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Articles taggés avec ‘alcoolisme jeunesse’

Apéros Géants Facebook : peut-on prévenir les risques ?

Jeudi 13 mai 2010

Les appels aux « Apéros Géants » se multiplient sur Facebook ces dernières semaines. Aujourd’hui, la mort d’un jeune Vendéen de 21 ans à Nantes vient rappeler que ces manifestations improvisées où l’alcool coule à flots peuvent prendre une tournure dramatique. Le malheureux serait passé par-dessus une rambarde d’escalier du Pont de la Rotonde à Nantes, alors qu’il était accompagné d’amis avec qui il venait de faire la fête. Victime d’une traumatisme crânien, il est mort jeudi matin à l’hôpital des suites de ses blessures. Ce fait divers tragique montre bien les risques inconsidérés que prennent les organisateurs de telles manifestations.


Apero Facebook – 23 h
envoyé par presseocean. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

L’organisateur d’un apéro ne s’imagine pas les proportions que peut prendre la création d’un tel événement sur le réseau social archi consulté qu’est Facebook. L’internaute crée le plus souvent une page, un groupe ou un événement pour voir si ses « amis » seront intéressés. Il suffit que les amis de « l’organisateur » répondent à son invitation pour que les amis de ses amis soient tenus au courant puis les amis des amis de ses amis, et ainsi de suite… L’effet boule de neige peut se produire en l’espace de quelques heures par le phénoménal amplificateur qu’est Facebook. Sauf qu’après, on n’est plus dans l’espace virtuel d’Internet mais dans la vraie vie…

Le phénomène des « apéros Facebook »Â prend des proportions inquiétantes et devrait encore s’amplifier à l’approche de l’été. En effet, de plus en plus de jeunes Français utilisent Facebook (le nombre d’utilisateurs de Facebook s’élèverait à plus de 15 millions de personnes en France).

Ces regroupements spontanés sont très difficilement contrôlables par la police qui doit mener une veille permanente. Quand un apéro géant se profile, l’organisateur est généralement convoqué au commissariat où on lui fait prendre conscience des risques inhérents à ce type de manifestations, des responsabilités qu’il prend et des conséquences judiciaires possibles. Cela suffit généralement à intimider l’organisateur qui annule l’apéro sur Facebook ou qui efface la page. Mais rien ne dit que le rassemblement n’aura pas quand même lieu le jour dit. Certains organisateurs « assument » et vont jusqu’au bout dans la promotion de leur événement.

Le résultat : des milliers de jeunes se retrouvent sur la voie publique pour consommer de l’alcool, le plus souvent massivement ( »binge drinking« ). Ces apéros rappellent le botellón connu en Espagne.

Quand de nombreuses personnes se rassemblent pour consommer beaucoup d’alcool en peu de temps, il y a immanquablement des intoxications alcooliques aigues, des comas éthyliques, des violences, des blessés et parfois des morts.

Ces apéros géants pourraient ressembler à de grands rassemblements populaires comme les fêtes de Bayonne, à l’énorme différence près que la logistique d’organisation, de sécurité et de secours (pompiers, SAMU, poste médical avancé…) n’a pas le temps de se mettre en place. La prévention des accidents en est d’autant plus ardue.

Jeunes gens en maillot prenant l'Apero a la plage - jeunes buvant de l'alcool sur la plage - risques apero facebook - alcool et risque de noyade - ©iStockphoto.com/ kzenon

Ce qui est inquiétant à la veille de l’été est que ces apéros risquent de se déplacer vers le bord de mer, rajoutant au moins un risque supplémentaire : le risque de noyade accidentelle en cas de chute à la mer ou de bain en état d’ébriété. Doit-on rappeler que la consommation d’alcool est une cause majeure de noyade mortelle en France ?

Des apéros géants viennent d’ailleurs  d’être désamorcés récemment sur la côte atlantique : l’apéro géant d’Arcachon du 3 avril a été annulé après que l’organisateur ait pris conscience que les participants à son apéro pouvaient tomber à l’eau depuis la Jetée Thiers où le rassemblement devait avoir lieu. Sur la Côte Basque, l’apéro Facebook qui devait avoir lieu samedi 15 Mai sur la Grande Plage de Biarritz a été annulé, ainsi que celui de dimanche dans la baie de Txingudi à Hendaye, d’après le journal Sud-Ouest. Mais rien ne dit qu’un autre apéro ne sera pas organisé dans les semaines qui viennent.

