SURF PREVENTION : Santé et Surf
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La Surf Thérapie pour profiter d’une luminothérapie naturelle !

Lundi 5 avril 2010

Nous nous en rendons tous compte : notre moral est plus bas quand il fait gris pendant plusieurs jours d’affilée au coeur de l’hiver que lorsque nous pouvons profiter du soleil au quotidien. Nous avons besoin de lumière pour être de bonne humeur et vivre en bonne santé. La lumière du soleil (on ne parle plus des rayons UV du soleil ici mais de la lumière visible du soleil) est indispensable à notre vie  et au bon fonctionnement de notre organisme. En profitant d’une surf thérapie dans de bonnes conditions d’ensoleillement, on assure à notre organisme une luminothérapie naturelle de qualité.

La luminothérapie a un effet positif sur notre humeur.  La luminothérapie pourrait prévenir l’apparition de symptômes dépressifs voire même guérir de certaines formes de dépression. La dépression saisonnière est directement liée au déficit de lumière quand l’ensoleillement diminue et que les jours raccourcissent. Certaines personnes ont une humeur plus sensible que d’autres aux saisons : en France cela peut correspondre à un syndrome dépressif plus ou moins marqué du début de l’automne jusqu’au printemps suivant. La luminothérapie a fait ses preuves en traitement de la dépression saisonnière où elle fait au moins aussi bien que les médicaments antidépresseurs. La luminothérapie aurait une influence sur la sécrétion de sérotonine, neurotransmetteur régulant notre humeur. Les récepteurs à la lumière de la rétine de nos yeux stimulés le matin bloquent la transformation de la sérotonine en mélatonine pendant la journée.

La lumière du jour diminue donc la sécrétion de mélatonine impliquée dans la régulation de notre cycle veille-sommeil. Le taux de mélatonine est normalement très bas en plein jour – si on s’expose suffisamment à la lumière - et atteint son pic pendant la nuit. Schématiquement : plus on s’expose à la lumière du jour, plus le taux de mélatonine baisse et mieux nous sommes éveillées pendant la journée. La luminothérapie permet de diminuer la somnolence diurne, de prévenir certains troubles du sommeil et de participer au traitement des insomnies. Idéalement, il faudrait pouvoir profiter au maximum des journées pour mieux dormir la nuit. C’est ce que je vous propose avec la Surf Thérapie.

Luminotherapie naturelle a la plage - belle jeune femme brune en maillot - iStock

Malheureusement certains métiers avec des horaires de nuit ou des emplois du temps décalés peuvent dérègler notre horloge interne. Certains travailleurs de jour sont également privés de la lumière du soleil car ils travaillent dans des lieux trop sombres qui ne laissent pas suffisamment passer la lumière. Pour améliorer le confort au travail et y diminuer le stress, il faudrait penser à aménager les locaux de manière à mieux laisser passer la lumière naturelle. Les lumières artificielles de nos écrans d’ordinateur devant lesquels nous passons de plus en plus de temps sont inefficaces pour remplacer l’exposition à la lumière naturelle.

La luminothérapie pourrait également avoir des indications dans le traitement de la douleur ou dans la prise en charge de la démence chez les seniors. Elle peut aussi être utilisée pour le syndrome du décalage horaire ou jet lag.

En pratique : vivez au rythme du soleil ! Profitez-en dès les premiers rayons du jour jusqu’au coucher du soleil, comme le fait le surfeur. Vous verrez que vous vous sentirez beaucoup mieux dans votre peau dans la journée et que vous dormirez ensuite comme un loir pendant la nuit. Ce conseil est simplissime à appliquer et peut apporter de grands bénéfices à votre santé. A une époque où nous ne savons plus vivre, il est indispensable de rappeler les bases : sortons plus souvent pour profiter de la lumière naturelle ! Nous sommes trop souvent carencés en lumière naturelle car cloîtrés à l’intérieur. C’est pourquoi la méthode Surf Thérapie se réalise intégralement en extérieur. Quel meilleur prétexte pour profiter de la lumière naturelle que d’aller surfer ?

