SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Portraits et interviews de surfeurs’

Surfer pour Soigner ses Blessures de Guerre

Dimanche 14 mars 2010

Veteran victime d'une amputation de jambe a la guerre - reeducation par le surf - photo ampsurf

Nos petits soucis quotidiens sont bien peu de choses à côté de ce qu’endurent les personnes confrontées à une guerre. Nous sommes nombreux dans notre génération à n’avoir jamais été directement concernés par la guerre, et nous nous devons d’apprécier au quotidien la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, notamment pour nos militaires qui sont actuellement en Afghanistan.

On ne revient jamais totalement indemne d’une guerre. Les soldats peuvent en revenir avec des séquelles physiques (blessures graves, amputations,…) ou des troubles psychologiques comme des états de stress post-traumatique. Ce sont parfois les blessures invisibles qui sont le plus difficiles à vivre : les soldats souffrant d’un épisode dépressif majeur ou de troubles anxieux généralisés présentent eux-aussi un vrai handicap au retour de la guerre, même s’ils ont encore leurs deux jambes. Ce sont souvent des hommes jeunes qui reviennent de la guerre diminués, mutilés, traumatisés. Et ils ont d’énormes difficultés pour se réinsérer ensuite dans une vie normale.

Pour panser leurs blessures à l’âme et leurs cicatrices physiques, l’association Ampsurf (Association of Amputee Surfers = Association des Surfeurs Amputés) a eu la formidable idée d’aider des vétérans de la guerre d’Irak ou d’Afghanistan à guérir grâce à une thérapie par le surf. Le but de l’association est d’inspirer, d’éduquer et de rééduquer des anciens soldats, dont la plupart viennent du Brooke Army Medical Center à San Antonio, par la pratique du surf.

Comme nous l’avons vu, le surf peut apaiser même les maux les plus profonds. Ces soldats nous en offrent la preuve éclatante en se rééduquant sur une planche de surf au contact de l’océan. Certains s’imaginent qu’il faut être un sportif en pleine possession de ses moyens physiques pour faire du surf. Mais je vous le dis et je vous le répète : tout le monde peut bénéficier d’une surf thérapie ! Quel que soit votre handicap, il existe toujours un moyen de surfer avec du matériel et un accompagnement adaptés. Les vétérans qui ont profité de l’opération menée par AmpSurf en Californie ont bénéficié d’un encadrement rapproché par un, deux ou trois moniteurs en fonction de la sévérité de leur handicap. La dernière manifestation annuelle a eu lieu sur la plage de Pismo Beach du 13 au 20 août 2009.

Des centaines de vétérans ont déjà profité de ce programme Operation Restoration. De nombreux témoignages de soldats attestent des bienfaits de cette « surf thérapie » sur leurs blessures de guerre. Qu’ils soient traumatisés crâniens, paralysés suite à une lésion de la moelle épinière, victimes de graves brûlures, amputés d’un bras, d’une jambe, sourds ou même aveugles, les soldats arrivent tous à prendre du plaisir en surfant, chacun à leur façon.

Jeffrey est un vétéran aveugle qui arrive à la plage avec son chien. Il est venu essayer le surf pour reprendre confiance en lui. Et il va y arriver ! Après plusieurs tentatives infructueuses pour se lever sur la planche, Jeffrey parvient à suivre debout une superbe vague jusqu’au bord. Imaginez le regain de confiance pour lui après avoir réussi à surfer une vague malgré sa cécité.

Le surf offre un océan de liberté, de l’espoir et surtout des bons moments à de jeunes soldats qui se croyaient prisonniers de leurs corps meurtris. Le surf pour ces jeunes vétérans leur rend une autonomie qui pourra favoriser leur réinsertion sociale.

Voir aussi le documentaire « Take that beach » : prenez cette plage, mais pas au sens militaire du terme…

Emily Haager : portrait d’une surfeuse atteinte par la mucoviscidose

Mercredi 10 mars 2010

Emily Haager est une jeune et sympathique surfeuse de 26 ans. Sa particularité est qu’elle surfe pour se soigner. Atteinte de mucoviscidose depuis la naissance, elle doit suivre un lourd traitement au quotidien pour prévenir les graves complications pulmonaires ou digestives qui menacent son pronostic vital. La mucoviscidose est la maladie héréditaire dont souffrait le chanteur révélé par la Star Academy Gregory Lemarchal emporté à l’âge de 23 ans. Si les traitements actuels ont permis une amélioration sensible de l’espérance de vie, nombre de jeunes patients nous quittent encore trop tôt, avant d’avoir atteint la trentaine.

