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Archive pour la catégorie ‘Pollution Prévention’

La bonne hydratation du surfeur

Lundi 1 décembre 2008

En avril 2008, Sprite et Rip Curl ont envoyé une partie du team Rip Curl en quête de la plus belle vague au nord de la Norvège, sur les îles Lofoten, dans le cercle Polaire.

C’est dans cet environnement vierge, authentique et extrême que Sprite a tourné son nouveau film publicitaire avec pour protagoniste, Pablo Gutierrez, champion de surf européen.

Cette publicité permet de sensibiliser le grand public à la préservation de l’environnement marin et des plages.

Elle rappelle aussi et surtout qu’il est indispensable de pratiquer une activité physique régulière dans le cadre d’une bonne hygiène de vie et de la prévention de l’obésité. Plus d’infos sur www.mangerbouger.fr

Ce spot publicitaire illustre aussi qu’il est primordial de bien s’hydrater avant et après chaque session de surf, même lorsqu’il fait froid.

Surf et infections: stop à la psychose !

Mercredi 15 octobre 2008

L’histoire des poissons décimés par une pasteurellose a beaucoup inquiété surfeurs, pêcheurs et gens de la mer qui ont été trop peu et mal informés sur le phénomène.

Rappelons que cette maladie atteint les poissons mais ne touche PAS l’homme.

Cette mise au point s’avère nécessaire car depuis un mois, j’entends de nombreuses personnes qui colportent des histoires à dormir debout sur des surfeurs soi-disant infectés dans l’eau : tel surfeur se serait retrouvé paralysé après avoir contracté un virus dans l’eau ; tel autre aurait attrapé une grave infection urinaire après avoir surfé; j’ai même pu entendre dire hier que plusieurs dizaines de surfeurs avaient été hospitalisés ces derniers jours à l’hôpital de Bayonne : C’EST N’IMPORTE QUOI ! Ces histoires sont totalement infondées et je me demande bien qui s’amuse à les diffuser dans ce climat de psychose lié aux arrivées massives de poissons morts.

Le Docteur Tarak Mokni, responsable du SAMU du Centre Hospitalier de la Côte Basque, joint hier par téléphone n’a pas remarqué des appels plus fréquents au centre 15 de la part des surfeurs que d’habitude; il y a beaucoup de gastro-entérites en ce moment mais pas plus chez les surfeurs que dans le reste de la population a priori.

Le Docteur François Bonnal , chef de Service de Maladies Infectieuses à l’hôpital de Bayonne, est encore plus catégorique : il n’a pas vu de surfeurs malades et n’a entendu parler d’aucune histoire de ce genre ces derniers jours. “Quant à attraper une infection urinaire en se baignant, cela est complètement farfelu ” a-t-il écrit à Surf Prévention.

Que tout le monde se rassure donc, il n’y a pas d’épidémie chez les surfeurs à l’heure actuelle sans quoi vous auriez été directement avertis sur le site Internet de Surf Prévention.

L’eau est polluée, on le sait depuis longtemps. Il est possible de s’infecter dans l’eau, ça aussi on le sait et certains surfeurs en ont déjà fait les frais. Mais cela reste des cas isolés.

Aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée pour savoir si les surfeurs sont plus souvent malades pendant les pics de pollution océanique.

Je vous renvoie à la mise au point sur ce sujet dans la fiche “Surf et pollution”.

La prochaine fois que vous tombez malade, évitez de dire que vous avez attrapé un microbe dans l’eau sans en avoir la preuve formelle. Car les histoires se transforment vite quand elles sont colportées d’une personne à une autre et on en arrive à ce genre de rumeurs abracadabrantes…

Nouveau site web pour l’Association Clean Shaper

Mardi 7 octobre 2008

Nouveau portail Internet pour Clean Shaper.

 Surf Prévention s’intéresse de près à la santé des surfeurs mais également à celle des shapeurs qui fabriquent leurs planches. Les conditions de shape sont à améliorer pour rendre cette activité moins polluante et surtout pour éviter l’exposition des shapeurs à des produits toxiques.

Surf Prévention soutient l’action de l’Association Clean Shaper.

Le nouveau site Internet de l’association Clean Shaper est en ligne ( www.cleanshaper.com ). Vous trouverez des informations sur les équipements de sécurité, les nouveaux matériaux et des guides techniques.

Petit rappel des principales missions de l’association :

Accompagner les shapers dans leur démarche environnementale

Les shapers bénéficient de conseils pour minimiser la pollution émise par leurs ateliers. L’association publie des guides techniques, propose des diagnostics d’atelier et des formations concernant :
- L’utilisation de matériaux et de produits écologiques
- La valorisation des déchets
- La maîtrise des consommations d’énergie
- La ventilation et la filtration des ateliers
- Le choix des équipements de protection individuelle
- Les normes et les bonnes pratiques de sécurité.

Investir dans des équipements Tests mis à disposition des shapers

L’association investit régulièrement dans des outils permettant d’améliorer les conditions de travail des shapers et de diminuer la pollution émise dans leurs ateliers. Un recycleur d’acétone, un masque à ventilation assistée, une ponceuse raccordée à un aspirateur à filtre absolu ont par exemple été achetés par ACS et mis en test pour validation dans un certain nombre d’ateliers.

Rechercher de nouveaux produits et des nouvelles techniques de fabrication plus performantes et plus écologiques

Clean Shaper effectue une veille technologique concernant les évolutions dans le domaine des composites. Des études sont effectuées sur la substitution des produits nocifs (acétone, styrène, mousse polyuréthane…).
L’association teste également de nouvelles techniques de fabrication moins polluantes issues d’autres activités industrielles (nautisme, aéronautique, automobile…).

Promouvoir la filière artisanale de fabrication des planches de surf

Des actions de promotion des shapers sont réalisées chaque année pour montrer le dynamisme et l’engagement des entreprises. La présence d’ACS dans de nombreux salons et manifestations permet au public de mieux connaître et appréhender la fabrication des planches de surf.

Plus d’informations sur http://www.cleanshaper.com/ .

Poissons morts en Aquitaine: une mystérieuse maladie décime les poissons

Jeudi 25 septembre 2008

Encore un poisson mort sur la Côte Basque…

Depuis la mi-septembre, des milliers de poissons morts sont retrouvés sur le sable des plages de la côte basque et de la côte landaise de Biarritz à Mimizan en passant par Anglet, Capbreton ou encore Contis : des soles, des daurades, des louvines et même des muges pourtant réputés très résistants.

Que se passe-t-il ?

Aucune réponse claire pour le moment. La piste bactérienne a été évoquée avant d’incriminer une pollution chimique liée à des dégazages sauvages au large (N.B. : pas de station de dégazage au port de Bayonne). Mais ce ne sont que des suppositions…

Je suis allé surfer ce jour à la Grande Plage de Biarritz et j’ai encore vu des poissons morts sur le sable ou flotter entre deux eaux. L’eau avait d’ailleurs un sale goût quand j’ai bu la tasse après une chute…

Espérons que les pouvoirs publics se penchent sérieusement sur ce phénomène préoccupant. La haute saison touristique est terminée mais ce n’est pas une raison pour reléguer ce problème au second plan…

Les hommes poissons que sont les surfeurs se baignent à longueur d’année et ils aimeraient bien savoir ce qui se passe. Pour l’heure, il n’y aurait soi-disant aucun risque à se baigner ni aucune contre-indication à consommer du poisson pêché sur la côte… Sur ce coup-là, le principe de précaution ne s’applique pas apparemment.

Il semblerait que les décès en masse de petits poissons n’aient rien à voir avec la mort accidentelle de trois globicéphales d’origine tropicale dont deux échoués sur le spot de Cenitz à Guethary le Lundi 15 Septembre 2008 et une femelle retrouvée à Biarritz le lendemain.

Affaire à suivre…  N’hésitez pas à poster vos commentaires ou vos infos.

Un surfeur contaminé par une bactérie mortelle au Texas

Lundi 18 août 2008

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Un longboardeur de 33 ans nommé Glenn Crisp a été infecté par une redoutable bactérie nommée Vibrio Vulnificus alors qu’il surfait à Port Aransas au Texas mercredi 6 août 2008.

Note de Surf Prévention : Vibrio Vulnificus est une bactérie de la même famille que celle qui cause le choléra. Vibrio Vulnificus peut se rencontrer dans l’eau saumâtre des étangs mais aussi dans les estuaires et dans l’eau de mer à proximité de la côte. L’infection peut se contracter en mangeant des fruits de mer et notamment des huîtres crues. La bactérie peut également s’introduire dans le corps humain à travers une plaie quand on marche, quand on nage ou quand on surfe dans une eau infectée.

C’est ce qui est arrivé à notre malheureux surfeur. Un peu plus tôt, Glenn Crisp avait marché sur une raie pastenague et s’était fait piquer au niveau du pied gauche par son aiguillon. Il est sorti de l’eau pour examiner sa plaie mais il est quand même retourné surfer jusqu’à la nuit. Cette plaie a constitué une porte d’entrée pour l’infection.

Note de Surf Prévention : il est surprenant qu’il ne soit pas sorti de l’eau car les piqûres de raies engendrent généralement des douleurs très intenses.

Mais Glenn Cris est dur au mal. Il est parti travailler le lendemain (jeudi) mais dès midi son pied avait sérieusement gonflé et commençait à changer de couleur. Il a consulté aux urgences d’une clinique où on lui a donné un antalgique et un traitement antibiotique. A 20 heures, toute la jambe gauche du surfeur avait enflé, commençait à virer à la couleur noire et faisait très mal : “j’avais l’impression que ma jambe allait exploser” a déclaré Glenn Crisp.

Note de Surf Prévention : cette inflammation est survenue en réaction à la virulence de la bactérie. En général, les infections à Vibrio Vulnificus se propagent chez des sujets immunodéprimés ou affaiblis par une maladie chronique. Ce n’était pas le cas pour Glenn qui est un trentenaire en pleine forme mais dont les défenses n’ont pu contenir cette infection sévère. Vibrio Vulnificus peut causer une dermatose bulleuse ou des ulcères délabrants comme ce fut le cas ici. Parmi les autres symptômes, on retient des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées ou même de la fièvre et des frissons quand la bactérie passe dans le sang (septicémie). Quand il y a septicémie, les chances de survie ne seraient que de 50%.

Vendredi 8 août au matin, le surfeur a dû être hospitalisé en urgence. Les tissus nécrosés au niveau du mollet et de la face dorsale du pied gauche du patient ont dû être excisés par un chirurgien de l’hôpital Citizens Medical Center (Victoria, Texas) lors d’une première intervention chirurgicale le jour de son admission.

Le patient a bénéficié de greffes de peau et une seconde opération a été nécessaire le mercredi 13 août pour traiter la cuisse du patient. L’infection du patient s’est étendue en une semaine du pied à la hanche…

Le traitement médical a consisté en une antibiothérapie intensive adaptée secondairement aux analyses bactériologiques des prélèvements effectués. Pour ce patient, il semblerait que la pénicilline ait été efficace d’emblée mais il est parfois nécessaire de recourir à deux classes d’antibiotiques comme une céphalosporine de troisième génération (ex. : ceftriaxone ) et une tétracycline (doxycycline).

Aux dernières nouvelles, l’infection de Glenn Crisp semblait être sur la voie de la guérison et il devrait donc échapper à l’amputation. Il s’est montré heureux d’apprendre qu’il pourrait resurfer. Il aimerait surtout que son histoire serve à quelque chose : “Je ne veux pas que les gens aient peur de l’eau. Nous devons faire tout notre possible pour garder les plages propres. Nous avons un enfant de 3 ans que nous amenons toujours à la plage…Nous souhaitons qu’aucune autre famille n’ait à traverser ce genre d’épreuve”.

Glenn prône maintenant la prudence : “N’attendez pas pour vous faire soigner si vous vous faites mordre ou piquer par un animal marin. Quand cela arrive, sortez de l’eau quel que soit votre seuil de résistance à la douleur…”

Notes de Surf Prévention :
A savoir :
- Vibrio Vulnificus est surtout présente durant les mois chauds de l’année au Texas.
- En 2007, 26 cas ont été enregistrés au Texas dont 7 décès.

