SURF PREVENTION : Santé et Surf
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L’inventeur du Frisbee est mort…

Vendredi 12 février 2010

Vous ne connaissiez probablement pas Walter Fredrick Morrison dit « Fred », mais vous avez certainement déjà joué avec sa géniale invention : le frisbee ! L’inventeur du disque en plastique volant s’est éteint à son domicile dans l’Utah à l’âge vénérable de 90 ans. De là à dire que la pratique régulière du frisbee allonge l’espérance de vie (comme le golf), il n’y a qu’un pas…

Walter Fredrick Morrison inventeur Frisbee mort a 90 ans - tags : personne agee - plage -sport - activite physique -vieux monsieur

Savez-vous comment Walter Fredrick Morrison a inventé le frisbee ? L’histoire n’est pas banale. Walter a commencé à se familiariser avec les disques volants en 1937 en jouant avec l’oncle de sa petite amie à s’envoyer le couvercle d’un pot à pop-corn. Il a ensuite piqué des moules à gâteaux dans la cuisine de sa mère pour les envoyer à sa copine et future femme, Lucile. Puis il s’est mis à vendre des « moules à gâteaux volants » sur les plages en Californie pour 25 cents. Pilote de chasse fait prisonnier pendant la 2e Guerre Mondiale, Walter Fredrick Morrison est ensuite devenu charpentier. Il profitait de ses moments libres pour dessiner un disque volant plus aérodynamique. Après le flop du « Flyin-Saucer », son premier prototype, Walter a sorti un modèle appelé le « Pluto Platter » aux lignes plus pures et qui volait beaucoup mieux. Ce modèle n’a pas tardé à attirer l’attention de Wham-O (la compagnie qui commercialisa le Hula Hoop), avec qui Fred signa un contrat en 1957 (j’espère pour lui qu’il a touché un pourcentage des ventes par la suite…).

Le nom commercial « Frisbee » vient en fait de la boulangerie Frisbie Pie Company, dans le Connecticut, dont les moules étaient utilisés par des étudiants qui jouaient à se les lancer. Walter Fredrick Morrison n’aurait jamais imaginé le succès phénoménal que remporterait son invention qui paraissait pourtant si simpliste. L’inventeur du frisbee est décédé, mais tant que des frisbees continueront à voler sur les plages et à donner le sourire aux jeunes, et aux moins jeunes, l’esprit que son inventeur a voulu donner à ce jeu perdurera.

La compagnie Wham-O a déjà vendu plus de 200 millions de frisbees à travers le monde. Le frisbee est même devenu un sport de compétition avec son circuit Ultimate Frisbee. La Fédération française de Flying Disc (FFDF) compte plus de 1600 licenciés.

Quand il n’y a pas de vagues pour surfer, le frisbee est une excellente activité physique à pratiquer sur la plage. C’est l’une des activités sur le sable que je propose en alternative à la marche dans la méthode Surf Thérapie. Le frisbee est un jeu qui ne coûte pas cher à pratiquer et dont la prise en main est relativement simple. Même si j’avoue avoir toujours eu tendance à le lancer de traviole…Tiens, si je trouve de la documentation sur le sujet, je ferai un petit article sur l’accidentologie liée à la pratique du frisbee un de ces quatre ;-) .

Une vidéo un peu délire en bonus en mémoire de Fred (interdit aux moins de 12 ans !) :

Plus d’infos sur le frisbee lumineux : http://www.flashflight.com/

Les Leçons de Surf…par Henry Felgueroso !

Mercredi 13 janvier 2010

Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de vous parler de Henry Felgueroso sur le blog de Surf Prévention ???

Ce personnage haut en couleur semble pourtant avoir tout compris au surf. Et il est très pédagogue en plus. En 5 leçons, il vous apprend à surfer !

Leçon n°1 : étire ta musculature pour ne pas souffrir de crampes intempestives. Plus d’infos sur l’échauffement ici .

Leçon n°2 : mets de la wax sur la face supérieure de la planche. Voir comment waxer sa planche de surf.

Leçon n°3 : mets le leash au niveau de la jambe arrière. Voir plus précisément comment mettre son leash.

Leçon n°4 : quand tu rentres dans l’eau, tiens la planche sur le côté pour éviter qu’une vague ne la renvoie vers toi.

Leçon n°5 (last but not least) : Si tu sors la nuit, pour t’amuser avec des amis et tes amies, ne bois pas beaucoup, parce qu’il peut y avoir des vagues le lendemain ! Nous n’aurions pas mieux dit ! Boire ou surfer, Henry Felgueroso a choisi !

A nous de te donner un petit conseil Henry (ne le prends pas mal…) : essaye de surfer plus souvent pour faire diminuer ta surcharge pondérale et ton tour de taille qui te prédisposent à des pépins cardio-vasculaires…

La technique du surf avec Henry Felgueroso dans la prochaine vidéo !

Le surfer basque Henry Felgueroso nous montre comment waxer sa planche de surf lecciones de surf para los surfistas

Le surf pour les seniors !

Mardi 17 novembre 2009

Le surf peut être pratiqué par tous dans des conditions adaptées.

