SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Préparation’

Kelly Slater et Jeremy Flores s’entraînent sur un slab à Tahiti

Jeudi 2 septembre 2010

Il n’y a pas que la vague de Teahupoo à Tahiti. Loin s’en faut… Alors que le Billabong Pro Tahiti 2010 était en panne de vagues sur Teahupoo, d’autres spots de l’île ont bien fonctionné. Le team Quiksilver mené par Kelly Slater et chapeauté par Belly a profité des journées off de la compétition pour s’entraîner sur d’autres spots bien connus du local Raimana Van Bastolaer. On découvre sur la première vidéo un Jeremy Flores dans une forme dévastatrice avec démonstration de manoeuvres « new school », une tonicité et une motivation retrouvées qui lui ont permis de dominer les premiers tours de la compétition (certains l’avaient peut-être enterré un peu vite avant cette compétition décisive). Le Slater est toujours aussi impressionnant à 38 ans et paraît lancé comme une balle vers la conquête d’un 10e titre mondial. Il est intéressant de voir comment la forme des surfeurs en free surf dans la première vidéo se traduit par de bonnes performances dans la compétition (cf. Dane Reynolds dans la 2e vidéo YouTube).

Lire aussi : Kelly Slater et Manoa Drollet sur une droite secrète à Tahiti.

L’image du jour : en attendant les vagues à Teahupoo…

Samedi 28 août 2010

L’image du jour, c’est le surfeur Fred Patacchia qui ne se laisse pas abattre malgré une semaine de calme plat à Teahupoo en attendant le lancement de la compétition de surf. Pour s’entretenir physiquement, et pour se préparer à rentrer à la nage en cas de rupture de leash, Freddy P a choisi le meilleur sport qui soit pour se sentir à l’aise dans les vagues : la natation en mer, comme ici dans le lagon tahitien.

La natation est l’un des 5 temps du programme Surf Thérapie que je propose dans mon nouveau livre pour garder la forme. Rappelons également que savoir bien nager est le préalable à la pratique du surf. On voit encore malheureusement des surfeurs qui ne savent pas nager et risquent la noyade

Le surfeur Fred Patacchia en train de nager dans le lagon pres de Teahupoo a Tahiti.

Power Balance, EFX : le triple effet Buzz, Arnaque et Placebo des « bracelets magiques »

Lundi 9 août 2010

Après un premier article publié en décembre 2009 où j’alertais les surfeurs de l’arrivée imminente des « bracelets magiques » (Power Balance, EFX…) sur le marché français, j’avais décidé de ne plus parler de ces bidules pour ne pas entretenir le buzz et faire le jeu des commerciaux qui distribuent ces produits. Mais compte-tenu de l’ampleur invraisemblable que prend le phénomène (un patient sur deux se présente maintenant à mon cabinet avec l’un de ces bracelets…), je vais exposer ici mon avis de médecin sur ces bracelets en essayant de vous expliquer pourquoi ces objets sont peut-être l’arnaque du siècle mais comment ils marchent quand même avec des effets bien réels chez certaines personnes…

Je tiens avant tout à tirer un coup de chapeau aux petits malins qui ont monté cette arnaque , pardon cette affaire juteuse : pour un coût de fabrication dérisoire, ces bracelets se vendent comme des petits pains, parfois pour plus de 35 euros !!! Certaines boutiques et surf shops font leur beurre en vendant ces bracelets par dizaines quotidiennement. Ces marques ont parfaitement su tirer parti de la nouvelle façon de faire de la publicité à grande échelle de manière discrète mais diablement efficace : le buzz. A l’heure actuelle, mieux vaut un buzz savamment orchestré sur le web que des publicités classiques dans les medias traditionnels pour faire vendre ce genre de produit : cela donne en plus l’impression aux acheteurs potentiels de faire l’acquisition d’un produit hors du commun que le grand public ne connaît pas encore. C’est ce que j’appelle l’effet « buzz placebo » : plus le buzz est puissant, plus le produit sera considéré, à tort ou à raison, comme efficace (c’est le même procédé qu’utilisent les fabricants de boissons énergisantes type Red Bull pour insinuer que leurs produits améliorent la performance). La rumeur de bracelets au pouvoir extraordinaire a parfaitement été initiée puis entretenue par des témoignages, des vidéos ou des photos de sportifs et de personnalités portant ces bracelets diffusés via le web et les réseaux sociaux comme Facebook .  On ne compte plus les stars et les athlètes aperçus avec un bracelet Power Balance au poignet : le basketteur Shaquille O’neal, le pilote de F1 Rubens Barrichello, les surfeurs Bruce et Andy Irons, Brett Simpson le récent vainqueur de l’US Open de surf, Ekolu Kalama… Le guitariste de Metallica Robert Trujillo porte un bracelet EFX