Doit-on interdire l’organisation de telles manifestations ? Doit-on sanctionner lourdement les organisateurs en cas de débordements ? Ou les autorités doivent-elles mettre en place un dispositif de sécurité et de prévention conséquent à chaque fois qu’un apéro géant sera organisé ? A vous de donner votre avis sur le sujet.

Lire aussi : – le guide de survie pour Facebook.
- Boire ou surfer, il faut choisir.

Le surfeur Owen Wright explique pourquoi il arrête l’alcool.

Dimanche 4 avril 2010

Il n’y a pas de troisième mi-temps en surf, mais la consommation d’alcool chez certains jeunes surfeurs y est tout aussi préoccupante que chez les autres sportifs. La fête fait partie du style de vie des surfeurs mais les jeunes ont vite fait de confondre la fiesta avec la biture, surtout quand les aînés ne sont pas forcément là pour donner le bon exemple…

Owen Wright, surfeur professionnel australien, est la nouvelle coqueluche des jeunes surfeurs. Il est perçu comme cool et radical. Il explique dans un magazine de surf sur Internet pourquoi il a totalement arrêté de boire de l’alcool et comment il se consacre maintenant à 100% à la pratique de son surf aérien futuriste. Par son témoignage, il montre le bon exemple aux plus jeunes surfeurs.

Le surfer Owen Wright montre l'exemple aux plus jeunes surfeurs pendant le Rip Curl Pro Bells Beach 2010 - photo ASP

« Je n’ai pas bu une seule bière depuis le milieu de l’année dernière quand je suis allé à la neige pour faire un break avec le surf et me faire plaisir. Cela ne me dérange pas du tout de ne plus boire. Je me suis rendu compte qu’une fois que tu ne bois plus pendant un moment, tu arrives très bien à t’en passer.

Quand j’ai commencé à boire, c’était juste pour m’amuser. Maintenant, je ne bois plus et je continue à sortir autant que les autres qui continuent à boire mais, à la différence d’eux, je me souviens de ce qui s’est passé le lendemain matin et je peux les taquiner à ce sujet.

C’est vrai que l’on croit qu’il faut boire pour s’amuser en soirée. Quand j’ai arrêté de boire, cela n’a pas été tout de suite la franche rigolade mais maintenant je m’amuse bien.

Mon père n’a jamais été un buveur et j’imagine que les chiens ne font pas des chats.

Mon conseil aux jeunes est de faire ce qu’ils veulent faire sans se laisser influencer et d’écouter leurs parents. »

Cette prise de position d’Owen Wright incitera vraisemblablement d’autres jeunes surfeurs à laisser l’alcool de côté. On peut vivre sa vie pleinement et même être un gros fêtard sans boire d’alcool.

Boire ou surfer : Owen Wright a choisi la deuxième solution !

Source : Stab Mag.

Bientôt du vin dans les restaurants universitaires ???

Mercredi 3 mars 2010

Dans un rapport remis aujourd’hui à Valérie Pécresse, les gastronomes Jean-Pierre Coffe et Jean-Robert Pitte ont fait des propositions à la Ministre de l’Education pour améliorer la restauration universitaire des étudiants (il y a du pain sur la planche !).

Au milieu d’excellentes initiatives pour améliorer la qualité de la cuisine, éduquer le goût des étudiants, réduire les files d’attentes ou encore les tarifs trop élevés, on a eu la surprise de trouver une suggestion pour éduquer les étudiants à la consommation…de vin !!! Cette mesure arrive comme un cheveu sur la soupe, à l’heure où l’on prétend vouloir lutter contre l’alcoolisme chez les jeunes


De l'alcool au resto U?
envoyé par liberation. – L’info video en direct.

Cette proposition est d’autant plus stupéfiante que le rapport invoque des motifs de prévention de l’alcoolisme festif (cf. commentaire en dessous de l’article) en apprenant aux jeunes ce qu’est la modération…Comme si les jeunes avaient besoin qu’on leur fasse découvrir le pinard et autres boissons alcoolisées.

