SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Archive pour la catégorie ‘Surf humanitaire’

Urgence Haïti : Médecins du Monde lance un Appel au Don

Mercredi 13 janvier 2010

Nous avons encore de grandes difficultés à joindre par téléphone nos équipes qui a priori, sont saines et sauves » précise Olivier Bernard, président de Médecins du Monde. « Mais la gravité de la situation nous amène à envisager une mission d’urgence de grande envergure pour appuyer nos équipes et nos partenaires sur place ».

- Affrètement d’un charter : 40 tonnes de matériel logistique et d’équipements médicaux partiront dès que possible

- Envoi d’équipes d’urgence : une dizaine de personnes devraient partir dans les heures et jours qui viennent. Composée de médecins, chirurgiens, infirmiers, logisticiens, cette équipe sera en mesure de gérer les premiers secours, de prendre en charge des opérations chirurgicales mais aussi d’évaluer les besoins non couverts.

Pour rappel, Médecins du Monde France mène une mission de long terme sur les violences à Port-au-Prince et une autre à Jérémie, dans la région de la Grande Anse qui n’a pas été touchée. Médecins du Monde Canada mène également une mission de soutien à l’hôpital Choscal de Port-au-Prince et MdM Suisse intervient dans la région du Petit- Goâve en soutien des structures de santé.

Médecins du Monde

Anne Urtubia est Responsable de la mission long terme de Médecins du Monde à Port-au- Prince :

 » L’hôpital général de Port-au-Prince se situe dans la zone la plus touchée de la ville, proche du palais présidentiel et de la cathédrale qui se sont effondrés. C’est très inquiétant. Car même en temps normal, le service d’urgence est totalement surchargé et a très peu de moyens : c’est à lui que s’adressent les plus démunis dépourvus de couverture maladie quand ils ont un problème de santé. Tous les indicateurs de santé en Haïti sont au rouge : le secteur de la santé est totalement dépendant de l’aide internationale, tant du point de vue financier que pour les ressources humaines. Il y a un déficit criant de professionnels de santé car beaucoup de médecins haïtiens ont émigré vers le Canada ou les Etats-Unis. De ce fait, le personnel de santé est en souffrance, mal payé et en nombre très insuffisant. Moins de 3% des Haïtiens bénéficient d’une couverture maladie, raison pour laquelle notre projet dans la Grande Anse participe au renforcement du système de santé en soutenant la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. »

>> Faire un don en ligne

Pour envoyer un don, Médecins du Monde a ouvert une boite postale

Médecins du Monde – Urgence Haïti

BP 100 – 75018 Paris

Malheureusement Médecins du Monde ne peut prendre en charge les dons en nature (nourriture, vêtements, médicaments,…)

Moins de vingt-quatre heures après le séisme, il est encore trop tôt pour tirer le bilan de cette tragédie. Mais le sort semble une nouvelle fois s’acharner sur Haïti qui avait déjà été meurtri par une série d’ouragans en 2008. Source BFM.

Gum For My Boat : Surf Trip au Bangladesh

Dimanche 10 janvier 2010

Gum For My Boat: Surfing In Bangladesh Trailer from Russell Brownley on Vimeo.

www.gumformyboat.com

www.thewussproductions.com

Gum For My Boat is a story of Hope focusing on the Bangladesh Surf Club and its members.

The club consists of more than 30 boys and girls and is helping to introduce surfing into a culture in a very unconventional method.

Many of the children are street kids or come from very poor families. Some don’t even know how to swim, but their love for surfing brings them together and into a way of life they never even knew existed.

An ocean that was once deemed off limits due to fear is now becoming source of fun, escape and even a chance for a way to make a living.

Follow professional surfer, Kahana Kalama (a past guest star of Fuel TV’s series On Surfari) as he works with Hawaiian-based non-profit, Surfing The Nations, and learns from these kids that sometimes, surfing involves much more than catching waves.

Music: Atlantic Line

atlanticlinemusic.com

Surf Prévention envoie ses Pièces Jaunes pour les enfants malades !

Mercredi 6 janvier 2010

Parce que les besoins restent immenses pour offrir aux enfants hospitalisés les meilleures conditions d’accueil possible, parce que les enfants et adolescents à l’hôpital ont besoin du soutien de tous pour mieux guérir, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, présidée par Madame Bernadette Chirac, poursuit ses objectifs et lance la 21e édition de Pièces Jaunes.

Pour cette grande campagne de solidarité, Pièces Jaunes change ses couleurs et adapte son dispositif aux nouvelles attentes et pratiques des Français, petits ou grands. Une nouvelle tirelire apparaît, elle marque l’arrivée de deux personnages « Pile et Face », les deux nouveaux ambassadeurs de Pièces Jaunes.

Pour la première fois, Pièces Jaunes investit la Toile. L’opération décline sa tirelire dans le monde virtuel et s’installe sur les réseaux sociaux – Twitter et Facebook - et les sites de partage. Ce nouveau virage est à l’image de l’opération, qui a pour ambition d’être dans l’échange et la proximité avec les Français.


Pièces Jaunes 2010 – le clip
envoyé par Fondation_HPHF. – Découvrez des webcam de personnalités du monde entier.

Aujourd’hui, grâce à la solidarité de tous, Pièces Jaunes a financé plus de 6 300 projets depuis sa création. Ces réalisations répondent aux besoins et attentes exprimés par les équipes soignantes et médicales qui sont au plus près des patients.

Lutter contre la douleur, favoriser le rapprochement des familles, améliorer l’accueil et le confort, développer des activités, créer des structures dédiées et adaptées aux adolescents en souffrance, sont autant de domaines couverts par la Fondation.

Cette année, environ 480 projets sont en attente de financement. Pour aider la Fondation à faire de l’hôpital non seulement un lieu de soins, mais aussi un véritable lieu de vie, Madame Bernadette Chirac, aux côtés de Lorie, marraine de l’opération et d’Estelle Lefébure, ambassadrice des Maisons des Adolescents, appelle à la générosité de tous : « Les dons récoltés grâce à la générosité des Français permettent aux enfants malades de continuer à rire, à apprendre, à bouger… Nous comptons sur la mobilisation de tous, selon les moyens de chacun. Il n’y a pas de petits dons, chaque pièce compte. »

Parce que les petites pièces font les grands projets, mobilisons-nous avec « Pile et Face » pour les enfants à l’hôpital !

Comment participer à l’opération Pièces Jaunes ?

Retirer votre tirelire « Pile et Face » dans les bureaux de Poste et rapportez-la remplie à la Poste avant le 13 février 2010. Des milliers de tirelires seront également disposées aux caisses des boulangers des magasins Carrefour, des points de vente presse et encartées dans de nombreux titres de presse.

Cette année, la tirelire Pièces Jaunes est en ligne : la tirelire virtuelle.

Pour étrenner la nouvelle tirelire en ligne et faire un don à Pièces Jaunes 2010, visitez le site et retrouvez « Pile et Face » sur : www.piecesjaunes.fr

Tirelires Pile et Face de l'opération Pièces Jaunes 2010 lancée le 6 janvier par Bernadette Chirac, la chanteuse Lorie et le mannequin Estelle Lefébure

Nouveaux visages, nouvelle tirelire : « Pile et Face » lance la 21e édition de Pièces Jaunes.

Vague de Froid : les conseils de prévention de base

Mardi 5 janvier 2010

Alors qu’une nouvelle vague de froid s’abat sur la France, voici un petit rappel des mesures de prévention de base.

Pendant l’hiver, les températures avoisinent zéro et peuvent être à l’origine de risques pour la santé : hypothermie (diminution de la température du corps en dessous de 35°C), gelures pouvant conduire à l’amputation, aggravation d’éventuels risques cardio-vasculaires… Des gestes simples permettent cependant d’éviter les risques tout en prêtant une attention accrue aux enfants et aux personnes âgées qui, eux, ne se plaignent pas du froid !

Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps, et notamment à notre cœur qui bat plus vite pour lutter contre le refroidissement. Ainsi, en période de grand froid, mieux vaut limiter les efforts physiques même lorsqu’on est en bonne santé. Sachez également que cela pourrait aggraver d’éventuels problèmes cardio-vasculaires.

Malgré les idées reçues, la consommation d’alcool ne réchauffe pas. Au contraire, cela peut s’avérer dangereux car l’engourdissement fait disparaitre les signaux d’alerte du froid et on ne pense pas à se protéger.

Ne surchauffez pas votre logement mais chauffez normalement en vous assurant de sa bonne ventilation pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Pour éviter tout risque d’hypothermie ou de gelures, il convient de se couvrir convenablement, notamment au niveau des extrémités, et de se couvrir le nez et la bouche pour respirer moins d’air froid. De plus, de bonnes chaussures permettent d’éviter les chutes.

Enfin, si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115.


Les SDF souffrent du froid
envoyé par BFM. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Une vague de froid extrême s’abat sur votre région ? En plus des gestes indispensables liés aux basses températures, de bons réflexes permettent de limiter les risques pour votre santé.

Tout d’abord, mieux vaut rester le plus possible chez vous à l’abri du froid, non sans avoir prévu de l’eau et des vivres et en chauffant normalement. Si vous devez impérativement sortir, redoublez de vigilance et couvrez-vous suffisamment en essayant de limiter les efforts physiques et évitez de sortir le soir car il fait encore plus froid.

Mieux vaut également ne pas sortir les bébés et les jeunes enfants, même bien protégés. Enfin, si vous devez utiliser votre véhicule, il est important de vérifier son état de fonctionnement général et de ne pas partir sans avoir écouté la météo et emporté une trousse de secours, des couvertures et une boisson chaude !

Source : INPES

Le Prince Albert se mouille pour les victimes du Tsunami

Lundi 21 décembre 2009

Le Prince Albert II a participé dimanche matin au traditionnel bain de Noël à Monaco avec son amie la nageuse sud-africaine Charlene Wittstock.

Dans une eau à 14°C, le Prince Albert, 51 ans, s’est baigné une dizaine de minutes, entouré d’une centaine d’autres nageurs, dont son neveu Pierre Casiraghi.

La température extérieure avoisinait les 10 degrés.

Ce bain est organisé chaque année depuis 2005 par l’association Tatsa, au profit des enfants thaïlandais touchés par le tsunami du 26 décembre 2004.

Voir la vidéo du bain de Noël (il ne manque plus que les vagues pour pouvoir surfer à Monaco…) :

En savoir plus sur l’association Tatsa :

L’acronyme « TATSA » vient de « Thai After Tsunami Schooling Aid » (Aide scolaire pour les Thaïlandais après le tsunami). La prononciation de «TATSA » s’approche du mot thailandais « taksa », qui signifie « connaissance ». TATSA fournit une aide aux étudiants ayant été touchés directement par le tsunami du 26 décembre 2004. TATSA ce concentre principalement sur les étudiants âgé entre 11-24 ans ayant perdu leurs soutien familial. Cette aide les aidera à finir leurs études au lieu de devoir travailler pour subvenir aux besoins de leurs cadets.

Des Vagues et des Enfants : du Surf pour les Enfants Autistes

Dimanche 20 décembre 2009

Il suffit de parcourir le livre blanc de l’Autisme pour se rendre compte de l’immense désarroi dans lequel sont plongés des milliers de parents d’enfants autistes qui ne bénéficient pas toujours de structures d’accueil adéquates - ou de l’accompagnement adapté - pour prendre en charge leurs enfants.

Le même constat peut être fait pour ce qui concerne la carence de l’offre en activités physiques et de loisirs pour ces enfants autistes.

Et pourtant, la pratique de certains sports avec un encadrement adapté offre des perspectives importantes d’apprentissages, d’amélioration des symptômes, d’augmentation de l’estime de soi et surtout de plaisir pour ces enfants.

Une activité physique comme le surf est un moyen privilégié de communication et de socialisation des enfants autistes.

Dans ce contexte, l’initiative de la section surf de l’Aviron Bayonnais avec des enfants autistes baptisée « des vagues et des enfants » est à saluer.

Vous pouvez rejoindre le Groupe Facebook « Des vagues et des Enfants » .

Ce projet a pour but de favoriser l’insertion des enfants autistes et handicapés par le sport et plus particulierement le surf ; l’idée est de faire partager les joies du surf au plus grand nombre d’enfants qui n’auraient pas eu l’occasion d’en faire.

Je soutiens à 100% cette initiative qui concrétise le concept de « surf thérapie » et lui donne un sens.

Le surf serait particulièrement bénéfique pour les enfants autistes comme l’ont montré des associations comme Surfer’s Healing aux Etats-Unis.

Malheureusement, ces initiatives restent trop ponctuelles et il faudrait trouver les moyens de pérenniser ce type de projet. Il faudrait pouvoir proposer aux enfants autistes et à leurs familles une prise en charge par le surf à plus long terme.

Cela demanderait un investissement, du temps et de l’argent mais cela en vaudrait tellement la peine !

J’ai détaillé ce projet dans la fiche « faire surfer un enfant autiste » dans laquelle j’ai réfléchi sur le pourquoi et le comment faire surfer des enfants atteints de troubles envahissants du développement.

 

Comment est né le projet « des vagues et des enfants » ?

L’Aviron Bayonnais Surf Club est à l’initiative d’un projet baptisé « des vagues et des enfants ». Initiative qui a débuté en 2008 sur la plage de Marinella à Anglet qui consiste à faire partager les joies de la planche à des enfants atteints d’autisme.

L’idée d’un tel projet est née sur une proposition de Jean-Luc Miramont et de François Gouffrant qui, après avoir vu un reportage mexicain sur le surf et les enfants autistes, sont partis à la rencontre de Jean-Marc Saint-Geours, président de la section surf de l’Aviron Bayonnais, pour lui proposer le concept. « J’ai de suite donné mon accord » signale Jean-Marc Saint-Geours. « Nous nous sommes ensuite rencontrés avec Jean-Luc, François et Pascal Dacharry, parent d’un enfant autiste, pour finaliser le projet (…) Aussi, nous avons créé ce club pour partager notre passion et faire surfer le plus grand nombre de personnes et ce projet des vagues et des enfants rentrait dans ce cadre-là. C’était aussi l’occasion pour ces enfants de voir autre chose, un autre milieu que leur cadre quotidien habituel ». Rappelons peut-être que l’Aviron est également à l’origine du projet surf insertion qui a eu lieu cet été.

Une expérience humaine :

On l’aura compris, ce projet est avant tout le fruit de plusieurs rencontres. Aussi, « des vagues et des enfants » s’est mis en place au fil de réunions notamment pour « fixer les dates par rapport aux marées. D’ailleurs on a eu beaucoup de chance parce que prévoir quatre mois à l’avance les conditions idéales pour mettre en place un tel projet c’était impossible. »

L’aventure « des vagues et des enfants » a donc débuté un mercredi avec une enfant, puis deux le jeudi et enfin trois lundi… encadrés à chaque fois par deux Brevet d’État, Andoni Levacher et Jérémy Brillant qui ont donné de leur temps et de leur patience bénévolement et que Jean-Marc Saint-Geours tient « particulièrement à féliciter pour leur implication ». Et si l’approche avec un milieu jusqu’alors inconnu n’a pas été des plus évidentes, la suite de l’aventure s’est finalement révélée positive. « C’était super. Le premier enfant s’est totalement approprié la planche, les BE. C’est une satisfaction personnelle et humaine excellente… » Il y a même eu quelques larmes tellement le moment était fort en émotion.

Initiative à renouveler :

Pour Jean-Marc Saint-Geours « le pari est gagné pour cette fois-ci, en espérant renouveler ce genre d’opérations chaque année, voire plus. D’ailleurs je voudrais remercier les partenaires qui nous ont soutenus sur ce projet et qui nous soutiennent depuis le début – Michel Hoff, Rip Curl, Mundaka, le club de la glisse et toutes les villes du littoral qui nous accueillent sans problème tout au long de l’année ».

D’après un article de Sébastien VAÏSSE ( Septembre 2008 ) paru dans le journal du Pays Basque. Lire l’article original en cliquant ici.

Des vagues et des enfants pour faire surfer des enfants autistes et leur permettre de profiter des bienfaits du sport . Tag  surf, sport et autisme. Photo Facebook Des enfants et des vagues.

La Lutte contre le Paludisme donne des résultats

Jeudi 17 décembre 2009

Le paludisme concerne plus de 2 milliards de personnes dans le monde. Le paludisme (ou « malaria ») vous concerne également si vous partez en surf trip dans une zone à risques.

Note de Surf Prévention : avant de partir en voyages, consultez votre médecin traitant.

Les efforts dans la lutte contre ce fléau planétaire – auxquels participent l’association SurfAid International - portent leurs fruits comme l’indique ce bilan de l’OMS.

Un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèle que, ces dernières années, il y a eu des progrès sensibles dans la distribution des moustiquaires et des traitements antipaludiques indispensables, mais que les programmes doivent étendre considérablement leur couverture pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le Rapport mondial sur le paludisme 2009 constate que l’augmentation de l’engagement financier international (1,7 milliard de dollars US en 2009, contre 730 millions en 2006) a permis une extension spectaculaire des interventions de la lutte antipaludique dans plusieurs pays, avec des réductions mesurables du fardeau de cette maladie. Néanmoins, les sommes disponibles restent en deçà des 5 milliards de dollars US annuels nécessaires pour garantir une couverture élevée et avoir un impact maximal à l’échelle mondiale.

Le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a estimé que les conclusions de ce rapport autorisaient un optimisme prudent et a déclaré : « S’il reste encore beaucoup à faire, les données présentées ici indiquent que l’augmentation énorme du financement de la lutte antipaludique entraîne une extension rapide des outils à notre disposition aujourd’hui. Cette évolution est également très favorable à l’amélioration de la santé, notamment celle des enfants en Afrique subsaharienne. En bref, l’aide au développement pour la santé est efficace. »

Par rapport à 2006, le rapport a constaté une augmentation du nombre de moustiquaires et de traitements antipaludiques indispensables distribués en 2007 et 2008.

Davantage de foyers africains (31 %) possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) et le nombre d’enfants de moins de 5 ans protégés par des moustiquaires en 2008 (24 %) a augmenté par rapport aux années précédentes. La faible proportion de foyers disposant d’une MII dans plusieurs grands pays africains, qui n’auront qu’à partir de maintenant des ressources pour étendre la couverture, se répercute sur ces chiffres, alors que la proportion des ménages possédant une MII a atteint plus de 50 % dans 13 des 35 pays africains les plus touchés par le paludisme.

L’utilisation des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine (ACT) augmente, mais reste tout de même à un faible niveau dans la plupart des pays africains, où elles sont dispensées à moins de 15 % des enfants ayant de la fièvre.

Dans plus d’un tiers des 108 pays impaludés (9 en Afrique et 29 dans d’autres régions), on a enregistré en 2008, par rapport à 2000, des baisses de plus de 50 % du nombre des cas.

Là où il y a eu une extension des interventions qui ont fait leur preuve et où des systèmes de surveillance sont opérationnels, on a constaté des effets remarquables :

Dans les pays et territoires ayant institué une couverture élevée de la distribution des moustiquaires et des traitements (comme l’Érythrée, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, la Zambie et Zanzibar, République Unie de Tanzanie), on a enregistré une baisse de 50 % du nombre des cas de paludisme et des décès (objectif fixé par l’Assemblée mondiale de la Santé pour 2010), indiquant que la cible des OMD peut être atteinte avec une couverture suffisante des interventions essentielles.

La forte diminution du nombre des cas de paludisme et des décès est allée de pair avec une baisse considérable de la mortalité des moins de 5 ans, toutes causes confondues. On peut en déduire que les efforts intensifs pour combattre le paludisme sont susceptibles d’aider de nombreux pays africains à obtenir d’ici 2015 une diminution des deux tiers de la mortalité des enfants, telle qu’elle a été fixée dans les OMD.

On a établi un lien entre l’ampleur de l’aide extérieure et la baisse de l’incidence du paludisme. Pourtant, les financements restent souvent concentrés sur des pays relativement petits, à faible charge de morbidité. Il faut donc viser davantage la réussite dans les grands pays, où l’on recense la plupart des cas de paludisme et des décès.

La résistance des parasites aux antipaludiques et celle des moustiques aux insecticides représente une menace majeure pour la réussite de la lutte mondiale. On a confirmé des résistances à l’artémisinine en 2009 et l’OMS mène une grande action pour endiguer le problème en Asie du Sud-Est. La stratégie mondiale pour éviter la propagation des pharmacorésistances comporte les éléments principaux suivants : 1) diminuer rapidement la propagation du paludisme à l’aide des outils de prévention, 2) veiller à diagnostiquer correctement, traiter et suivre efficacement toutes les infections palustres pour éviter toute propagation ultérieure de la maladie, 3) mettre fin à la commercialisation et à l’utilisation des monothérapies orales à l’artémisinine et, point très important, 4) surveiller attentivement l’efficacité des médicaments pour détecter les signes précurseurs de résistance.

Le rapport relève que la communauté mondiale doit d’urgence financer en totalité le Plan mondial d’action contre le paludisme pour préserver les premiers acquis et atteindre en 2015 les objectifs du Millénaire pour le développement. Par rapport à toutes les autres, la Région africaine a bénéficié de la plus forte augmentation du financement, grâce aux investissements du Fonds mondial, de l’Initiative du président des États-Unis contre le paludisme et d’autres organismes.

Le succès des efforts de la lutte antipaludique se mesurera à la diminution de la charge du paludisme et à l’amélioration de la survie de l’enfant. Les investissements pour cette lutte n’aident pas seulement le monde à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement : ils contribuent aussi à mettre en place des systèmes de santé qui préserveront durablement les acquis du développement.

Le fléau du tabac entretient la pauvreté en Afrique

Mardi 8 décembre 2009

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) porte une attention accrue à la lutte antitabac en Afrique dans le but d’éviter que la consommation de tabac n’atteigne sur le continent les mêmes proportions que dans d’autres parties du monde.

Le programme visera surtout à renforcer la capacité des pays à mettre en œuvre la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le traité international en matière de santé qui oriente les efforts nationaux de lutte contre l’épidémie de tabagisme, et à créer un centre régional d’excellence pour soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour résister à la hausse de la consommation.

D’après le Dr Ala Alwan, Sous-Directeur général de l’OMS pour les maladies non transmissibles et la santé mentale , «le tabagisme est la cause de morbidité et de mortalité le plus facilement évitable. Il tue plus de 5 millions de personnes par an. Non maîtrisée, la consommation de tabac fera plus de 8 millions de morts par an d’ici 2030, et plus de 80 % de ces décès surviendront dans les pays en développement. Si le tabagisme est moins répandu en Afrique et dans d’autres régions du monde, cela changera si nous n’agissons pas. »

La consommation de tabac est un facteur de risque pour les principales maladies non transmissibles –crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, cancer, diabète, asthme et autres maladies chroniques – auxquelles sont imputables au total 60 % des décès. Dans les 46 pays de la Région africaine de l’OMS (AFRO), les maladies non transmissibles devraient représenter 46 % des décès d’ici 2030, contre 25 % en 2004.

« La consommation de tabac en Afrique est plus qu’un problème de santé», a poursuivi le Dr Alwan. « C’est aussi un problème de développement. Le tabac alimente la pauvreté, tuant des gens dans la force de l’âge. Il grève le budget familial et celui des soins de santé. D’autre part, l’argent dépensé en produits du tabac représente autant en moins pour des dépenses essentielles telles que l’éducation, l’alimentation ou les médicaments. »

« L’action nouvelle et novatrice de lutte antitabac de l’OMS en Afrique contribuera à mettre des solutions à la portée des pays », a ajouté le Dr Alwan.

« Nous devons agir maintenant pour mettre en œuvre la Convention-cadre de l’OMS afin d’éviter une épidémie de tabagisme en Afrique », a également déclaré le Dr Paul Samson Lusamba Dikassa, Directeur de la gestion des programmes au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. « Dans la Région africaine, l’OMS a un rôle important à jouer en travaillant avec les pays pour lutter contre le tabagisme. »

« Il faut absolument élaborer des stratégies efficaces de lutte contre le tabagisme », a ajouté le Dr Douglas Bettcher, Directeur de l’Initiative OMS pour un monde sans tabac. « En travaillant avec les gouvernements et les organisations partenaires, nous pouvons aider à éviter que le tabac ne gagne la partie. »

Les travaux seront financés en partie par une subvention de US $10 millions de la Fondation Bill & Melinda Gates. La subvention est la plus importante que l’OMS ait jamais reçue pour la lutte antitabac en Afrique et est un moyen non négligeable de combler les lacunes du programme d’action international pour le développement en matière de maladies non transmissibles.

Liens :

Initiative OMS pour un monde sans tabac : www.who.int/tobacco

Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique : www.afro.who.int


La journée mondiale sans tabac, message de l’OMS Afrique
envoyé par Congo-SiteOfficiel.

Jamie O’Brien surfe contre la Mucoviscidose !

Dimanche 6 décembre 2009

Non, Jamie O’Brien ne faisait pas partie des 1000 surfeurs qui ont surfé hier à Anglet pour le Téléthon.

Jamie O’ a préféré s’engager contre une autre terrible maladie : la mucoviscidose.

Jamie O’Brien, prétendant au titre au Billabong Pipeline Master, a décidé de reverser tous ses gains acquis pendant la compétition à la fondation « Cystic Fibrosis Foundation’s Pipeline to a Cure ».

O’Brien qui avait gagné la prestigieuse épreuve en 2004 bénéficie d’une wild-card cette année.

“It’s time for me to put something bigger on the line than just winning. I want to surf and win Pipeline Masters for a cause, and that cause is cystic fibrosis” a déclaré JOB.

Note : cystic fibrosis = mucoviscidose.

Si Jamie O’Brien remporte la compétition, il pourra ainsi reverser $80,000 à la fondation.

Laird Hamilton et Dave Kalama soutiennent la CFF’s Pipeline to a Cure www.pipelinetoacure.com depuis le début. En 3 ans, $750,000 dollars ont été récoltés pour la recherche contre la mucoviscidose.

En savoir plus sur l’engagement des surfeurs contre la mucoviscidose.

Plus d’infos : www.pipelinetoacure.com

La Rougeole fait encore 450 morts par jour…

Vendredi 4 décembre 2009

…et pourtant, on vous en parle moins que de la Grippe A/H1N1…

Pensez à vous faire vacciner ou à faire un rappel, surtout si vous n’avez jamais eu ces maladies et que vous partez en surf trip dans une zone à risques comme l’Indonésie (vaccin MMR Vax Pro = R.O.R. qui immunise contre la rougeole, les oreillons et la rubéole).

L’Initiative contre la rougeole a annoncé aujourd’hui que le nombre des décès dus à la rougeole dans le monde a chuté de 78 % entre 2000 et 2008, étant ramené selon les estimations de 733 000 décès en 2000 à 164 000 décès en 2008. Toutefois, les experts de la vaccination au niveau mondial mettent en garde contre une possible résurgence des décès dus à la rougeole si les efforts de vaccination ne sont pas maintenus.

Toutes les Régions, à l’exception d’une seule, ont atteint l’objectif fixé par les Nations Unies de parvenir à une réduction de la mortalité de 90 % entre 2000 et 2010 avec deux ans d’avance. La vaccination de près de 700 millions d’enfants contre la rougeole, par l’intermédiaire de campagnes de vaccination de grande ampleur et d’une couverture vaccinale systématique élargie, a permis de sauver, selon les estimations, près de 4,3 millions d’enfants en moins d’une décennie.

« Les progrès réalisés ces dernières années ont été extraordinaires grâce au travail considérable et à l’engagement des gouvernements nationaux et des donateurs. Mais, à deux ans à peine de la date butoir, un relâchement est perceptible », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « La rougeole est une maladie très contagieuse qui peut rapidement tirer parti de tout ralentissement dans nos efforts. »

« Nous sommes prêts à vacciner encore plus d’enfants que jamais en 2010 », a souligné Mme Kathy Calvin, Directeur général de la Fondation des Nations Unies. « L’année prochaine, des campagnes de vaccination nationales sont planifiées dans certains des pays les plus peuplés : Chine, Indonésie, Pakistan, Bangladesh, Viet Nam, Nigéria et Éthiopie. Il s’agira d’une année charnière pour la vaccination contre la rougeole, et les engagements financiers ne sont pas à la hauteur de la demande. »

L’Initiative contre la rougeole se trouve confrontée à un déficit financier de US $59 millions pour l’année 2010 ; si aucune solution n’est trouvée, ce manque de ressources pourrait permettre une résurgence des décès dus à la rougeole. Les experts de la vaccination craignent que les effets combinés de la diminution des engagements politiques et financiers n’aboutissent à 1,7 million de décès liés à la rougeole entre 2010 et 2013, avec plus d’un demi-million de décès pour la seule année 2013, par comparaison aux 164 000 de 2008.

La rougeole est l’une des maladies les plus contagieuses au monde et l’une des plus meurtrières chez les enfants à l’échelle de la planète. Même s’ils sont en bonne santé et bien nourris, lorsqu’ils ne sont pas vaccinés, les enfants courent le risque de contracter la maladie et de souffrir de ses graves complications que sont notamment la pneumonie, la diarrhée et l’encéphalite (une dangereuse infection du cerveau entraînant une inflammation). Mais dans les populations vulnérables, la maladie devient mortelle, et c’est pourquoi la vaste majorité des décès dus à la rougeole surviennent dans les pays en développement.

Comme l’a déclaré le Dr Thomas R. Frieden, Directeur des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, « malgré les progrès impressionnants réalisés à l’échelle mondiale, plus de 400 enfants meurent chaque jour à cause de cette infection qui est tout à fait évitable. La rougeole, a-t-il ajouté, peut être rapidement de retour si nous ne poursuivons pas nos efforts. C’est ce qui s’est produit aux États-Unis entre 1989 et 1991, lorsqu’il y a eu près de 55 000 cas de rougeole et plus de 130 décès. »

La Région qui peut mettre en péril la réalisation de l’objectif fixé pour 2010 est l’Asie du Sud-Est – qui inclut des pays très peuplés comme l’Inde, l’Indonésie et le Bangladesh – où la mortalité rougeoleuse n’a diminué que de 46 % entre 2000 et 2008. Cette absence de progrès peut largement être imputée au retard pris dans la mise en œuvre des campagnes de vaccination de grande ampleur en Inde, le pays où se sont produits la majorité des décès dus à la rougeole.

« Les trois quarts des enfants qui sont morts de la rougeole en 2008 étaient des enfants indiens », a indiqué Mme Ann M. Veneman, Directeur général de l’UNICEF. « Aussi le projet de l’Inde de transposer à plus grande échelle ses campagnes de vaccination contre la rougeole dans de nombreuses parties du pays est-il très encourageant. »

Pour éliminer le risque de résurgence, les pays doivent poursuivre les campagnes de vaccination de suivi tous les deux à quatre ans jusqu’à ce que leurs systèmes de soins de santé soient en mesure de fournir deux doses de vaccin contre la rougeole à tous les enfants et de traiter la maladie. Pour atteindre l’objectif de 2010, il faudra aussi renforcer les systèmes de surveillance de la maladie afin de détecter et de maîtriser rapidement les flambées.

« La rougeole a une capacité d’adaptation incroyable et notre succès est fragile », a déclaré Mme Bonnie McElveen-Hunter, Présidente de la Croix-Rouge américaine. « Si nous baissons la garde, la maladie refera surface et se propagera à nouveau comme une traînée de poudre. Nous devons rester vigilants. »

Les nouvelles données sont publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui paraît le 4 décembre ainsi que dans l’hebdomadaire des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Morbidity and Mortality Weekly Report.

Informations générales

L’Initiative contre la rougeole est un partenariat visant à réduire la mortalité rougeoleuse dans le monde. Lancée en 2001, l’Initiative – sous l’égide de la Croix-Rouge américaine, de la Fondation des Nations Unies, des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la Santé – apporte un soutien technique et financier aux gouvernements et aux communautés pour mener des campagnes de vaccination et assurer une surveillance de la maladie dans le monde entier.

Parmi les autres partenaires clés avec qui l’Initiative travaille, figurent notamment Becton, Dickinson and Company, la Fondation Bill & Melinda Gates, l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Église de Jésus-Christ des Saints du Dernier Jour, l’Alliance GAVI, la Fondation Herman et Katherine Peters, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fondation Izumi, l’Agence japonaise de coopération internationale, la Fondation Merck Co., la Fondation Monte dei Paschi, la Fondation Vodafone, ainsi que les pays et gouvernements touchés par la rougeole.