Bracelet Power Balance

Ce sont des tests absolument bidons qui finissent de convaincre la plupart des gens d’acheter l’un de ces bracelets pour « essayer ». Personnellement, quand on m’a fait faire ces tests à l’école primaire, j’avais déjà pigé le truc : quand on te fait faire une épreuve de force, d’agilité ou de souplesse, tu vas mieux la réussir au 2e essai parce que tu as préparé tes muscles, tes tendons et tes articulations lors du premier essai. L’amélioration de la performance lors de la deuxième tentative n’a rien à voir avec le bracelet qu’on vous met au poignet à ce moment-là mais simplement avec une réaction physiologique du corps humain conditionné et préparé pour mieux y arriver. La ficelle est évidente mais le subterfuge suffit à impressionner la plupart des personnes (cela marche encore mieux quand on fait faire ces tests à des personnes alcoolisées qui vont acheter un bracelet un lendemain de fête…). C’est là que l’on se dit que la crédulité des gens est sans borne et que le marketing de ces produits ressemble à un foutage de gueule à grande échelle… Essayez les tests d’abord avec un bracelet puis sans et vous verrez bien qu’ils ne marchent pas !

Vous avez compris comment les gens achètent ces produits, il ne vous reste plus qu’à comprendre comment ils fonctionnent. Les fabricants essaient de nous embrouiller sur leurs sites respectifs avec des fréquences électromagnétiques mystérieuses qui entreraient en interaction avec le champ bioélectrique de notre corps et les chakras par le biais d’hologrammes « programmés » sur de petits autocollants. Power Balance évoque la SRF (Schumann Resonating Frequence). Les fabricants peu scrupuleux s’approprient l’efficacité de techniques plus ou moins éprouvées comme le magnétisme, l’acupuncture ou les massages thérapeutiques pour apporter un alibi pseudo-scientifique à leur « technologie ». Le hic, c’est que pour avancer qu’un produit a une efficacité quelconque sur notre santé ou nos performances, il faut essayer de le prouver scientifiquement. Et c’est là où le bât blesse : pas une seule étude épidémiologique ou expérience validée scientifiquement n’étaye le discours commercial des distributeurs. Là où on hallucine, c’est que l’on peut encore vendre des produits en disant n’importe quoi en France en 2010. On m’a même raconté que certaines pharmacies vendraient déjà ces bracelets… Pourtant, les allégations santé sont de plus en plus contrôlées comme en témoignent les exemples récents d’Activia et Actimel de Danone ou encore de la boisson Outox.

- Les bracelets Power Balance ou EFX sont-ils efficaces ?
La réponse est oui chez certaines personnes qui croient, ou ont envie de croire, même inconsciemment, au produit miracle. Ces bracelets n’ont à mon sens aucun effet intrinsèque mais leur efficacité repose sur l’effet placebo. Il ne faut pas sous-estimer la puissance considérable de l’effet placebo. On s’est rendu compte que certains médicaments homologués n’étaient pas plus efficaces que le placebo, et pourtant les patients ont quand même l’impression d’aller mieux quand ils les prennent (lire l’exemple caricatural des antidépresseurs à l’efficacité douteuse dans certaines indications).

Certains patients m’ont rapporté se sentir mieux, avoir moins mal ou mieux dormir depuis qu’ils portent ces bracelets. Et je les crois bien évidemment quand ils me racontent ces effets bénéfiques. Je n’essaye pas de les contrarier pour ne pas rompre le charme mais je me dis que n’importe quel autre bracelet aurait pu faire l’affaire. Tant mieux si de simples bracelets permettent de se sentir mieux à certaines personnes. Ils ont toujours moins d’effets secondaires que certains médicaments inefficaces.

- Les bracelets magiques sont-ils dangereux ?
Non, pas plus que n’importe quel bout de plastique, de néoprène ou de silicone autour de votre poignet…
Oui si on fait croire aux gens qu’ils ont des propriétés fictives qui leur permettront de guérir d’une maladie grave par exemple.
Je me suis rendu compte que la situation était hors de contrôle quand la vendeuse d’un surf shop m’a demandé, paniquée, si elle n’avait pas commis une « erreur médicale » en vendant un bracelet Power Balance à une femme enceinte… « Tu comprends, on nous demande de vendre ces bracelets mais on n’a pas les compétences pour renseigner les gens… » Quand on voit que des vendeurs de surf shops jouent le rôle de pharmaciens pour conseiller sur des produits qui influeraient sur la santé, on se dit que l’on marche vraiment sur la tête…
On me pose de plus en plus souvent la question de la dangerosité de ces bracelets au cabinet :  certains patients ont peur d’être dépassés par les effets de leurs bracelets… Je rassure généralement les gens en leur expliquant que si ces bracelets avaient le moindre effet, ils seraient déjà utilisés par les médecins, les kinésithérapeutes et dans les hôpitaux…