Parmi les innovations thérapeutiques, citons les inhalations de sérum salé hypertonique dont les effets bénéfiques peuvent être reproduits par…une session de surf ! Pour Emily Haager, le surf est devenu son traitement préféré et elle va dans les vagues avec sa planche de surf pour améliorer le drainage naturel de ses sécrétions bronchiques.

Emily Haager est l’ambassadrice de l’association Pipeline To A Cure soutenue par des surfeurs de renom comme Laird Hamilton, Kelly Slater ou Jamie O’Brien.

Emily Haager et Laird Hamilton

Je vous propose de découvrir le portrait d’Emily Haager en vidéo dans ce magnifique reportage du NY Times où on la voit surfer et témoigner aux côtés de ses parents qui donnent tout pour qu’Emily puisse avoir la meilleure qualité de vie possible. 

Malheureusement, à l’heure où je vous parle, Emily est hospitalisée dans un service de réanimation suite à une grave complication pulmonaire. Toutes nos pensées vont vers cette jeune femme très courageuse qui souhaite mettre en avant son histoire personnelle pour faire avancer la recherche dans l’espoir de trouver un nouveau traitement pour guérir la mucoviscidose.

Lee-Ann Curren : de Biarritz à l’Australie en passant par les Favelas

Lundi 1 mars 2010

Je suis fan de la surfeuse Lee-Ann Curren ! Et pas uniquement parce qu’elle a effectué une partie de sa préparation d’avant-saison sur le spot de la Grande Plage de Biarritz, plage que je fréquente assidûment. L’entraînement a payé puisqu’elle a brillamment remporté aujourd’hui sa première série du Roxy Pro Gold Coast en Australie, devant les surfeuses Rosanne Hodge et Sofia Mulanovich.

Je salue cette première performance de la jeune surfeuse française, mais ce qui m’a le plus impressionné hier soir n’est pas cette victoire mais un documentaire intitulé « Titanzinho Project », sur lequel je suis tombé un peu par hasard sur Vimeo.

Portrait de la surfeuse Lee-Ann Curren - Photo Roxy / Aquashot

Lee-Ann est partie découvrir la ville natale de son petit ami, Andre Silva, dans une favela à Fortaleza au nord du Brésil. Elle y a découvert une autre vie qu’elle ne connaissait pas, malgré ses nombreux voyages. « Titanzinho Beach » est le spot sur lequel Andre Silva a découvert le surf. On découvre dans son quartier l’extrême pauvreté des habitants qui vivent au quotidien au contact de la violence, des trafics de drogues, de la prostitution…mais qui gardent malgré tout leur joie de vivre et…l’envie de faire du surf !

J’adore quand Andre Silva dit que  sa favela est aussi un endroit privilégié, car elle est située au bord de l’océan. Les enfants en profitent pour s’évader de leur quotidien en pratiquant le surf. C’est un moyen pour eux d’échapper à la drogue, et pourquoi pas de gagner un jour leur vie en tant que surfeur professionnel, comme l’ont déjà prouvé de nombreux surfeurs brésiliens comme Pablo Paulino ou Tita Tavares. Dans le reportage, on découvre la petite Juju âgée de 9 ans qui surfe déjà très bien mais qui vit dans le dénuement absolu…

Ce reportage constitue une excellente illustration de l’intégration sociale que peut apporter le surf. Je trouve bien que Lee-Ann Curren s’intéresse aux plus démunis au moment même où elle commence à vivre la vie enviée de surfeuse professionnelle. Il est également paradoxal de constater que Lee-Ann vient de Biarritz où des jeunes qui ont tout ont la flemme de se mettre à l’eau alors que les jeunes de la favela qui n’ont rien sont prêts à tout pour faire du surf. De Biarritz à la favela : deux mondes diamétralement opposés où l’on surfe…

Teaser of the Titanzinho project. from leeann curren on Vimeo.