La luminothérapie artificielle consiste par exemple à s’asseoir devant un boîtier lumineux pendant au moins 30 minutes. Il n’est pas utile de se dénuder pour profiter des effets bénéfiques de la luminothérapie. Les lampes de luminothérapie sont à utiliser de préférence le matin pendant 30 minutes à 2 heures selon la puissance de l’appareil. Il suffit d’avoir les yeux ouverts à proximité de la lampe sans fixer la lumière.

Il me paraît aberrant d’avoir recours à des appareils de luminothérapie artificielle quand on peut profiter de la lumière naturelle du soleil à longueur d’année (ce qui n’est pas le cas dans les pays nordiques). Même si vous habitez en ville, il faut toujours rechercher la lumière en marchant sur un trottoir ensoleillé plutôt que de prendre le métro, en déjeunant sur une terrasse au soleil et en mettant le nez à la fenêtre régulièrement pour exposer votre visage au soleil. Vos yeux ouverts feront le plein de luminosité (attention de ne jamais regarder directement vers le soleil au risque de souffrir de graves brûlures). La luminothérapie naturelle se fait automatiquement au cours d’une séance de surf thérapie qui permet de profiter en plus des bienfaits de l’activité physique et de la thalassothérapie.

Nota bene: certaines pathologies ophtalmologiques comme la cataracte, la DMLA ou le glaucome peuvent contre-indiquer la luminothérapie.

Ci-dessous la publicité Tropicana sur Youtube qui montre les bienfaits de la lumière (et d’un jus de fruit !) sur le moral des hommes, quand ceux-ci ne peuvent pas en profiter pendant plusieurs semaines de suite dans l’Arctique au Canada.

Santé : le Surf contre les Troubles du Sommeil

Samedi 9 janvier 2010

Que vous soyez « petit » ou « gros » dormeur, la pratique du surf peut améliorer la qualité de votre sommeil.

Pour bien dormir, il faut schématiquement être actif le jour et se reposer la nuit. Le rythme de vie du surfeur lui confère cette alternance activité-repos et lui permet donc de bien régler son horloge interne.

- Réveil à l’aube et session du matin :

Si vous adoptez le rythme de vie d’un surfeur, vous vous réveillerez à l’aube pour connaître les conditions de houle du jour. Pour mettre à l’heure notre horloge biologique interne, il est important de profiter de la lumière naturelle dès le lever du soleil. Le surf permet de profiter de la lumière du jour car il s’agit d’une activité en plein air.

La lumière du jour est perçue par la rétine des yeux qui transmet ses informations vers l’hypothalamus, siège de l’ »horloge interne » à la base de notre cerveau. La lumière inhibe la production de l’hormone du sommeil – la mélatonine -et permet ainsi de régler notre rythme circadien en remettant « les pendules à l’heure » chaque matin.

Aller surfer tôt le matin est le meilleur gage pour trouver un vent favorable à la pratique du surf et peu de monde dans l’eau. La session du matin demande un bon échauffement pour « dérouiller » les articulations engourdies. Après un surf au petit matin, vous vous sentirez ragaillardi et plein d’énergie pour attaquer votre journée.

Même si vous avez eu une nuit plus courte que d’habitude, il est important d’essayer de se lever à peu près à la même heure tous les jours.

- L’heure de la sieste :

Après une session de surf, une matinée bien remplie et un bon déjeuner, vous aurez physiologiquement envie de vous assoupir. A la mi-journée, le vent se lève généralement, rendant les conditions de surf moins intéressantes. Profitez-en pour faire la sieste, dont les bienfaits ne sont plus à démontrer ! La sieste doit être faite entre midi et 15 heures, au moment où notre vigilance baisse naturellement. Elle consiste à s’endormir ou à s’assoupir pendant une durée idéale de 10 à 30 minutes. Privilégiez une sieste courte pour ne pas décaler votre sommeil nocturne. La sieste est aussi le moment de compenser le manque de sommeil éventuel de la nuit précédente. Après une bonne sieste, on se réveille de bonne humeur, avec « la pêche » et une envie de se préparer à sa prochaine session de surf !

Attention : il est déconseillé de faire sa sieste au soleil, au risque de vous réveiller avec de sérieuses brûlures sur la peau. Pour piquer un somme au bord de l’eau, recherchez l’ombre et la fraîcheur avant tout.

