SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Santé: les jeunes d’aujourd’hui seront les cardiaques de demain…

Dimanche 11 avril 2010

Le mode de vie des jeunes préoccupe les cardiologues, particulièrement quand les comportements à risques s’accumulent. Pratiquer une activité physique régulière réduit de moitié les risques de maladies cardiovasculaires. Pour le rappeler, la Fédération Française de Cardiologie organise chaque année les Parcours du Coeur dans toute la France. Courir, marcher, rouler… peu importe ses préférences, l’essentiel est de bouger régulièrement pour protéger son coeur.

A l’occasion des 35èmes Parcours du Coeur dont le mot d’ordre cette année est « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur », la Fédération Française de Cardiologie a commandé une enquête « Les jeunes et leur coeur » auprès des 15-20 ans. Ils sont environ 4 millions et demi en France. Réalisée par Kantar Health en mars 2010, auprès de 371 répondants, l’enquête sous forme de questions ciblées mesure la conscience qu’ont les 15-20 ans de leur coeur et dresse un état des lieux de leur quotidien autour de trois déterminants : tabac, fruits et légumes, activité physique.

Le mode de vie a un impact direct sur la santé du coeur. Favorable, il permet son bon fonctionnement ; défavorable, il multiplie les risques de développer des maladies cardiovasculaires.

Mode de vie des adolescents et des jeunes adultes, l’étude nous apprend que :

- 27 % des jeunes n’ont aucune activité physique d’au moins 30 minutes d’affilée en dehors du sport en milieu scolaire. C’est encore plus prononcé chez les jeunes femmes avec 35%. Une note positive : le nombre de ceux qui pratiquent une activité physique quotidienne augmente entre 15 et 20 ans.

Jeunes filles partant faire du surf - malheureusement 35% des jeunes francaises ne pratiquent aucune activité physique.

- 22 % des jeunes fument, dont 13 % plus de 5 cigarettes par jour. La proportion des fumeurs augmente avec l’âge. A 15 ans, 10 % fument ; à 20 ans, ils sont 33 %.

- 24 % ne mangent qu’un fruit ou légume, voire aucun, par jour. Seulement 13 % des jeunes déclarent en manger 5. Parmi les premiers, on trouve plus souvent des habitants de la région parisienne ou du Nord-est, des foyers CSP- (ouvriers / employés) et des hommes.

- L’activité physique n’est pas franchement identifiée comme étant essentielle pour le coeur, ni pour la santé et le bien-être en général. Seuls 15 % des 15-20 ans reconnaissent le manque d’activité comme néfaste… Pour mémoire, un adulte sur deux ne pratique aucune activité physique !

Etat des lieux des comportements des 15-20 ans vis à vis du coeur :

- 35 % des jeunes de 15 à 20 ans ont un comportement encourageant pour le coeur. Ils ne fument pas, mangent plus de 2 fruits et légumes par jour, et pratiquent plus de 2 fois par semaine une activité physique d’au moins 30 minutes en dehors du sport en milieu scolaire.

- Au quotidien, seuls 3 % allient tous les comportements favorables pour le coeur : 0 cigarette, 5 fruits et légumes, 30 minutes d’activité physique par jour.

- 16 % ont des comportements préoccupants pour leur santé. Ils fument et ils risquent de fumer encore plus à l’avenir. Ils ne bougent pas suffisamment (marche, sport, activité physique). Parmi eux, 2 % cumulent les comportements à risque soit, rapporté à la population, 90 000 personnes. Sans modification majeure de son mode de vie, ce groupe met son coeur, et donc sa santé en grand danger : ce sont les cardiaques potentiels de demain. D’autant que cette enquête met en exergue une forte augmentation des comportements à risque avec l’âge : 7 % à 15 ans, 22 % à 20 ans.

Cardiaques de plus en plus jeunes ? Le choix du mode de vie fera la différence.

Les jeunes qui persisteront dans ces comportements risquent de développer des maladies cardiaques de plus en plus tôt dans leur vie.

Les résultats de cette enquête confirment qu’il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier les actions de sensibilisation pour la santé du coeur, et de les adapter aux différentes générations.