This is the story of diferent paths that cross in the favela of Titanzinho, North Brasil.
Lee-ann, surfer girl from Biarritz, France, goes there for the first time to visit her boyfriend’s family. She discovers a reality that she had never seen before.
Andre, professional surfer who grew up in the favela, goes back after many trips around the world and tries to help younger surfers.
For kids, surfing is almost the only way to escape from poverty and drugs…. this is the teaser of the documentary.

video and edition: andre silva & lee-ann curren
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portugues.
andre:
Estávamos em uma viagem de rotina. A idéia era visitar a família, patrocinadores, amigos e mostrar, pela primeira vez, meu local de origem, meu povo e minha cidade à minha namorada, Lee-Ann, que mora em Biarritz, sul da França. Durante uma sessão de surf na praia do Titanzinho, onde peguei minha primeira onda e me preparei para o mundo do surf, surgiu uma idéia. Fazer um documentário sobre as crianças que vivem naquela pequena praia, na capital cearense! O que mais me motivou a iniciar esse projeto, foi que, ao sair do mar naquele dia, cometei sobre minhas pretensões com a Lee-Ann e me deparei com ela, inspirada para o mesmo projeto. Enquanto estávamos na água, naquele dia, treinando e relaxando, tínhamos ao mesmo tempo, a mesma idéia! Conversamos um tempo e seguimos projetando o mesmo objetivo: ajudar de alguma maneira aquelas crianças. Como? Quando? Com o que? Iríamos descobrir.
Algo que me chamou a atenção na favela do Titanzinho, foi que todas as crianças estavam sempre a procura de alguma prancha de surf. Quando questionadas sobre um sonho respondiam: entrar no Tour Mundial de Surf Profissional [WCT] e serem campeãs mundiais!

Michel Larronde : éleveur de champion de surf !

Jeudi 25 février 2010

Michel Larronde est un surfeur de tow-in de la première heure. Vous pouvez également lire l’interview complète de Michel Larronde. Michel continue à surfer la vague de Jaws quand elle casse et il y a même accompagné cette année son fils de 15 ans Tyler Larronde.

Tyler peut compter sur l’expérience de papa dans le gros surf mais également sur son savoir-faire derrière les fourneaux pour s’alimenter sainement !

Michel Larronde est cuisinier de métier. Il a nourri tout le gratin du surf de gros dans son restaurant « La Vie en Rose » et il a quelques idées sur ce qu’un surfeur doit ingurgiter avant d’aller surfer dans des conditions exigeantes…

Michel Larronde a bien voulu nous donner quelques  »tips » sur les règles diététiques qu’il s’applique à lui-même et aux surfeurs pour qui il cuisine, à commencer par son fils.

« En règle générale à Maui, il est dans les mÅ“urs de se nourrir sainement et bio. En France, c’est plus compliqué mais il y a une nette prise de conscience. La population de Maui est très avancée sur le sujet ; je peux vous assurer que les hippies en connaissent un rayon en matière de nutrition. Moi je respecte et je m’inspire car il y a beaucoup d’idées ultra intéressantes.

L’alimentation, c’est comme une médecine : plus elle est de qualité, plus elle est bénéfique pour l’organisme. Disons que je fais des efforts pour bien me nourrir mais je ne fais pas non plus une fixation extrême là-dessus. Je surveille en particulier l’origine des protéines comme la viande, sinon je ne suis pas difficile. Je m’assure de bien manger des légumes (bio si possible) tous les jours, le moins cuit possible.

Je consomme le moins de sel et le moins de sucre possible : les deux sont du poison. Je cuisine quasiment sans pour la famille. Je ne bois et n’achète pas de sodas, sauf à l’occasion. Il y a environ 12 cuillerées à café de sucre dans un cola !!! Je bois de l’eau riche en magnésium et parfois j’y ajoute des suppléments comme de la vitamine pour « booster la patate ».

Le jeune surfeur Tyler Larronde s'alimente bien pour surfer la vague de Jaws à l'age de 15 ans.

On ne se prend pas la tête pour le menu de la veille d’un jour de gros ni pour la session du lendemain. Changer les habitudes me mettrait plus la pression. Sur l’année, on ne sait jamais quel jour se déroulera la session, ce n’est pas comme un match à une date précise pour lequel on peut bien cibler sa préparation.

Le menu de base comporte des pâtes, des légumes et des fruits. J’adore le quinoa qui est l’un des « grains » les plus complets. C’est vite cuit et c’est délicieux chaud ou en salade. Beaucoup plus nourrissant que le riz ou les pommes de terre.

