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Archive pour la catégorie ‘Prévention’

Peut-on aller surfer quand on est “malade” ?

Dimanche 28 décembre 2008

Cet article est destiné aux surfeurs (et autres sportifs) qui ont “la crève”, qui sont enrhumés ou qui ont attrapé la grippe. L’épidémie de grippe est en train de s’installer en France mais les vagues vont être belles dans les jours à venir : cela promet un beau dilemme aux surfeurs atteints…mais s’ils écoutent leur docteur, ils n’auront pas le choix : le surf quand on souffre d’une infection aiguë, c’est niet !

Dans la plupart des cas, ces affections, fréquentes en hiver, sont d’origine virale. Saviez-vous que plus de 200 virus peuvent entraîner une rhinopharyngite ? Sur les 4 millions de bronchites annuelles en France, l’immense majorité est provoquée par un virus, surtout chez les jeunes sujets sains. La grippe, quant à elle, est virale dans 100% des cas.

Et quand c’est viral, les antibiotiques, c’est pas automatique, comme le dit le slogan maintes fois rabâché ! Cela ne doit pas vous dispenser de consulter votre médecin généraliste qui est le plus à même de vous prescrire un traitement adéquat après vous avoir ausculté.

Mais contrairement à ce que laisse entendre la campagne d’information de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (cf. vidéo YouTube) où l’on voit un rugbyman malade partir jouer quand même, il est fortement déconseillé de faire du sport quand on a “attrapé un virus”.

Le premier traitement d’une infection (et sûrement le plus radical…), c’est le repos !

Cela m’étonne toujours de voir un surfeur (ou un autre sportif) à mon cabinet me dire qu’il est malade “comme un chien”, qu’il a besoin d’un traitement “de cheval”, qu’il n’est pas en état d’aller bosser…mais qu’il ne comprend pas pourquoi le surf lui serait contre-indiqué ?!!

Une mise au point s’impose donc: que vous soyez atteint d’une grippe, d’un simple rhume ou même d’une banale gastro-entérite virale, la pratique du sport intensif, et donc les sessions hivernales exigeantes, sont fortement déconseillées !

Quand on est malade, on n’est pas en pleine possession de ses moyens, ce qui prédispose à un accident.

Le risque de lésion musculaire ou tendineuse est plus important.

La pratique du sport quand on est malade favoriserait également la survenue de surinfections bactériennes.

Quand on est patraque, les capacités de récupération sont moindres et on se retrouve encore plus fatigué après une session.

Plus grave, l’exercice physique peut permettre aux virus de diffuser dans l’organisme et d’essaimer vers d’autres organes comme le coeur en occasionnant des pathologies potentiellement graves comme une myocardite ou une péricardite.

Soyez patients !

Une grippe met entre 4 jours et une semaine pour guérir. Le repos est le meilleur traitement, associé à une hydratation et une alimentation équilibrées. Pour atténuer vos symptômes comme la fièvre ou les courbatures, le paracétamol (Doliprane, Efferalgan,…en l’absence de contre-indication) sera votre meilleur allié. Attendez tranquillement la guérison et laissez-vous quelques jours de convalescence supplémentaires (surtout si une asthénie ou une toux persistent) avant de retourner taquiner la vague… Pensez à vous faire vacciner contre la grippe chaque année avant l’arrivée de l’épidémie.

Pour prévenir ces maux hivernaux, la pratique régulière et raisonnable d’un sport (avant de tomber malade donc ) comme le surf par exemple avant et pendant l’hiver pourrait renforcer nos défenses immunitaires et nous rendre plus résistants face aux infections virales bénignes. Mais attention, le surentraînement dans des conditions hostiles (température extérieure basse, eau froide, vent glacial,…) fatigue notre organisme et nous rend plus vulnérables. En hiver, préférez des sessions plus courtes (30 à 45 minutes) mais régulières.

G.B.

Mick Fanning se fait faire un tatouage

Mardi 16 décembre 2008


More surfing videos on SurferMag.com

Que fait un champion du monde de surf quand les vagues sont médiocres sur le North Shore d’Oahu et que les intempéries sévissent ?

Il va se faire tatouer chez le tatoueur Ben Ross  (le grand frère du surfeur professionnel Dan Ross qui lui n’a pas encore un seul tattoo…)!

Mick Fanning voulait initialement une aile d’oiseau sur une cheville sans avoir vraiment de raison particulière. Ben Ross lui a conseillé de mieux réfléchir avant de se faire tatouer. Mick est rentré pour ensuite revenir voir Ben dans l’après-midi avec une bien meilleure idée. Il a décidé de se faire tatouer l’aigle de Kirra  sur son poignet droit.

L’Aigle de Kirra a une grande signification pour lui puisqu’il a passé beaucoup de temps à surfer les tubes parfaits de ce spot (il est membre du Kirra Surfriders Club) et que de nombreux événements marquants de sa vie familiale ont eu lieu près de cet aigle (il y a demandé la main de sa femme Karissa et c’est de la colline où est perché cet aigle qu’ont été dispersées les cendres de son frère décédé).

Ce tatouage semble avoir été réalisé dans de relativement bonnes conditions par un professionnel même s’il s’est révélé quelque peu douloureux par moments pour Mick Fanning… Ben Ross semblait avoir tout le matériel nécessaire mais il a réalisé le tatouage sur une table de cuisine, ce qui n’est pas un endroit à conseiller pour réaliser un tatouage, à moins de tout bien aseptiser sur le plan de travail…

L’occasion pour nous de revoir les mesures de précautions d’hygiène et d’asepsie quand on se fait faire un tatouage ou quand on veut se faire poser un piercing.

Checkez la fiche Surf Prévention sur les tatouages et piercings chez les surfeurs en cliquant sur ce lien.

Conseils sur l’alimentation du surfeur

Mercredi 10 décembre 2008

Retrouvez l’intégralité de l’interview et les commentaires sur le forum de www.surfrepotes.fr !

Si sortir de l’eau lorsque le vent on shore se lève et les conditions se dégradent paraît normal, il en est autrement de devoir stopper une session pour cause de manque de tonus ou de grosse fringale. Il nous est tous arrivé un jour où, se sentant à la limite de « l’hypoglycémie », nous avons été contraints de prendre une dernière vague pour rejoindre le sable. Pourtant ce genre de mésaventure pourrait être facilement évité. Une meilleure connaissance de notre nutrition, une hygiène alimentaire et un apport calorique adaptés à l’effort pourrait nous apporter une réponse à ces faiblesses énergétiques. Chacun d’entre nous essaie au mieux et avec quelques notions nutritionnelles de pallier à ces faiblesses qui pourraient, il ne faut pas l’oublier, s’avérer parfois dangereuses au milieu des vagues. Afin de nous aiguiller vers de meilleures habitudes alimentaires et éviter les pièges nutritionnels face à l’effort physique nous avons demandé à Guillaume Barucq de nous faire part de quelques notions principales. Ce Docteur en Médecine auteur du « Surfers’ Survival Guide » et créateur du site www.surf-prevention.com ne vient pas nous assommer avec un plan diététique strict et démoralisant mais juste nous rappeler des notions alimentaires simples et compatibles à notre passion.

Surfrepotes: Avant toute chose, je te propose de te présenter…

Guillaume Barucq, 31 ans. Surfeur depuis l’enfance (en ce moment je fais surtout du stand-up paddle, le sport dérivé du surf le plus complet à mon sens !). En tant que médecin généraliste, j’essaie d’appliquer l’une de mes missions principales qu’est la prévention, aux sports de glisse que j’affectionne. Je ne suis pas « spécialisé » en nutrition mais je vais reprendre avec vous le B-A BA d’une alimentation équilibrée pour un surfeur sain.