Cette année, la Fédération Française de Cardiologie a lancé les premiers Parcours du Coeur scolaires: 40 000 enfants y sont inscrits. Ce sera l’occasion de les inciter à adopter l’ensemble des comportements de prévention.

retrouver ce média sur www.ina.fr

- Le message Fédération Française de Cardiologie « 0 + 5 + 30, le tiercé gagnant pour le coeur » :

- 0 cigarette, pourquoi ?

Les fumeurs s’exposent à des accidents cardiovasculaires graves avant 50 ans. 80 % des infarctus du myocarde survenant entre 30 et 50 ans sont dus au tabac. Dès la première cigarette, l’individu se met en danger d’addiction à cette drogue. Le tabac est le seul facteur de risque évitable à 100 %.

- 5 fruits et légumes, pourquoi ?

L’alimentation équilibrée est un moyen de lutte contre le diabète, l’excès de cholestérol ou l’obésité. Elle doit être associée à de l’activité physique. « Equilibrée » signifie variée, proportionnée aux dépenses énergétiques, bien répartie dans la journée, apportant les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les fruits et légumes participent activement à l’équilibre alimentaire. On peut manger de tout, à condition de rester raisonnable. Et concilier santé et plaisir est possible et même souhaitable ! 30 % des infarctus actuels surviennent chez des diabétiques. En modifiant simplement son alimentation et sans médicaments, on peut faire baisser de 15 % son taux de cholestérol.

Sources : brochures FFC (Alimentation et Séniors) + PPT« Coeur de séniors – Parcours du Coeur 2009 »

- 30 minutes d’activité physique d’affilée par jour, pourquoi ?

Comme tout muscle, le coeur a besoin d’être entraîné. L’activité physique améliore la circulation sanguine, permet une meilleure irrigation, protège les artères contre les obstructions en évitant les dépôts, baisse la pression artérielle et développe le souffle. Elle réduit de 30 % les risques cardiovasculaires ! « L‘exercice physique est un élément fondamental pour l’équilibre énergétique et pour éviter de prendre du poids. Il procure bien des avantages, entre autres la réduction du risque de cardiopathie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral (AVC) ; la réduction du risque de diabète de type II, de cancer du côlon, et de cancer du sein chez les femmes ».

Source OMS – fév.2010.

Surf Thérapie: du soleil chaque jour pour synthétiser la vitamine D !

Samedi 13 mars 2010

Le surf permet d'avoir sa dose de soleil quotidienne pour bien synthetiser la vitamine D ! surfer girl : Hinatea Boosie - photo TMK

Faites une « surf thérapie » pour aller tous les jours au soleil ! Cette recommandation peut sembler en décalage par rapport aux mises en garde contre les dangers du soleil. Mais une exposition solaire très régulière, si elle est limitée*, est indispensable pour vivre en bonne santé. Nous avons tous besoin du soleil et de ses rayonnements ultraviolets (UV) pour synthétiser une vitamine indispensable au bon fonctionnement de notre organisme : la vitamine D.

La vitamine D est synthétisée au niveau de la peau par transformation de dérivés du cholestérol sous l’effet des rayons UV du soleil. La vitamine D permet à l’intestin d’absorber le calcium et de le fixer sur les os, ce qui nous permet d’avoir un squelette solide. Elle prévient le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie chez l’adulte. Elle est utilisée associée au calcium dans le traitement de l’ostéoporose en prévention de fractures de vertèbres ou du col du fémur.

La vitamine D préviendrait également des maladies graves comme certains cancers (sein, côlon, ovaires ou certains lymphomes malins non-hodgkiniens)  et des maladies cardio-vasculaires (selon la très sérieuse American Heart Association, un déficit en vitamine D serait associé à une augmentation du risque de survenue d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral, du fait notamment du rôle supposé de la vitamine D dans la régulation de la tension artérielle).

Son action sur le système immunitaire permettrait de diminuer le risque de souffrir d’une grippe ou d’une pneumonie ; la vitamine D pourrait également diminuer le risque de contracter un diabète de type 1 ou une sclérose en plaques.
 