Je me suis aperçu que pour se nourrir et couper sa faim, il n’est pas nécessaire de « s’éclater la panse ». Des repas sans « cochonneries », équilibrés, même légers, me tiennent bien mieux et on se sent plus tonique.

Cependant je ne refuserai pas un bon plat avec toutes les spécialités du terroir que j’adore.

Le matin du jour de la session, je garde mes habitudes. Café, toasts d’Ezekiel bread et fruits. J’adore le pain Ezekiel. Ca ressemble à du pain mais ce n’est pas du pain. C’est fabriqué à partir de germes de grain bio et c’est gavé de nutriments. Il n’y a pas de farine donc pas de gluten. C’est riche en protéines, vitamines, minéraux et fibres naturelles et il n’y a pas de gras… sauf quand je mets du beurre et de la confiote…faut pas charrier non plus…On est frenchie ou pas ?

En cas de fringale en mer, j’assure de m’amener à bord du jet ski des fruits ou des barres de céréales. »

Michel et Tyler Larronde sont sponsorisés par Rip Curl, Da Kine et Futures Fins.

People : Zac Efron donne un cours de Surf à Bondi Beach

Jeudi 18 février 2010

Zac Efron, l’acteur de la série de Walt Disney High School Musical, fait du surf. Le hic est que sa popularité rend pour lui le seul accès à la plage très compliqué… Vous croyiez avoir tout vu avec Kelly Slater qui ressort de l’eau sous escorte pendant une compétition de surf en France ?  Regardez plutôt ce que ça donne quand Zac Efron se met à l’eau en Australie…

Zac devait participer à un cours de surf improvisé sur la plage de Bondi Beach en compagnie des champions de surf Layne Beachley et Tom Whitaker dans le cadre de l’opération de la marque de lunettes Oakley « Learn to ride » (apprend à surfer) dont le concept est de réunir des people et des champions sur des spots de surf pour une bonne cause, pour la Fondation OneSight* cette fois-ci.

L'acteur surfeur Zac Efron et la surfeuse championne du monde Layne Beachley à Bondi Beach pour l'opération Oakley Learn to Ride

Zac n’avait pas mis un pied sur le sable que déjà une horde de photographes et d’adolescent(e)s en furie l’accueillaient…Il a rejoint le spot en buggy. Il a pu donner quelques conseils aux surfeurs débutants et s’est fait prendre en photo en moniteur de surf célèbre. Il est resté quelques minutes dans l’eau avant de repartir comme il était arrivé entouré de ses gardes du corps.

*La Fondation OneSight oeuvre à aider les quelques 250 millions de personnes qui souffriraient de troubles de la vue à travers le monde car elles n’ont pas accès aux soins ou ne peuvent se procurer des lunettes. Depuis 1986, l’action de OneSight a aidé 7 millions de personnes à mieux voir grâce au soutien financier à l’éducation,  la prévention et la recherche. OneSight offre des soins et des lunettes aux personnes dans le besoin dans les pays en voie de développement. Luxottica Group, un grand groupe dans la lunetterie, est le sponsor principal de l’organisation. Plus d’informations sur www.onesight.org

Bobby Martinez surfe maintenant pour la marque O’Neill

Mardi 16 février 2010

Bobby Martinez portera dorénavant des fringues et des combinaisons O’neill. Bobby Martinez a fini huitième du World Championship Tour (WCT) en 2009 sans sponsor majeur. Il a notamment brillé l’an dernier sur la compétition de Teahupoo 2009 qu’il a remportée devant Taj Burrow.

Bobby Martinez : portrait du surfer avec ses lunettes

Ce surfeur, né le 26 Mai 1982, originaire de Santa Barbara (Californie), est l’un des meilleurs « goofy foot » du monde. En 2006, il était élu « rookie of the year » et gagnait la compétition à Teahupoo. Au palmarès de Bobby, il y a également deux victoires sur la gauche basque de Mundaka.

Depuis qu’il est sur le ‘CT, Bobby Martinez est très régulier : il a toujours fini dans le Top 10. Ses performances font de lui le meilleur surfeur californien mais il a assurément le potentiel pour disputer un titre de champion du monde grâce à un surf tout aussi radical frontside que backside.