Et les seniors ne font pas exception !

Une personne âgée de plus de 70 ans PEUT surfer.

Si vous savez déjà surfer, je vous renvoie aux conseils de prévention chez les surfeurs « Ã¢gés« . 

Si vous voulez vous mettre au surf à cet âge, c’est une autre histoire.

Se mettre au surf dans les vagues après soixante ans est possible, mais n’est pas forcément recommandé si vous n’avez aucune base technique.

L’apprentissage du surf dans les vagues requiert des aptitudes physiques et de coordination de mouvements complexes qui peuvent être altérées à cet âge.

La position de rame allongée n’est pas aisée à adopter surtout si la personne souffre d’arthrose de la colonne vertébrale ou d’une cyphose prononcée (la rame en surf requiert une hyperlordose). Le risque de traumatisme – et notamment de fractures chez des sujets présentant une ostéoporose – est plus important en cas de chutes, qui sont fréquentes en surf quand on débute.

Mais il existe une solution pour faire profiter les plus anciens des sensations de la glisse sur l’eau debout sur une planche : les planches de Stand-Up Paddle (S.U.P.) !

L’idéal, si l’on veut goûter aux joies du surf après 70 ans, est de s’initier au stand-up paddle sur un plan d’eau calme (sans vague ni clapot).

Cette activité de plein air en mer ne peut qu’être bénéfique, même à un âge avancé.

Bien accompagné, avec le bon matériel et dans des conditions idoines, il n’y a pas de limite d’âge pour faire du SUP.

Je propose à certains de mes patients retraités, qui ne présentent pas de contre-indication à la pratique du SUP, de s’y initier.

Pour prévenir le vieillisement pathologique, il est démontré qu’il convient de rester actif intellectuellement mais aussi physiquement et socialement.

L’idéal pour des personnes âgées est donc de participer à des activités physiques adaptées à leurs capacités physiques et de les pratiquer en groupe de personnes d’âges et de générations différentes si possible. Pourquoi ne pas prévoir une petite balade en stand-up avec Papi et Mamie le week-end prochain ?

Rien de pire que les activités infantilisantes proposées dans certains clubs du 3e âge. Pour garder leur amour propre et éviter de sombrer dans la dépression, les personnes âgées ont besoin de challenges à relever au quotidien.

Trop de personnes âgées ont tendance à croire que leur vie est derrière elles, se concentrent sur leurs déficits et ne profitent pas suffisamment de leurs capacités.

Bien sûr que l’on voit un peu moins bien et que l’on court un peu moins vite qu’à 20 ans quand on est un senior. Mais on peut toujours accomplir tout un tas de choses, y compris monter sur une planche de surf dans les conditions que je vous décris.

A partir du moment où une personne tient debout sur la terre ferme et a l’usage de ses membres supérieurs, elle peut faire du stand-up paddle !

Une personne âgée qui garderait des séquelles d’un accident vasculaire cérébral à type d’hémiparésie (paralysie partielle) d’un membre peut également glisser sur l’eau sur une planche adaptée. L’handiglisse se développe : de jeunes surfeurs unijambistes, avec un seul bras, paraplégiques ou tétraplégiques surfent. Pourquoi pas des personnes âgées ?

Tout doit être fait pour diminuer au maximum le risque d’accident : planches en mousse et initiation par un moniteur expérimenté dans un endroit sans vague pour commencer.

  »Etre vieux » ne veut plus rien dire à notre époque : je connais des vieux de 35 ans et des jeunes de 76 ans comme Don Wildman !  »La vieillesse », c’est dans la tête que ça se passe !

Nous vieillissons tous : il faut l’accepter et « surfer » en permanence pour adapter nos activités à nos capacités. Certaines personnes âgées se laissent abattre dès qu’elles entendent un peu moins bien ou qu’elles traînent la patte : la solution n’est pas de s’enfermer dans un appartement pour le restant de ses jours mais d’utiliser au mieux toutes ses capacités et les aides qui sont proposées pour garder une autonomie maximale.

Se mettre au surf permet de « rajeunir » dans son corps et surtout dans sa tête. Le fait de pratiquer un sport étiqueté « jeune » ne peut être que bénéfique pour l’estime de soi. Le fait de côtoyer des surfeurs plus jeunes crée une saine émulation : les « vieux » sont flattés de constater qu’ils arrivent à suivre des surfeurs plus jeunes. Les jeunes sont parfois piqués au vif de voir que Papi rame plus vite qu’eux. La pratique du surf intergénérationnelle se voit sur certaines plages d’Hawaii où il arrive que le grand-père surfe avec ses arrière-petits enfants !

Vous croyez encore que l’on ne peut pas surfer après 70 ans ? Lisez plutôt l’histoire de Don Wildman adepte du stand-up paddle.

Lire aussi les conseils de Joël de Rosnay pour vieillir jeune en surfant.

Don Wildman : portrait d’un jeune surfeur de 76 ans !

Vendredi 13 novembre 2009

Don Wildman, 76 ans, est un septuagénaire comme on aimerait en voir plus souvent.

Don Wildman ne s’est pas arrêté de bouger quand l’heure de la retraite a sonné, bien au contraire !