Surfrepotes: Afin de partir sur des bonnes bases il serait bon de nous rappeler les principes d’une alimentation équilibrée.

Pour être performant, Michel Bourez s’alimente bien. Copyright Aquashot.
Qu’on le veuille ou non, un surfeur est un sportif qui se doit d’adopter un régime alimentaire équilibré pour faire face aux dépenses énergétiques qu’engendrent ses longues rames vers le pic, les canards répétés et ses figures radicales !

Le pratiquant amateur doit suivre les grands principes d’une alimentation normale valables pour tout un chacun.

Votre alimentation doit comprendre les nutriments indispensables en proportions adéquates : environ 50% de l’apport calorique quotidien est apporté par les glucides, 30% par les lipides et 20% par les protéines. L’apport calorique de l’alimentation doit correspondre aux dépenses énergétiques quotidiennes pour garder un poids stable.

Enfin tout cela c’est pour la théorie car en pratique, on ne va pas utiliser une balance pour peser tous les aliments et une calculette pour comptabiliser les calories ingérées à chaque repas… Il y a par contre toute une série de petites règles simples à appliquer au quotidien comme :

- manger au moins cinq fruits et légumes au quotidien ,
- consommer trois produits laitiers par jour,
- prendre du pain et des féculents à chaque repas,
- manger de la viande, de la volaille, des œufs ou du poisson une ou deux fois par jour,
- faire attention avec les matières grasses très caloriques et qui peuvent faire monter le taux de cholestérol et encrasser les artères : préférer les huiles d’origine végétale et les aliments riches en acides gras insaturés plutôt que les graisses d’origine animale (crème fraîche, fromages,…) à consommer avec modération.
- éviter les grignotages entre les repas, etc.
Je vous conseille d’aller faire un tour sur www.mangerbouger.fr pour assimiler les bases d’une alimentation saine.

Surfrepotes: La pratique du surf demande un effort physique d’endurance souvent ponctué par un effort de rame court mais violent. Pour cela nous savons que l’apport de sucres lents est nécessaire. Mais pour être efficaces combien de temps avant une session doivent-ils être pris et quel est vraiment leur rôle dans l’effort ?

Les glucides « complexes » dits « sucres lents » sont présents essentiellement dans les féculents (pommes de terre, produits céréaliers (pain, pâtes, riz,…) et légumes secs) et sont absorbés progressivement par l’organisme : ils assurent donc une diffusion plus lente de l’énergie. C’est pour ça que les sportifs en consomment. Ils aident bien souvent à retarder le retour de la faim. Il faut en consommer au moment du repas principal qui précède la session mais également celui qui suit pour reconstituer ses réserves énergétiques. N’abusez pas des pâtes : diversifiez vos sources de glucides complexes en alternant avec des pommes de terre, de la semoule de blé, des lentilles…

Surfrepotes: Comment pour une session à 6h30 du matin pouvons-nous gérer au mieux notre alimentation et avec quels genre de nutriments ? Devons-nous dès la veille commencer à stocker des sucres lents ?

L’idéal est effectivement de faire le plein de sucres lents la veille.

Pour une session à 6h30, le timing est trop serré pour un véritable petit déjeuner.

Mais il n’est pas question de partir surfer le ventre vide ! Le petit déjeuner aura lieu en deux temps :

- une heure avant de vous mettre à l’eau, prenez par exemple un yaourt et un jus de fruits (ou un « smoothie ») et quelques biscottes.

- vous complèterez votre petit déjeuner après la session avec un chocolat au lait ou un thé léger et deux bonnes tartines de pain (pas trop) beurrées si vous vous êtes vraiment dépensés dans les vagues.

Surfrepotes: Existe-il des aliments « interdits » ou du moins fortement déconseillés ?

Non, il n’y a pas vraiment d’aliment à bannir mais des aliments qu’il faut apprendre à consommer avec modération, notamment les aliments les plus gras et les plus sucrés.
Si un gâteau au chocolat vous fait envie, limitez-vous à une part par exemple. Si vous êtes un inconditionnel de la charcuterie, ne vous en privez pas non plus mais limitez sa consommation à une ou deux fois par semaine en quantité raisonnable. Evitez de consommer trop de graisse dans la même journée en accumulant frites, chips, fromages, etc.
Si vous vous retrouvez dans une situation où vous devez manger au « Mac Do » ponctuellement, profitez au mieux des aliments de plus en plus diététiques que proposent certains fast-foods.

Surfrepotes: Certains de nos membres vont dès qu’ils le peuvent surfer après leur journée de travail. Comment peuvent-ils durant cette même journée anticiper leur dépense physique du soir ?

Il faut des consommer des sucres lents au repas de midi et prendre un goûter consistant à 16 heures (avec un produit laitier, un fruit et des biscuits secs par exemple) pour un surf prévu vers 19 heures.

Surfrepotes: On voit parfois des surfeurs pris d’une baisse de tonus sortir de l’eau pour « gober » vite fait une barre énergétique et repartir de suite dans l’eau. Est-ce la bonne solution ?

Je ne suis pas contre une barre de céréales équilibrée. En cas de fringale, je leur conseille avant tout les fruits qui sont bourrés de vitamines ! Mettez une pomme ou une banane dans votre sac de plage en cas de besoin. En cas de fringale, prenez un fruit plutôt qu’une barre chocolatée, une viennoiserie ou une glace. Profitez de cette pause dans la session pour vous réhydrater.

Surfrepotes: L’hydratation joue t’elle un rôle important dans l’effort physique et pourquoi ?

Aritz Aranburu carbure à l’eau avant de surfer. Copyright Aquashot.

Ce n’est pas parce que l’on pratique un sport aquatique qu’il ne faut pas s’hydrater. On transpire quand on surfe même si on ne s’en rend pas forcément compte dans l’eau.

L’hydratation est indispensable à la performance, elle compense les pertes hydriques et prévient le coup de chaleur ou encore les tendinites.

Hydratez-vous en buvant de l’eau en quantités suffisantes avant et après vos sessions. Pendant une session de 2 heures, l’idéal serait de sortir de l’eau à mi-session pour se réhydrater.

Certains watermen emmènent avec eux de quoi se réhydrater quand ils partent au large pour de longues balades en paddle board. Pour des sessions très longues ou des expéditions prolongées, l’eau minérale n’est plus adaptée et il faut utiliser des boissons de réhydratation spécifiques avec des teneurs en glucose et en sodium adaptées.

Evitez les sodas et autres boissons trop sucrées.

Ne prenez surtout pas de boisson alcoolisée avant d’aller surfer.

Surfrepotes: Que penses-tu des boissons hyper énergétiques ? Peuvent-elles nous aider dans la pratique du surf ?

Il ne faut pas confondre boissons énergétiques et boissons énergisantes !

Les boissons énergétiques, comme Isostar ou Gatorade par exemple, sont étudiées pour l’effort physique et sont donc pour la plupart parfaitement adaptées à une activité sportive. Les boissons énergétiques, les « energy drinks » (type Red Bull, Dark Dog, Monster Energy…), qui déferlent dans le milieu du surf sont par contre inadaptées à une session de surf intense. Ces boissons sont trop concentrées, trop riches en sucre, elles acidifient l’organisme, elles contiennent de grosses quantités de caféine et des substances comme la taurine ou le glucuronolactone dont l’innocuité à fortes doses n’a pas été prouvée. Les spécialistes de la nutrition du sportif déconseillent fortement les energy drinks mais leur voix a du mal à se faire entendre face à l’énorme puissance marketing de ces marques. J’y ai consacré un article plus détaillé sur le blog de mon site Internet http://blog.surf-prevention.com .