« Je suis plus qu’heureux de faire partie du Team O’Neill, » a déclaré Bobby Martinez. Même s’il a dû attendre longtemps, cela valait le coup pour dégoter un sponsor de premier choix. Martinez rejoint le Team de surfeurs O’Neill composé de Jordy Smith, Timmy Reyes, Cory Lopez, Roy Powers, Matt Meola…

Cela laisse de l’espoir aux nombreux surfeurs de haut niveau qui doivent encore suivre les compétitions sans sponsor depuis que la crise a frappé l’industrie du surf.

Surf à Mavericks : Ion Banner sur le fil du rasoir…

Lundi 15 février 2010

Le surfer Ion Banner air drop avant wipe out pendant le Mavericks Surfing Contest

Ion Banner est un surfeur de grosses vagues assez peu connu du grand public. On parle surtout de Laird Hamilton et consorts mais il existe des dizaines de big wave riders dans le monde qui shootent le gros pour le plaisir.

Ion Banner est de ceux-là. Il surfe régulièrement les spots de grosses vagues entre San Francisco et Half Moon Bay. Peu importe qu’il y ait des photographes dans la passe pour immortaliser ses exploits… Il participe régulièrement au Maverick’s Surf Contest mais n’a encore jamais terminé sur le podium. Il a fini 10e en 1999, 11e en 2000…

Cette année, à l’occasion de la compétition historique à Mavericks du samedi 13 février 2010, Ion Banner a terminé bon dernier de sa première série. Mais il n’a pas démérité pour autant. Il est l’auteur de l’un des wipeouts (= chute en surf) les plus spectaculaires de la compétition.

A cette taille de vague, ce qui compte avant tout c’est l’engagement du surfeur. La réussite du drop au take-off dépend ensuite plus des caprices de la vague que du surfeur qui ne peut pas grand chose pour rectifier sa trajectoire quand la lèvre de la vague de Mavericks jette en avant…

L’engagement dépend directement de la confiance du surfeur. Plus le surfeur réussit à surfer des grosses vagues (cf. énorme air drop de Ion Banner dans la vidéo Youtube n°1), plus sa confiance en lui augmente.  Mais un mauvais wipe-out (cf. vidéo n°2) fait redescendre le niveau de confiance, comme l’explique Ion dans son interview (vidéo n°3).

Pour Ion Banner, ça passe…

…ou ça casse !

Après une mauvaise chute en surf, des barrières mentales sont à franchir pour resurfer les mêmes vagues. Lire l’article sur la peur dans les grosses vagues.

JO Vancouver 2010 : Kelly Slater encourage Torah Bright

Samedi 13 février 2010

A l’occasion de l’avant-première du film Ultimate Wave Tahiti 3D, Kelly Slater en a profité pour envoyer quelques paroles d’encouragement à la snowboardeuse du team Roxy Torah Bright.

Torah Bright, snowboardeuse australienne née le 27 Décembre 1986, avait obtenu une cinquième place en half pipe aux Jeux olympiques d’hiver de 2006. Elle a remporté la World Cup 2009 en half-pipe. Torah a ensuite dû déclarer forfait pour les X-Games 2010 suite à un accident : elle a été victime d’un traumatisme crânien sur la glace du bowl en ratant un « switchback 720 double spin » à l’entraînement.

La belle Torah est une athlète clean qui ne boit pas une goutte d’alcool, ne fume pas, qui affirme ne pas se doper et…croire en l’absence de relations sexuelles avant le mariage.

Elle a toutes ses chances pour une médaille d’or en half pipe aux JO.

La belle surfeuse des neiges Torah Bright championne du monde de snowboard - photo Roxy - tags - surfeuse australienne - surfeuse blonde

Signalons également les chances de médaille pour le rider de chez Quiksilver Mathieu Crepel. Mathieu s’est récemment blessé au pouce et a déclaré dans une interview que les figures de snowboard étaient de plus en plus techniques, engagées et dangereuses.

Les accidents graves sont monnaie courante aux sports d’hiver, comme l’a rappelé le dramatique accident de luge qui est venu gâcher le début des Jeux Olympiques d’hiver.

Avant la cérémonie d’ouverture des Jeux, ce terrible accident de luge a endeuillé la compétition. Le jeune lugeur géorgien, Nodar Kumaritashvili, 21 ans à peine, est mort à l’entraînement sur la piste olympique de Whistler.

Il a heurté un poteau métallique en sortant de la piste, à l’approche du dernier virage, à une vitesse de 140 km/h. Il a été éjecté de la piste. Le choc violent lui a fait perdre connaissance suite à un traumatisme crânien. Les secouristes et les médecins sur place n’ont malheureusement pas pu le ranimer malgré une intervention rapide et un transfert à l’hôpital.