Pour conclure, je dirais qu’il faut avant tout encadrer la communication fantaisiste autour de la commercialisation de ces bracelets. Je n’ai rien contre leur vente comme accessoires de mode. Après tout, j’ai moi-même porté un bracelet brésilien pendant des années car le vendeur m’avait affirmé qu’il me porterait bonheur tant que je le porterai. Tant que je l’ai porté, je me sentais bien dans mon corps et équilibré. Je me suis ensuite rendu compte que je pouvais me sentir tout aussi bien sans. Certaines personnes ont besoin de médicaments placebo, de plantes ou d’objets (bracelet, collier, pendentif, grigri…) pour s’appuyer dessus comme sur des béquilles psychiques. Ce que j’essaye d’expliquer à mes patients dans mon nouveau livre Surf Thérapie, c’est que l’on peut très bien vivre sans acheter ces « traitements » artificiels quand on est en bonne santé. Une hygiène de vie saine suffit à se maintenir en bonne santé et à améliorer son équilibre et sa force… A quoi sert-il de se ruiner en produits à l’efficacité plus que douteuse quand on ne respecte même pas les conseils de base de la vie en bonne santé. Vous voulez vous sentir mieux dans votre corps : commencez par arrêter de fumer avant d’investir dans un « bracelet magique »…

Dans cette vidéo YouTube, une surfeuse qui débute le surf nous explique qu’elle ne tombe plus de sa planche depuis qu’elle porte un bracelet EFX… :roll:

Quand on croit très fort en quelque chose, cela peut marcher. Et plus on a foi en quelque chose, plus l’effet peut être spectaculaire comme en témoignent certains « miracles » en pèlerinage. Sauf que maintenant il faudra que la commission médicale chargée d’authentifier les « guérisons-miracle » vérifie que les miraculés ne portent pas un bracelet magique…  ;-)

Surf Technik : le livre sur la Technique du surf

Mercredi 19 mai 2010

Je me suis fait un petit plaisir aujourd’hui en m’achetant un nouveau livre sur la technique du surf: Surf Technik par Christophe Mulquin, coach de surf reconnu. Un ouvrage de référence sur le sujet écrit en français manquait cruellement dans l’édition du livre de surf et les Editions Pimientos ont comblé ce vide. Après avoir enlevé le film plastique qui protège le livre et en découvrant son contenu, je n’ai pas été déçu de mon achat !

couverture du livre Surf Technik par Christophe Mulquin sur la technique du surf avec Jeremy Flores en couverture.

Pour avoir moi aussi écrit un livre de surf illustré, je conçois parfaitement tout le travail que la conception de ce livre a dû représenter pour en arriver à une présentation claire, des photos parfaitement choisies et surtout du texte et des tableaux pour mettre des mots sur ce que l’on fait souvent sans trop réfléchir : surfer.

Un mot sur l’auteur Christophe Mulquin, l’un des entraîneurs français les plus compétents, qui exerce depuis presque 25 ans sur l’île de La Réunion où il a vu défiler des générations de surfeurs talentueux : Boris Letexier, Frédéric Robin, Anne-Gaelle Hoareau, Adrien Rapp, Adrien Toyon, Maxime Huscenot, Johanne Defay…

Christophe ne se souvient sûrement plus de moi mais j’avais eu l’occasion de surfer avec lui à l’occasion de mon premier surf trip sur l’île de la Réunion chez mon pote Raphael Fredefon il y a une bonne quinzaine d’années en compagnie d’espoirs du surf de l’époque comme Axel Lerga, Guillaume Billy, Manu Portet et un certain Tom Frager.

Totalement inconscient de l’intensité du soleil au mois de février à la Réunion, j’étais parti surfer Saint-Leu sans protection solaire et j’avais terminé la session avec des brûlures des épaules au 2e degré. Christophe Mulquin m’avait alors expliqué que je risquais de faire un mélanome à l’âge adulte à cause de ces graves coups de soleil. Je ne savais pas encore ce qu’était un mélanome (je n’avais pas commencé mes études de médecine) et je n’avais aucune idée des conseils de prévention à respecter en surf. Sans le savoir, Mulquin avait peut-être initié en moi une vocation qui a conduit plus tard à l’écriture de mon « guide de survie du surfeur » et à la création de ce site Internet Surf Prévention. Je me rappelle en tous cas avoir trouvé Christophe Mulquin très pédagogue à l’époque.

On retrouve tout son savoir et sa pédagogie dans ce livre « Surf Technik » qui vise à expliquer le pourquoi du comment de « l’acte moteur efficace » qui permet de surfer. Ne croyez pas que Christophe Mulquin va essayer d’enfermer votre surf dans un carcan technique. Au contraire ! Il cherche néanmoins à faire prendre conscience au surfeur de l’importance d’apprendre « le solfège » du surf et de répéter ses gammes pour mieux improviser ensuite sur la vague et laisser le « feeling » agir.

Je suis particulièrement sensible à cette méthode car l’apprentissage d’une bonne technique et d’une gestuelle adaptée permet aussi de prévenir des blessures.

Il ne faut pas croire qu’on peut laisser progresser un surfeur, aussi talentueux soit-il, sans lui inculquer un bagage technique minimal (ou sans qu’il ne l’acquiert lui-même). On voit fleurir toute une génération de jeunes surfeurs qui savent faire des rotations en l’air dans tous les sens…mais qui ne savent pas surfer la vague ou qui ont un style abominable par défaut de technique justement.

