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Archive pour la catégorie ‘Snowboard Prévention’

Guide snowboard: sortie imminente !

Jeudi 20 novembre 2008

Surf Prevention Snowboard 2009

Le guide Surf Prévention spécial Snowboard arrive cette semaine en téléchargement gratuit sur www.surf-prevention.com . Découvrez en avant-première la couverture et les textes de ce guide de prévention des accidents de snowboard qui constitue à l’heure actuelle le sport le plus accidentogène sur les montagnes françaises.

Sommaire.
avant-propos
1. Préparez-vous
2. Débutez dans de bonnes conditions
3. Apprenez à connaître la montagne
4. Consultez la météorologie
5. Couvrez-vous
6. Equipez-vous
7. Protégez-vous la peau du visage
8. Protégez vos yeux
9. Protégez votre tête
10. Protégez vos poignets
11. Echauffez-vous
12. Respectez les consignes de sécurité
13. Zones à risques
Snowparcs
Hors-pistes
14. Premiers secours
15. Souscrivez une assurance

Réalisation:
Textes: Guillaume Barucq.
Direction artistique: Christophe Lestage.
Crédit Photographies: ©Quiksilver, ©Aquashot, ©iStockphoto.com .
Edition: Surf Prevention Editions.
Introduction.

Le snowboard est un sport plaisir qui procure un sentiment de liberté et des sensations fortes.

Le « surf des neiges » se démocratise et attire désormais 2 millions d’adeptes sur les montagnes françaises.

Les statistiques les plus récentes rappellent son caractère de sport à risques. Le snowboard est à l’origine de plus de 20% des accidents de sports d’hiver. Il causerait 1,5 fois plus d’accidents que le ski.

Sur les 35700 accidents de snowboard recensés en 2007 par les Médecins de Montagne, un grand nombre aurait été évité par des mesures de prévention simples.

Cette plaquette a pour but de vous aider à passer des moments inoubliables sur un snowboard en vous évitant les petits bobos et les blessures sérieuses les plus fréquentes.

Connaître les risques reste le meilleur moyen de les prévenir. Avant de vouloir dépasser ses limites, encore faut-il apprendre à les connaître.

Les snowboardeurs préfèrent la poudreuse, « la peuf », à la neige damée des pistes : Surf Prévention met également en garde contre les risques du freeride en hors-piste.

Dr Guillaume Barucq.
Surfeur-snowboardeur.
Editeur de Surf Prevention.

1. Préparez-vous.
Le snowboard est un sport exigeant. Il nécessite une préparation physique débutée plusieurs semaines à l’avance. Pour vous (re)mettre en forme, pratiquez des sports comme le vélo, la marche ou la natation. Pour vous familiariser avec les sensations de glisse, exercez-vous en surf ou en skateboard.

2. Débutez dans de bonnes conditions.
Il est préférable de prendre des cours pour s’initier au snowboard.

Même si vous avez de l’expérience en surf, en skateboard ou même en ski, la glisse sur un snowboard est différente et vous mettrez du temps à vous sentir à l’aise sur la planche.

Vous aurez besoin de conseils éclairés pour débuter dans de bonnes conditions. Un moniteur vous guidera dans vos premières descentes et vous enseignera les bases de la technique du snowboard. Il vous dispensera également de précieux conseils sur la montagne et ses dangers.

Si vous préférez débuter sans prendre de cours, suivez au moins les conseils avisés de potes qui connaissent bien le snowboard. Exercez-vous pendant plusieurs journées sur des pistes vertes avant de vous élancer sur une piste plus difficile.

3. Apprenez à connaître la montagne.
La montagne est un milieu fascinant dont il faut apprendre à connaître les dangers.

Chaque station de ski a ses particularités. Etudiez attentivement le plan de la station et des pistes ainsi que les horaires de fonctionnement des remontées mécaniques.

4. Consultez la météorologie.
Il existe une météo pour la montagne. Elle vous renseignera sur le temps, les températures, le vent, l’enneigement, le risque d’avalanche et également sur l’index UV.

Composez le 3250 sur votre téléphone pour accéder à la météo. Faites le 0892681020 pour connaître le risque d’avalanches en France.

Sur Internet, allez sur http://france.meteofrance.com/france/montagne .

N’oubliez pas que le temps est changeant en montagne et qu’il peut rapidement devenir hostile.

5. Couvrez-vous.
En plus d’être confortables et stylés, les derniers vêtements techniques vous protègent efficacement du froid extérieur et réduisent ainsi le risque d’hypothermie. L’idéal pour un snowboardeur est de porter 3 couches de vêtements :
*un sous-vêtement spécialement conçu pour retenir le minimum d’humidité lié à la transpiration et éviter ainsi d’avoir trop froid après l’effort (comme c’est le cas avec un tee-shirt en coton mouillé inadapté par exemple).
*une deuxième couche assure l’isolation thermique et permet d’éviter la déperdition de chaleur corporelle. Cette isolation peut être assurée par une polaire par exemple.
*Une veste constitue la 3e couche et permet d’assurer la protection contre le vent, la pluie, la neige… Elle est imperméable, elle a un effet coupe-vent et peut même absorber les chocs de faible intensité, ce qui permet d’éviter éraflures et contusions en cas de chute.
Vous avez également besoin d’un pantalon et de gants adaptés à la pratique du snowboard ainsi que d’un bonnet voire d’une cagoule pour protéger votre tête et vos oreilles du froid.

6. Equipez-vous.
Un vendeur spécialisé vous conseillera sur la planche la plus adaptée à votre gabarit, à votre niveau et à ce que vous voulez en faire. Il vous orientera vers une planche, des fixations (des coques le plus souvent, qu’il vous aidera à régler) et des boots adaptées.

Le leash est une petite sangle utile pour éviter de perdre votre snowboard dans la pente si vous déchaussez.

Faites vérifier votre matériel au début de chaque saison par un professionnel : au niveau de la planche de snowboard, il faut notamment vérifier l’état des carres et des fixations.

7. Protégez-vous la peau du visage.
Le filtrage des rayonnements ultra-violets diminue avec l’altitude et la neige provoque une réverbération intense des UV.

Mettez de la crème solaire d’indice élevé. Insistez sur les parties proéminentes du visage comme le nez ou les oreilles. Utilisez un stick labial pour protéger les lèvres. N’oubliez pas de protéger la nuque.

Une protection adaptée prévient les coups de soleil, le vieillissement accéléré et les cancers de la peau qui peuvent être favorisés par une surexposition solaire.

8. Protégez vos yeux.
Utilisez des lunettes adaptées pour prévenir l’ophtalmie des neiges et la cataracte à plus long terme favorisées par l’exposition aux rayons UV du soleil. Faites adapter des verres correcteurs sur vos lunettes si nécessaire.

Un masque est idéal pour le snowboard car il offre une protection maximale contre le vent et les projections de neige. Choisissez un masque compatible avec le port du casque.

Le masque ou les lunettes doivent filtrer 100% des rayonnements UV. Les verres doivent répondre à la norme européenne CE et offrir une protection suffisante contre une forte luminosité en montagne (catégorie 3 voire 4).
9. Protégez votre tête.
Evitez par tous les moyens de chuter tête la première dans la neige.

Le port du casque est fortement recommandé, surtout chez les enfants qui sont plus exposés que les adultes aux traumatismes crâniens.

Le casque est vivement conseillé pour les freestylers et les usagers des snowparcs.

Choisissez un casque répondant à la norme européenne, de couleur voyante de préférence.

10. Protégez vos poignets.
En 2007, moins de deux snowboardeurs sur dix portaient des protections de poignets. Pourtant, les fractures du poignet et de l’avant-bras sont les traumatismes les plus fréquents en snowboard (ils représentent plus de 25% des diagnostics).

Les traumatismes du poignet touchent aussi bien les débutants qui se réceptionnent sur les mains que les snowboardeurs confirmés.

Utilisez des protège-poignets adaptés !

11. Echauffez-vous.
Faites des mouvements et quelques assouplissements avant de vous lancer sur les pentes enneigées ou avant de faire un saut.

Un échauffement d’une dizaine de minutes vous permet d’être immédiatement opérationnel pour surfer et diminue le risque de souffrir d’un accident musculaire (crampe, déchirure…) ou d’un autre traumatisme.

Echauffez-vous de nouveau après une pause.

12. Respectez les consignes de sécurité :
- Laissez passer les skieurs et les surfeurs déjà lancés avant d’entamer votre descente.
- Gardez le contrôle de votre snowboard. Maîtrisez votre trajectoire et votre vitesse en toutes circonstances : vous devez être capable de freiner, de vous arrêter ou de changer de direction à tout moment pour éviter les autres usagers des pistes et les obstacles éventuels. La vitesse doit être adaptée à la visibilité, aux conditions de neige et à son niveau de pratique.
- Redoublez de prudence quand la neige est dure, quand il y a des plaques de verglas ou quand la couche de neige est trop fine.
- Faites attention aux snowboardeurs et skieurs en dessous de vous. Le skieur ou le surfeur en aval est prioritaire : anticipez leur trajectoire et doublez-les en laissant un espace suffisant pour éviter tout risque de collision.
- Ne vous arrêtez jamais au milieu d’une piste, dans un passage étroit ou juste après une bosse ! Si vous voulez vous arrêter pour vous reposer, faites-le en lieu sûr, c’est-à-dire en dehors de la zone de passage, là où on peut vous voir de loin. Rien n’est plus dangereux que de se retrouver immobilisé en pleine piste dans une zone de faible visibilité et de fort trafic.
En cas de blessure, il faut ramper ou se faire aider pour se mettre sur le côté ou en dehors de la zone dangereuse. S’il n’est pas possible de vous déplacer (suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale par exemple), il est important que vos camarades sécurisent la zone en amont.
- Respectez la signalisation et le balisage sur les pistes.
- Ne surfez pas sous une ligne de téléski.
- Une piste ne se monte ou ne se descend à pied que par le côté.
- Economisez-vous en prévision des crampes que vous ne manquerez pas de ressentir à la fin de votre journée de snowboard. Faites des pauses. Hydratez-vous régulièrement et emmenez un en-cas pour vous alimenter avant qu’une fringale ne se manifeste (fruit, barre de céréales…)
- Evitez la descente de trop ! Mettez un terme à votre session de snowboard avant de ressentir la fatigue.
13. Zones à risques :

13.1. Snowparcs :

2,8% des accidents aux sports d’hiver ont lieu dans un snowparc et la grande majorité de ces blessés sont…des snowboardeurs ! La gravité des traumatismes est plus importante en snowparc que sur piste ; raison de plus pour respecter les règles de sécurité spécifiques aux snowparcs.
Règles de sécurité en snowparcs
- N’essayez le snowparc que si vous avez déjà un bon niveau général en snowboard.
- Toujours faire un passage de reconnaissance avant d’aborder un parcours.
- Utilisez les modules en fonction de leur difficulté, souvent indiquée par un code couleur, et de votre niveau technique. En général, dans un snowparc, on trouve des modules pour débutants moins techniques et moins hauts, une zone intermédiaire pour permettre aux snowboardeurs aguerris de progresser et une zone réservée aux meilleurs spécialistes du freestyle.
- Vérifiez toujours qu’il n’y ait personne dans la zone de réception d’un module avant de vous lancer.
- Respectez un ordre de départ préétabli.
- Adaptez votre vitesse à chaque module et ne tentez pas de figures acrobatiques insensées.
- Ne stationnez pas sur la zone de réception ou le long du parcours. En cas de chute, dégagez rapidement. Ne remontez jamais une pente ou un obstacle.
- Le port du casque et de protections est vivement recommandé.
- En cas d’accident, barrez le module ou le parcours et faites prévenir le service des pistes ou les secours.
- Pour prendre des photos d’action, restez à distance raisonnable des snowboardeurs et soyez vigilant.

13.2. Hors-pistes:
Attention, rider hors-piste est une activité à risques ! Quand on quitte le domaine skiable, on surfe à ses risques et périls en prenant des risques pour soi-même et en mettant la vie d’autres riders ou sauveteurs en danger. Surf Prévention déconseille fortement le hors-piste. Si toutefois vous vous y aventurez, voici quelques conseils pour limiter les risques.

Règles de sécurité en hors-pistes :
- Préparez soigneusement votre itinéraire à l’avance et choisissez le meilleur moment pour l’emprunter. Il est important de préparer la descente mais aussi le retour (il n’y a pas de remontées mécaniques en hors-pistes…).
- Consultez la météorologie et tenez-vous au courant des risques d’avalanche : même quand le risque annoncé est faible, on n’est jamais à l’abri d’une instabilité localisée du manteau neigeux. Une pluie récente, des chutes de neige ou du vent dans les 3 à 5 jours qui précèdent sont un facteur de risque d’avalanche.
- Il ne faut pas hésiter à annuler une session de freeride (ou à la reporter de plusieurs jours si nécessaire) si toutes les conditions optimales ne sont pas réunies.
- Prenez toujours avis auprès de pisteurs ou de locaux qui connaissent parfaitement la zone.
- En hors-piste, le risque principal est le risque d’avalanche.
- Tenez compte des panneaux de signalisation des risques en montagne et des drapeaux d’avalanche.
- Avant de partir, signalez précisément à vos proches où et quand vous allez surfer et donnez une heure de retour.
- Dans tous les cas, ne partez jamais faire du freeride seul. Tous les membres du groupe (3 à 5 personnes) doivent être au top physiquement et en bonne santé. L’idéal est de se faire accompagner par un guide de montagne. Les membres du groupe doivent se surveiller mutuellement.
- Ridez très prudemment en zone inconnue.
- Attention aux obstacles (arbres, rochers, plaques de glace…) et aux zones à risques (crevasses, barres rocheuses, pont de neige au-dessus d’un ravin, crêtes, corniches…).
- Ne tentez jamais de saut sans être sûr de la zone d’atterrissage.
- Portez chacun un appareil de recherche des victimes d’avalanches (ARVA) en mode émission, une pelle à neige et une sonde dont vous aurez appris à vous servir préalablement.
14. Premiers secours.

En cas d’accident, protégez la victime.

Alertez les secours en composant le 15 en France ou le 112 (numéro européen).

Prévenez les pisteurs pour qu’ils viennent vous porter secours. En attendant leur arrivée, réchauffez la personne blessée et maintenez-la au sec à l’abri du vent et ne la bougez pas inutilement.

Tout snowboardeur devrait avoir reçu une formation aux premiers secours.

15. Souscrivez une assurance.

Souscrivez une Licence Carte Neige auprès d’un club affilié à la Fédération Française de Ski.

Vous serez couvert dans le monde entier en cas d’accident corporel du fait de la pratique du snowboard en tant qu’amateur.

Une Assurance Responsabilité Civile, un remboursement des frais de secours, de recherche, de premier transport (qui peuvent être onéreux) et de transport sanitaire sont également proposés.
Plus d’informations :

- site Internet des Médecins de Montagne : www.mdem.org

- site Internet de la Fédération Française de Ski : www.ffs.fr

Un snowboardeur pro survit à une avalanche

Mardi 18 novembre 2008

Il suffit de regarder un DVD de snowboard récent pour se rendre compte des risques que prennent les riders en hors-piste.

La pression médiatique qui pèse sur les sports de glisse est telle qu’il faut filmer des séquences toujours plus extrêmes…au péril des snowboardeurs et des personnes qui leur portent secours en cas d’accident.

Il n’est pas rare de voir, dans une séquence de freeride, un snowboardeur déclencher une avalanche et en réchapper. Jusqu’au jour où cela tourne vraiment mal…

Xavier De Le Rue, snowboarder professionnel, a bien cru que sa dernière heure avait sonné quand il a déclenché une gigantesque avalanche dans la pente du Châtelet située à 2537 mètres d’altitude le 29 Mars 2008.

La scène se déroule donc à proximité du col Grand-Saint-Bernard en Suisse un jour de grand beau temps. Xavier De Le Rue doit se faire filmer pour un sponsor avec un skieur. Ils se font déposer à la mi-journée par un hélicoptère au sommet d’une grande face abrupte avec des barres rocheuses à franchir.

Le skieur est le premier à s’élancer et il assure sa descente.

Puis vient le tour de Xavier de Le Rue de se lancer dans la pente. Dès le premier virage, une première plaque de neige part en avalanche. Pour l’éviter, Xavier change de direction mais heurte un rocher.  Il parvient à se rétablir in extremis et il continue sa descente. Il semble tiré d’affaire mais le pire reste à venir…

La première avalanche  a ébranlé le manteau neigeux en profondeur et soudainement la neige se disloque en centaines de gros cubes comme les pièces d’un puzzle géant avec notre malheureux snowboardeur au milieu de cette apocalypse. Xavier est enveloppé par la neige, il est emporté par l’avalanche et il perd connaissance. Il se souvient juste d’avoir été secoué comme pendant un gros bouillon sous une vague hawaiienne dont la puissance aurait été décuplée, selon ses propres termes. 

L’équipe du tournage assiste au drame impuissante et se lance immédiatement à la recherche de la victime. La tâche ressemble à la recherche d’une aiguille dans une meule de foin… Dans la panique, ils commencent par essayer vainement de détecter un signal avec leur appareil de recherche de victime d’avalanche (ARVA) depuis l’hélico…Cette idée saugrenue leur fait perdre de précieuses minutes. Les recherches au sol ne donnent rien jusqu’au moment où un skieur décide de chercher Xavier beaucoup plus bas. C’est là qu’il a été découvert inconscient après avoir été emporté 1200 mètres en contrebas… Il a immédiatement été hélitreuillé jusqu’à une station proche avant d’être pris en charge par un hélicoptère médicalisé qui l’a transféré aux urgences de l’hôpital de Sion.

Xavier De Le Rue s’en tire bien: il est sain et sauf et ne gardera pas de séquelle physique de cette avalanche.

L’équipe avait quand même pris quelques précautions au préalable:
- reconnaissance du terrain environnant depuis deux jours.
- pas d’avalanche lors des 48 dernières heures.
- un seul skieur à la fois sur la pente pour limiter la surcharge.

Mais quand on se lance dans une pente raide à 48°, orientée nord, surchargée en neige, on devine quand même que l’on prend de gros risques même lorsque le risque d’avalanche annoncé n’est “que” de 3 sur 5. On peut essayer de se trouver des excuses: observation insuffisante de la pente, manque de concentration, mauvais karma ce jour-là… Mais il ne faut pas accuser trop facilement la fatalité.

Quand on se risque sur de telles pentes, il faut être conscient que l’on risque sa vie à chaque descente, snowboardeur professionnel ou pas… Et il convient de se poser la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Les quelques poignées de dollars que reversent les sponsors à leurs riders valent-elles le coup de jouer à la roulette russe ? Tout cela pour impressionner de jeunes amateurs en manque de sensations fortes derrière leur écran…et peut-être les inciter à prendre les mêmes risques…

Ce système est vraiment pervers. L’industrie de la glisse encourage à la prise de risque inconsidérée pour obtenir des images spectaculaires qui serviront à faire la réclame pour leurs marques de fringues ou de matos. Et cela est également valable pour le surf de grosses vagues où la surenchère médiatique continuera tant qu’il n’y aura pas eu un blessé grave ou un mort.

Xavier De Le Rue est un miraculé: il aurait pu se faire écraser par un bloc de neige dure, se fracasser contre un rocher ou un arbre mais il s’en sort sans la moindre fracture par l’opération du Saint-Esprit.

Quelles sont les raisons de son salut ?
- La chance +++: dans son malheur Xavier de Le Rue  a eu une chance inouïe.
- Xavier De Le Rue a eu le réflexe de déclencher son tout nouveau système Airbag sur son sac à dos (il venait de se le procurer…) qui lui a permis de rester en surface de l’avalanche.

Espérons que cette mésaventure servira de leçon à ce snowboardeur et à tous ceux qui risquent régulièrement leur vie pour quelques secondes d’adrénaline et une parution dans un magazine ou sur une vidéo…

Retrouvez le récit complet et les photographies ahurissantes de cet authentique miracle dans le magazine SnowSurf n° 111.

La descente et l’avalanche en question sont sur la vidéo YouTube ci-jointe à partir de la minute 2:22.

Le témoignage de Xavier De Le Rue après l’accident peut se lire en anglais sur son site Internet: http://www.xavierdelerue.com/sportifs/xavier_delerue/index_eng.php

Retrouvez les conseils de prévention pour le freeride dans la rubrique Snowboard Prévention.

Mick Fanning se blesse…en snowboard!

Vendredi 14 mars 2008

Mick Fanning plâtré

Pour fêter le Jour de l’An, le nouveau champion du monde de surf, Mick Fanning, s’est offert un trip snowboard sur les pentes enneigées de Niseko sur l’île d’Hokkaido au Japon. Malheureusement,  il fait une chute sur le poignet gauche dès sa première descente…

Mick a cru que cela n’était pas grave jusqu’au moment où il a enlevé ses gants en fin de journée et a constaté que son poignet avait enflé…Il s’est rendu à l’hôpital où il a passé des radiographies. Le diagnostic de fracture du scaphoïde gauche est tombé et il a eu droit au plâtre.

Note de Surf Prevention : le traumatisme de « White Lightning » comme on le surnomme, n’a rien d’original : les traumatismes du poignet sont les plus fréquents en snowboard. D’après les Médecins de Montagne, les fractures du poignet représentaient 28,2% des traumatismes en snowboard sur les montagnes françaises en 2007. Le scaphoïde est l’osselet du poignet le plus souvent fracturé.

Les symptômes d’une fracture du scaphoïde sont une douleur ou un gonflement du poignet du côté du pouce. Ces fractures ne sont pas toujours évidentes à diagnostiquer dès les premières radios et il faut souvent répéter les clichés quelques jours ou semaines plus tard.

Traitement : une fracture simple du scaphoïde sans déplacement nécessite une manchette plâtrée ou une résine prenant le coude (initialement), le poignet et la première phalange du pouce pendant 2 à 3 mois. Un déplacement osseux nécessite un brochage ou un vissage chirurgical pour stabiliser la fracture.

Mick a pris le risque de continuer à snowboarder et a resurfé 15 jours à peine après son traumatisme.

Note de Surf Prevention : Il est étonnant qu’un professionnel resurfe si vite alors que ce type de fracture nécessite généralement une immobilisation stricte. De plus, il est proscrit de surfer avec un plâtre car l’eau peut l’abîmer et entraîner une macération de la peau.

Mick assure que cette fracture ne gênera pas sa préparation pour l’ASP World Tour 2008 qui reprend à Snapper Rocks sur la Gold Coast en Australie fin février. Espérons pour lui que sa fracture aura consolidé d’ici là mais rien n’est moins sûr : les fractures du scaphoïde peuvent mettre longtemps à guérir et se compliquent parfois d’une « pseudarthrose » entre les 2 fragments d’os.

Note de Surf Prévention : Mick le dit lui-même : « Je pensais que les protège-poignets étaient pour les chochottes mais après ce qui m’est arrivé, je ne peux que les recommander vivement à tout le monde… ». Trop peu de snowboardeurs utilisent des protège-poignets : sur les massifs montagneux de l’hexagone on estime que seuls 17% des snowboardeurs utilisent des protections de poignet : c’est insuffisant !

Pour plus d’informations, allez sur le site de Mick Fanning: www.mickfanning.com