Jeunes femmes lors d'une degustation de Vin Rouge - iStockphoto pour Surf Prevention

Mon avis de médecin investi dans la prévention de l’alcoolisme : encore une mesure pour lisser l’image du vin et élargir le panel de consommateurs potentiels de boissons alcoolisées en France, et ainsi fidéliser une nouvelle clientèle en touchant les étudiants qui ne sortent pas dans les bars.

Même si la consommation de vin à très petites doses pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé cardio-vasculaire, il faut rappeler que le vin, c’est de l’alcool. On peut subir tous les effets délétères de l’alcool par la consommation exclusive de vin. Mais en France, on croit encore que le vin est une boisson alcoolisée à part. Combien de fois ai-je entendu un patient me dire « Je ne suis pas alcoolique Docteur, je ne bois que du vin… »

Valérie Pécresse a « coupé la poire en deux » en disant qu’il n’était pas prévu de mettre de l’alcool dans les repas Crous mais qu’elle n’était pas opposée à des dégustations ponctuelles de vin.

Le lobby de l’alcool et la filière viticole peuvent se frotter les mains : grâce à Jean-Pierre Coffe et à la publicité pour les boissons alcoolisées sur Internet, les ventes vont bientôt repartir à la hausse. Les addictologues ne manqueront pas de patients à soigner dans les années à venir…

Le surfer Mick Fanning et sa tong-décapsuleur

Mercredi 27 janvier 2010

La ‘Mick Fanning Signature Sandal’ est un modèle de tongs qui se veut original car il s’agit de la première paire de savattes pouvant décapsuler des bouteilles…
Ce spot publicitaire vu sur YouTube montrant le champion du monde de surf Mick Fanning décapsulant une bière avec sa tong est à mon sens complètement naze, pour au moins deux raisons.

Cette idée lumineuse était née quand Mick Fanning était encore un gros fêtard (il se serait assagi depuis et a adopté une meilleure hygiène de vie pour devenir le meilleur surfeur du monde). Compte-tenu du goût prononcé de certains Australiens pour la bière, un ouvre-bouteille incorporé dans les tongs (que les surfeurs portent en toute occasion) pouvait sembler être une « bonne idée marketing ».

Le premier problème que pose ce dispositif est hygiènique. Les slaps traînent par terre en permanence, y compris dans la merde, et le décapsuleur se trouve au niveau de la semelle. Utiliser un décapsuleur crado sur le goulot d’une bouteille en verre est susceptible d’y déposer des saletés et des microbes que nous ingurgiterons dès la première gorgée.

Ce qui me choque ensuite, ce sont toutes ces pubs pour de la bibine destinées aux surfeurs. Sur cette pub Reef, le surfer siffle sa bière cul sec avant d’aller surfer : bel exemple pour les jeunes ! Je viens de voir une autre vidéo encore plus pitoyable avec Michel Bourez et Charly Martin : ces types sont des champions de surf et ils n’ont pas compris (ou leur  »manager » ne leur a pas expliqué) qu’ils ont un rôle d’exemple à jouer. Je m’étais également insurgé l’an dernier contre le partenariat scandaleux entre Surfrider et Corona pour un programme pédagogique adressé à des enfants…

En Australie au moins, ils font de la prévention contre l’alcoolisme, y compris dans les revues de surf. En France, on en est encore à faire croire aux gens que c’est bien, que c’est cool, de boire de l’alcool ou qu’il y a une différence entre boire du bon vin ou une bière fraîche et boire un alcool fort (alors que c’est tout aussi nocif à quantité d’alcool égale).

Si la majorité des consommateurs réguliers arrivent à gérer leur consommation d’alcool, il n’en va pas de même pour tous les jeunes qui vont sombrer dans l’alcoolisme, le vrai, après être passé par « l’alcool festif ». Voilà pourquoi on ne peut pas faire de publicité grand public pour de l’alcool que ce soit dans un magazine, à la télévision ou sur Internet. J’ai vu tellement de proches et de patients détruits ou tués par l’alcool que je me battrai toujours contre cette banalisation de l’alcool.

Avant d’aller surfer, il est fortement déconseillé de boire de l’alcool (risque de noyade). Avant une session de surf, hydratez-vous avec de l’eau minérale, un jus de fruit ou une boisson énergétique type Powerade (et non pas une boisson énergisante type Red Bull).

Lire la fiche Surf Prevention : boire ou surfer, il faut choisir.

