce à son association « Liza  pour une mer en Bleus« . Bixente raconte que pendant sa carrière de footballeur professionnel, il était régulièrement frustré pendant ses déplacements de devoir se limiter à l’enchaînement avion-hôtel-bus-stade. Son nouveau métier de consultant lui laisse plus de liberté pour découvrir le pays et pour y surfer quand c’est possible. Pendant ce Mondial en Afrique du Sud, Bixente réside dans un hôtel à Kynsa situé à une heure et demie de route du spot de surf de Jeffrey’s Bay. Bixente espère profiter de son temps libre pour y surfer. Peut-être que l’élimination précoce de l’équipe de France lui en laissera le loisir… S’il reste jusqu’à la finale du mondial qui se déroulera le 11 juillet 2010 à Johannesburg, il pourra enchaîner sur la compétition de surf du Billabong Pro J-Bay de Supertubes qui se déroulera du 15 au 25 Juillet en présence des meilleurs surfeurs du monde dont Kelly Slater.

Voir cette vidéo Youtube avec Bixente Lizarazu en train de surfer avec son frère Peyo :

Voir l’article sur « L’odyssée du Flocon à la Vague« .

Lire aussi la fiche surf trip sur Jeffreys Bay en Afrique du Sud.