A la sortie de l’hiver, notre taux de vitamine D dans le sang est souvent dans les chaussettes, du fait du manque d’exposition au soleil. On estime qu’environ 3/4 des personnes vivant en Europe et en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) sont déficitaires en vitamine D (25-hydroxyvitamine D). Pour y remédier, il convient de sortir quotidiennement de chez soi et de profiter du moindre rayon de soleil pour exposer au moins son visage quelques minutes, même au coeur de l’hiver.

La « surf thérapie » offre l’avantage d’une exposition au soleil quotidienne. La durée moyenne de 30 minutes de « surf thérapie » par jour que je vous préconise est largement suffisante pour faire le plein de vitamine D.

La vitamine D peut également être apportée par l’alimentation (dans les poissons gras, dans le jaune d’oeuf, le beurre ou encore le fromage). Il faut privilégier l’action sur le mode de vie ou sur l’alimentation pour normaliser son taux de vitamine D. Ces mesures sont le plus souvent suffisantes. Dans certains cas, une supplémentation médicamenteuse sera envisagée par votre médecin pour parvenir à l’apport conseillé de 1.000 UI (unités internationales) par jour environ.

Une personne saine qui mange équilibré et qui réalise quotidiennement une « surf thérapie » dans un endroit ensoleillé n’a pas besoin de supplémentation. Pour diagnostiquer une carence en vitamine D, votre médecin traitant vous prescrira une prise de sang avec dosage du 25-hydroxyvitamine D.

* 10 à 20 minutes d’exposition solaire par jour suffisent pour booster la synthèse de vitamine D par la peau. On sait aussi que c’est à partir de ce temps d’exposition que le risque de coups de soleil apparaît, d’autant plus rapidement que le phototype est clair. Pour une exposition solaire supérieure à dix minutes, les mesures de protection solaire (vêtements, ombre, crème solaire, etc.) sont indispensables. Hors exception (enfants de la lune par exemple), une courte exposition au soleil quotidienne ne veut pas dire augmentation du risque de cancer de la peau. Il faut surtout éviter d’attraper des coups de soleil. Se protéger de la surexposition solaire ne veut pas dire l’éviter totalement. Certaines personnes ont peur du soleil au point d’utiliser tous les moyens pour l’éviter complètement, au risque de connaître une carence en vitamine D…

Un médicament contre l’obésité retiré du marché

Samedi 23 janvier 2010

Les résultats d’une étude à long terme montrent une augmentation du risque de complications cardiovasculaires et une efficacité modeste chez les patients traités par Sibutral® (sibutramine), médicament anti-obésité. Ces résultats ont conduit l’Agence Européenne du Médicament (EMA) à recommander la suspension de son autorisation de mise sur le marché. L’Afssaps recommande aux prescripteurs de ne plus instaurer ou de renouveler de traitement par sibutramine. Les patients actuellement traités sont invités à consulter sans urgence leur médecin pour discuter de la conduite à tenir et peuvent, s’ils le souhaitent, arrêter leur traitement à tout moment.

La sibutramine est commercialisée en France depuis juin 2001 sous le nom de Sibutral®. Il s’agit d’un traitement d’appoint dans le cadre d’un programme visant à contrôler le poids des patients présentant une obésité nutritionnelle et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 kg/m2. Il est également indiqué chez les patients présentant un excès pondéral nutritionnel avec un IMC supérieur ou égal à 27 kg/m2 associé à d’autres facteurs de risque liés à l’obésité, tels qu’un diabète de type 2 ou une dyslipidémie. La prescription initiale annuelle est réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en endocrinologie et maladies métaboliques, en cardiologie, en médecine interne. Le renouvellement n’est pas restreint. Par ailleurs, l’importation, la préparation, la prescription et la délivrance des préparations magistrales contenant de la sibutramine ont été interdites en France en juillet 2007, par décision du directeur général de l’Afssaps.

En décembre 2009, les résultats préliminaires de l’étude SCOUT (étude SCOUT – Sibutramine Cardiovasculaire OUTcomes trial*) analysés par l’EMA semblaient indiquer une augmentation du risque de complications cardiovasculaires, notamment chez des patients présentant des facteurs de risque.