A la base, Donahue Wildman bénéficie quand même d’un bon patrimoine génétique : sa mère a vécu jusqu’à 94 ans et son père est mort à 88 ans. Don n’a jamais eu de problème de santé sérieux excepté une hyperthyroïdie il y a 30 ans. Il ne tombe quasiment jamais malade.

Don a eu une carrière bien remplie : il est le fondateur de la chaîne de salles de gym Bally Total Fitness aux Etats-Unis. Il s’est toujours appliqué à lui-même l’hygiène de vie rigoureuse qu’il préconise à ses clients.

« Je m’entraîne car cela rend fort mentalement dans tous les aspects de notre vie, y compris dans les affaires. Cela t’apprend la discipline et à faire des choses que tu n’as pas forcément envie de faire le matin en te levant » déclare Don Wildman.

Don est un sportif accompli : cycliste, triathlète, golfeur, snowboarder,…C’est d’ailleurs sur les pentes enneigées qu’il a fait la connaissance de Laird Hamilton qui est devenu son partenaire d’entraînement le plus fidèle. Il leur arrive de se faire déposer en haut d’une montagne en hélicoptère pour la dévaler en snowboard, de se retrouver pour soulever de la fonte ou encore de surfer de grosses vagues ensemble. Cet été encore, ils faisaient équipe pour tenter de traverser les Etats-Unis dans la course cycliste Race Across America.

Ce que Laird apprécie chez Don, c’est qu’il est toujours partant :  « tu peux l’appeler au milieu de la nuit pour lui demander de descendre le Nil en Stand-Up Paddle et il sera déjà en train de faire ses bagages pour prendre l’avion le lendemain matin… »Â déclare Laird Hamilton.

Don a initié Laird au VTT et Laird lui a transmis ses connaissances sur le surf et la rame.

“Les personnes âgées que je connais ne font plus de sport, c’est pourquoi tous mes potes sont beaucoup plus jeunes que moi. Les jeunes sont plus marrants, ils te poussent, tu les pousses et tu en oublies l’âge que tu as » affirme Don Wildman.

Don Wildman s’entraîne également avec un certain John McEnroe qui est son cadet de plus d’un quart de siècle !

 

Les surfers Don Wildman et Laird Hamilton ont participé ensemble à Race Across America 2009 en vélo

A propos du surf, Don constate :

« J’ai une maison sur la plage à Malibu (note de Surf Prévention : Don est blindé ;-) ). J’ai beaucoup de voisins fortunés mais ils ne sont jamais à la plage ! Nous sommes les seuls à en profiter. Avons-nous tort ? Ou est-ce que ce sont tous les autres qui se trompent ? Je pense que ce sont les autres qui ont tout faux ! Nous sommes dans le vrai quand nous sommes assis sur nos planches de surf et que nous regardons la côte en nous disant que la vie est vraiment incroyable ! C’est à se demander ce que le reste du monde fabrique… Je pense que nous avons tout compris quand nous sommes à l’eau, ici et maintenant ».

Le surfeur Don Wildman sur son stand-up paddle SUP

Don sait qu’à son âge, il doit tout faire pour éviter une blessure qui compromettrait son autonomie mais sa pratique de sports à risques l’expose à des traumatismes comme cet accident de surf survenu à Hawaii en Septembre 2008 quand un tube l’a plaqué contre sa planche et lui a valu une côte cassée et une contusion pulmonaire, ce qui ne l’a pas empêché de remporter 3 médailles d’or un mois plus tard dans l’épreuve de VTT des World Senior Games

On pourrait reprocher à Don de prendre trop de risques et « d’en faire trop pour son âge ». Mais Don n’est pas prêt de lever le pied car il tient à la dose quotidienne d’endorphines que lui procure le sport.

Mais Don n’est pas de ceux qui refusent de vieillir : « tu ne peux pas stopper le vieillissement mais tu peux certainement le ralentir. Quand tu prends de la bouteille, il te faut plus de temps pour récupérer et tu dois veiller à éviter de te blesser. Mais une chose est sûre : l’activité physique est primordiale. Quand les gens s’arrêtent de bouger, c’est la fin des haricots ! ».

« Pour bien vieillir, l’état d’esprit est également très important : tu dois t’amuser dans tout ce que tu fais. Tu dois également être curieux d’essayer de nouvelles choses : je me fiche de savoir l’âge que j’ai tant que je veux toujours être parmi les premiers à essayer une nouvelle activité » – comme le stand-up paddle.

Don Wildman

Laissons à Don Wildman le mot de la fin : « Quand tu es enfant, tu as juste envie de sortir et de t’amuser. Quand tu deviens adulte tu as besoin du même amusement, de la même excitation. Quand les gens me demandent quand est-ce que je vais enfin grandir, je leur réponds toujours : j’espère que je ne grandirai jamais ! Si ton cerveau reste jeune, tu continueras à être jeune ! « .

Références :

- Laird Hamilton, Force of Nature, Mind, body, soul, and, of course, surfing (livre).

- Bally’s founder Don Wildman speeds up at 76 (article de Roy M. Wallack du Los Angeles Times).