Nous employons sans doute à tort le terme d’hypoglycémie. Peux-tu nous donner les principaux signes d’alertes ? Comment y remédier ?

Il s’agit plus souvent de grosses fringales que de véritables hypoglycémies.

Une hypoglycémie peut se manifester par une sensation de faim impérieuse, une irritabilité, des palpitations, des tremblements, des troubles visuels voire des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma en cas d’hypoglycémie profonde.

Si des malaises de ce genre se produisent trop souvent, je vous conseille de faire vérifier votre glycémie capillaire au moment du malaise et d’aller faire un bilan chez un endocrinologue pour ne pas passer à côté d’une pathologie organique (après en avoir parlé à votre médecin traitant !).

Les hypoglycémies peuvent se produire chez les patients qui prennent des médicaments hypoglycémiants : les diabétiques sous insuline ou sous certains antidiabétiques oraux évidemment, mais également les personnes qui prennent d’autres médicaments, comme certains antalgiques par exemple. Une hypoglycémie peut être favorisée par la prise d’alcool, raison de plus pour ne jamais aller surfer après avoir bu !

On peut assister à des hypoglycémies réactionnelles après avoir ingéré trop rapidement une importante quantité d’aliments sucrés : cela déclenche un pic d’insuline et une hypoglycémie en réaction alors que l’on vient de manger du sucre.

Dans tous les cas, le premier réflexe est de se resucrer avec des aliments ou une boisson sucrés laissés dans le sac de plage.

Surfrepotes: Sans nous faire peur et nous parler de régime comment pouvons-nous rattraper notre poids de forme après un hiver où les sessions se sont faites de manière moins régulière qu’aux autres saisons ?

Il faut coupler une alimentation équilibrée à une activité physique régulière. Même si on surfe moins en hiver, il est vital de garder une activité physique d’au moins 30 minutes 3 à 5 fois par semaine. Comme le dit si bien Laird Hamilton dans son nouveau livre « Force of Nature » (que je vous recommande vivement) : «il n’y a pas une saison où je m’entraîne et une saison où je m’entraîne moins, je passe ma vie à m’entraîner !». Mettez-vous à la natation, à la marche ou en vélo pendant l’hiver. Il n’y a pas de petits moyens pour se dépenser. Prenez l’escalier plutôt que l’ascenseur, allez checker les vagues à pied, descendez du bus ou du métro plusieurs stations à l’avance pour marcher…L’idéal en hiver reste d’aller surfer sur les pentes enneigées avec son snowboard !

Surfrepotes: Les températures extérieures et celles de l’eau influencent-elles considérablement la dépense calorique du surfer ?

Notre corps travaille en permanence pour maintenir son homéostasie et notamment sa température interne.
L’eau froide et surtout le vent entraînent une déperdition calorique rapide contre laquelle on dépense beaucoup d’énergie pour maintenir notre température corporelle et retarder l’hypothermie.
Pour les surfeurs, ce problème ne doit pas se poser s’ils utilisent à chaque session une combinaison adaptée aux températures de l’eau et de l’air ainsi qu’à la force du vent. Il vaut mieux prévoir une bonne épaisseur de néoprène. Je conseille également aux surfeurs de limiter la durée de leurs sessions en eau froide à une demi-heure / trois quarts d’heure.

Surfrepotes: Contre toute attente, une session surprise se dessine en milieu de journée, que devons nous jeter comme aliments au fond de notre sac ?

La session de 13 heures, c’est le piège classique ! Il faut bien anticiper ces sessions en étudiant son calendrier des marées et les conditions de surf.

N’allez pas à l’eau immédiatement après un solide déjeuner, vous risqueriez de tout régurgiter : il est très désagréable de ramer l’estomac plein. Attendez au moins 3 ou 4 heures d’avoir digéré après un repas copieux.

Idéalement, il faut surseoir au déjeuner et manger léger : une banane, un yaourt et une barre de céréales une heure avant de vous mettre à l’eau.

Sortez de l’eau pour 14 heures pour déjeuner, à l’heure espagnole, d’une salade composée ou d’un sandwich crudités. Ne sautez pas de repas !

Le repas équilibré du surfeur par Tony ! Copyright Surf Prevention.

Surfrepotes: Comment, après avoir eu la chance d’avoir une belle et longue session peut-on éviter le coup de barre souvent présent sur la route du retour ?

Encore un (ou deux) fruit(s) ! Vous devriez arriver à votre quota de 5 fruits et légumes quotidiens à ce rythme…

Surfrepotes: Je te laisse le soin de conclure et te remercie encore pour ta disponibilité.

Diversifiez vos repas : évitez de manger toujours la même chose. Variez les plaisirs. Quand vous partez en surf trip, profitez-en pour découvrir la cuisine locale plutôt que de manger les mêmes choses que chez vous au fast-food du coin…

Prenez le temps de manger et de savourer vos repas qui doivent rester conviviaux : on est mieux assis à une table entre potes qu’affalé sur un canapé devant un DVD de surf pour manger…

Une alimentation équilibrée chez une personne saine couvre les besoins en vitamines, minéraux et oligo-éléments. A l’heure actuelle, aucune preuve scientifique ne justifie la prise de suppléments alimentaires par le sportif. Vous n’avez donc pas besoin d’aller voir votre pharmacien pour qu’il vous donne « des vitamines pour vous remonter » ou d’aller acheter des compléments hyperprotéinés dans des magasins spécialisés. Si vous êtes en bonne santé et que vous mangez équilibré, vous couvrez déjà tous les besoins essentiels au bon fonctionnement de votre organisme.

Si vous suivez un entraînement intensif ou si vous faites du surf en compétition, consultez un médecin nutritionniste, un médecin du sport ou un diététicien qui vous fera suivre un régime alimentaire adapté à votre pratique.

Je n’ai pas abordé ici les cas particuliers, comme celui du surfeur diabétique ou du surfeur végétarien par exemple. Mais je compte bien développer ces conseils dans les mois qui viennent sur mon site Internet www.surf-prevention.com en faisant intervenir des surfeurs pro et des spécialistes de la nutrition.

Le concept de Surf Prévention, c’est de mettre en avant une pratique du surf avec un mode de vie sain et dans les meilleures conditions de sécurité.
J’espère arriver à terme à aborder tous les sujets qui touchent de près ou de loin à la santé du surfeur.
Je vous attends sur le blog ou sur le forum que je viens de lancer pour apporter vos commentaires et enrichir le site !

Merci de m’avoir laissé intervenir sur votre site de qualité.

Que faut-il penser des boissons énergisantes ?

Samedi 6 décembre 2008

Les boissons énergisantes ( type Red Bull, Dark Dog, Monster Energy,…) envahissent le monde du surf et des sports extrêmes avec un marketing intensif : sponsoring de surfeurs professionnels, parrainage de compétitions et d’événements liés au surf,…

La plus connue d’entre elles, le Red Bull pour ne pas le nommer, fait l’objet d’une controverse en France. Cette boisson est-elle dangereuse pour la santé ?

Les experts disent qu’elle n’a pas fait la preuve de son innocuité mais la marque a réussi à s’imposer en mettant la pression sur le gouvernement français, en le menaçant de poursuites judiciaires, car il n’y a pas de preuve de la dangerosité de la boisson

Comme à chaque fois que l’on se pose une question sur un aliment ou un médicament, il faudra attendre plusieurs années et une foultitude d’études contradictoires pour savoir si on peut consommer sans risque tel ou tel produit. En attendant, même s’il existe d’énormes doutes sur cette boisson, le principe de précaution ne s’applique malheureusement pas.