Note : la sieste est encore mal acceptée dans un pays comme la France. Je crois intimement que la sieste devrait être un droit du travail pour rendre les salariés plus productifs et moins stressés.

Surfer faisant la sieste au bord de l'eau à la plage les doigts de pieds en éventail. Quand Google Wave fait sa maintenance :  "Surf's out dude time to chillax" apparaît.

- Le surf dans l’après-midi :

Il peut être agréable d’aller surfer après 16 heures, quand le soleil tape un peu moins fort en été.
Si vous décidez d’aller surfer avant le coucher du soleil – qui peut être le meilleur moment de la journée – préférez une session sur un mode cool et tranquille. Un exercice physique intense n’est pas conseillé en fin de journée pour permettre à notre température corporelle de baisser et pour laisser notre organisme se mettre en « mode sommeil » progressivement.


- La soirée après une journée de surf :

Une nuit de sommeil, ça se prépare plusieurs heures à l’avance ! Plus l’heure de l’endormissement approche, plus vous devez privilégier des activités calmes.
Je vous conseille donc de lire un livre de surf plutôt que d’aller surfer sur Internet ou de jouer à un jeu vidéo (les écrans lumineux maintiennent éveillés) jusqu’à une heure avancée. Ne consommez pas d’excitant (cigarettes, alcool, café,…). Essayez de vous mettre au lit avant minuit.

Après une vraie journée de surf, une exposition au soleil, au vent et à l’eau froide, votre corps ne demande en général qu’une seule chose : dormir profondément ! Jusqu’à la session du lendemain matin…

Quand on passe une nuit à dormir au bord de l’Océan – dans un logement à proximité de la mer ou à la belle étoile – on bénéficie du bercement par le bruit relaxant des vagues qui se brisent sur le sable et du ressac.

Le sommeil des surfeurs peut être déréglé en surf trip quand ils traversent plusieurs fuseaux horaires et qu’ils sont victimes du jet lag . Savoir ce qu’est le jet lag ou syndrome du décalage horaire .

Lire le guide sommeil  de l’INPES : « Bien dormir, mieux vivre. Le sommeil, c’est la santé ! » .

Bien dormir pour prévenir la Grippe A !

Vendredi 27 novembre 2009

On nous serine en permanence les mesures barrières pour se prémunir de la Grippe A/H1N1 : se laver les mains, porter un masque, etc.

Mais on oublie de rappeler aux gens qu’ils ont intérêt à rester en forme pour combattre au mieux l’infection, et tous les microbes qui nous assaillent en permanence.

Une maladie infectieuse résulte de la rencontre entre un microbe et une personne (on parle du « terrain »).

Plus notre terrain est « fort », mieux nous nous défendons contre les infections.

Nous rencontrerons tous le virus H1N1 à un moment ou à un autre (d’ici à 3 ans, 100% de la population devrait l’avoir rencontré) mais certaines personnes infectées ne présenteront pas ou peu de symptômes quand d’autres feront des formes plus « bruyantes » ou graves après avoir contracté exactement le même virus.

Le premier facteur de vulnérabilité est constitué par les facteurs de risque (personne immunodéprimée, atteinte d’un cancer, d’une maladie chronique comme l’asthme, le diabète, l’obésité…)

Mais que ce soit pour une personne « saine » ou étiquetée « Ã  risques », il est primordial de rester en forme. Et pour être en forme, il faut commencer par bien dormir !

La plupart des patients grippés que j’ai consultés ces dernières semaines ont fait une simple « grippette ». Ceux qui ont fait les grippes les plus « carabinées » étaient ceux qui étaient déjà fatigués avant l’infection : c’est le cas typique de l’étudiant stressé en dette de sommeil après plusieurs soirées alcoolisées qui tombe malade.

Mieux vous dormirez, mieux vous combattrez l’infection.

Une étude vient de le démontrer : un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité est un facteur de susceptibilité pour développer une infection virale respiratoire.
Les patients qui avaient dormi moins de 7 heures par nuit dans les jours précédant l’exposition à un virus avaient 3 fois plus de chances d’attraper un rhume que ceux ayant dormi 8 heures ou plus.