L’EMA vient d’achever l’analyse des résultats de l’étude SCOUT, qui a inclus 9805 patients suivis pendant plus de 5 ans. Les résultats montrent un risque plus élevé de complications cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral ou crise cardiaque) chez les personnes traitées par sibutramine par rapport à celles ayant reçu un placebo. La majorité des personnes incluses dans l’étude présentaient des antécédents cardiovasculaires correspondant aux contre-indications mentionnées dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP). Cependant, dans la mesure où les personnes obèses ou en surpoids présentent un risque cardiovasculaire accru par rapport à la population générale, l’EMA a considéré que les résultats de l’étude pouvaient être extrapolés aux conditions normales d’utilisation de la sibutramine. Par ailleurs, la perte de poids sous sibutramine s’est révélée modeste dans cette étude, et souvent, ne s’est pas maintenue après l’arrêt du traitement.

Ces nouvelles données ont conduit l’EMA à considérer comme défavorable le rapport bénéfice risque de la sibutramine et à recommander à la Commission Européenne de suspendre l’autorisation de mise sur le marché des spécialités contenant de la sibutramine.

Dans l’attente de la décision de la Commission Européenne, l’Afssaps recommande aux prescripteurs de ne plus engager ou renouveler de traitement par sibutramine. Les patients actuellement traités par Sibutral® sont invités à consulter sans urgence leur médecin afin de réévaluer la prise en charge de leur obésité ou de leur surpoids. Cependant, ils peuvent arrêter leur traitement à tout moment, s’ils le souhaitent.

En France, le nombre de patients traités par Sibutral est estimé à environ 5500 patients en 2009. Depuis la commercialisation, une soixantaine de signalements d’effets indésirables impliquant ce médicament ont été rapportés à l’Afssaps par les centres régionaux de pharmacovigilance. Moins de la moitié des cas concernait des effets indésirables cardiovasculaires, dont 5 cas graves (troubles du rythme, hypertension, tachycardie). Un décès a été rapporté chez une femme obèse d’une soixantaine d’années.

Il est rappelé que l’Afssaps recommande très fortement de ne pas acheter de médicaments vendus illégalement en dehors des pharmacies (par exemple sur Internet) compte tenu des risques de santé auxquels sont exposés ceux qui les acquièrent. Cette recommandation s’applique tout particulièrement aux produits pouvant contenir de la sibutramine.

* L’étude SCOUT a pour objectif d’évaluer l’impact à long terme de la sibutramine versus un placebo chez des patients obèses ou en surpoids présentant des facteurs de risque cardiovasculaires

Prévention : améliorer la santé des femmes

Lundi 9 novembre 2009

Malgré les importants progrès réalisés au cours des dernières décennies, les sociétés ne parviennent toujours pas à répondre aux besoins de soins de santé des femmes à des moments décisifs de leur vie, en particulier au cours de leur adolescence puis de leur vieillesse : tel est le constat dressé par un rapport de l’OMS.

Lors du lancement du rapport, intitulé « Les femmes et la santé : la réalité d’aujourd’hui le programme de demain », le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a appelé à agir d’urgence aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur de celui-ci, pour améliorer la santé et la vie des fillettes et des femmes dans le monde entier, depuis la naissance jusqu’à la vieillesse.

« Si les femmes sont privées du droit de réaliser pleinement leur potentiel en tant qu’être humain, et en particulier de leur capacité à mener une vie en meilleure santé et quelque peu plus heureuse, peut-on parler globalement d’une société réellement saine ? Qu’en est­il alors du progrès social au XXIe siècle ? », s’est interrogée le Dr Chan.

Les femmes assurent la majeure partie des soins de santé, mais reçoivent rarement ceux dont elles ont besoin

À l’échelle mondiale, les femmes assurent la grande majorité des soins de santé – que ce soit à la maison, au sein de leur communauté ou du système de santé, et pourtant, au fil de leur existence, les femmes ne trouvent pas dans les soins de santé la réponse à leurs besoins et problèmes spécifiques.

Jusqu’à 80 % de l’ensemble des soins de santé et 90 % des soins pour les affections liées au VIH/sida sont fournis à domicile – presque toujours par des femmes. Et cependant, la plupart du temps, elles ne sont ni aidées, ni reconnues, ni rémunérées pour ce rôle essentiel.

Lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins de soins de santé des femmes, certains services, comme les soins prénatals, ont plus de chances d’être offerts que d’autres, tels que les soins relatifs à la santé mentale, à la violence sexuelle, ou au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus.

Toutefois, dans de nombreux pays, les services de santé sexuelle et génésique tendent à se concentrer exclusivement sur les femmes mariées et ignorent les besoins des femmes célibataires et des adolescentes. Rares sont les services qui se préoccupent d’autres groupes marginalisés de femmes tels que les professionnelles du sexe, les toxicomanes par voie intraveineuse, les minorités ethniques ou les femmes du monde rural.

« Il est temps que les filles et les femmes reçoivent ce qui leur est dû ; de faire en sorte qu’elles obtiennent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour jouir d’un droit humain fondamental à chaque moment de leur existence, c’est­-à­-dire de leur droit à la santé », a déclaré le Dr Chan.

Une espérance de vie plus longue pour les femmes que pour les hommes mais pas nécessairement en bonne santé :

Le VIH, les affections liées à la grossesse et la tuberculose sont toujours les principaux responsables des décès chez les femmes âgées de 15 à 45 ans au niveau mondial. Toutefois, au fur et à mesure que les femmes vieillissent, les maladies non transmissibles deviennent les principales causes de décès et d’incapacité, en particulier après l’âge de 45 ans.

À l’échelle mondiale, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, que l’on considère souvent comme des problèmes « masculins », sont les deux affections les plus meurtrières chez les femmes.

Les femmes présentent souvent des symptômes différents de ceux des hommes, ce qui induit des erreurs de diagnostic chez elles.

En outre, les cardiopathies ont tendance à toucher les femmes plus tard au cours de leur existence que les hommes.

Parce que les femmes vivent généralement en moyenne six à huit ans de plus que les hommes, elles représentent une proportion croissante de l’ensemble des personnes âgées. La société doit se préparer dès à présent à prendre en charge les problèmes de santé et les coûts associés à la vieillesse et anticiper les principaux changements dans l’organisation du travail, de la famille et du soutien social.

Malgré certains avantages biologiques, la santé des femmes pâtit de leur situation socio-économique inférieure.

Le manque d’accès à l’éducation, l’absence de pouvoir de décision et la faiblesse de leurs revenus peuvent limiter la capacité des femmes à protéger leur propre santé ainsi que celle de leur famille. Bien qu’il existe d’importantes différences dans la santé des femmes d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, et selon les catégories socio-économiques, les femmes et les fillettes sont confrontées à des défis similaires, en particulier à la discrimination, à la violence et à la pauvreté, qui accroissent les risques qu’elles courent de souffrir d’une mauvaise santé.

Par exemple, dans le cas du VIH/sida, le risque associé à une différence biologique est aggravée dans les cultures où les femmes n’ont guère de possibilités de s’informer sur le VIH ni d’obtenir de leurs partenaires d’être moins exposées.

« Nous ne constaterons pas de réels progrès tant que les femmes continueront à être considérées comme des citoyens de seconde classe dans un si grand nombre de régions du monde », a dit le Dr Chan. « Dans de très nombreuses sociétés, ce sont les hommes qui exercent le pouvoir politique, social et économique. Le secteur de la santé doit s’en préoccuper. Ces inégalités dans les rapports de pouvoir se traduisent par un accès inégal aux soins de santé et une maîtrise inégale des ressources sanitaires », a-t-elle ajouté.

Il faut modifier les politiques et agir aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur.

Le rapport cherche à déterminer les principaux domaines qui devront faire l’objet de réformes, aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur. Il s’agit de trouver les mécanismes qui permettront de construire un leadership audacieux avec la participation pleine et entière des organisations de femmes, de renforcer les systèmes de santé afin qu’ils soient mieux adaptés aux besoins des femmes au fil de leur existence, d’encourager les changements dans les politiques publiques afin qu’elles tiennent compte de la manière dont les déterminants sociaux et économiques de la santé ont une incidence négative pour les femmes, et de construire une base de savoirs qui permettent un meilleur suivi des avancées obtenues.

Le rapport souligne que les stratégies visant à améliorer la santé des femmes doivent aussi prendre pleinement en compte les inégalités entre les sexes et réduire les obstacles socio-économiques et culturels spécifiques qui empêchent les femmes de protéger et d’améliorer leur santé.

Source : OMS