Le pouvoir de l’argent est tellement grand que l’on peut arriver à faire gober n’importe quoi au grand public grâce à un marketing savamment orchestré, un buzz efficace sur Internet et des opérations de “street marketing” d’envergure. Et il suffit de menacer de procès les personnes qui émettent des réserves sans avoir de preuves formelles pour continuer à vendre des milliards de canettes d’un breuvage douteux paisiblement.

En France (l’un des derniers pays européens à avoir fait de la résistance), après la commercialisation d’une version édulcorée à l’arginine, c’est bien le véritable Red Bull qui est en vente libre depuis le 15 juillet 2008, malgré l’avis contraire de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).

Mais si on écoute ce que nous disent les médecins du sport et les spécialistes de la nutrition chez le sportif, il y a de quoi bannir définitivement ces boissons de l’hydratation d’un surfeur avant, pendant ou après une session. Voici une petite synthèse des effets supposés des boissons énergisantes : je n’invente rien…

Il ne faut pas confondre les boissons énergisantes (type Red Bull) avec les boissons énergétiques de l’effort (Gatorade, Isostar ,…). Ces dernières répondent parfaitement à des critères nutritionnels adaptés à l’effort physique en ce qui concerne l’apport énergétique, le dosage en glucides et en sodium, leurs propriétés osmotiques, etc.

Les boissons énergisantes, elles, ont une composition inadaptée à l’effort physique. 

N.B.: les arguments ci-dessous concernent le Red Bull mais la composition des boissons énergisantes concurrentes est proche et elles ont donc sensiblement les mêmes effets.

Elles sembleraient présenter des propriétés acidifiantes sur l’organisme qui pourraient favoriser des blessures comme des tendinites par exemple.

La caféine contenue dans ces boissons présente de nombreux effets indésirables.
La caféine a un effet diurétique (qui fait uriner) et pourrait entraîner une déshydratation et des désordres électrolytiques pendant un effort intense pouvant être à l’origine de blessures musculo-tendineuses ou pouvant perturber la récupération après l’effort. Une boisson énergisante ne peut donc pas réhydrater correctement un sportif du fait de ces propriétés diurétiques. Une canette de boisson énergisante contient environ 80 mg de caféine, pas loin de la dose de perception des effets indésirables (100 à 160mg), et proche de la limite supérieure de consommation quotidienne admise (200mg/jour). La présence de caféine à concentration élevée dans ce genre de boissons induit sur l’organisme des effets secondaires cardiovasculaires: tachycardie, hypertension artérielle,… qui s’opposent à l’adaptation à l’effort. La caféine augmenterait également le risque de trouble du rythme cardiaque à l’effort.

Des avis scientifiques éclairés ont mis en garde contre de possibles effets secondaires rénaux, thyroïdiens, neurologiques ou des troubles comportementaux liés au Red Bull. La toxicité redoutée (mais non prouvée) de certains composants présents à taux élevés dans ces boissons (comme la Taurine (acide aminé qui ne vient pas des testicules de taureau contrairement à un mythe largement répandu sur la Toile…) ou le Glucuronolactone), serait d’autant plus importante à l’effort que la déshydratation relative augmente encore leurs concentrations dans l’organisme.

Ces boissons énergisantes contiennent peu de sodium et pourraient induire une hyponatrémie lors des efforts prolongés en atmosphère chaude (en surf trip sous les tropiques par exemple). Une hyponatrémie peut se manifester par une asthénie, des troubles digestifs ou encore des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma.

Les boissons énergisantes contiennent une très forte concentration en glucides, de l’ordre de 112 g/litre (27 g/canette, soit l’équivalent de 6 sucres), ce qui est largement supérieur aux 30 à 50 g/litre recommandés. Cette forte teneur en sucre n’implique pas un meilleur apport énergétique car à de telles concentrations l’assimilation digestive des glucides est fortement perturbée. Ce genre de boissons trop sucrées peut entraîner des troubles digestifs et même des hypoglycémies réactionnelles quand elles sont consommées juste avant une session par exemple.

Ces boissons apportent des vitamines du groupe B en quantités très importantes alors que nos besoins en vitamines B sont déjà couverts par une alimentation équilibrée. La concentration en vitamine B de ces boissons pourrait avoir un effet délétère voire même toxique lorsqu’on boit plus de 2 cannettes. 

La consommation de boisson énergisante ne semble donc pas être adaptée à l’effort, ni à la récupération sportive. Les recommandations du fabricant qui préconise de diluer le boisson avec de l’eau lors d’un effort physique, n’apparaissent pas suffisantes pour annihiler les effets secondaires et le risque toxique potentiel de certains composants.

Les experts ne reconnaissent aucun intérêt nutritionnel à cette boisson.

L’innocuité de cette boisson sur la santé ne peut être prouvée, car les limites de toxicité pour la Taurine et le Glucuronolactone demeurent inconnues. Il semble impossible pour le moment d’établir une relation dose-effet, qui autoriserait une consommation modérée sans danger pour l’homme.

Il faut tout de même préciser que ce type de boisson énergisante:
- ne contient pas d’alcool (le mélange avec de l’alcool, courant, est à proscrire totalement).
- ne contient pas de produit susceptible de positiver un contrôle anti-dopage (depuis que la caféine ne fait plus partie des substances interdites).

Si vous me demandiez mon avis en temps que médecin généraliste (que je suis), je vous déconseillerais la consommation de ce type de boisson, au même titre que je déconseille la consommation excessive de café ou de tout autre excitant à mes patients. Ces boissons sont souvent utilisées par les étudiants pour donner un coup de “boost” pendant les exams ou pour “tenir” jusqu’au bout de la nuit en soirée par exemple. Mais au final, les personnes qui abusent de ce genre de produits se retrouvent déphasées, insomniaques, ou irritables dans la vraie vie, car elles perturbent leurs rythmes biologiques naturels (quand on a sommeil, il faut aller se coucher et non pas se resservir une boisson énergisante pour veiller encore plus tard…).

Pour être au top de sa forme, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une bonne hygiène de vie sont les meilleurs ingrédients. Nul besoin d’y ajouter des “boissons énergisantes”.

Si vous me demandez maintenant mon avis en tant qu’éditeur d’un site Internet consacré à la santé et à la prévention chez les surfeurs, je vous affirme qu’en l’état actuel des connaissances sur ces boissons énergisantes, je refuserais tout partenariat avec ces marques.

Dans tous les cas, il faut respecter les consignes suivantes:
- À consommer avec modération : au grand maximum deux canettes par jour.
- Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes.

Je rajouterais : ” Ne pas consommer avant une session de surf intense et à déconseiller d’une façon plus générale très fortement aux sportifs, surfeurs inclus”. D’ailleurs les surfeurs sponsorisés par une marque de boisson énergisante en consomment-ils réellement avant d’aller à l’eau ?

Plus d’informations en suivant ce lien:  site Internet de la Société Française de Nutrition du Sport  .

Guide snowboard: sortie imminente !

Jeudi 20 novembre 2008

Surf Prevention Snowboard 2009

Le guide Surf Prévention spécial Snowboard arrive cette semaine en téléchargement gratuit sur www.surf-prevention.com . Découvrez en avant-première la couverture et les textes de ce guide de prévention des accidents de snowboard qui constitue à l’heure actuelle le sport le plus accidentogène sur les montagnes françaises.