Mick Fanning Reef Sandal Tong  decapsuleur ouvre bouteille Biere Beer Surf Prevention vue sur YouTube

Mick Fanning Reef Sandal Biere Beer Surf Prevention tags : alcool, plage, vagues, sable, planche de surf, surfeur, prevention alcoolisme jeunes

Un Site Internet Santé Jeunes pour les 16-25 ans

Lundi 23 novembre 2009

Qu’est-ce qu’une IST ? Quels sont les risques liés à la consommation de cannabis ? A qui parler quand on se sent déprimé ? Comment se procurer une contraception gratuite ?…

Pour répondre aux questions que se posent les 16-25 ans sur leur santé, le Ministère de la santé et des sports et l’Inpes lancent le www.portailsantejeunes.com.

Sexualité, tabac, alcool, nutrition, mal-être, toxicomanie, risques auditifs y sont abordés. Afin d’informer les jeunes et de les orienter vers des dispositifs d’aide confidentiels, quatre rubriques ont été créés :

- la rubrique « T’informer » référence les sites d’information thématiques développés par l’Inpes (www.onsexprime.fr, www.choisirsacontraception.fr , www.mangerbouger.fr, etc.) ;

- la rubrique « En parler » est un annuaire des lignes téléphoniques, des adresses des sites et forums pour échanger avec des professionnels de santé ou bien partager son expérience (fil santé jeunes, sida info service, tabac info service, etc.) ;

- la rubrique « La doc à télécharger » met gratuitement à disposition les supports d’information de l’Inpes (brochures, dépliants…) sur chacun des thèmes abordés.

- la rubrique « Les vidéos sur le sujet » regroupent les campagnes de prévention de l’Inpes depuis 2007.

Le lien http://www.marvellousmobile.fr/inpes_portail permet d’accéder au portail depuis un téléphone mobile. Une autre solution consiste à saisir son numéro de téléphone sur le portail, le lien est alors envoyé par SMS. Le portail est également accessible depuis le site de l’Inpes www.inpes.sante.fr .

Prévention : Paris s’engage contre le Binge Drinking !

Mercredi 11 novembre 2009

La Ville de Paris lance un concours de films d’horreur autour d’un fléau venu d’Outre-Manche qui touche de plus en plus de jeunes (et pas seulement les Parisiens), dès le lycée : Le « Binge Drinking », ou boire beaucoup d’alcool en très peu de temps.


1-BINGE – TEASER
envoyé par thebinge-lefilm. – Regardez des web séries et des films.

Parce que les messages de prévention déconnectés de leur réalité touchent peu ou prou les jeunes, la Ville de Paris a choisi de laisser les 15-25 ans réaliser eux-mêmes des mini-films vidéo, dans un genre qu’ils apprécient, celui de l’horreur. Six seront primés par un jury professionnel, avec des dotations de 250 à 1.500 euros.

La consommation d’alcool chez les jeunes s’est stabilisée depuis 2003. Pas le Binge drinking, qui consiste à ingurgiter une grande quantité d’alcool en un court laps de temps.

« Le phénomène s’est amplifié en France avec une augmentation de plus de 10 % entre 2005 et 2008, + 14 % pour les filles + 8 % pour les garçons » s’inquiète Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire chargé de la santé, citant des chiffres de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

En 2008, près de 20 % des jeunes de 17 ans interrogés ont pratiqué ce type de consommation sévère, qui consiste à boire au moins 5 verres en une seule occasion, au moins 3 fois au cours du mois.

Selon une enquête Escapad (enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel à la préparation défense) publiée en juin dernier, et réalisée sur 39.542 jeunes âgés de 17 ans, 59,8% d’entre eux ont déjà été ivres.

Qu’on parle de murge, cuite, de se déchirer ou ?mettre minable, cette tendance à « plus et plus vite » peut avoir des conséquences graves. Sur le moment : provoquer un accident ou en être victime, avoir des rapports sexuels non désirés ou non protégés, devenir violent ou encore risquer un coma éthylique. Dans un second temps : causer des lésions cérébrales, en particulier chez les sujets jeunes, quand il y a répétition d’une pareille consommation excessive.

