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Archive pour la catégorie ‘Pathologie du surfeur’

Peut-on aller surfer quand on est “malade” ?

Dimanche 28 décembre 2008

Cet article est destiné aux surfeurs (et autres sportifs) qui ont “la crève”, qui sont enrhumés ou qui ont attrapé la grippe. L’épidémie de grippe est en train de s’installer en France mais les vagues vont être belles dans les jours à venir : cela promet un beau dilemme aux surfeurs atteints…mais s’ils écoutent leur docteur, ils n’auront pas le choix : le surf quand on souffre d’une infection aiguë, c’est niet !

Dans la plupart des cas, ces affections, fréquentes en hiver, sont d’origine virale. Saviez-vous que plus de 200 virus peuvent entraîner une rhinopharyngite ? Sur les 4 millions de bronchites annuelles en France, l’immense majorité est provoquée par un virus, surtout chez les jeunes sujets sains. La grippe, quant à elle, est virale dans 100% des cas.

Et quand c’est viral, les antibiotiques, c’est pas automatique, comme le dit le slogan maintes fois rabâché ! Cela ne doit pas vous dispenser de consulter votre médecin généraliste qui est le plus à même de vous prescrire un traitement adéquat après vous avoir ausculté.

Mais contrairement à ce que laisse entendre la campagne d’information de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (cf. vidéo YouTube) où l’on voit un rugbyman malade partir jouer quand même, il est fortement déconseillé de faire du sport quand on a “attrapé un virus”.

Le premier traitement d’une infection (et sûrement le plus radical…), c’est le repos !

Cela m’étonne toujours de voir un surfeur (ou un autre sportif) à mon cabinet me dire qu’il est malade “comme un chien”, qu’il a besoin d’un traitement “de cheval”, qu’il n’est pas en état d’aller bosser…mais qu’il ne comprend pas pourquoi le surf lui serait contre-indiqué ?!!

Une mise au point s’impose donc: que vous soyez atteint d’une grippe, d’un simple rhume ou même d’une banale gastro-entérite virale, la pratique du sport intensif, et donc les sessions hivernales exigeantes, sont fortement déconseillées !

Quand on est malade, on n’est pas en pleine possession de ses moyens, ce qui prédispose à un accident.

Le risque de lésion musculaire ou tendineuse est plus important.

La pratique du sport quand on est malade favoriserait également la survenue de surinfections bactériennes.

Quand on est patraque, les capacités de récupération sont moindres et on se retrouve encore plus fatigué après une session.

Plus grave, l’exercice physique peut permettre aux virus de diffuser dans l’organisme et d’essaimer vers d’autres organes comme le coeur en occasionnant des pathologies potentiellement graves comme une myocardite ou une péricardite.

Soyez patients !

Une grippe met entre 4 jours et une semaine pour guérir. Le repos est le meilleur traitement, associé à une hydratation et une alimentation équilibrées. Pour atténuer vos symptômes comme la fièvre ou les courbatures, le paracétamol (Doliprane, Efferalgan,…en l’absence de contre-indication) sera votre meilleur allié. Attendez tranquillement la guérison et laissez-vous quelques jours de convalescence supplémentaires (surtout si une asthénie ou une toux persistent) avant de retourner taquiner la vague… Pensez à vous faire vacciner contre la grippe chaque année avant l’arrivée de l’épidémie.

Pour prévenir ces maux hivernaux, la pratique régulière et raisonnable d’un sport (avant de tomber malade donc ) comme le surf par exemple avant et pendant l’hiver pourrait renforcer nos défenses immunitaires et nous rendre plus résistants face aux infections virales bénignes. Mais attention, le surentraînement dans des conditions hostiles (température extérieure basse, eau froide, vent glacial,…) fatigue notre organisme et nous rend plus vulnérables. En hiver, préférez des sessions plus courtes (30 à 45 minutes) mais régulières.

G.B.

Fasciite plantaire chez le sportif

Dimanche 28 septembre 2008

Tim Boal met ses pieds à rude épreuve à chacun de ses rollers comme ici lors des championnats de France 2007 à Biarritz qu’il remporta.

Le surfeur français Tim Boal, qui est aux portes de la qualification pour la première division du championnat du monde de surf, a annoncé dans sa dernière interview  qu’il souffrait de fasciite plantaire.

Qu’est-ce que la fasciite (ou aponévrosite) plantaire ?