Sommaire.
avant-propos
1. Préparez-vous
2. Débutez dans de bonnes conditions
3. Apprenez à connaître la montagne
4. Consultez la météorologie
5. Couvrez-vous
6. Equipez-vous
7. Protégez-vous la peau du visage
8. Protégez vos yeux
9. Protégez votre tête
10. Protégez vos poignets
11. Echauffez-vous
12. Respectez les consignes de sécurité
13. Zones à risques
Snowparcs
Hors-pistes
14. Premiers secours
15. Souscrivez une assurance

Réalisation:
Textes: Guillaume Barucq.
Direction artistique: Christophe Lestage.
Crédit Photographies: ©Quiksilver, ©Aquashot, ©iStockphoto.com .
Edition: Surf Prevention Editions.
Introduction.

Le snowboard est un sport plaisir qui procure un sentiment de liberté et des sensations fortes.

Le « surf des neiges » se démocratise et attire désormais 2 millions d’adeptes sur les montagnes françaises.

Les statistiques les plus récentes rappellent son caractère de sport à risques. Le snowboard est à l’origine de plus de 20% des accidents de sports d’hiver. Il causerait 1,5 fois plus d’accidents que le ski.

Sur les 35700 accidents de snowboard recensés en 2007 par les Médecins de Montagne, un grand nombre aurait été évité par des mesures de prévention simples.

Cette plaquette a pour but de vous aider à passer des moments inoubliables sur un snowboard en vous évitant les petits bobos et les blessures sérieuses les plus fréquentes.

Connaître les risques reste le meilleur moyen de les prévenir. Avant de vouloir dépasser ses limites, encore faut-il apprendre à les connaître.

Les snowboardeurs préfèrent la poudreuse, « la peuf », à la neige damée des pistes : Surf Prévention met également en garde contre les risques du freeride en hors-piste.

Dr Guillaume Barucq.
Surfeur-snowboardeur.
Editeur de Surf Prevention.

1. Préparez-vous.
Le snowboard est un sport exigeant. Il nécessite une préparation physique débutée plusieurs semaines à l’avance. Pour vous (re)mettre en forme, pratiquez des sports comme le vélo, la marche ou la natation. Pour vous familiariser avec les sensations de glisse, exercez-vous en surf ou en skateboard.

2. Débutez dans de bonnes conditions.
Il est préférable de prendre des cours pour s’initier au snowboard.

Même si vous avez de l’expérience en surf, en skateboard ou même en ski, la glisse sur un snowboard est différente et vous mettrez du temps à vous sentir à l’aise sur la planche.

Vous aurez besoin de conseils éclairés pour débuter dans de bonnes conditions. Un moniteur vous guidera dans vos premières descentes et vous enseignera les bases de la technique du snowboard. Il vous dispensera également de précieux conseils sur la montagne et ses dangers.

Si vous préférez débuter sans prendre de cours, suivez au moins les conseils avisés de potes qui connaissent bien le snowboard. Exercez-vous pendant plusieurs journées sur des pistes vertes avant de vous élancer sur une piste plus difficile.

3. Apprenez à connaître la montagne.
La montagne est un milieu fascinant dont il faut apprendre à connaître les dangers.

Chaque station de ski a ses particularités. Etudiez attentivement le plan de la station et des pistes ainsi que les horaires de fonctionnement des remontées mécaniques.

4. Consultez la météorologie.
Il existe une météo pour la montagne. Elle vous renseignera sur le temps, les températures, le vent, l’enneigement, le risque d’avalanche et également sur l’index UV.

Composez le 3250 sur votre téléphone pour accéder à la météo. Faites le 0892681020 pour connaître le risque d’avalanches en France.

Sur Internet, allez sur http://france.meteofrance.com/france/montagne .

N’oubliez pas que le temps est changeant en montagne et qu’il peut rapidement devenir hostile.

5. Couvrez-vous.
En plus d’être confortables et stylés, les derniers vêtements techniques vous protègent efficacement du froid extérieur et réduisent ainsi le risque d’hypothermie. L’idéal pour un snowboardeur est de porter 3 couches de vêtements :
*un sous-vêtement spécialement conçu pour retenir le minimum d’humidité lié à la transpiration et éviter ainsi d’avoir trop froid après l’effort (comme c’est le cas avec un tee-shirt en coton mouillé inadapté par exemple).
*une deuxième couche assure l’isolation thermique et permet d’éviter la déperdition de chaleur corporelle. Cette isolation peut être assurée par une polaire par exemple.
*Une veste constitue la 3e couche et permet d’assurer la protection contre le vent, la pluie, la neige… Elle est imperméable, elle a un effet coupe-vent et peut même absorber les chocs de faible intensité, ce qui permet d’éviter éraflures et contusions en cas de chute.
Vous avez également besoin d’un pantalon et de gants adaptés à la pratique du snowboard ainsi que d’un bonnet voire d’une cagoule pour protéger votre tête et vos oreilles du froid.

6. Equipez-vous.
Un vendeur spécialisé vous conseillera sur la planche la plus adaptée à votre gabarit, à votre niveau et à ce que vous voulez en faire. Il vous orientera vers une planche, des fixations (des coques le plus souvent, qu’il vous aidera à régler) et des boots adaptées.

Le leash est une petite sangle utile pour éviter de perdre votre snowboard dans la pente si vous déchaussez.

Faites vérifier votre matériel au début de chaque saison par un professionnel : au niveau de la planche de snowboard, il faut notamment vérifier l’état des carres et des fixations.

7. Protégez-vous la peau du visage.
Le filtrage des rayonnements ultra-violets diminue avec l’altitude et la neige provoque une réverbération intense des UV.

Mettez de la crème solaire d’indice élevé. Insistez sur les parties proéminentes du visage comme le nez ou les oreilles. Utilisez un stick labial pour protéger les lèvres. N’oubliez pas de protéger la nuque.

Une protection adaptée prévient les coups de soleil, le vieillissement accéléré et les cancers de la peau qui peuvent être favorisés par une surexposition solaire.

8. Protégez vos yeux.
Utilisez des lunettes adaptées pour prévenir l’ophtalmie des neiges et la cataracte à plus long terme favorisées par l’exposition aux rayons UV du soleil. Faites adapter des verres correcteurs sur vos lunettes si nécessaire.

Un masque est idéal pour le snowboard car il offre une protection maximale contre le vent et les projections de neige. Choisissez un masque compatible avec le port du casque.

Le masque ou les lunettes doivent filtrer 100% des rayonnements UV. Les verres doivent répondre à la norme européenne CE et offrir une protection suffisante contre une forte luminosité en montagne (catégorie 3 voire 4).
9. Protégez votre tête.
Evitez par tous les moyens de chuter tête la première dans la neige.

Le port du casque est fortement recommandé, surtout chez les enfants qui sont plus exposés que les adultes aux traumatismes crâniens.

Le casque est vivement conseillé pour les freestylers et les usagers des snowparcs.

Choisissez un casque répondant à la norme européenne, de couleur voyante de préférence.

10. Protégez vos poignets.
En 2007, moins de deux snowboardeurs sur dix portaient des protections de poignets. Pourtant, les fractures du poignet et de l’avant-bras sont les traumatismes les plus fréquents en snowboard (ils représentent plus de 25% des diagnostics).

Les traumatismes du poignet touchent aussi bien les débutants qui se réceptionnent sur les mains que les snowboardeurs confirmés.

Utilisez des protège-poignets adaptés !

11. Echauffez-vous.
Faites des mouvements et quelques assouplissements avant de vous lancer sur les pentes enneigées ou avant de faire un saut.

Un échauffement d’une dizaine de minutes vous permet d’être immédiatement opérationnel pour surfer et diminue le risque de souffrir d’un accident musculaire (crampe, déchirure…) ou d’un autre traumatisme.