Christophe Mulquin insiste sur ce qu’il considère être les fondamentaux du surf : la position de la tête, le regard, la ligne des épaules, la position du bras arrière et celle du bras avant, les appuis privilégiés, la flexion des cuisses et last but not least : le gainage. Il développe ensuite les figures du shortboard des plus classiques comme le take-off, le bottom-turn, le roller, le cut-back, le carve aux plus radicales comme le floater, le snap, le tail slide ou encore l’air. Sans oublier la figure reine qu’est le tube en surf.

Le livre est préfacé par le champion de surf Jeremy Flores qui qualifie Christophe Mulquin de « meilleur entraîneur du monde après PAPA ! » (lire l’interview du père de Jeremy: Patrick Flores). Jérémy fait également la couverture de cet ouvrage de référence : on le voit dans une position parfaite effectuer un roller « snapé » avec toutes les dérives au-dessus de la lèvre dans un instant magique qui représente la quintessence du mouvement en free surf qu’a su capturer le photographe Bernard Testemale.

Vraiment un chouette bouquin que je vais lire et relire pour essayer de m’améliorer en petite planche.

Voir aussi le site Internet www.surftechnik-mulquin.com

Gros Surf : Sebastian Steudtner prend la bombe de l’année !

Lundi 26 avril 2010

Sebastian Steudtner sur la plus grosse vague sur la gauche de Jaws a Maui - Billabong XXL 2010 Biggest Wave

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un surfeur hawaiien ou californien qui a shooté la plus grosse vague cette année mais un surfeur allemand. Il y a beaucoup de surfeurs en Allemagne même s’ils n’ont pas la chance d’habiter en face de spots de classe internationale. On connaissait déjà Marlon Lipke qui s’était qualifié l’année dernière pour l’élite du surf professionnel. Les Billabong XXL Awards viennent de révéler au monde du surf le big wave rider Sebastian Steudtner.

Sebastian Steudtner ne s’est pas entraîné à surfer sur la vague artificielle de la rivière Eisbach à Munich mais bien à Hawaii où il voyage tous les ans depuis qu’il a 16 ans. Ce jeune surfeur originaire de Nuremberg n’a pas peur des grosses vagues et il s’entraîne toute l’année de façon spécifique pour le gros surf comme on peut le voir sur cette vidéo YouTube. Il regarde de très près les cartes de météo surf sur Internet pour être sur place quand les plus énormes houles rentrent.

Le 7 décembre 2009, il était bien à Maui sur le spot de Jaws pour prendre en surf tracté l’une des plus grosses gauches jamais surfées à une vitesse phénoménale au nez et à la barbe de surfeurs chevronnés comme Laird Hamilton bien évidemment présent ce jour-là. La vague de Sebastian est estimée à 66 pieds, soit plus de 20 mètres !

J’ai quelques difficultés pour comprendre l’allemand donc si un internaute germanophone veut bien nous aider à traduire cette autre interview de Sebastian Steudtner qui a l’air très intéressante, nous en saurons plus sur ce valeureux surfeur.

Lire aussi : la pire chute en surf de l’année.

Surf Thérapie : Contemplation et Méditation devant l’Océan

Samedi 27 mars 2010

Etre face à l’océan. Le contempler. Le ressentir. Quel homme n’éprouve pas un immense plaisir face à cette étendue aquatique en mouvement ? Les surfeurs qui sont habitués à voir la mer tous les jours ne s’en rendent même plus compte, mais aller voir les vagues suffit parfois à se sentir bien. Même après une mauvaise journée remplie de tracasseries, la simple action de se mettre devant la mer suffit à nous apaiser.

On ressent évidemment les bienfaits de l’air marin mais la seule contemplation apporte aussi beaucoup à notre bien-être. Regarder une mer démontée peut donner de la force et de l’énergie : on se sent alors comme envahi par la puissance des éléments déchaînés. Contempler une mer d’huile apporte sérénité et apaisement. Encore faut-il se laisser aller pour regarder et « Ã©couter » la respiration de l’océan…

Belle jeune femme en meditation devant l ocean sur un rocher - tags fille blonde vagues mer zen attitude

Etre face à la mer est le moment de laisser son esprit « divaguer » devant les vagues. C’est l’occasion de se retrouver face à ses pensées et de réfléchir devant l’immensité de la mer. C’est l’endroit idéal pour méditer. Beaucoup de personnes méditent instinctivement devant l’océan sans le savoir.

Il existe non pas une mais des dizaines et des dizaines de façons simples de faire de la méditation. La méditation n’a pas nécessairement une connotation religieuse. La méditation n’est pas l’apanage de la vie monastique ! Elle peut parfaitement s’intégrer dans votre mode de vie libre. La méditation peut s’apprendre dans des livres ou sur Internet. Mais chacun peut méditer à sa façon: tout comme le surf, il n’y a pas forcément besoin de cours pour apprendre. Vous n’avez pas besoin d’équipement particulier pour la réaliser et elle ne coûte rien. Vous pouvez méditer allongé, debout ou assis, relâché, statique dans une posture ou en mouvement, les yeux ouverts ou fermés, sur le sable ou dans l’eau, pendant 5 minutes ou une heure, selon une technique particulière ou à votre façon…Bref, il n’y a pas de règles strictes à partir du moment où on a compris la philosophie de la méditation.

Combien de temps passons-nous chaque jour à nous arrêter ou à ralentir le flux permanent des pensées qui s’échappent de notre esprit en zapping permanent ? Notre esprit est en permanence occupé car nous sommes « hyperconnectés ». Nous laissons nos préoccupations de la journée pour nous brancher sur une télé, sur Internet ou sur notre smartphone…

Prenons le temps de la déconnection totale pendant les quelques minutes que nous passons au contact de l’océan. Pour une fois dans la journée, laissons nos pensées revenir vers nous plutôt que de les laisser partir dans tous les sens vers les innombrables sollicitations sensorielles et les sources d’informations qui nous inondent et noient notre esprit.

Apprendre à méditer c’est apprendre à revenir vers soi pour retrouver la paix intérieure et atteindre un état de relaxation. La méditation permet aussi de se fixer dans le moment présent pour mieux en profiter. Quand nous sommes absorbés par nos soucis personnels, familiaux, professionnels, nous ne pouvons savourer pleinement les moments passés près de l’océan. Parfois on est tellement absorbés par nos préoccupations qu’on ne se rend même pas compte qu’on vient de surfer…

Apprenons à utiliser les moments magiques que nous passons près de l’océan, quand nous regardons les vagues, quand nous marchons sur le sable sur une plage déserte, quand nous sommes sur notre planche de surf au coucher du soleil…Pendant ces moments de sérénité, laissons aller notre esprit et prenons le temps de nous faire du bien au corps et à l’âme en regardant la mer. L’océan nous ramène vers nous-mêmes: il nous aide à mieux comprendre qui nous sommes et à gérer nos émotions. L’océan est le meilleur endroit pour reprendre le contrôle de nous-mêmes. Les tensions et les émotions négatives doivent glisser sur nous comme l’eau de mer sur notre combinaison de surf. On ne peut éviter le stress et les situations anxiogènes dans nos vies mais il faut apprendre à relâcher quotidiennement la soupape de sécurité. La méditation au contact de l’océan est une manière efficace d’évacuer le stress. Devant les courants océaniques, on apprend à observer et à canaliser les courants de notre pensée. Avec le temps, la méditation devient automatique et on n’a plus besoin de se concentrer sur une technique : la méditation devient alors une part de nous-mêmes.

La méditation apporte des bénéfices reconnus à notre santé. Parmi les bienfaits révélés par différentes études, on note une activation du cerveau dans les zones où siègent les émotions positives et une réduction de l’activité des zones cérébrales où se logent l’anxiété et les émotions négatives. La méditation accroît la vigilance, l’attention et la productivité mentale. Elle diminuerait la tension artérielle, la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire. Elle permettrait aussi la diminution des hormones de stress dans le sang comme le cortisol et augmenterait le taux de mélatonine, hormone régulant les cycles veille-sommeil. Elle pourrait avoir un effet positif sur l’immunité et favoriser la guérison. Que des bonnes raisons pour méditer quand vous regardez l’océan ou quand vous attendez les vagues…

 

Dave Rastovich dit « Rasta »Â est un free surfer professionnel adepte de la méditation. Il s’est mis à la méditation quand il a constaté que les sensations de bonheur suprême qu’il ressentait dans une tube en surf ressemblaient à celles décrites par des adeptes de la méditation. Pour expliquer ce qu’il ressent avec la méditation, Dave utilise l’analogie entre un ciel bleu et l’esprit.  Si on compare notre esprit avec le ciel, on peut considérer que nos pensées sont comme des nuages en mouvement. Parfois ils recouvrent tout mais au-delà de ces pensées, de ces nuages, il y a toujours un beau ciel serein. En méditant, Dave considère que « les nuages de notre esprit », responsables de la confusion et du stress, se dispersent. Quand le ciel redevient bleu, notre esprit retrouve le calme, la sérénité et toute son acuité.

Pour méditer, Dave Rastovich s’allonge ou s’asseoit à un moment où il n’a rien de particulier à faire ou à penser. Rien ne peut distraire son attention (surtout pas l’avertisseur de son smartphone qui lui signale un nouveau message…). Il devient un observateur du flux des pensées qui traversent son esprit. Au bout d’un moment, il commence à y avoir des espaces entre ces pensées. Et dans ces espaces, Dave trouve une forme profonde de paix intérieure et de relaxation. Il ressent alors un silence paisible très agréable. Avec la pratique, les espaces entre les pensées augmentent et il arrive alors à se retrouver dans un état second où il ne pense plus à rien : il n’est pas endormi, il n’est pas inconscient mais il a l’impression que son esprit est pleinement connecté sur l’expérience qu’il est en train de vivre. Il ne pense pas à juger ou à cataloguer cette expérience : il est juste dedans. 

Pour Rasta, la méditation consiste à aiguiser son esprit : tu regardes tes pensées et tu deviens « aware », avec une conscience accrue des stimuli sensoriels qui viennent à toi. Et comme le surf est un « feeling », une expérience sensorielle avant tout, cet état permet de mieux ressentir son surf. Tu sens mieux ta planche de surf contre tes orteils et tes talons, tu arrives mieux à lire la vague, tu la ressens, tu l’entends. Dans l’excellent article de Surfer (par Brendon Thomas) où Dave Rastovich explique son approche de la méditation et de la spiritualité, il résume en disant que la méditation est une forme d’observation qui permet d’être plus réceptif. On devient un témoin privilégié de son esprit et de son corps et quand on va à l’eau, cela se traduit par du bon surf ! On comprend mieux pourquoi Dave Rastovich surfe instinctivement en symbiose totale avec la vague…

Lire aussi l’interview de Jim « le surfeur de Biarritz »Â qui pratique la méditation : « Quand je surfe pour le plaisir, à chaque fois que je rentre dans l’eau, j’ai toujours une expérience forte. Dès que je surfe, c’est comme si mon corps est sur le surf et que mon esprit partait. »

Une heure d’activité physique par jour contre la prise de poids

Vendredi 26 mars 2010

La méthode Surf Thérapie met l’accent sur l’importance de l’activité physique quotidienne sans inclure de régime alimentaire particulier. On peut garder la ligne toute sa vie sans jamais faire de régimes (déconseillés par de nombreux nutritionnistes). Mais trente minutes de « Surf Thérapie » 5 fois par semaine suffisent-elles vraiment pour éviter la prise de poids ? Non, pas tout à fait, si l’on en croit une grande étude publiée en Mars 2010 dans The Journal of The American Medical Association.

Dans cette étude*, les variations du poids et de l’activité physique de 34 079 femmes américaines en bonne santé ont été suivies de 1992 à 2007. Pour maintenir un poids normal à peu près stable, les femmes ayant un indice de masse corporelle (IMC) normal inférieur à 25, accomplissaient environ une heure d’activité physique modérée quotidienne tout au long des 13 ans de leur suivi.

Pour éviter de passer en surpoids, il faudrait donc faire une heure d’activité physique par jour tous les jours.  Si vous avez déjà fait 30 minutes de surf dans la journée, il faudrait donc théoriquement compléter en vous « activant » pendant 30 minutes supplémentaires dans la journée. Cela ne veut pas dire qu’il faut vous inscrire au tennis ou à la gym en plus du surf, mais simplement qu’il faut bouger dès que vous en avez l’occasion.

5 Conseils pour potentialiser sa Surf Thérapie:

- Allez à la plage 8-)  (ou au travail :cry: ) à pieds, en vélo ou en skateboard plutôt qu’en voiture.
- Profitez de la moindre occasion pour aller vous dégourdir les jambes, faire des mouvements ou des assouplissements.
- Prenez les escaliers plutôt que l’ascenceur.
- Ne négligez pas les activités physiques à la maison : ménage, jardinage, bricolage, waxage / déwaxage de votre planche de surf
- Testez les jeux vidéos « actifs » avec des planches d’équilibre (type Wii Balance Board de Nintendo) pour simuler des exercices d’équilibre, du yoga, le surf, le snowboard ou le skateboard.

*References: Physical Activity and Weight Gain Prevention. I-Min Lee, MBBS, ScD; Luc Djoussé, MD, DSc; Howard D. Sesso, ScD; Lu Wang, MD, PhD; Julie E. Buring, ScD. JAMA. 2010;303(12):1173-1179. Source: http://jama.ama-assn.org/cgi/content/short/303/12/1173?home

Surf: le Reverse Air 360 qui a été fatal à Joel Parkinson

Samedi 20 mars 2010

Au même titre que les chirurgiens ont besoin de leurs deux mains pour opérer, les surfeurs pro ont besoin de leurs pieds pour surfer au plus haut niveau. En 2009, l’Australien Joel Parkinson était bien parti pour remporter le titre mondial après un début de saison tonitruant: victoire sur la Gold Coast, victoire à Bells Beach, victoire à J-Bay… Même ses adversaires n’y croyaient plus tant son avance au classement général était importante. Mick Fanning était très loin derrière au classement et le titre mondial semblait enfin tendre les bras à Joel Parkinson. Jusqu’à cette session sur le spot de Canggu à Bali où il se tordit la cheville…

Parko semblait en super forme pendant cette session de free surf où il faisait un festival d’aerials…jusqu’à l’aérial 360° reverse de trop qui fut le tournant de sa saison. Joel a vu ensuite son avance sur Fanning fondre comme neige au soleil et il s’est finalement fait coiffer sur le poteau à Pipeline. Retour sur cette session fatidique et sur l’aérial mal replaqué de Parko. Attention, ça fait mal rien qu’à regarder…

Surfer jusqu’à 100 ans : et pourquoi pas ?

Lundi 15 mars 2010

J’ai perdu récemment la doyenne de mes patientes. Jusqu’à 101 ans, cette gentille dame a su rester pimpante, agréable et toujours souriante. Je n’ai pourtant pas fait grand-chose pour elle vu que je n’ai jamais eu à lui prescrire le moindre médicament… Elle se contentait de réaliser sans le savoir sa « surf thérapie » en allant respirer quotidiennement le bon air marin à l’occasion de sa sortie quotidienne au bord de la mer. Quand elle s’est mise à avoir des difficultés à marcher, elle se faisait amener devant la mer en fauteuil roulant. Pendant les 2 années où j’ai eu la chance de suivre cette patiente, j’ai apprécié sa gentillesse, sa vivacité d’esprit et cette étincelle de jeunesse qui brillait encore dans ses yeux à 100 ans révolus.

Je vous raconte cette histoire pour bien souligner que l’on peut profiter pleinement de la vie jusqu’à un âge très avancé à condition de ne pas avoir été frappé par une maladie grave ou invalidante. Mais il existe des moyens pour limiter les risques de souffrir d’un cancer, d’un problème cardio-vasculaire (AVC, infarctus…) ou d’une maladie d’Alzheimer. Après avoir travaillé en service hospitalier de gériatrie et avoir soigné de nombreuses personnes âgées, j’ai pu constater au travers de ma petite expérience que la plupart des personnes âgées de plus de 80 ans qui restaient en bonne santé physique et intellectuelle étaient souvent celles qui avaient adopté une bonne hygiène de vie, au contact de l’océan notamment.

Je me souviendrai toujours de ce monsieur de 85 ans en pleine forme, à qui on aurait pu donner 20 années de moins. Je lui avais demandé quels sports il pratiquait pour se maintenir dans un si bon état général. Il m’avait rétorqué qu’il n’avait jamais fait un gramme de sport de sa vie ! Par contre, il faisait une marche quotidienne d’une heure le long des plages (c’est ça son secret !). C’est toute la différence entre l’activité physique (indispensable pour se maintenir en bonne santé) et le sport (facultatif).

John Zapotocky pionnier du SUP stand up paddle surf - le surf pour les personnes agees - surf therapie

Et si la Fontaine de Jouvence était l’Océan ? Je constate en tous cas que celui-ci semble apporter santé et vitalité aux personnes âgées qui savent en apprécier les bénéfices au quotidien. Et pour profiter de l’océan quand on est octogénaire, nonagénaire voire centenaire, il n’est pas interdit de monter sur une planche de surf, bien au contraire ! On nous parle toujours de surfeurs de plus en plus jeunes qui réalisent des prouesses sur les vagues mais on pourrait aussi parler des surfeurs de plus en plus âgés qui continuent à surfer.

Vous en voulez encore une preuve ? Connaissez-vous John Zapotocky ? John a 91 ans et il ferait presque passer Rabbit Kekai, Don Wildman et Joel de Rosnay pour des petits jeunes…Pourtant John, pionnier du stand-up paddle, continue à monter sur sa planche de Stand-Up. John fait du stand-up paddle depuis 65 ans et il le dit lui-même : le stand-up paddle a changé sa vie ! Pour lui, les gens n’ont pas encore compris à quel point le stand-up paddle est un exercice complet qui peut « révolutionner leur existence ». On peut faire tous les mouvements avec un SUP, avec ou sans vagues. Et tout ça John Zapotocky l’a compris depuis bien longtemps ! Malgré 6 interventions chirurgicales importantes, une fracture du col du fémur et des tassements vertébraux, John a quand même repris le stand-up paddle.

Le Stand-Up Paddle à la sortie d’un établissement de moyen séjour en gériatrie ou pour les pensionnaires de maisons de retraite pourrait être un excellent moyen de faire travailler l’équilibre, améliorer la trophicité musculaire des personnes âgées et ainsi diminuer le risque de chutes à l’origine de fractures qui grèvent souvent leur autonomie… La patiente dont je vous parlais au début de l’article n’a jamais connu de pathologie grave. Mais elle est décédée des suites des complications de son alitement consécutif à une fracture du col du fémur. Il est vital pour les personnes âgées de prévenir les chutes : et la surf thérapie en offre la possibilité, en plus de permettre la solidification des os grâce à l’exposition au soleil dont nos aînés manquent souvent chez eux ou en établissement spécialisé.

Si je suis encore de ce monde à 100 ans, j’espère que je continuerai moi-aussi à surfer !

Préparation au Surf: la Marche dans le Sable

Samedi 13 mars 2010

Dans notre société de la performance dans laquelle on veut aller toujours plus vite, le jogging est devenu le sport de prédilection des hommes pressés (et des femmes « dynamiques »). Certains hommes politiques sont des adeptes de la course à pied et en subissent parfois les désagréments… Mais rien ne sert de courir dans la vie…

Trop de gens se représentent l’activité physique comme un footing éreintant. La course à pied n’est pas un sport que je recommande en priorité à mes patients. J’ai moi-même pratiqué cette activité pendant longtemps croyant qu’il s’agissait du ‘gold standard’ pour être en forme. J’ai mis 30 ans à comprendre qu’on pouvait retirer beaucoup plus de bénéfices en marchant. Tout simplement. Mais pas n’importe comment ni n’importe où…

Comme toutes les activités que je vous propose dans la « surf thérapie », je vous conseille de pratiquer la marche au plus près de l’océan, idéalement au bord de l’eau. Il est primordial pour un surfeur de rester au contact de l’océan pour rester « synchronisé » avec le rythme que celui-ci imprime.

Avant de vouloir courir, il faut déjà apprendre – ou réapprendre - à marcher. Je vous propose donc de redécouvrir le plaisir indescriptible d’une marche au bord de l’eau. Ne croyez pas que la marche est une fausse activité physique. Marcher à un rythme constant, soutenu (mais sans jamais forcer ou s’essouffler) sur le sable fera s’activer vos muscles sans les surmener. La marche régulière a fait ses preuves en terme de prévention cardio-vasculaire. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il s’imposer des joggings éprouvants et parfois même traumatisants (notamment pour les personnes en surpoids ou porteuses de certaines pathologies rhumatologiques) ?

Quand on court, on est tellement concentré sur son souffle et sur sa foulée qu’on en oublie de profiter du paysage. En courant, on est plus focalisé sur son point de côté que sur ses pensées. Il serait dommage de passer sur une plage sans en profiter pour prendre le temps de s’émerveiller face à l’environnement océanique : la marche permet cela. Une marche sur la plage est également un bon moyen de se retrouver avec ses pensées, de réfléchir et de prendre les bonnes décisions. Dès que je manque d’inspiration pour écrire, je m’accorde 30 minutes de marche sur la plage et mon esprit se désembrume et les idées fusent. Rassurez-vous, je suis comme tout le monde :  quand je suis assis devant mon ordinateur en fin de journée, je n’ai pas toujours la motivation pour me bouger les fesses. Mais je ne me laisse pas le choix si je n’ai pas fait d’activité physique de la journée : j’enfile mon short et je descends marcher sur la plage. Au fil des minutes, je me sens de mieux en mieux. De toute ma vie, je n’ai encore jamais regretté une session de marche au bord de l’océan !

Voilà pourquoi je vous propose la marche au bord de l’océan comme première activité physique de cette « Surf Thérapie ». Vous pouvez aller marcher quand les conditions de mer sont impropres à la baignade ou quand vous n’avez pas le courage ou l’envie d’aller surfer.

Walk down seashore

La marche est une activité simple et il suffit d’aller au bord de la mer pour pratiquer cette activité. Pour rendre la marche sur le sable encore plus bénéfique, je vous propose d’enlever vos chaussures. Votre plante des pieds se retrouvera en contact direct avec le sable et vous vous sentirez encore plus « connectés » avec les éléments. Il faut libérer vos pieds qui sont enfermés le plus clair du temps à l’étroit dans des chaussures trop serrées. Une étude récente publiée dans Nature a montré que les chaussures de sport déconditionnaient le pied des athlètes d’endurance. Au lieu d’amortir leurs foulées en posant l’avant-pied ou le milieu du pied en premier, ils se réceptionnent plus souvent sur les talons, créant un surmenage des membres inférieurs qui peut être source d’usure ou de blessures. Pour faire travailler au mieux son pied (et sa cheville), mieux vaut le laisser au contact direct du sol plutôt que de l’emprisonner dans un cocon douillet qui l’isole du milieu extérieur. Une « bonne » chaussure de sport fait le travail à la place de votre pied qui se déshabitue et perd les bons « réflexes » (un peu comme quand on s’habitue à conduire une voiture automatique et qu’on doit reprendre le volant d’un véhicule sans la direction assistée…).  De grands athlètes s’entraînent à courir pieds nus et ils courraient certainement pieds nus en compétition, si leurs sponsors -des marques de chaussures le plus souvent - ne les payaient pas pour en porter… Quand on marche, c’est pareil : pour travailler la proprioception et la réactivité de vos pieds, rien ne vaut une marche pieds nus dans le sable.

Pour s’entraîner à surfer, il est très important de savoir marcher car un surfeur « attrape » sa planche avec ses pieds qui doivent en permanence enregistrer des informations et réagir pour bien se positionner sur la planche de surf. Un surfeur a besoin de chacun des petits muscles, tendons et ligaments de ses pieds qui doivent réagir au millimètre pour bien manoeuvrer la planche. Hors de question de surfer avec des chaussures ! Un surfeur accompli comme Laird Hamilton inclut la marche pieds nus dans le sable dans sa préparation. Vous êtes à la plage pour profiter de l’environnement de la tête aux pieds. Les pieds sont le carrefour de nombreuses sensations et d’énergies. En marchant au bord de l’eau, le sable fait pression sur notre voûte plantaire, ce qui permet de réaliser en quelque sorte une auto-séance de réflexologie plantaire, médecine douce réputée pour ses vertus anti-stress et redynamisante.

Une bonne marche fait autant de bien à vos membres inférieurs qu’au haut de votre corps, à condition de laisser le ballant naturel de vos bras s’effectuer librement (ne téléphonez pas pendant que vous marchez…).

Quand on marche, il faut aussi savoir s’arrêter pour souffler, respirer, s’étirer, contempler. Une marche au bord de l’océan doit mettre en éveil les 5 sens pour être pleinement efficace.

Il peut être aussi agréable de marcher seul qu’accompagné d’un ami, de son partenaire, de ses enfants ou de son chien !