C’est une inflammation du fascia plantaire (ou aponévrose plantaire) qui est une membrane fibreuse épaisse située au niveau de la voûte plantaire entre le talon et la base des orteils.

Les sportifs qui sollicitent intensément leurs pieds comme les surfeurs peuvent en être atteints.

Les personnes à risque sont les patients ayant des pieds plats ou creux, une surcharge pondérale (obésité ou prise de poids liée à une grossesse par exemple), les personnes diabétiques ou souffrant de polyarthrite rhumatoïde… Avec l’âge, la souplesse du fascia diminue ainsi que l’épaisseur du coussin adipeux qui joue un rôle d’amortisseur du talon, ce qui rend les personnes âgées plus vulnérables à cette affection.

Une pratique intensive du surf (ou d’un sport comme le jogging par exemple) engendre des microdéchirures de la membrane et le processus de réparation crée une inflammation douloureuse.

Les symptômes sont une sensibilité ou une douleur du talon surtout le matin au lever.

Pour prévenir cette inflammation, il est conseillé de bien s’échauffer et d’étirer correctement les jambes et les pieds avant chaque session. Il vaut mieux éviter de courir sur une surface dure comme le bitume pendant sa préparation physique. On recommande de maintenir son “poids de forme”.

Il est conseillé de porter des chaussures adaptées et, si nécessaire, des talonnettes ou des semelles spécifiques. Une fois la fascite déclarée, on peut être amené à utiliser un bandage adhésif ou une attelle pour soutenir l’arche plantaire ou même avoir recours à un plâtre pour la mettre au repos.

Le traitement principal consiste à éviter le surf ou à diminuer la fréquence des sessions pendant quelques jours ou semaines et à se reporter sur d’autres sports qui sollicitent moins la voûte plantaire.

Votre médecin généraliste ou le rhumatologue pourront avoir recours aux médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à une injection de corticoïdes. Les massages, les bains de pied dans l’eau tiède ou les compresses chaudes peuvent soulager la douleur. Votre podologue vous donnera des exercices à faire pour éviter la récidive. La chirurgie n’est envisagée qu’en tout dernier recours.

Si la fascite plantaire perdure dans le temps, une épine calcanéenne (dite de Lenoir) peut apparaître: il s’agit d’une excroissance osseuse (ou exostose) au niveau du calcanéum ( = os du talon). Cette épine, ou éperon calcanéen, est fréquemment retrouvée mais c’est bien l’inflammation du fascia qui est à l’origine de la douleur.

Dernières infos sur Tim Boal sur le site Internet de la Fédération Française de Surf: http://www.surfingfrance.com/federation/disciplines/surf/actualites/interview-tim-boal

Somnambulisme: définition

Samedi 6 septembre 2008

Le champion du monde de surf Mick Fanning serait-il devenu somnambule ? C’est la question que l’on peut se poser en visionnant cette vidéo…

Le somnambulisme (du latin somnus=sommeil et ambulare=marcher) n’est pas une maladie. C’est un trouble qui atteint le plus souvent les enfants et qui disparaît généralement à l’adolescence, mais certains adultes sont somnambules.

Le somnambulisme consiste à accomplir des actes pendant son sommeil: en général le sujet marche mais il peut tout aussi bien faire des choses plus élaborées…

La personne somnambule ne se souviendra pas de ce qu’elle a fait à son réveil car le cerveau n’imprime rien dans sa mémoire: il est dans un état d’éveil incomplet. Mick Fanning ne se souviendra donc pas de son aérial 360°…

Les yeux du somnambule sont ouverts et le regard peut paraître hébété. Dans les formes intenses, le somnambule peut se retrouver dans un état de terreur et s’inventer un univers en rapport avec sa vie normale, comme c’est le cas ici pour Mick.

Le somnambulisme peut être favorisé par de la fatigue ou de l’anxiété.

Il n’y a pas de traitement spécifique mais dans certains cas, le médecin prescrit des calmants qui peuvent avoir un effet transitoire.

Il existe un risque de chute et de traumatisme qu’il faut essayer de prévenir en fermant les portes et les fenêtres de la chambre d’un somnambule. Il peut arriver que le somnambule réalise des actes élaborés comme jouer d’un instrument de musique, conduire une voiture…et pourquoi pas surfer ! Cela paraît un peu tiré par les cheveux mais cela semble concevable dans un cas de somnambulisme complexe.