Echauffez-vous de nouveau après une pause.

12. Respectez les consignes de sécurité :
- Laissez passer les skieurs et les surfeurs déjà lancés avant d’entamer votre descente.
- Gardez le contrôle de votre snowboard. Maîtrisez votre trajectoire et votre vitesse en toutes circonstances : vous devez être capable de freiner, de vous arrêter ou de changer de direction à tout moment pour éviter les autres usagers des pistes et les obstacles éventuels. La vitesse doit être adaptée à la visibilité, aux conditions de neige et à son niveau de pratique.
- Redoublez de prudence quand la neige est dure, quand il y a des plaques de verglas ou quand la couche de neige est trop fine.
- Faites attention aux snowboardeurs et skieurs en dessous de vous. Le skieur ou le surfeur en aval est prioritaire : anticipez leur trajectoire et doublez-les en laissant un espace suffisant pour éviter tout risque de collision.
- Ne vous arrêtez jamais au milieu d’une piste, dans un passage étroit ou juste après une bosse ! Si vous voulez vous arrêter pour vous reposer, faites-le en lieu sûr, c’est-à-dire en dehors de la zone de passage, là où on peut vous voir de loin. Rien n’est plus dangereux que de se retrouver immobilisé en pleine piste dans une zone de faible visibilité et de fort trafic.
En cas de blessure, il faut ramper ou se faire aider pour se mettre sur le côté ou en dehors de la zone dangereuse. S’il n’est pas possible de vous déplacer (suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale par exemple), il est important que vos camarades sécurisent la zone en amont.
- Respectez la signalisation et le balisage sur les pistes.
- Ne surfez pas sous une ligne de téléski.
- Une piste ne se monte ou ne se descend à pied que par le côté.
- Economisez-vous en prévision des crampes que vous ne manquerez pas de ressentir à la fin de votre journée de snowboard. Faites des pauses. Hydratez-vous régulièrement et emmenez un en-cas pour vous alimenter avant qu’une fringale ne se manifeste (fruit, barre de céréales…)
- Evitez la descente de trop ! Mettez un terme à votre session de snowboard avant de ressentir la fatigue.
13. Zones à risques :

13.1. Snowparcs :

2,8% des accidents aux sports d’hiver ont lieu dans un snowparc et la grande majorité de ces blessés sont…des snowboardeurs ! La gravité des traumatismes est plus importante en snowparc que sur piste ; raison de plus pour respecter les règles de sécurité spécifiques aux snowparcs.
Règles de sécurité en snowparcs
- N’essayez le snowparc que si vous avez déjà un bon niveau général en snowboard.
- Toujours faire un passage de reconnaissance avant d’aborder un parcours.
- Utilisez les modules en fonction de leur difficulté, souvent indiquée par un code couleur, et de votre niveau technique. En général, dans un snowparc, on trouve des modules pour débutants moins techniques et moins hauts, une zone intermédiaire pour permettre aux snowboardeurs aguerris de progresser et une zone réservée aux meilleurs spécialistes du freestyle.
- Vérifiez toujours qu’il n’y ait personne dans la zone de réception d’un module avant de vous lancer.
- Respectez un ordre de départ préétabli.
- Adaptez votre vitesse à chaque module et ne tentez pas de figures acrobatiques insensées.
- Ne stationnez pas sur la zone de réception ou le long du parcours. En cas de chute, dégagez rapidement. Ne remontez jamais une pente ou un obstacle.
- Le port du casque et de protections est vivement recommandé.
- En cas d’accident, barrez le module ou le parcours et faites prévenir le service des pistes ou les secours.
- Pour prendre des photos d’action, restez à distance raisonnable des snowboardeurs et soyez vigilant.

13.2. Hors-pistes:
Attention, rider hors-piste est une activité à risques ! Quand on quitte le domaine skiable, on surfe à ses risques et périls en prenant des risques pour soi-même et en mettant la vie d’autres riders ou sauveteurs en danger. Surf Prévention déconseille fortement le hors-piste. Si toutefois vous vous y aventurez, voici quelques conseils pour limiter les risques.

Règles de sécurité en hors-pistes :
- Préparez soigneusement votre itinéraire à l’avance et choisissez le meilleur moment pour l’emprunter. Il est important de préparer la descente mais aussi le retour (il n’y a pas de remontées mécaniques en hors-pistes…).
- Consultez la météorologie et tenez-vous au courant des risques d’avalanche : même quand le risque annoncé est faible, on n’est jamais à l’abri d’une instabilité localisée du manteau neigeux. Une pluie récente, des chutes de neige ou du vent dans les 3 à 5 jours qui précèdent sont un facteur de risque d’avalanche.
- Il ne faut pas hésiter à annuler une session de freeride (ou à la reporter de plusieurs jours si nécessaire) si toutes les conditions optimales ne sont pas réunies.
- Prenez toujours avis auprès de pisteurs ou de locaux qui connaissent parfaitement la zone.
- En hors-piste, le risque principal est le risque d’avalanche.
- Tenez compte des panneaux de signalisation des risques en montagne et des drapeaux d’avalanche.
- Avant de partir, signalez précisément à vos proches où et quand vous allez surfer et donnez une heure de retour.
- Dans tous les cas, ne partez jamais faire du freeride seul. Tous les membres du groupe (3 à 5 personnes) doivent être au top physiquement et en bonne santé. L’idéal est de se faire accompagner par un guide de montagne. Les membres du groupe doivent se surveiller mutuellement.
- Ridez très prudemment en zone inconnue.
- Attention aux obstacles (arbres, rochers, plaques de glace…) et aux zones à risques (crevasses, barres rocheuses, pont de neige au-dessus d’un ravin, crêtes, corniches…).
- Ne tentez jamais de saut sans être sûr de la zone d’atterrissage.
- Portez chacun un appareil de recherche des victimes d’avalanches (ARVA) en mode émission, une pelle à neige et une sonde dont vous aurez appris à vous servir préalablement.
14. Premiers secours.

En cas d’accident, protégez la victime.

Alertez les secours en composant le 15 en France ou le 112 (numéro européen).

Prévenez les pisteurs pour qu’ils viennent vous porter secours. En attendant leur arrivée, réchauffez la personne blessée et maintenez-la au sec à l’abri du vent et ne la bougez pas inutilement.

Tout snowboardeur devrait avoir reçu une formation aux premiers secours.

15. Souscrivez une assurance.

Souscrivez une Licence Carte Neige auprès d’un club affilié à la Fédération Française de Ski.

Vous serez couvert dans le monde entier en cas d’accident corporel du fait de la pratique du snowboard en tant qu’amateur.

Une Assurance Responsabilité Civile, un remboursement des frais de secours, de recherche, de premier transport (qui peuvent être onéreux) et de transport sanitaire sont également proposés.
Plus d’informations :

- site Internet des Médecins de Montagne : www.mdem.org

- site Internet de la Fédération Française de Ski : www.ffs.fr

Simple Plan s’engage contre le cancer

Samedi 15 novembre 2008

Simple Plan - New Music - More Music Videos

Les cancers représentent la 3e cause de mortalité dans le monde (après les maladies cardio-vasculaires et les maladies infectieuses) . En 2007, le cancer était responsable de 7,9 millions de décès, soit 13% des décès de la population mondiale selon l’OMS.

Un cancer peut se développer suite à la modification d’une seule cellule de l’organisme. Cette modification peut être favorisée par des facteurs génétiques ou des agents extérieurs.

Dans les pays développés, les facteurs de risques principaux du cancer sont le tabagisme, la surconsommation d’alcool et l’obésité.

Les cancers les plus meurtriers dans le monde sont le cancer du poumon, le cancer de l’estomac, le cancer du foie, le cancer du côlon et le cancer du sein.

Les surfeurs sont également concernés par les cancers.

Certains s’engagent contre le cancer comme le jeune surfeur Julian Wilson nous l’a montré cette année. 

Les surfeurs sont directement concernés par les cancers de la peau car ils sont exposés au facteur de risque majeur que sont les rayonnements ultraviolets du soleil. Surf Prévention s’engagera dans les mois qui viennent aux côtés de la Ligue contre le Cancer dans la sensibilisation à la protection solaire et à la prévention des cancers de la peau, et notamment du redoutable mélanome.

Parmi les nombreuses initiatives à saluer dans le domaine de la sensibilisation au cancer, signalons celle du groupe de rock canadien Simple Plan.

Après la découverte d’un lymphome (cancer du tissu lymphoïde et des ganglions) non hodgkinien chez le frère du chanteur Pierre Bouvier, Jay âgé de 28 ans, la Simple Plan Foundation a décidé de hisser la sensibilisation au cancer au rang de ses priorités. 

Tous les bénéfices des téléchargements de leur nouveau single “Save You”, écrit en hommage à Jay, seront redistribués par la fondation à des associations de lutte contre le cancer dans le monde.

Retrouvez Simple Plan dans dans la playlist du module Deezer.com de Surf Prévention sur la gauche de votre écran.
Ci-dessous les paroles de “Save You”:

Take a breath,
I’ll pull myself together.
Just another step until I reach the door
you’ll never know the way,
it tears me up inside to see you
I wish that I could tell you something to take it all away.

Refrain:
Sometimes I wish I could save you
and there’s so many things that I want you to know
I won’t give up till it’s over
if it takes you forever, I want you to know.

When I hear your voice,
it’s drowning into whispers
it’s just skin and bones
there’s nothing left to take
and no matter what I do
I can’t make you feel better
if only I could find the answer
to help me understand.

Refrain

that if you fall, stumble down,
I’ll pick you up off the ground.
If you lose faith in you,
I’ll give you strength to pull through.
Tell me you won’t give up,
cause I’ll be waiting here if you fall
you know I’ll be there for you.

If only I could find the answer,
to take it all away.

Refrain

ohh, ohh
I wish I could save you…
ohh, ohh
I want you to know…
Ohh, ohh
I wish I could save you…

Simple Plan - Save You
http://www.mtv.com/videos/simple-plan/294772/save-you.jhtml#artist=1165852

Prévenir le risque de grippe aviaire

Dimanche 26 octobre 2008

La grippe aviaire n’a pas disparu. Même si les media en parlent moins, le risque de pandémie grippale humaine perdure à cause de l’épizootie persistante à virus A (H5N1) touchant les oiseaux.

Actuellement, il y a des “cas humains isolés à l’étranger sans transmission interhumaine*”. Dans les pays où les oiseaux sont touchés par le virus H5N1, l’homme peut s’infecter à leur contact mais pour le moment, il n’y a pas de transmission d’homme à homme. Il suffirait que le virus mute pour que la maladie devienne très contagieuse pour l’homme et qu’une épidémie mondiale se diffuse brutalement.

Le passage du virus de l’oiseau à l’homme peut arriver demain, dans plusieurs années ou peut-être jamais (le pire n’est jamais sûr…) mais l’histoire a montré que les épidémies de grippe les plus dévastatrices ont été introduites par les oiseaux. Ce fut le cas au XXe siècle pour les 3 pandémies grippales majeures : la grippe espagnole en 1918 (40 millions de décès), la grippe asiatique en 1957, et la grippe de Hong Kong en 1968.

Si ce sujet est abordé dans Surf Prevention, c’est parce que le plus grand réservoir mondial de grippe aviaire se situe dans une vaste zone qu’affectionnent particulièrement les surfeurs : l’Indonésie.

L’Indonésie se trouve actuellement dans une situation critique à cause de la circulation importante du virus parmi les volailles. Certains spécialistes estiment même que l’Indonésie pourrait être le point de départ d’une épidémie mondiale si le virus venait à muter dans cette zone.

Compte-tenu de la migration des oiseaux et des voyages fréquents de l’homme moderne (et notamment du surfeur !) d’un continent à l’autre, une épidémie humaine à H5N1 pourrait se répandre dans le monde comme une traînée de poudre. On peut parfaitement imaginer un surfeur français en surf trip contracter le virus en Indonésie et le déclarer en France…

Le dernier bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la situation en Indonésie en septembre 2008 fait état de 137 cas humains confirmés dont 112 ont été mortels. A part quelques cas qui restent à élucider, ces malades ont été contaminés à cause de la promiscuité avec des oiseaux ou des volailles.

Si vous partez en surf trip en Indo, il vous faut donc respecter tous les conseils de prévention ci-dessous :

- lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un produit désinfectant de type solution hydro-alcoolique.

- ne consommez que des aliments bien cuits. Dans les zones touchées par la grippe aviaire, les volailles ( et produits de volaille ) peuvent être consommés à condition d’être bien cuits et correctement manipulés pendant la préparation. Le virus H5N1 est sensible à la chaleur. Aux températures où s’effectue normalement la cuisson (70° C en tout point de l’aliment), le virus est détruit. Avant de consommer de la viande de volaille, il faut s’assurer que toutes les parties sont bien cuites (la chair ne doit plus être rose); les oeufs devront eux aussi être bien cuits (les jaunes ne doivent pas être liquides).
Plus d’informations sur la consommation des volailles sur le site de l’OMS.

Evitez tout contact avec les volailles ( vivantes ou mortes )  :

- ne vous rendez pas dans des élevages industriels et familiaux ou sur des marchés aux volailles ou aux oiseaux.
- ne manipulez pas de cadavres ou de déchets d’oiseaux,.
- évitez tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des excréments d’animaux.

Respectez les recommandations émises par les autorités sanitaires locales. Vous pouvez vous rapprocher des services consulaires pour en prendre connaissance.

L’importation de volatiles issus des pays touchés par la grippe aviaire est strictement interdite.

Important si vous revenez d’un pays touché par la grippe aviaire de type A (H5N1) et si, lors de votre séjour dans l’un de ces pays, vous avez été en contact avec des personnes atteintes de la grippe ou avec des volailles :
Si vous ressentez dans les 10 jours suivant votre retour les différents signes du syndrome grippal (fièvre, douleurs articulaires, myalgies, toux, difficultés à respirer…), il est impératif de contacter sans délai un médecin par l’intermédiaire du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) en faisant le 15 sur tout le territoire français.

Précisez bien lors de votre appel au 15 que vous revenez d’un des pays touchés par la grippe aviaire.

Si ces symptômes surviennent durant le vol de retour en France, signalez-le immédiatement auprès d’un membre de l’équipage afin qu’une prise en charge médicale adaptée soit assurée dès votre arrivée.

Retrouvez toutes les informations sur la grippe aviaire sur le site du gouvernement : http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ .

*avec le virus H5N1 actuel, la transmission interhumaine reste très exceptionnelle et se limiterait à une transmission aux membres d’une même famille qui ont des contacts rapprochés.

N.B. : pour connaître les autres pays touchés par la grippe aviaire, suivez ce lien.

Nouvelles règles de sécurité pour les SUP

Mercredi 22 octobre 2008

La pratique du Stand-up Paddle Surfing (SUP) a littéralement explosé en un an sur la plupart des côtes où l’on pratique le surf dans le monde (Etats-Unis, Australie, Europe…).

Cette nouvelle discipline n’est pas sans poser des problèmes de sécurité et de cohabitation avec les autres usagers du plan d’eau.

Les SUP sont volumineux, de grande taille avec un leash encore plus long, assez difficilement manoeuvrables dès qu’il y a plus d’1m50 et représentent donc un danger potentiel quand un SUP surfeur perd le contrôle de sa planche pour les surfeurs environnants.

La règle de prévention n°1 est de surfer en SUP à distance raisonnable des autres surfeurs quand leur densité est importante. Quand il y a du monde à l’eau, le risque de collision est trop important et une collision avec un SUP peut faire du dégât…

Mais à mon sens, ce n’est pas une raison suffisante pour exclure les SUP des spots de surf. Un novice sur un longboard est beaucoup plus dangereux qu’un surfeur expérimenté en SUP.

Même quand il n’y a pas de vagues, on peut s’amuser en SUP car ils permettent la balade en mer et sur les voies d’eau. A ce titre, les garde-côtes américains viennent d’adopter une réglementation exemplaire pour éviter des accidents pour les SUP surfeurs qui s’aventureraient au large ou qui pratiqueraient de nuit.

En dehors des zones de bains et de surf (mais encore faut-il définir juqu’où vont ces zones…), les SUP seront considérés comme des…bateaux ! Les adeptes du SUP devront porter un gilet de sauvetage (ou un vêtement de flottaison individuel), un sifflet et même une lampe torche la nuit pour signaler leur présence et éviter une collision avec un navire par exemple.

Nous devrions réfléchir à ce genre de mesures de sécurité en France dès maintenant.

Le gilet de sauvetage me paraît utile quand on part ramer au large : en cas de malaise, il permet au surfeur de flotter et de garder le nez et la bouche au-dessus de la surface de l’eau en attendant l’arrivée des secours.

A noter que ces dispositions ne sont pas censées s’appliquer aux paddleboards de course qui rament à la force de leur bras. Pour les garde-côtes américains, ce qui fait toute la différence pour les SUP est qu’ils avancent avec une pagaie, ce qui les rapproche plus des kayaks que des surfeurs.

A quand le permis bateau pour faire du SUP ?

N’hésitez pas à réagir à ce sujet en laissant vos commentaires.

Plus d’informations sur Surfline.

Un surfeur sponsorisé par une marque d’attelles

Lundi 20 octobre 2008

Les surfeurs ne se cantonnent plus à rechercher des sponsors dans l’industrie du surf. Des marques de boissons, des compagnies aériennes, des constructeurs de voitures ou encore des opérateurs de téléphonie mobile aident maintenant les surfeurs à vivre leur rêve autour du monde pour surfer en compétition ou en free surf.

Encore plus original : le surfeur de grosses vagues Garrett Mc Namara a dégoté une marque d’attelle comme partenaire, et apparemment, il en est super content !

La marque Donjoy s’associe en effet à des sportifs reconnus qui ont eu des problèmes orthopédiques, avec leur genou notamment : skieurs, pilote de motocross, joueur de football américain…et un surfeur !

Comme le dit la marque, elle aide les athlètes qui deviennent des patients à redevenir des athlètes.

Mc Namara a dû préciser dans son press-book qu’il s’était déjà “déboîté” le genou à 3 reprises. On apprend également sur le site Internet de Donjoy qu’il utilise comme matériel de protection une attelle Donjoy Defiance bilatérale.

Quand on voit ce qu’il surfe sur la vidéo, on n’a aucun mal à croire qu’il met ses genoux à rude épreuve.

Note de Surf Prévention : les entorses du genou représentent, d’après mes statistiques, environ 2,5% des traumatismes chez les surfeurs. C’est le LLI (ligament latéral interne) qui est le plus souvent touché. D’autres surfeurs professionnels ont récemment été victimes d’une entorse du genou, comme Aritz Aranburu lors de la première épreuve de la saison 2008 par exemple.

La marque Donjoy, propose une large gamme de produits et accessoires orthopédiques: des attelles rigides de genou, des attelles souples pour les membres inférieurs et supérieurs, ainsi que des articles permettant de soulager la douleur.

Ces produits sont utilisés dans le cadre de prévention de lésions, de soins pour des pathologies chroniques ou pour favoriser le rétablissement post-traumatique ou postopératoire.

Donjoy propose également des appareils de stimulation de la régénération osseuse utilisés dans le cadre de fractures non consolidées.

L’attelle Donjoy Defiance qu’utilise Garrett Mc Namara est l’un des produits ‘‘phares’’ de la marque. Elle associe les dernières avancées technologiques, des techniques de fabrication et des matériaux de pointe.  D’après le descriptif de la marque, l’attelle est ultralégère et offre un support ferme pour les instabilités modérées et graves du LCA, LCP, LLI, LLE.  Cette attelle fonctionnelle - fabriquée sur-mesure – est parmi les plus robustes, grâce au matériau composite en carbone qui la compose. La Defiance est recommandée pour toutes les activités sportives et plus particulièrement pour les sports à fort impact. Ses matériaux ultralégers et sa fabrication sur-mesure en font également une attelle de choix pour les activités quotidiennes.

Plus d’informations : www.donjoy.fr .

Comment choisir ses dérives de surf ?

Mercredi 15 octobre 2008

Grâce aux boîtiers dont sont maintenant équipées la plupart des planches de surf, il est possible de changer ses dérives et d’essayer différents modèles.

Si vous êtes un surfeur de niveau moyen, il ne vous servira à rien d’avoir les mêmes dérives qu’un surfeur professionnel connu.

Le critère n°1 de sélection doit être la sécurité des ailerons. Des dérives trop tranchantes peuvent entraîner des blessures profondes et potentiellement graves. Elles causent à elles seules plus de la moitié des plaies chez les surfeurs.

Quand on voit à quel point certains modèles de dérives (de marques connues que nous ne nommerons pas) sont tranchants, on se dit que c’est presque criminel de vendre de tels produits à de jeunes surfeurs. Pour certains modèles, les surfeurs doivent même signer une décharge.

Sur la vidéo YouTube ci-jointe, à partir du  temps 2:26, un test simple à réaliser est proposé pour évaluer les dérives.

Le test consiste à presser une pomme contre le bord arrière d’une dérive. Si elle se coupe en deux sans forcer, c’est que les dérives sont trop tranchantes. Si la dérive ne tranche pas la pomme, vous pouvez vous équiper de ce modèle d’ailerons sans problème.

Contrairement à une idée reçue, les dérives à bords souples fonctionnent très bien. J’en utilise sur mes planches et je m’amuse tout autant qu’avec des dérives dures dernier cri à mon niveau intermédiaire. Et j’ai beaucoup moins peur de m’entailler avec !

Ce n’est pas pour faire de la publicité (ou de la contre-publicité) à telle ou telle marque que je dis cela : il s’agit juste de conseils de bon sens…

Selon moi, les planches de surf devraient être équipées de dérives à bords souples que ce soit les planches d’initiation, de location ou même celles des surfeurs confirmés.

Toutes les grandes dérives centrales de longboard, de SUP ou de single fin devraient avoir des bords non coupants pour éviter qu’elles ne se transforment en couteau de cuisine en cas de collision du surfeur avec cette partie de la planche.

Cela éviterait bien des plaies délabrantes voire hémorragiques chez les surfeurs.

Le frein actuel reste le tarif légèrement plus élevé des dérives flexibles ou à bord souple mais la sécurité n’a pas de prix…

Retrouvez tous les conseils pour choisir vos dérives sur la fiche “les dérives d’une planche de surf”.

Guillaume Barucq.