L’étude en question a été réalisée avec un rhinovirus mais on pourrait extrapoler ses résultats concluants à d’autres infections, comme celle de la grippe A/H1N1.

En cette période d’épidémie, je vous conseille donc plus que jamais de bien dormir en prévention de l’infection ; ce qui ne veut pas dire de rester au lit toute la journée, nous verrons prochainement que l’activité physique modérée dope les défenses immunitaires ! 

N.B. : si vous tombez malade, il est primordial de vous reposer jusqu’à la guérison (pas de sport si vous êtes malades) et de reconsulter votre médecin généraliste si les symptômes persistent (ou directement le 15 ou les urgences en cas de gêne respiratoire).

Bon je vous laisse…j’ai décidé de me coucher une heure plus tôt ce soir pour mieux me défendre contre les virus que les patients ne manqueront pas de ramener à ma consultation demain matin !

Dr Guillaume Barucq.

Référence : Sleep Habits and Susceptibility to the Common Cold ; Sheldon Cohen, PhD; William J. Doyle, PhD; Cuneyt M. Alper, MD; Denise Janicki-Deverts, PhD; Ronald B. Turner, MD (Arch Intern Med. 2009;169(1):62-67).

Comment bien dormir : le guide !

Samedi 11 juillet 2009

Guide Bien dormir Mieux Vivre / Le sommeil c’est la santé ! par l’INPES

L’Inpes lance le premier guide pratique grand public « Bien dormir, mieux vivre » qui vise à aider les Français à développer un sommeil de meilleure qualité en donnant des conseils adaptés à chaque profil de dormeur.98 % des Français ont une représentation positive du sommeil et 86 % l’associent à un moment de plaisir, selon un sondage mené en 2007. Si la plupart d’entre eux a l’intuition que le sommeil est bon pour la santé, 45 % estiment ne pas dormir assez ; 17 % sont d’ailleurs en dette chronique de sommeil et 12 % insomniaques.

Bien dormir relève parfois du défi… Nos styles de vie et nos horaires de travail impliquent souvent des temps de repos irréguliers. Quand s’ajoutent à cela la naissance d’un enfant, le stress, le bruit, etc., bénéficier des bienfaits d’un sommeil récupérateur n’est pas si simple. Or, dormir bien et suffisamment permet de faire face à chaque nouvelle journée. Le sommeil est une fonction biologique vitale dans laquelle nous puisons notre énergie. C’est un facteur majeur d’équilibre physique et psychologique, il est indispensable pour réduire le stress.

Être à l’écoute de ses besoins pour développer sa propre stratégie de sommeil

Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil. Le guide « Bien dormir, mieux vivre » a été conçu afin que chaque type de dormeur (couche-tôt, lève-tard, gros ou petit dormeur, etc.) puisse trouver facilement des conseils qui lui conviennent.

Notre profil en tant que dormeur et les particularités de notre sommeil (nombre d’heures nécessaires, durée des cycles, etc.) sont déterminés génétiquement. Le guide invite à être à l’écoute de ses besoins pour bien respecter le rythme de son horloge biologique. Paupières lourdes, bâillements, étirements ? Ce sont les signes annonciateurs du sommeil… il ne faut pas lutter et plutôt aller se coucher !

Bien dormir peut être un véritable apprentissage et susciter de nombreuses interrogations : « Les heures « dormies » avant minuit comptent-elles double ? Que faire si l’on prend souvent l’avion ? Pourquoi faut-il éviter le sport le soir ? »…

Autant de questions auxquelles le guide apporte des réponses, permettant de mieux comprendre les mécanismes qui régissent notre sommeil.
Il permet également d’identifier les différentes causes qui peuvent troubler le sommeil, telles que le bruit et le stress et propose des solutions pour les limiter. Par exemple en préparant l’endormissement. Lecture, relaxation, musique douce : à chacun ses rituels pour créer un climat propice à la détente et à une bonne nuit de sommeil.

Diffusé à 1,5 million d’exemplaires, ce guide de 32 pages « Bien dormir, mieux vivre » (pdf, 705 Ko) est disponible notamment auprès des Cres et des Codes, des Ddass, des Caisses Primaires d’Assurance Maladie, et de certains hôpitaux. Il est également téléchargeable sur le site www.inpes.sante.fr