Toujours plus vite, toujours plus risqué…

CJ Hobgood gagne la compétition de surf à Fernando de Noronha

Lundi 8 février 2010

CJ Hobgood est un sacré compétiteur : à 30 ans, il surfe comme à 20 ans, voire même mieux. Vif, dynamique, aérien, précis…Il a donné une leçon à tous les jeunes loups au Hang Loose Pro 2010 sur l’île paradisiaque de Fernando de Noronha au Brésil.

La meilleure façon d’apprendre à gagner est de gagner déclare CJ dans son interview. CJ Hobgood suit une préparation physique rigoureuse et les résultats suivent depuis son titre de champion du monde un peu spécial en 2001.

Je constate que des surfeurs qui restent légers, au sens propre comme au figuré, gardent un surf performant pendant toute leur carrière : CJ Hobgood et Rob Machado en sont deux parfaits exemples.

Le Français Joan Duru est arrivé en quarts de finales où il s’est fait éliminer par Wiggolly Dantas. Il termine 5e ex-aequo de la compétition. Le basque Hodei Collazo finit 9e du contest.

CJ Hobgood vainqueur du Hang Loose Pro 2010 competition de surf a fernando de noronha bresil

Résultat final :

1 CJ Hobgood (EUA)
2 Raoni Monteiro (Bra)
3 Alejo Muniz (Bra)
3 Wiggolly Dantas (Bra)
5 Gustavo Fernandes (Bra)
5 Brett Simpson (EUA)
5 Joan Duru (Fra)
5 Hizunomê Bettero (Bra)
9 Jadson André (Bra)
9 Hodei Collazo (Esp)
9 Willian Cardoso (Bra)
9 Peterson Rosa (Bra)
9 Matt Wilkinson (Aus)
9 Dion Atkinson (Aus)
9 Leonardo Neves (Bra)
9 Márcio Farney (Bra)

Pierre Mathieu a dit : « la coke est une bonne grosse merde »

Vendredi 5 février 2010

Non je vous rassure, je ne suis pas devenu l’attaché de presse de Pierre Mathieu. Mais comme l’intéressé a pris la peine de répondre à mon article quelque peu véhément, je retranscris ici ses propos. Pierre Mathieu s’y exprime contre l’alcoolisme, contre la cocaïne et pour la sensibilisation au handicap par les sports de glisse au travers de l’association Vagdespoir : 3 chevaux de bataille de Surf Prévention. En espérant que son clip permettra au moins de porter le débat sur la prévention des conduites addictives dans la sphère médiatique…