Pour le Dr François Lecomte, médecin urgentiste à Cochin, « plus ça va, plus le nombre de passages aux urgences augmente et plus l’âge baisse ». Entre 2008 et 2009, le nombre des moins de 18 ans admis pour ce motif aux urgences de cet hôpital parisien aurait doublé, sachant que les cas les plus lourdement alcoolisés sont pris en charge par le Samu.

Le Dr Béatrice Badin de Montjoye, psychiatre addictologue, a estimé qu’il fallait « aider les jeunes à s’approprier cette problématique » à causes multiples: remède à la timidité, envie de mieux s’intégrer à un groupe, envie de s’anesthésier, phénomène de mode etc.

Face à ces nouveaux comportements, la Ville de Paris lance une campagne de prévention d’un genre différent : « The binge – Trop boire c’est le cauchemar » est un concours de mini films inspirés des films d’horreur. L’objectif est de permettre aux jeunes de se sensibiliser les uns les autres par le biais de vidéos, avec un langage et des codes qui leur sont propres et non plus empruntés aux adultes ou aux institutions.

« Nous avons décidé de relever le défi et de faire en sorte que ce soit la santé publique qui soit privilégiée pour les jeunes sur internet » a déclaré Jean-Marie Le Guen, alors que de nouvelles mesures comme l’interdiction totale de la vente d’alcool aux moins de 18 ans et de la vente au forfait ont été votées par l’Assemblée en mars dernier.

« On a voulu que les jeunes s’adressent aux jeunes, avec une conception participative », a indiqué Bruno Julliard, adjoint chargé de la jeunesse, précisant avoir voulu une campagne « ni dramatisante ni banalisante ».

 A travers ce concours, les jeunes pourront :

-réfléchir et s’exprimer librement sur leur rapport à l’alcool ;

-énumérer les effets négatifs du « binge drinking » avec leurs mots et leurs images ;

-associer, mais de façon légère, « binge drinking » et horreur ;

-anticiper, à travers leur film, les conséquences cauchemardesques de l’ivresse ;

-élaborer eux-mêmes des messages de prévention convaincants.

Destiné aux jeunes âgés de 15 à 25 ans habitant, travaillant ou étudiant à Paris, mais aussi aux structures associatives parisiennes, le concours est accessible : sur le site www.thebinge-lefilm.com entre le 10 novembre 2009 et le 8 mars 2010.

Aux jeunes de prendre leur caméra, téléphone portable ou web cam pour réaliser un mini film de 30 secondes à 5 minutes et mettre en garde les autres contre « l’enfer du binge drinking » qui peut transformer une soirée en une nuit de cauchemar (perte de contrôle, comportements dangereux, violences physiques, verbales ou sexuelles, etc.).

Tous les films reçus sont mises en ligne, exceptés ceux jugés : attentatoire au respect de la dignité des personnes (propos discriminatoire, injurieux, contenu pornographique…) ; en contradiction avec les lois en vigueur ; contraire aux bonnes moeurs et/ou à l’ordre public.

En savoir plus sur www.paris.fr

Vidéo Daily Motion : 

Teaser de la campagne de sensibilisation de la Mairie de Paris « Trop boire c’est le cauchemar ».

A vous de prendre votre caméra pour réaliser un film et mettre en garde les autres.

A travers l’univers du film d’horreur, mettez en scène l’hyper-alcoolisation rapide et brutale pour dissuader vos amis de l’enfer du Binge-Drinking!

VOTRE ARME: VOTRE CAMERA, APPAREIL PHOTO, MOBILE

LE MESSAGE: TROP BOIRE C’EST LE CAUCHEMAR !

DUREE: MAXIMUM 5 minutes.

Les films les plus dissuasifs recevront jusqu’à 1500 euros de prix!

Pub pour l’alcool sur Internet : la grande hypocrisie

Mardi 10 mars 2009

La fin des open-bars : qu’en pensez-vous ?
envoyé par republicain-lorrain

Je préparais justement un article pour m’insurger contre le fait que l’on fasse de la publicité pour une marque de bière sur le site Internet d’une compétition internationale de surf comme le Quiksilver Pro Gold Coast (la compétition a lieu en Australie mais des milliers d’internautes français suivent l’événement sur ce site).

J’espérais qu’en France, la « loi Bachelot » montrerait l’exemple et prenne enfin le problème de l’alcoolisme chez les jeunes à bras le corps : il n’en sera rien.

Je ne parle pas des mesurettes totalement inopérantes (comme on a pu le voir dans le reportage du dernier Zone Interdite) d’interdire la vente d’alcool aux mineurs (qui continueront à s’en procurer encore plus facilement que du cannabis) ou d’interdire les open bars (alors que les dégustations de vin seront toujours autorisées !?!). Sur ce dernier point, excusez-moi, mais je ne saisis pas très bien la différence qu’il y a entre boire de l’alcool gratuitement dans un bar et boire de l’alcool gratuitement dans une foire aux vins…


Aube : Des vignerons soulagés !
envoyé par canal32-wizdeo

Et on va maintenant autoriser la pub pour l’alcool sur Internet !!! C’est incroyable. C’est scandaleux !

L’Assemblée Nationale a autorisé ce lundi 9 Mars 2009 la publicité en faveur de l’alcool sur Internet en France. Avec quelques restrictions tout de même…

Rappellons que la loi Evin de 1991 ne faisait pas mention de la publicité sur Internet à l’époque.

Avec cette autorisation pour les marques de boissons alcoolisées de faire de la publicité sur la Toile, Roselyne Bachelot est peut-être en train d’ouvrir la boîte de Pandore : sa loi pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché initialement et pourrait encourager encore plus la consommation d’alcool (c’est bien le but de la publicité non ?).La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a essayé de rassurer en parlant d’une «ouverture contrôlée et encadrée».

Elle a donné son feu vert à un amendement qui autorise la publicité pour l’alcool sur Internet, avec des restrictions concernant notamment les sites «principalement destinés à la jeunesse». Mais comment va-t-on définir ce qu’est un site destiné à la jeunesse ??? Je ne parle pas du site de Canal J où le public ciblé est évident mais de tous les sites (autour de la board culture par exemple) qui touchent toutes les tranches d’âge avec un large public jeune. Tout en sachant que les jeunes surfent sur tous les sites qu’ils désirent consulter…A moins d’intégrer les sites faisant de la pub pour de l’alcool dans les filtres des logiciels de contrôle parental (difficile à imaginer).

La restriction vise aussi des services en ligne «édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles». Ouf, il n’y aura pas de pub pour de la bibine sur le site de la Fédération Française de Surf

L’amendement précise aussi que la publicité pour l’alcool ne sera pas intrusive, c’est-à-dire que l’utilisation des spams ou des pop-ups sera interdite.

Les jeunes surfeurs, et les sportifs en général, se retrouveront quand même matraqués de publicités pour des boissons alcoolisées et pour les energy drinks : on fera semblant de s’étonner après que des gamins se défoncent au vodka-Red Bull dans les soirées…

La vérité, c’est que ce sont encore les lobbies qui tirent les ficelles et que leur argent prime sur la santé des gens et sur la prévention des pathologies, ô combien nombreuses et graves, liées à ce fléau qu’est l’alcool.

En tant que médecin généraliste investi dans la prévention, je trouve cette décision d’autoriser de faire la pub pour de l’alcool sur le Net (amené à devenir le media numéro 1) pathétique et tellement hypocrite.

Certains se décarcassent pour faire de la prévention de l’alcoolisme et ils voient leurs efforts réduits à néant par l’arrivée massive de la pub pour l’alcool sur Internet.

J’ai travaillé pendant plusieurs années au poste médical avancé des Fêtes de Bayonne  : le constat d’une alcoolisation massive d’enfants de plus en plus jeunes repêchés dans des états lamentables dans les caniveaux ou dans la Nive m’a fait prendre conscience de l’urgence qu’il y avait à s’investir dans la prévention auprès des plus jeunes, raison pour laquelle Surf Prevention avait lancé l’opération « les surfeurs se mettent à l’eau » l’an dernier…

Mais d’un côté, ce genre d’opération de prévention de l’alcoolisme peine à obtenir le moindre centime de subvention pour mener à bien une campagne efficace…et de l’autre, la publicité pour l’alcool va se retrouver facilitée… C’est vraiment décourageant.

Sous prétexte que l’alcool « fait partie de la culture » française, on encourage insidieusement les jeunes à picoler avec les résultats déplorables que l’on connaît en termes de santé publique.

En tous cas, ce n’est pas demain la veille que vous verrez de la pub pour une boisson alcoolisée sur Surf Prevention : boire ou surfer, il faut choisir !!!