Surfer de nuit pendant un épisode de somnambulisme peut être dangereux. Si vous croisez Mick Fanning ou un pote somnambule l’oeil hagard en pleine nuit, mieux vaut le réveiller pour prévenir un accident de surf… Il n’y a aucun risque à réveiller un somnambule même s’il peut parfois se montrer agressif au réveil.

Tendinite: définition

Dimanche 22 juin 2008

La répétition des canards et les longues sessions de rame peuvent favoriser la survenue de tendinites dans les régions des épaules et des coudes chez les surfeurs.

Une tendinite est une inflammation d’un tendon.

Un tendon est un tissu fibreux qui rattache un muscle à un os.

La tendinite peut notamment être provoquée par des mouvements ou des microtraumatismes répétés liés à la pratique d’un sport.

Elle se manifeste par une douleur augmentée par la palpation et la sollicitation du tendon “enflammé”.

Le traitement associe selon le diagnostic :
- glaçage.
- repos.
- anti-inflammatoires en gel, par voie orale (ibuprofène, kétoprofène, etc.),…
- physiothérapie.

Prévention:
- préparation,
- matériel adapté,
- échauffement,
- étirements.

On connaît bien l’épicondylite (tendinite de la partie externe du coude) du tennisman; c’est le “tennis elbow”. On connaît moins le “surfer’s elbow” provoqué par les mouvements répétitifs de rame ou encore de waxage chez le surfeur. Les épaules du surfeur sont la partie du corps la plus touchée : les tendinites à ce niveau peuvent s’expliquer par une technique de rame inadaptée ou encore des sessions trop intensives.

Travis Potter attrape le paludisme

Dimanche 20 avril 2008

Le surf-trippeur hard-core Travis Potter a attrapé un forme grave de paludisme: le neuropaludisme.

La maladie s’est déclarée après que le surfeur californien vedette du film “Second Thoughts” (on voit dans l’extrait dans quelles conditions il a l’habitude de voyager…) ait baroudé pendant un mois à la recherche de vagues vierges en Papouasie- Nouvelle-Guinée pour le tournage du film “Isolated”.

A son retour à Jakarta, une forte fièvre s’est déclarée et il a dû être hospitalisé pendant 5 jours pour suivre un traitement de choc.

Travis s’en sort bien car il a immédiatement réagi à la survenue d’une fièvre après un séjour dans un zone à risque. L’occasion de rappeler qu’il faut se protéger des piqûres de moustiques et prendre un traitement prophylactique contre le palu dans les pays à risques.

La Papouasie Nouvelle Guinée est classée en zone 3 pour le paludisme et nécessite un traitement par MALARONE, LARIAM ou DOXYPALU.

L’hospitalisation et les soins prodigués à Travis Potter sur Jakarta lui ont coûté les yeux de la tête au point que Surfline encourage les internautes à faire un don pour la collecte destinée à l’aider à les rembourser…
Quand vous partez en trip, souscrivez toujours un contrat d’assurance maladie pour couvrir d’éventuels frais médicaux sur place.

Lentigo solaire

Vendredi 18 avril 2008

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Les lentigos solaires sont des “grains de beauté” particuliers.

Un lentigo se forme suite à l’augmentation des cellules responsables de la pigmentation de la peau: les mélanocytes.

Ils forment de petites taches brunes de quelques millimètres de diamètre.

Ils sont localisés aux parties de la peau exposées au soleil: visage, épaules, dos…  

Ils surviennent plus volontiers sur les sujets à la peau vulnérable comme les blond(e)s ou les personnes rousses et chez ceux qui travaillent ou pratiquent un sport en extérieur. Les surfeurs sont très exposés à ce type de lésion comme on peut le voir sur l’épaule de cette jeune surfeuse blonde et trop bronzée par rapport à sa couleur de peau naturelle.

Les lentigos sont un marqueur de surexposition solaire. Leur apparition est favorisée par la répétition des coups de soleil. Leur nombre augmente au fil des années si on ne se protège pas efficacement du soleil.

Les lentigos solaires sont des lésions bénignes mais ils sont un marqueur du risque de cancer de la peau et notamment de mélanome.

Il faut se méfier des lentigos qui ne ressemblent pas aux autres (”vilain petit canard”) ou qui changent d’aspect.

Au moindre doute, montrez vos grains de beauté à votre médecin généraliste ou à un dermatologue, surtout si vous êtes de phototype clair ou avez des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau.