Au même titre que les chirurgiens ont besoin de leurs deux mains pour opérer, les surfeurs pro ont besoin de leurs pieds pour surfer au plus haut niveau. En 2009, l’Australien Joel Parkinson était bien parti pour remporter le titre mondial après un début de saison tonitruant: victoire sur la Gold Coast, victoire à Bells Beach, victoire à J-Bay… Même ses adversaires n’y croyaient plus tant son avance au classement général était importante. Mick Fanning était très loin derrière au classement et le titre mondial semblait enfin tendre les bras à Joel Parkinson. Jusqu’à cette session sur le spot de Canggu à Bali où il se tordit la cheville…
Parko semblait en super forme pendant cette session de free surf où il faisait un festival d’aerials…jusqu’à l’aérial 360° reverse de trop qui fut le tournant de sa saison. Joel a vu ensuite son avance sur Fanning fondre comme neige au soleil et il s’est finalement fait coiffer sur le poteau à Pipeline. Retour sur cette session fatidique et sur l’aérial mal replaqué de Parko. Attention, ça fait mal rien qu’à regarder…
J’ai perdu récemment la doyenne de mes patientes. Jusqu’à 101 ans, cette gentille dame a su rester pimpante, agréable et toujours souriante. Je n’ai pourtant pas fait grand-chose pour elle vu que je n’ai jamais eu à lui prescrire le moindre médicament… Elle se contentait de réaliser sans le savoir sa « surf thérapie » en allant respirer quotidiennement le bon air marin à l’occasion de sa sortie quotidienne au bord de la mer. Quand elle s’est mise à avoir des difficultés à marcher, elle se faisait amener devant la mer en fauteuil roulant. Pendant les 2 années où j’ai eu la chance de suivre cette patiente, j’ai apprécié sa gentillesse, sa vivacité d’esprit et cette étincelle de jeunesse qui brillait encore dans ses yeux à 100 ans révolus.
Je vous raconte cette histoire pour bien souligner que l’on peut profiter pleinement de la vie jusqu’à un âge très avancé à condition de ne pas avoir été frappé par une maladie grave ou invalidante. Mais il existe des moyens pour limiter les risques de souffrir d’un cancer, d’un problème cardio-vasculaire (AVC, infarctus…) ou d’une maladie d’Alzheimer. Après avoir travaillé en service hospitalier de gériatrie et avoir soigné de nombreuses personnes âgées, j’ai pu constater au travers de ma petite expérience que la plupart des personnes âgées de plus de 80 ans qui restaient en bonne santé physique et intellectuelle étaient souvent celles qui avaient adopté une bonne hygiène de vie, au contact de l’océan notamment.
Je me souviendrai toujours de ce monsieur de 85 ans en pleine forme, à qui on aurait pu donner 20 années de moins. Je lui avais demandé quels sports il pratiquait pour se maintenir dans un si bon état général. Il m’avait rétorqué qu’il n’avait jamais fait un gramme de sport de sa vie ! Par contre, il faisait une marche quotidienne d’une heure le long des plages (c’est ça son secret !). C’est toute la différence entre l’activité physique (indispensable pour se maintenir en bonne santé) et le sport (facultatif).
Et si la Fontaine de Jouvence était l’Océan ? Je constate en tous cas que celui-ci semble apporter santé et vitalité aux personnes âgées qui savent en apprécier les bénéfices au quotidien. Et pour profiter de l’océan quand on est octogénaire, nonagénaire voire centenaire, il n’est pas interdit de monter sur une planche de surf, bien au contraire ! On nous parle toujours de surfeurs de plus en plus jeunes qui réalisent des prouesses sur les vagues mais on pourrait aussi parler des surfeurs de plus en plus âgés qui continuent à surfer.
Vous en voulez encore une preuve ? Connaissez-vous John Zapotocky ? John a 91 ans et il ferait presque passer Rabbit Kekai, Don Wildman et Joel de Rosnay pour des petits jeunes…Pourtant John, pionnier du stand-up paddle, continue à monter sur sa planche de Stand-Up. John fait du stand-up paddle depuis 65 ans et il le dit lui-même : le stand-up paddle a changé sa vie ! Pour lui, les gens n’ont pas encore compris à quel point le stand-up paddle est un exercice complet qui peut « révolutionner leur existence ». On peut faire tous les mouvements avec un SUP, avec ou sans vagues. Et tout ça John Zapotocky l’a compris depuis bien longtemps ! Malgré 6 interventions chirurgicales importantes, une fracture du col du fémur et des tassements vertébraux, John a quand même repris le stand-up paddle.
Le Stand-Up Paddle à la sortie d’un établissement de moyen séjour en gériatrie ou pour les pensionnaires de maisons de retraite pourrait être un excellent moyen de faire travailler l’équilibre, améliorer la trophicité musculaire des personnes âgées et ainsi diminuer le risque de chutes à l’origine de fractures qui grèvent souvent leur autonomie… La patiente dont je vous parlais au début de l’article n’a jamais connu de pathologie grave. Mais elle est décédée des suites des complications de son alitement consécutif à une fracture du col du fémur. Il est vital pour les personnes âgées de prévenir les chutes : et la surf thérapie en offre la possibilité, en plus de permettre la solidification des os grâce à l’exposition au soleil dont nos aînés manquent souvent chez eux ou en établissement spécialisé.
Si je suis encore de ce monde à 100 ans, j’espère que je continuerai moi-aussi à surfer !
Dans notre société de la performance dans laquelle on veut aller toujours plus vite, le jogging est devenu le sport de prédilection des hommes pressés (et des femmes « dynamiques »). Certains hommes politiques sont des adeptes de la course à pied et en subissent parfois les désagréments… Mais rien ne sert de courir dans la vie…
Trop de gens se représentent l’activité physique comme un footing éreintant. La course à pied n’est pas un sport que je recommande en priorité à mes patients. J’ai moi-même pratiqué cette activité pendant longtemps croyant qu’il s’agissait du ‘gold standard’ pour être en forme. J’ai mis 30 ans à comprendre qu’on pouvait retirer beaucoup plus de bénéfices en marchant. Tout simplement. Mais pas n’importe comment ni n’importe où…
Comme toutes les activités que je vous propose dans la « surf thérapie », je vous conseille de pratiquer la marche au plus près de l’océan, idéalement au bord de l’eau. Il est primordial pour un surfeur de rester au contact de l’océan pour rester « synchronisé » avec le rythme que celui-ci imprime.
Avant de vouloir courir, il faut déjà apprendre – ou réapprendre - à marcher. Je vous propose donc de redécouvrir le plaisir indescriptible d’une marche au bord de l’eau. Ne croyez pas que la marche est une fausse activité physique. Marcher à un rythme constant, soutenu (mais sans jamais forcer ou s’essouffler) sur le sable fera s’activer vos muscles sans les surmener. La marche régulière a fait ses preuves en terme de prévention cardio-vasculaire. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il s’imposer des joggings éprouvants et parfois même traumatisants (notamment pour les personnes en surpoids ou porteuses de certaines pathologies rhumatologiques) ?
Quand on court, on est tellement concentré sur son souffle et sur sa foulée qu’on en oublie de profiter du paysage. En courant, on est plus focalisé sur son point de côté que sur ses pensées. Il serait dommage de passer sur une plage sans en profiter pour prendre le temps de s’émerveiller face à l’environnement océanique : la marche permet cela. Une marche sur la plage est également un bon moyen de se retrouver avec ses pensées, de réfléchir et de prendre les bonnes décisions. Dès que je manque d’inspiration pour écrire, je m’accorde 30 minutes de marche sur la plage et mon esprit se désembrume et les idées fusent. Rassurez-vous, je suis comme tout le monde : quand je suis assis devant mon ordinateur en fin de journée, je n’ai pas toujours la motivation pour me bouger les fesses. Mais je ne me laisse pas le choix si je n’ai pas fait d’activité physique de la journée : j’enfile mon short et je descends marcher sur la plage. Au fil des minutes, je me sens de mieux en mieux. De toute ma vie, je n’ai encore jamais regretté une session de marche au bord de l’océan !
Voilà pourquoi je vous propose la marche au bord de l’océan comme première activité physique de cette « Surf Thérapie ». Vous pouvez aller marcher quand les conditions de mer sont impropres à la baignade ou quand vous n’avez pas le courage ou l’envie d’aller surfer.
La marche est une activité simple et il suffit d’aller au bord de la mer pour pratiquer cette activité. Pour rendre la marche sur le sable encore plus bénéfique, je vous propose d’enlever vos chaussures. Votre plante des pieds se retrouvera en contact direct avec le sable et vous vous sentirez encore plus « connectés » avec les éléments. Il faut libérer vos pieds qui sont enfermés le plus clair du temps à l’étroit dans des chaussures trop serrées. Une étude récente publiée dans Nature a montré que les chaussures de sport déconditionnaient le pied des athlètes d’endurance. Au lieu d’amortir leurs foulées en posant l’avant-pied ou le milieu du pied en premier, ils se réceptionnent plus souvent sur les talons, créant un surmenage des membres inférieurs qui peut être source d’usure ou de blessures. Pour faire travailler au mieux son pied (et sa cheville), mieux vaut le laisser au contact direct du sol plutôt que de l’emprisonner dans un cocon douillet qui l’isole du milieu extérieur. Une « bonne » chaussure de sport fait le travail à la place de votre pied qui se déshabitue et perd les bons « réflexes » (un peu comme quand on s’habitue à conduire une voiture automatique et qu’on doit reprendre le volant d’un véhicule sans la direction assistée…). De grands athlètes s’entraînent à courir pieds nus et ils courraient certainement pieds nus en compétition, si leurs sponsors -des marques de chaussures le plus souvent - ne les payaient pas pour en porter… Quand on marche, c’est pareil : pour travailler la proprioception et la réactivité de vos pieds, rien ne vaut une marche pieds nus dans le sable.
Pour s’entraîner à surfer, il est très important de savoir marcher car un surfeur « attrape » sa planche avec ses pieds qui doivent en permanence enregistrer des informations et réagir pour bien se positionner sur la planche de surf. Un surfeur a besoin de chacun des petits muscles, tendons et ligaments de ses pieds qui doivent réagir au millimètre pour bien manoeuvrer la planche. Hors de question de surfer avec des chaussures ! Un surfeur accompli comme Laird Hamilton inclut la marche pieds nus dans le sable dans sa préparation. Vous êtes à la plage pour profiter de l’environnement de la tête aux pieds. Les pieds sont le carrefour de nombreuses sensations et d’énergies. En marchant au bord de l’eau, le sable fait pression sur notre voûte plantaire, ce qui permet de réaliser en quelque sorte une auto-séance de réflexologie plantaire, médecine douce réputée pour ses vertus anti-stress et redynamisante.
Une bonne marche fait autant de bien à vos membres inférieurs qu’au haut de votre corps, à condition de laisser le ballant naturel de vos bras s’effectuer librement (ne téléphonez pas pendant que vous marchez…).
Quand on marche, il faut aussi savoir s’arrêter pour souffler, respirer, s’étirer, contempler. Une marche au bord de l’océan doit mettre en éveil les 5 sens pour être pleinement efficace.
Il peut être aussi agréable de marcher seul qu’accompagné d’un ami, de son partenaire, de ses enfants ou de son chien !
Je découvre trop tard que se déroulait du 22 au 28 février 2010, la 4e édition du Festival de Dakhla présentée par l’Association Mer et Désert. Et j’ai bien les boules d’avoir raté ça ! Alors que je me caillais les miches en France au coeur de cet hiver particulièrement rude, je découvre qu’à quelques heures d’avion seulement se trouve le paradis sur terre des sports de glisse: surf, stand-up paddle, longboard, windsurf, kitesurf…
Je connaissais déjà Taghazout, située plus au nord, pour y avoir surfé ses superbes droites il y a quelques années. Dakhla a l’air d’offrir un climat encore plus clément en plein hiver. Le Maroc offre clairement un potentiel énorme pour les sports de glisse comme le SUP, le surf ou la planche à voile. On a même vu récemment Kelly Slater au Maroc pour l’inauguration d’un hôtel. Les sports nautiques sont un facteur d’attractivité touristique qui permet le développement socio-économique de certaines régions du Maroc comme Dakhla.
Dakhla se situe à l’extrême sud du Maroc dans la région Oued Eddahab-Lagouira au niveau du Sahara Occidental. On y trouve du soleil, de la chaleur, un plan d’eau exceptionnel et même une vague world-class sur le spot de Foum Labouir qui abrite une longue droite sur laquelle les compétitions de surf ont eu lieu. Les surfeurs marocains comme Abdel El Harim ou Yassine Ramdani étaient présents.
Quelques-uns des meilleurs watermen européens se sont retrouvés à Dakhla pour surfer les vagues ou pour battre des records de vitesse à l’occasion de la « Dakhla Longue Distance », course de vitesse la plus longue du monde sur 40 kilomètres pour les champions de vitesse en windsurf ou en kite. Voir les résultats des épreuves ci-dessous.
Les jeunes locaux ont pu profiter d’initiations au kitesurf ou au stand-up paddle comme on peut le voir sur ces images de Zuma Production.
Et ce n’est pas tout. Il y avait également un festival de musique avec Youssou N’Dour en vedette qui présentait son tout nouvel album Dakar-Kingston.
L’année prochaine, je pars couvrir l’événement pour Surf Prévention !
La surfeuse Bethany Hamilton est l’une des jeunes filles les plus courageuses du monde. Malgré un bras gauche entièrement arraché par la mâchoire d’un requin-tigre en octobre 2003, Bethany n’a mis que 3 semaines pour remonter sur une planche de surf.
Mais là n’est pas le plus surprenant. Malgré son grand handicap, la jeune fille est parvenue à atteindre le top-niveau du surf féminin et tient la dragée haute aux meilleures surfeuses du monde. Et on ne parle pas ici d’handisport : Bethany participe aux compétitions de surf avec les surfeuses « valides ».
On l’a ainsi vu terminer deuxième du Championnat du Monde Junior 2009, derrière une certaine Pauline Ado, et manquer de peu le coche pour se qualifier pour le World Tour féminin.
Mais peu importe ce qui arrive à Bethany maintenant, elle garde une foi à déplacer des montagnes ou…à les dévaler ! On l’a ainsi vue à Jaws, sur l’île de Maui, le 5 décembre 2009 dompter l’une des plus grosses vagues jamais surfées par une fille. Elle a descendu cette vague backside, de dos à la vague, et avec son unique bras pour se stabiliser dans la pente. Cette séquence est nominée aux 2010 Billabong XXL Global Big Wave Awards. Si le jury ne lui donne pas un prix spécial pour cette vague, ils seront vraiment en-dessous de tout…
L’histoire incroyable de Bethany Hamilton sera bientôt adaptée au cinéma dans le film « Soul Surfer ». AnnaSophia Robb jouera le rôle de Bethany Hamilton. Lorraine Nicholson, 19 ans, fille de Jack Nicholson, jouera le rôle de sa meilleure amie, Alana Blanchard. Sean Brosnan, 26 ans, fils de Pierce Brosnan, est pressenti pour jouer le frère de Bethany. Les parents de Bethany seront joués par Dennis Quaid et Helen Hunt. La chanteuse Carrie Underwood, gagnante aux Grammy Awards aura également un rôle dans ce film. Nous vous en reparlons très bientôt !
Le surfeur franco-brésilien Patrick Beven est l’un des tous meilleurs surfeurs européens depuis un vingtaine d’année.
Free-surfeur spectaculaire, auteur de nombreux coups d’éclats en compétition, Patrick a malheureusement été victime de blessures en cours de carrière qui l’ont empêché de se qualifier pour le World Tour. Il a réussi à signer un nouvel exploit cet été au Quiksilver Pro France 2009 en se hissant en 1/2 finales et en montrant ainsi qu’il avait sa place parmi l’élite.
J’ai eu la chance de connaître Patrick dès son arrivée en France. Je faisais partie du groupe de surfeurs de la Grande Plage de Biarritz qui l’ont accueilli sur le spot. Ce qui m’a toujours impressionné chez Patrick, en dehors de sa gentillesse naturelle, c’est son sérieux pour se préparer au surf. Il ne suffit pas de faire du surf pour être un bon surfeur et Patrick l’a tout de suite compris. Après une journée de surf, on pouvait retrouver Patrick le soir à la piscine municipale de Biarritz où il faisait des longueurs.
Au fil des années, Patrick a « musclé » son surf, sous la houlette de son frère et mentor Yannick Beven mais il a toujours cherché à garder la maîtrise de son corps et de son esprit en pratiquant des arts martiaux comme la capoeira ou le jiu-jitsu brésilien par exemple.
Patrick Beven parle de sa pratique du yoga dans cette vidéo YouTube où il explique comment le yoga l’aide à surfer.
Le Yoga permet à de nombreux surfeurs de se sentir plus en phase avec l’Océan et de mieux contrôler leur respiration, vitale en surf. Le Yoga permet également d’assouplir et de décontracturer les muscles sollicités par la pratique du surf.
(Filmé à Lanzarote, dans les Landes et sur la Côte basque à Biarritz.)
Les parents et les éducateurs qui envoient des enfants surfer sans casque sont totalement inconscients. Les fédérations, les clubs, les medias et les marques de surf qui ne recommandent même pas le port du casque sont irresponsables. Je le dis et je le répèterai tant que la sécurité des surfeurs ne sera pas prise en compte par les responsables du milieu du surf.
Que nous surfions en France, aux Etats-Unis, en Australie ou n’importe où dans le monde, nos spots sont trop bondés en été et les planches de surf que nous utilisons sont bien trop dangereuses, pour laisser des enfants se risquer au surf sans porter de casque.
Je m’investis depuis 3 ans pour faire prendre conscience de l’intérêt pour un surfeur de porter un casque (voir vidéo YouTube ci-dessous). Plus de 50% des accidents de surf touchent la tête et des graves traumatismes crânio-faciaux arrivent régulièrement.
Nous venons d’en avoir un nouvel exemple dramatique sur le spot de The Pass à Byron en Australie où un enfant de 10 ans a failli mourir des suites d’un fracas du crâne provoqué par un accident de surf.
Le jeune Pascal Dattler a été grièvement blessé après que sa tête ait été heurtée par le nose pointu d’une planche lâchée par un autre surfeur (débutant). Le crâne du gamin a explosé en 8 morceaux et il est passé à un centimètre d’une mort certaine si la planche avait touché son cerveau…Les neurochirurgiens du Mater Hospital à Brisbane ont dû l’opérer en urgence et lui poser 7 plaques en titane pour réparer sa boîte crânienne endommagée.
Pascal Dattler est un miraculé. Il ne devrait pas garder de séquelles neurologiques, mais le traumatisme psychique risque d’être très difficile à surmonter pour un si jeune enfant.
Le père de Pascal, Thomas Dattler, a déclaré qu’il recommanderait le casque à tous les surfeurs après avoir vu son fils flirter avec la mort : “We never considered surf helmets. But to see the damage done to my son, I would recommend them to anyone.” Tu m’étonnes ! Jamais je n’enverrais l’un de mes enfants surfer sans casque, surtout quand on connaît tous les dangers publics qu’il peut y avoir sur un spot de surf (à commencer par soi-même).
En réaction à cet accident qui a mis la communauté des surfeurs australiens en émoi, certains évoquent l’idée de catégoriser les spots en fonction du niveau de pratique : spot pour débutant, spot pour surfeur moyen, spot pour surfeur confirmé,…Ces mesures me paraissent inappliquables, sauf à envisager de mettre des sauveteurs sur des jet-skis pour faire la police sur les spots…
Le vrai problème est que les surfeurs de tous niveaux se retrouvent quand les conditions de surf sont petites et jolies, comme c’était le cas le jour de l’accident de Pascal : la surpopulation favorise les collisions, mais n’oublions pas que les surfeurs se blessent avant tout avec leur propre planche.
A partir du moment où l’on a intégré cette problématique, il n’existe que 2 solutions pour limiter les accidents de surf :
- soit que tout le monde surfe avec une planche en mousse (c’est ce que propose Tom Morey avec ses planches Catch Surf).
- soit que les surfeurs portent tous un casque, tant qu’il y a des surfeurs sur le même spot qui surfent avec des boards trop dangereuses. Je rappelle que les planches de surf standard sont des armes avec des dérives coupantes comme des couteaux de boucher et des noses pointus comme des lances…
Le surf serait un sport très peu risqué si les surfeurs prenaient conscience des dangers liés à sa pratique, et qu’ils utilisaient les protections qui sont à leur disposition pour éviter la noyade…ou la mort.
Eté comme hiver, certains surfeurs ne chaussent que des tongs. C’est plus pratique à enfiler, les pieds restent à l’air libre pour éviter la macération et le pied d’athlète…Bref, que des avantages !
Une question restait en suspens : peut-on aller aux sports d’hiver avec ses claquettes ??? La marque de tongs Havaianas a eu à faire face à ce très sérieux problème comme elle l’indique dans un communiqué sur son site Internet.
- Madrid, mercredi 2 décembre 2009 : Lucy, une fan de la marque Havaianas, fait part de son intention au service consommateurs de porter ses slaps en hiver pour rester dans un état d’esprit « vacances » toute l’année.
- La Plagne (France), lundi 14 décembre 2009 : La ASTF (Always Summer Task Force), une équipe de scientifiques chevronnés décide de quitter le siège de l’entreprise à Madrid pour aller dans les Alpes françaises dans le but de répondre à la question de la cliente en réalisant quelques tests de résistance des tongs au froid.
Note de Surf Prévention : tout va y passer le télésiège, la marche sur la neige, la luge, le patin à glace, le surf des neiges et même…le bobsleigh !
- Madrid, lundi 21 décembre 2009 : un colloque réunit d’éminents scientifiques à Madrid pour la publication des résultats de ces tests.
Les conclusions sont sans équivoque : les tongs HAVAIANAS résistent à l’hiver (= WINTERPROOF). De la plage à la montagne, du sable à la neige, peu importe : c’est toujours l’été avec Havaianas.
Leçon n°3 : mets le leash au niveau de la jambe arrière. Voir plus précisément comment mettre son leash.
Leçon n°4 : quand tu rentres dans l’eau, tiens la planche sur le côté pour éviter qu’une vague ne la renvoie vers toi.
Leçon n°5 (last but not least) : Si tu sors la nuit, pour t’amuser avec des amis et tes amies, ne bois pas beaucoup, parce qu’il peut y avoir des vagues le lendemain ! Nous n’aurions pas mieux dit ! Boire ou surfer, Henry Felgueroso a choisi !
A nous de te donner un petit conseil Henry (ne le prends pas mal…) : essaye de surfer plus souvent pour faire diminuer ta surcharge pondérale et ton tour de taille qui te prédisposent à des pépins cardio-vasculaires…
Depuis des années, je travaille à mettre au point la méthode d’entraînement à la plage la plus simple possible.
La méthode que j’ai imaginée pour rester en bonne santé consiste en une activité physique quotidienne au contact de l’océan : la surf thérapie .
Cette méthode n’est pas celle d’un préparateur physique ou d’un professeur de sport mais bien celle d’un médecin.
En quoi consiste la Surf Thérapie ?
La Surf Thérapie consiste à surfer 30 à 60 minutes* par jour, 3 à 5 jours par semaine.
Quand vous ne pouvez pas surfer, remplacez le surf par 30 minutes de natation dans l’océan.
Quand vous ne pouvez pas nager, vous remplacerez la natation par 30 minutes de marche sur le sable.
Cette méthode que nous allons détailler est très facile à comprendre et à réaliser.
Si vous parvenez à l’effectuer sur une période prolongée ou, mieux, à longueur d’année, vous obtiendrez des bénéfices notables sur votre santé.
Ces activités ne sont pas chronophages et vous laisseront le temps pour tous les autres aspects de votre vie quotidienne : famille, travail, autres loisirs,…
Cette manière de pratiquer une « Surf Thérapie » ne prétend pas être exclusive. Nous détaillerons ici une méthode « standard » et facilement reproductible par le plus grand nombre mais il y a évidemment d’autres façons de réaliser une Surf Thérapie. Je vous conseille de varier les plaisirs au maximum pour éviter de tomber dans la monotonie.
Quand je parle de 30 minutes de surf dans les vagues, il va sans dire que cette activité peut être avantageusement remplacée par une session de windsurf ou de kitesurf quand il y a du vent ou par une ballade en Stand-Up Paddle Board s’il n’y a pas de vagues (des cours s’avèrent indispensables avant de vous lancer dans ces activités).
La natation peut être remplacée par des mouvements d’aquagym dans l’eau de mer ou par un parcours sur une planche de rame allongée.
La marche sur le sable peut être remplacée par une partie de frisbee, de beach-ball, un match de beach volley ou encore une partie de football sur le sable.
Le seul impératif est de rester au contact de l’océan pendant ces activités et de respecter un temps moyen minimal de 30 minutes d’activité physique quotidienne.
C’est à vous de mettre au point la « Surf Thérapie » qui vous convient le mieux, tout en sachant que l’on reste tributaire des éléments au bord de la mer. Mais il y a toujours quelque chose à faire à la plage ! Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige…