SURF PREVENTION : Santé et Surf
Surf Prévention sur facebookSurf Prévention sur TwitterVidéos Surf Prévention sur VimeoVidéos Surf Prévention sur Youtube

Archive pour la catégorie ‘Surf Tip’

Les conseils de Bob l’éponge : le surf dans les grosses vagues

Dimanche 6 juin 2010

Eh oui ! Bob l’éponge fait aussi du surf. Dans cet épisode, on découvre que son ami Carlo Tentacules a peur des grosses vagues. La peur des grosses vagues de Carlo entraîne chez lui une phobie du surf. Mais le surf peut aussi se pratiquer dans de petites vagues faciles. On peut très bien s’amuser en surf sans jamais aller dans les grosses vagues. Ne vous sentez jamais obligé d’aller dans des vagues trop grosses qui vous font peur. Chacun a son échelle de grandeur pour les vagues : pour Laird Hamilton, une grosse vague mesure 30 mètres alors que 30 centimètres suffiront peut-être à Carlo Tentacules. Après, comme le dit si justement Bob l’éponge, le surf n’est peut-être pas le truc de Carlo… Lire la fiche Surf Prevention sur la peur des grosses vagues.

Les dangers du surf : le surf pendant une tornade…

Mercredi 19 mai 2010

Surfeur avec une tornade derrière lui - surf dans la tempete - pour votre securite sortez de l'eau avant l'orage, la tempête ou la tornade.

L’un des conseils de sécurité élémentaire en surf est de sortir de l’eau quand un orage se prépare. Le problème est que les surfeurs préfèrent parfois rester dans l’eau pour profiter des vagues, même quand une tornade arrive…

Le dernier exemple en date a été fourni par ce surfeur non identifié à Bondi Beach en Australie photographié en train de surfer avec une tornade derrière lui le lundi 17 Mai 2010. Ce phénomène s’appelle une trombe marine dont la violence des vents peut faire couler un bateau. Sur ce coup-là, la tornade se serait déplacée vers le large en épargnant la côte qui aurait pu connaître de sérieux dégâts. Cette tornade d’apocalypse aurait disparu en 5 minutes à peine.

Un phénomène similaire avait été observé pendant un orage à Capbreton en plein été, le jeudi 14 août 2008. Une trombe d’eau s’était développée au large et s’était rapprochée de la côte avant de disparaître en une dizaine de minutes. Un gros orage s’en était suivi selon notre partenaire météo surf Allosurf.

Surf devant une tornade a Capbreton dans les Landes avant un gros orage.

Ces surfeurs sont-ils inconscients ou n’ont-ils pas eu le temps de comprendre ce qui se passait ? Surfer sous l’orage est très risqué : il y a régulièrement des surfeurs foudroyés dans le monde.

Conseil de Surf Prévention : quand le ciel devient noir comme de l’encre, il est temps de sortir de l’eau !

Photo 1 J.Alcock / Photo 2 Allosurf.

Forme : Kelly Slater donne ses conseils dans Men’s Fitness

Samedi 15 mai 2010

Mickael Vendetta a peut-être raison après tout quand il dit que le surf est un sport de beau gosse [humour]. Kelly Slater joue le jeu en tous cas dans le numéro du mois de Juin-Juillet de Men’s Fitness USA où il révèle ses secrets pour « exhiber son corps sur la plage » (sic). Il faut dire que le gazier est dans une forme époustouflante à bientôt 40 ans et qu’il est en route pour un dixième titre de champion du monde de surf. Dans Men’s Fitness, vous lirez des conseils du Roi Chauve que vous ne trouverez dans aucun magazine de surf…

Avec tout d’abord, cette révélation surprenante : Kelly Slater ne possède que 3 maillots de bains (et non pas toute une collection comme on aurait pu se l’imaginer…). Kelly vous conseille d’avoir deux maillots, de couleurs basiques de préférence, comme son maillot noir sur la photo, parce qu’ils affinent la silhouette. Conseil plus technique pour le choix du maillot: choisissez-en un qui s’arrête au-dessus des genoux (c’est moins gênant que ces maillots à la mode bien trop longs pour surfer).

Kelly Slater parle ensuite protection solaire. Quitte à utiliser une crème solaire, Kelly Slater conseille d’en choisir une qui n’est pas dangereuse pour la santé. Il conseille plutôt les produits solaires naturels, comme un écran solaire naturel du Docteur Mercola par exemple. Kelly Slater met en garde contre les crèmes solaires potentiellement cancérigènes (il fait vraisemblablement allusion aux crèmes solaires contenant du paraben). 

Pour sa calvitie, Kelly Slater raconte qu’il se frotte le crâne avec de la « baby powder« , c’est-à-dire du talc, qui permet d’absorber l’humidité. Il ne se rase les cheveux qu’une seule fois par semaine. Voici donc les secrets de Kelly Slater pour avoir un crâne parfaitement lisse même après des heures de surf. A tester par les surfeurs chauves ou dégarnis.

Kelly Slater Men's Fitness Juin-Juillet 2010

Lire aussi : – Kelly Slater de faire de la pub pour de la crème solaire pour L’Oréal avec Laetitia Casta.

Boissons conseillées pour le surf : eau minérale, jus de fruits et thé vert !

Dimanche 4 avril 2010

Notre corps est composé à 60% d’eau et nos muscles en contiennent 75%. L’eau peut être considérée comme le carburant du corps humain : elle nous recharge en minéraux et permet l’élimination des toxines. Pour profiter au mieux de votre session de surf à la plage, il est primordial d’être bien hydraté pour bien « huiler la mécanique ». Quelles sont les meilleures boissons pour nous hydrater et faire le plein d’énergie avant et après le surf ? Quelles sont les boissons les plus bénéfiques pour la santé ? Le surfeur évolue dans un milieu aqueux et il doit aussi apprendre à choisir au mieux ses liquides pour s’hydrater !

5 boissons à privilégier:

- L’eau : nous n’en buvons généralement pas assez ! 1,5 litre par jour sont conseillés pour un adulte en moyenne, en plus de l’eau que l’on trouve dans les aliments solides. Les apports doivent être augmentés en cas d’activité physique. Vous pouvez boire de l’eau du robinet, à condition qu’elle soit potable et non contaminée. Préférez l’eau en bouteille à l’eau du robinet quand vous voyagez. L’eau minérale naturelle en bouteille offre des garanties sur sa qualité, la stabilité de sa composition minérale et des bénéfices pour la santé. Exemples : Evian, Vittel, Volvic, Ogeu, Contrex… Il est conseillé de varier les eaux minérales. Certaines eaux minérales peuvent être contre-indiquées chez certaines personnes en cas d’antécédent de calcul rénal notamment.

pub evian - live young - - publicite eau minerale - jeune femme brune - bebe - eau declaree source de jeunesse pour votre corps

- En cas d’effort intense ou de forte chaleur, hydratez-vous avec une boisson énergétique.

- Jus de fruits sans sucre ajouté. Une verre de jus d’orange de 200 ml peut remplacer l’un des 5 fruits et légumes conseillés par jour. Pour faire le plein de vitamines, après la session ! Exemple : Tropicana Pure Premium ( voir la publicité japonaise avec la vague de jus d’orange sur la vidéo Youtube).

- Les smoothies sont des boissons onctueuses multivitaminées mêlant jus de fruits et fruits mixés. Les smoothies étaient initialement consommés par des surfeurs de la Côte Ouest des Etats-Unis pour reprendre de l’énergie après une session…250 ml pourrait remplacer jusqu’à 3 des 5 portions de fruits et légumes recommandées chaque jour ! 

- Le thé vert: riche en catéchines, ce thé est un puissant antioxydant et détoxifiant qui pourrait avoir des propriétés « anticancer » (voir interview du Docteur David Servan-Schreiber sur Daily Motion). Le thé vert est plus riche en polyphénols bénéfiques pour la santé que le thé noir. Pour profiter pleinement des vertus du thé vert, il est conseillé de faire infuser 2 grammes pendant 10 minues dans la théière et de le consommer dans l’heure. N’hésitez pas à en boire 6 tasses par jour. Pour prévenir l’excitation occasionnée chez certaines personnes par la caféine, buvez un thé vert décaféiné tout aussi riche en polyphénols.


Le thé vert par David Servan-Schreiber
envoyé par femininbio-com. – Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Les boissons à limiter :

- Les sodas et les colas, trop riches en sucre.

- Les boissons excitantes comme le café, à consommer avec modération.

- Les boissons énergisantes (ou  » energy drinks »), non indiquées pour réaliser une activité physique intense.

- Bannissez totalement l’alcool avant d’aller surfer. Zéro consommation d’alcool dans les heures qui précèdent une session à la plage. Alcoolémie nulle exigée pour aller dans l’eau ou monter sur une planche de surf ! L’alcoolisation est un facteur de risque de noyade. De plus l’alcool a tendance à déshydrater l’organisme par son effet diurétique (ce qui peut entraîner le mal de tête caractéristique de la « gueule de bois »).

- Le mélange alcool-boisson énergisante, véritable cocktail explosif, qui augmente encore les risques liés à l’alcool.

Surf Thérapie : Contemplation et Méditation devant l’Océan

Samedi 27 mars 2010

Etre face à l’océan. Le contempler. Le ressentir. Quel homme n’éprouve pas un immense plaisir face à cette étendue aquatique en mouvement ? Les surfeurs qui sont habitués à voir la mer tous les jours ne s’en rendent même plus compte, mais aller voir les vagues suffit parfois à se sentir bien. Même après une mauvaise journée remplie de tracasseries, la simple action de se mettre devant la mer suffit à nous apaiser.

On ressent évidemment les bienfaits de l’air marin mais la seule contemplation apporte aussi beaucoup à notre bien-être. Regarder une mer démontée peut donner de la force et de l’énergie : on se sent alors comme envahi par la puissance des éléments déchaînés. Contempler une mer d’huile apporte sérénité et apaisement. Encore faut-il se laisser aller pour regarder et « Ã©couter » la respiration de l’océan…

Belle jeune femme en meditation devant l ocean sur un rocher - tags fille blonde vagues mer zen attitude

Etre face à la mer est le moment de laisser son esprit « divaguer » devant les vagues. C’est l’occasion de se retrouver face à ses pensées et de réfléchir devant l’immensité de la mer. C’est l’endroit idéal pour méditer. Beaucoup de personnes méditent instinctivement devant l’océan sans le savoir.

Il existe non pas une mais des dizaines et des dizaines de façons simples de faire de la méditation. La méditation n’a pas nécessairement une connotation religieuse. La méditation n’est pas l’apanage de la vie monastique ! Elle peut parfaitement s’intégrer dans votre mode de vie libre. La méditation peut s’apprendre dans des livres ou sur Internet. Mais chacun peut méditer à sa façon: tout comme le surf, il n’y a pas forcément besoin de cours pour apprendre. Vous n’avez pas besoin d’équipement particulier pour la réaliser et elle ne coûte rien. Vous pouvez méditer allongé, debout ou assis, relâché, statique dans une posture ou en mouvement, les yeux ouverts ou fermés, sur le sable ou dans l’eau, pendant 5 minutes ou une heure, selon une technique particulière ou à votre façon…Bref, il n’y a pas de règles strictes à partir du moment où on a compris la philosophie de la méditation.

Combien de temps passons-nous chaque jour à nous arrêter ou à ralentir le flux permanent des pensées qui s’échappent de notre esprit en zapping permanent ? Notre esprit est en permanence occupé car nous sommes « hyperconnectés ». Nous laissons nos préoccupations de la journée pour nous brancher sur une télé, sur Internet ou sur notre smartphone…

Prenons le temps de la déconnection totale pendant les quelques minutes que nous passons au contact de l’océan. Pour une fois dans la journée, laissons nos pensées revenir vers nous plutôt que de les laisser partir dans tous les sens vers les innombrables sollicitations sensorielles et les sources d’informations qui nous inondent et noient notre esprit.

Apprendre à méditer c’est apprendre à revenir vers soi pour retrouver la paix intérieure et atteindre un état de relaxation. La méditation permet aussi de se fixer dans le moment présent pour mieux en profiter. Quand nous sommes absorbés par nos soucis personnels, familiaux, professionnels, nous ne pouvons savourer pleinement les moments passés près de l’océan. Parfois on est tellement absorbés par nos préoccupations qu’on ne se rend même pas compte qu’on vient de surfer…

Apprenons à utiliser les moments magiques que nous passons près de l’océan, quand nous regardons les vagues, quand nous marchons sur le sable sur une plage déserte, quand nous sommes sur notre planche de surf au coucher du soleil…Pendant ces moments de sérénité, laissons aller notre esprit et prenons le temps de nous faire du bien au corps et à l’âme en regardant la mer. L’océan nous ramène vers nous-mêmes: il nous aide à mieux comprendre qui nous sommes et à gérer nos émotions. L’océan est le meilleur endroit pour reprendre le contrôle de nous-mêmes. Les tensions et les émotions négatives doivent glisser sur nous comme l’eau de mer sur notre combinaison de surf. On ne peut éviter le stress et les situations anxiogènes dans nos vies mais il faut apprendre à relâcher quotidiennement la soupape de sécurité. La méditation au contact de l’océan est une manière efficace d’évacuer le stress. Devant les courants océaniques, on apprend à observer et à canaliser les courants de notre pensée. Avec le temps, la méditation devient automatique et on n’a plus besoin de se concentrer sur une technique : la méditation devient alors une part de nous-mêmes.

La méditation apporte des bénéfices reconnus à notre santé. Parmi les bienfaits révélés par différentes études, on note une activation du cerveau dans les zones où siègent les émotions positives et une réduction de l’activité des zones cérébrales où se logent l’anxiété et les émotions négatives. La méditation accroît la vigilance, l’attention et la productivité mentale. Elle diminuerait la tension artérielle, la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire. Elle permettrait aussi la diminution des hormones de stress dans le sang comme le cortisol et augmenterait le taux de mélatonine, hormone régulant les cycles veille-sommeil. Elle pourrait avoir un effet positif sur l’immunité et favoriser la guérison. Que des bonnes raisons pour méditer quand vous regardez l’océan ou quand vous attendez les vagues…

 

Dave Rastovich dit « Rasta »Â est un free surfer professionnel adepte de la méditation. Il s’est mis à la méditation quand il a constaté que les sensations de bonheur suprême qu’il ressentait dans une tube en surf ressemblaient à celles décrites par des adeptes de la méditation. Pour expliquer ce qu’il ressent avec la méditation, Dave utilise l’analogie entre un ciel bleu et l’esprit.  Si on compare notre esprit avec le ciel, on peut considérer que nos pensées sont comme des nuages en mouvement. Parfois ils recouvrent tout mais au-delà de ces pensées, de ces nuages, il y a toujours un beau ciel serein. En méditant, Dave considère que « les nuages de notre esprit », responsables de la confusion et du stress, se dispersent. Quand le ciel redevient bleu, notre esprit retrouve le calme, la sérénité et toute son acuité.

Pour méditer, Dave Rastovich s’allonge ou s’asseoit à un moment où il n’a rien de particulier à faire ou à penser. Rien ne peut distraire son attention (surtout pas l’avertisseur de son smartphone qui lui signale un nouveau message…). Il devient un observateur du flux des pensées qui traversent son esprit. Au bout d’un moment, il commence à y avoir des espaces entre ces pensées. Et dans ces espaces, Dave trouve une forme profonde de paix intérieure et de relaxation. Il ressent alors un silence paisible très agréable. Avec la pratique, les espaces entre les pensées augmentent et il arrive alors à se retrouver dans un état second où il ne pense plus à rien : il n’est pas endormi, il n’est pas inconscient mais il a l’impression que son esprit est pleinement connecté sur l’expérience qu’il est en train de vivre. Il ne pense pas à juger ou à cataloguer cette expérience : il est juste dedans. 

Pour Rasta, la méditation consiste à aiguiser son esprit : tu regardes tes pensées et tu deviens « aware », avec une conscience accrue des stimuli sensoriels qui viennent à toi. Et comme le surf est un « feeling », une expérience sensorielle avant tout, cet état permet de mieux ressentir son surf. Tu sens mieux ta planche de surf contre tes orteils et tes talons, tu arrives mieux à lire la vague, tu la ressens, tu l’entends. Dans l’excellent article de Surfer (par Brendon Thomas) où Dave Rastovich explique son approche de la méditation et de la spiritualité, il résume en disant que la méditation est une forme d’observation qui permet d’être plus réceptif. On devient un témoin privilégié de son esprit et de son corps et quand on va à l’eau, cela se traduit par du bon surf ! On comprend mieux pourquoi Dave Rastovich surfe instinctivement en symbiose totale avec la vague…

Lire aussi l’interview de Jim « le surfeur de Biarritz »Â qui pratique la méditation : « Quand je surfe pour le plaisir, à chaque fois que je rentre dans l’eau, j’ai toujours une expérience forte. Dès que je surfe, c’est comme si mon corps est sur le surf et que mon esprit partait. »

Comment lire la presse Surf gratuitement sur Internet ?

Dimanche 28 février 2010

Je me suis acheté cette semaine le dernier numéro de Surfer Magazine mais c’était peut-être la dernière fois que je dépensais 8,10 euros (!) pour lire 3 articles noyés dans un océan de pub. Le reproche que l’on pourrait faire à certains magazines ou journaux est qu’ils sont déjà bien payés par les annonceurs mais qu’ils continuent à faire banquer – souvent trop cher - leurs lecteurs.

On lance bien des opérations pour rendre la presse plus accessible aux jeunes : cf. opération « Mon journal offert » (www.monjournaloffert.fr) pour 200 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans qui reçoivent un quotidien gratuitement une fois par semaine pendant un an (note de la rédaction : ça sert à quoi de recevoir un quotidien une seule fois par semaine ???). Malheureusement, les magazines de surf ne font pas partie de l’offre de presse gratuite si l’on excepte les mags comme Beach Brother, Surf Time ou Free Surfing Mag

Le jour où l’on voudra vraiment donner un accès universel à la culture en général et à la presse écrite en particulier, tout sera consultable en ligne gratuitement. Nous avons déjà les vidéos gratuites grâce aux sites de partage comme You Tube ou Dailymotion et la musique en illimité grâce à un site de streaming comme Deezer. Pourquoi ne pas étendre le concept à la presse ?

Le concept serait simple. J’ai mon site Internet personnel sur lequel je décide de scanner tous mes journaux ou magazines. Au même titre que mes amis peuvent consulter librement mes magazines de surf quand ils viennent chez moi (à condition de ne pas écorner les pages :evil: ), mes amis (potentiellement tous les internautes du monde) peuvent consulter tous mes magazines quand ils visitent mon site Internet. Sur le plan légal, il ne devrait pas y avoir grand-chose à redire.

J’avais envisagé ce concept en imaginant un site du genre mysurfmag.com par exemple où l’on aurait pu consulter tous les magazines de surf du monde mais je constate que des petits malins m’ont devancé en développant des sites de partage de magazines comme www.Youkioske.com

Qu’à cela ne tienne, j’ai pu y consulter mon Surfer Mag en version intégrale gratos et j’ai même pu y découvrir des revues de surf que je ne connaissais pas comme Surfar, Surfarte, Glass…En attendant de pouvoir y lire le prochain Surf Session ;-) !

Comment lire un magazine gratuitement sur un site de partage comme Youkioske

A moyen terme, je crois que tout sera gratuit sur la Toile. Ceux qui cherchent à faire payer pour voir leur contenu vont droit dans le mur : le « pay per view » ne peut s’appliquer qu’à certains contenus bien particuliers. Lire à ce sujet l’excellent livre « Free !  » de Chris Anderson (voir ci-dessous).

Mais comment rémunérer les journalistes et les rédacteurs me direz-vous ? Tout simplement avec la pub qui figure déjà sur bon nombre de sites Internet et dont le budget devrait continuer d’exploser dans les années qui viennent.

Le papier ne disparaîtra jamais car son toucher est inimitable (c’est tellement bon de feuilleter un Surfer’s Journal avant de s’endormir…), mais il ne sera qu’un complément de ce qu’on pourra trouver sur Internet et non l’inverse.

Campagne de Prévention des Noyades en Australie

Dimanche 31 janvier 2010

Chaque année, les baigneurs paient un lourd tribut aux courants que l’on rencontre au bord de certaines plages de sable. Les anglo-saxons les appellent « rip currents », nous les appelons « baïnes » dans le sud-ouest de la France. Le principe est toujours le même : au changement de marée, une eau calme se transforme brutalement en un fort courant vers le large. Le danger existe surtout pour les personnes qui ne connaissent pas ce phénomème, les personnes qui ne savent pas bien nager ou encore les jeunes enfants.

Panneau Danger Courants Baïnes Rip Currents Sign Hawaii Risque Noyade Attention Surf Prevention

Généralement, ce genre de courant de baïne ne pose pas de problème aux surfeurs qui savent comment elles fonctionnent et les utilisent même parfois pour rejoindre le large. Malheureusement, les plages regorgent de personnes imprudentes ou inconscientes du danger aux 4 coins du monde.

Chaque été, les noyades se comptent par dizaines sur les plages françaises : c’est l’histoire dramatique que raconte Philippe Le Dem dans son livre bouleversant « La Chambre d’Amour » sur sa fille emportée par le courant sur une plage d’Anglet.

Aux Etats-Unis, les courants de ce type font plus de victimes que tous les autres risques naturels, excepté les inondations et les vagues de chaleur : une centaine de personnes périssent chaque année aux States à cause d’un « rip current ».

En Australie cette année, les sauveteurs ont tiré la sonnette d’alarme : 44 personnes sont mortes sur les plages australiennes depuis Juillet 2009 dont 19 rien qu’entre Décembre 2009 et Janvier 2010. Les noyades ont connu une augmentation significative par rapport à l’année dernière et ceci n’est pas acceptable en Australie où la plage est une culture et où le sauvetage est une science. Les lifeguards ont calculé que 90% de leurs sauvetages étaient causés par des courants de baïne.

En matière de prévention sur les plages et de sauvetage côtier, les Australiens semblent encore être à des années-lumières devant nous. En voici pour preuve cette campagne de prévention des noyades dans ces courants meurtriers. Un site Internet dédié a été mis en ligne et une véritable opération de sensibilisation a été mise en place. Sur www.ripcurrents.com.au , on apprend plein de choses intéressantes avec Surf Life Saving Australia.

Voici les règles de base à connaître si vous êtes pris dans un courant de baïne :
1. Ne paniquez pas.
2. N’essayez pas de nager contre le courant.
3. Si vous vous sentez en confiance, nagez parallèlement à la plage, ce qui vous ramènera souvent vers les vagues qui vous aideront à regagner le bord.
4. Si vous ne vous sentez pas capable de regagner la plage, levez les bras et appelez à l’aide en vous laissant flotter pour garder vos forces.
5. Toujours rester calme.

Pour éviter de vous retrouver pris dans un courant :
- baignez-vous entre les drapeaux destinés à la baignade ;
- soyez attentif à tous les panneaux de signalisation ;
- suivez scrupuleusement les conseils et les instructions des sauveteurs ;
- apprenez à connaître les courants et les baïnes ;
- apprenez à repérer une baïne ;
- ne nagez jamais dans ou à proximité d’une baïne.

Patrick Beven fait du Yoga pour se préparer à surfer

Samedi 16 janvier 2010

Le surfeur franco-brésilien Patrick Beven est l’un des tous meilleurs surfeurs européens depuis un vingtaine d’année.

Free-surfeur spectaculaire, auteur de nombreux coups d’éclats en compétition, Patrick a malheureusement été victime de blessures en cours de carrière qui l’ont empêché de se qualifier pour le World Tour. Il a réussi à signer un nouvel exploit cet été au Quiksilver Pro France 2009 en se hissant en 1/2 finales et en montrant ainsi qu’il avait sa place parmi l’élite.

J’ai eu la chance de connaître Patrick dès son arrivée en France. Je faisais partie du groupe de surfeurs de la Grande Plage de Biarritz qui l’ont accueilli sur le spot. Ce qui m’a toujours impressionné chez Patrick, en dehors de sa gentillesse naturelle, c’est son sérieux pour se préparer au surf. Il ne suffit pas de faire du surf pour être un bon surfeur et Patrick l’a tout de suite compris. Après une journée de surf, on pouvait retrouver Patrick  le soir à la piscine municipale de Biarritz où il faisait des longueurs.

Au fil des années, Patrick a « musclé » son surf, sous la houlette de son frère et mentor Yannick Beven mais il a toujours cherché à garder la maîtrise de son corps et de son esprit en pratiquant des arts martiaux comme la capoeira ou le jiu-jitsu brésilien par exemple.

Patrick Beven parle de sa pratique du yoga dans cette vidéo YouTube où il explique comment le yoga l’aide à surfer.

Le Yoga permet à de nombreux surfeurs de se sentir plus en phase avec l’Océan et de mieux contrôler leur respiration, vitale en surf. Le Yoga permet également d’assouplir et de décontracturer les muscles sollicités par la pratique du surf.

 
Patrick Beven dans une posture de Yoga a Biarritz devant le Phare et l'Hôtel du Palais avant d'aller surfer à la Grande Plage de Biarritz

(Filmé à Lanzarote, dans les Landes et sur la Côte basque à Biarritz.)

Source : Yogamassala .

Les Leçons de Surf…par Henry Felgueroso !

Mercredi 13 janvier 2010

Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de vous parler de Henry Felgueroso sur le blog de Surf Prévention ???

Ce personnage haut en couleur semble pourtant avoir tout compris au surf. Et il est très pédagogue en plus. En 5 leçons, il vous apprend à surfer !

Leçon n°1 : étire ta musculature pour ne pas souffrir de crampes intempestives. Plus d’infos sur l’échauffement ici .

Leçon n°2 : mets de la wax sur la face supérieure de la planche. Voir comment waxer sa planche de surf.

Leçon n°3 : mets le leash au niveau de la jambe arrière. Voir plus précisément comment mettre son leash.

Leçon n°4 : quand tu rentres dans l’eau, tiens la planche sur le côté pour éviter qu’une vague ne la renvoie vers toi.

Leçon n°5 (last but not least) : Si tu sors la nuit, pour t’amuser avec des amis et tes amies, ne bois pas beaucoup, parce qu’il peut y avoir des vagues le lendemain ! Nous n’aurions pas mieux dit ! Boire ou surfer, Henry Felgueroso a choisi !

A nous de te donner un petit conseil Henry (ne le prends pas mal…) : essaye de surfer plus souvent pour faire diminuer ta surcharge pondérale et ton tour de taille qui te prédisposent à des pépins cardio-vasculaires…

La technique du surf avec Henry Felgueroso dans la prochaine vidéo !

Le surfer basque Henry Felgueroso nous montre comment waxer sa planche de surf lecciones de surf para los surfistas

Surfer pendant la Vague de Froid…

Mercredi 6 janvier 2010

Voici les réponses à une interview que j’ai donnée récemment à www.surfsession.com avec quelques conseils pour continuer à surfer pendant la vague de froid.

Outre une bonne combinaison, que doit-on faire pour résister au froid en surfant ?

Une session de surf en hiver est une épreuve physique exigeante.

Il convient de se donner les moyens d’être en forme avant de se mettre à l’eau en hiver : manger sainement pour faire face aux dépenses énergétiques supérieures (on brûle plus de calories pour lutter contre le froid), bien dormir et avoir une activité physique modérée mais régulière pendant la semaine.

Ce n’est pas parce que vous allez surfer dans le froid que vous tomberez malades plus souvent (vous pouvez rassurer Maman !)…à condition de ne pas tirer sur la corde ! Le meilleur conseil à donner aux surfeurs est de raccourcir la durée de leurs sessions en hiver.

Le rythme que je préconise : des sessions de 30 et 60 minutes par jour 3 à 5 jours par semaine : cela suffit largement ! Au-delà, vous risquez de fragiliser votre organisme et vos défenses immunitaires et de devenir une proie facile pour les nombreux virus qui circulent en hiver (comme celui de la grippe A/H1N1 par exemple…) et qui risquent de vous priver de surf pendant au moins une semaine.

Quand il fait vraiment froid, s’échauffer sur la plage revient à se…refroidir ! Mieux vaut faire son échauffement chez soi avant de partir surfer (si vous avez la chance d’habiter à proximité du spot) ou faire quelques mouvements d’aquagym dans l’eau avant de rejoindre le line-up. Je conseille plusieurs immersions de la tête au bord de l’eau pour s’habituer au froid et éviter de ressentir une « barre » frontale douloureuse en faisant des canards sous la première série de vagues…

Il faut sortir de l’eau avant de ressentir le froid ou la fatigue. Un engourdissement, des frissons ou l’impression de réfléchir au ralenti sont les signes avant-coureurs d’une hypothermie.

N’oubliez pas qu’après la session, il reste encore les douloureuses épreuves de la traversée de la plage, de l’ouverture de la voiture avec la clé (la réalisation des mouvements fins est altérée par le froid) et du déshabillage sur le parking…

Après tout cela, vous aurez bien mérité une douche (chaude) avant de vous poser devant une vidéo de surf sous les tropiques avec une bonne boisson chaude !

Dans l’eau on voit des gars avec gants et cagoules et d’autres sans chaussons. Est-ce à dire que nous ne sommes pas égaux devant le froid ?

Il existe une susceptibilité individuelle à la perception du froid. Une couche graisseuse protège davantage du froid comme on le constate chez les phoques par exemple (mais ce n’est pas une raison pour manger plus gras en hiver !).

Ceci étant dit, c’est aussi une question d’habitude. Je faisais mes hivers en 4/3 mm jusqu’à ce que je découvre les bains de mer avec les Ours Blancs de Biarritz. Depuis, je suis capable de nager dans une eau à 10°C en maillot…

Mais pour la pratique du surf, il n’y a rien de plus inconfortable que d’avoir froid ; c’est aussi un facteur de risques de blessures vu que nos muscles et nos articulations sont comme anesthésiés par le froid.

Pour surfer, il est important d’être bien confortable « dans sa bulle » de néoprène. Pour éviter de se refroidir par les extrémités, il convient de s’équiper en chaussons, gants et cagoule. En ce qui me concerne, j’utilise un bandeau en néoprène sous mon casque : rien de mieux pour protéger la tête par laquelle la perte de chaleur est très importante.

Comment choisir sa combinaison vu que le plaisir de surfer exige à la fois d’être au chaud et de se sentir libre de ses mouvements ?

Les combinaisons proposées par les marques de surf offrent maintenant toutes un excellent  compromis entre confort thermique et souplesse. Le vendeur de votre surf shop préféré vous renseignera mieux que moi sur le sujet…

Si on veut surfer encore plus léger – et donc encore plus souple – l’apport d’accessoires type veste chauffante à insérer sous la combinaison est intéressant. Avec ce genre de produit technique, faire l’hiver en 3/2 mm sur la Côte Aquitaine paraît jouable.

Qui dit froid dit exostose aux oreilles. Certains la développent, même très jeunes, d’autres non. Petit récapitulatif Docteur ?

L’exostose est un rétrécissement du conduit auditif externe de l’oreille favorisé par le contact répété avec l’eau froide.

Les surfeurs sont particulièrement exposés à cette pathologie dont on ne ressent les premiers symptômes que lorsque l’exostose est déjà évoluée. Le traitement nécessite une (ou plusieurs) interventions chirurgicales qui n’empêchent pas la récidive…

Il est primordial de sensibiliser les surfeurs dès le plus jeune âge à l’exostose et de leur expliquer les moyens de s’en prémunir (bouchons d’oreilles, bandeau néoprène, cagoule, casque +++).

Affiche de prévention de l'exostose chez le surfeur qui devrait porter bouchons d'oreille, bandeau néoprène ou cagoule sous son casque en hiver...Copyright www.surf-prevention.com

Le premier congrès sur l’exostose aura lieu à Biarritz en mars prochain à l’occasion du Congrès National sur la Santé et les Sports Nautiques .

Nous aurons l’occasion de revenir sur cette pathologie qui handicape de nombreux surfeurs.

Cinq ans de pratique du surf en hiver suffisent en moyenne pour entraîner une exostose. Mais certains sujets voient leurs conduits auditifs se rétrécir beaucoup plus rapidement que d’autres. D’où l’intérêt de montrer ses oreilles au moins une fois par an à son médecin traitant et/ou à son ORL.