Conseils de prévention :
-
Nettoyez et désinfectez correctement toute plaie.
- Consultez immédiatement un médecin si une blessure, une plaie ou une brûlure devient gonflée, douloureuse, chaude ou change de couleur après avoir été exposée à l’eau de mer. Appelez les urgences si vous ressentez un malaise, de la fièvre, des frissons ou des vertiges.
- N’allez jamais surfer avec une plaie non cicatrisée.

Retrouvez d’autres conseils de prévention dans la fiche : Surf et Pollution.

Pour voir le témoignage du surfeur infecté : http://www.victoriaadvocate.com/847/story/295664-a295539-t32.html

Enfin un nouveau label pour une eau de baignade de meilleure qualité !

Lundi 4 août 2008

"20% de nos plages pourraient être déclassées"
envoyé par newzy-fr

A l’heure actuelle, le surfeur, ou tout simplement le plagiste, qui se rend sur un spot n’a aucun moyen de connaître la qualité de l’eau dans laquelle il va se baigner en temps réel.

Les analyses effectuées par les DDASS  (Direction départementale de l’action sanitaire et sociale), ne sont réalisées que certains jours, sur certains spots et les résultats ne sont connus qu’en différé. En pratique, quand vous arrivez sur une plage et que vous demandez : ”quel est le degré de pollution de l’eau aujourd’hui ?” , vous n’obtiendrez pas de réponse précise. On pourra au mieux vous dire que l’eau était de telle qualité l’avant-veille ou l’an passé…

Les Pavillons Bleus ne vous éclaireront pas plus sur la qualité de l’eau. Ils passent pour un système de renseignement sur la qualité de l’eau mais ils n’apportent qu’une information sur la gestion environnementale de la plage. Les Pavillons Bleus s’appuient sur des analyses qualitatives de l’eau de l’année précédente ( ! ). Une plage peut connaître un grave problème de pollution un été et néanmoins avoir le Pavillon bleu !!!

Mais pourquoi s’intéresser à la qualité des eaux de baignade ? Car la pollution de l’eau pourrait entraîner des pathologies, infectieuses notamment. Mais on manque cruellement de connaissances sur la probabilité de tomber malade en cas de pollution marine faute d’études épidémiologiques sérieuses menées sur le sujet.

Bref, il y a du pain sur la planche mais les choses semblent avancer dans le bon sens grâce à l’action de Surfrider Foundation et à son lobbying au niveau européen.

Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, a présenté vendredi dernier à Perros-Guirec une nouvelle certification des eaux de baignade pour anticiper la directive européenne de 2006 (qui remplace une directive de 1976)… qui n’entrera en vigueur qu’en 2015 !

Ce délai laissera le temps aux communes de se retourner, de s’adapter et de mettre en place des mesures de réhabilitation de leurs plages, de traitement des eaux usées ou de gestion de la pollution.

Si la certification devait entrer en vigueur dès maintenant, Surfrider Foundation estime que près de 10% des plages fermeraient*.

Parmi les points positifs de ce nouveau label, on note des paramètres bactériologiques beaucoup plus stricts concernant les entérocoques et escherichia coli. La gestion dynamique par les communes de la qualité de leurs eaux de baignade et l’information du public seront également prises en compte.

Une lacune du système serait la non prise en compte de la pollution chimique potentiellement néfaste pour la santé (mais là encore on manque de données scientifiques pour étayer ce risque).

Au point de vue logistique, la certification qui entre dans le système Iso 14000, sera décentralisée: elle sera réalisée à l’initiative des communes et les frais seront à leur charge. Un bureau d’étude privé servira d’organisme certificateur. L’Etat continuera d’assumer les contrôles des DDASS.

Dès cet été, une quinzaine de communes parmi lesquelles Perros-Guirec, Les Sables-d’Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie se lancent dans cette certification et pourront s’en prévaloir dès 2009.

Les surfeurs attendent maintenant des résultats concrets en terme d’amélioration de leurs conditions de pratique car la plupart s’expose à longueur d’année aux eaux dites “de baignade”.

*Au Pays Basque, du côté français, les 4 plages interdites seraient La Barre à Anglet, l’Ouhabia Sud à Bidart, La Grande Plage Nord et Sud à Saint-Jean-de-Luz.