« Cher Guillaume,

j’ai appris l’existence de votre pamphlet en arrivant à I télé hier soir. Vous pensez bien que vous n’avez pas été le seul à réagir violemment sur ce vidéo clip. Et pourtant vous serez le seul à qui je répondrai. Le fait que j’ai grandi à Biarritz et que vous soyez surfer joue beaucoup je l’avoue. J’ai trouvé effectivement votre lettre ouverte assez violente mais largement pas la pire de toutes celles que j’ai pu lire. Et avant toute chose je tiens à vous dire que je comprends tout à fait votre réaction (mis à part les jugements sur la musique qui est, comme vous savez, au goût de chacun, ainsi que sur ma personnalité, que vous ne connaissez pas je pense). Je comprends ce que ce clip peut avoir de choquant, et comme je ne suis pas complètement idiot je ne vais pas vous dire que ce n’était pas fait exprès. Un vidéo clip a pour but de promouvoir la sortie d’un titre. C’est du pur marketing vous le savez bien. Je sais que pour beaucoup de monde le marketing est quelque chose de sale mais ce n’est pas moi qui ai fixé les règles et je crois que nous sommes tous ici bien trop occupés et bien peu compétents pour lancer un grand débat sur les excès du capitalisme et du consumérisme. Je ne vais donc pas essayer de me justifier ou de m’en excuser. Je voulais juste attirer votre attention sur une seule chose : cette vidéo qui tourne sur Internet est un vidéo clip. Juste un vidéo clip. Comme l’indique les cartons en début de clip c’est une mise en situation, une fiction scénarisée. Je pars du postulat qu’il nous reste 8 jours à vivre ce qui « justifie » les excès de la vidéo. Ce n’est pas parce que ce clip n’est pas tourné en 16mm que c’est un reportage. La preuve, je ne suis pas mort à la fin du clip et je vous écris. Je crois bien que quand vous avez vu le film « Scarface » (je vous le souhaite), vous ne vous êtes pas senti « outré » par l’attitude d’Al Pacino quand il s’enfile un tas de cocaïne un flingue à la main. Et bien c’est exactement la même chose. Je ne fais l’apologie de rien. Pour connaître ce produit que j’ai eu l’occasion de goûter dans notre cher pays Basque, dealé par des amis surfers (qui récoltent régulièrement les pains de coke jetés par dessus bord par les bateaux rapides qui remontent de l’Espagne lorsqu’ils se font prendre), je trouve aussi que la coke est une bonne grosse merde. Mais comme vous êtes médecins vous savez aussi qu’elle tue 100.000 fois moins et est responsable de 100.000 fois moins d’accidents que l’alcool. Cela ne justifie rien et n’encourage à rien encore une fois mais pour ma part je pense qu’il faut prendre les problèmes dans l’ordre. Je ne crois pas qu’un adolescent qui verra le clip ira dans la foulée s’acheter un gramme de coke, largement au dessus de ses moyens, et sans grand intérêt au fond. Par contre il aura naturellement tendance à se déboiter la gueule au vin rouge, à la bière et au gin sans que ça semble vous poser le moindre problème. Pour ma part plusieurs amis sont mort dans des accidents de voitures causés par des ivrognes au volant. Comme des milliers chaque année. Si vous deviez avoir un cheval de bataille concernant les jeunes je vous conseille de commencer par celui là. Il y a beaucoup de travail. Concernant la consommation de cocaïne, qui reste, que vous le vouliez ou non, et fort heureusement, marginale, on s’en occupera après si vous le voulez bien. Encore une fois mon vidéo clip n’est pas un clip à message. La musique que nous produisons non plus d’ailleurs. Elle est effectivement creuse de sens, je rejoins vos amis. Elle n’a pour but que de faire danser, ce qui est notre seul crédo. Pour tout ce qui est engagement politique il faut voir ça avec Cali ou Manu Tchao.

Enfin je comprends votre indignation concernant le gaspillage d’argent. Je relèverai juste que tous les vidéo clips que vous voyez à la télé, produits par de grandes maisons de disques qui ont des budgets 3 ou 4 fois supérieurs au mien ce qui ne semble jamais offusquer personne. Et puis vous ne trouvez pas que c’était une attaque un peu facile ? Nous savons tous que le monde dans lequel nous vivons est abjecte d’individualisme (c’était d’ailleurs aussi l’intérêt de ce clip qui voulait caricaturer cela). Mais vous même je suis sûr que vous n’achetez pas dans votre vie que le strict nécessaire pour vivre et que vous faites don du reste à Médecin sans Frontière, non ? Pour ma part ne vous inquiétez pas j’assume totalement le fait de dépenser l’argent que j’ai gagné comme bon le semble, et j’ai ma conscience pour moi en ce qui concerne les oeuvres caritatives. Je vous conseille d’ailleurs au passage de devenir membre de « Vague d’espoir », une association qui propose de faire faire des sports de glisse aux personnes handicapées et dont je suis un membre très actif depuis plusieurs années (voir le fameux reportage de Zone Interdite qui apparemment a beaucoup ennuyé une de vos lectrices…).

Je le répète pourtant, je comprends votre indignation. Le clip voulait provoquer, et c’est assez réussi. Mais je le martèle, il s’agit d’une fiction. Ce n’est qu’un vidéo clip Guillaume. J’espère que nous aurons l’occasion d’en parler tous les 2 à Biarritz quand je redescendrai, cet été, puisque c’est vrai je ne surfe que les petites vagues et sous un soleil de plomb… Mais si vous surfez, vous devez avoir la même opinion que moi sur le sujet, ce n’est pas un sport de compétition mais un plaisir et c’est comme ça que je l’envisage depuis 20 ans…

Merci en tout cas d’avoir changé mon statut de blaireau de l’année en blaireau de la semaine, cela me paraît plus approprié. Et merci pour votre lettre de modération.

A très bientôt à la Côte des Basques. Je surfe plus du côté de Belza si vous me cherchez. »

Pierre MATHIEU

Pierre Mathieu Photo