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Prévention : notre santé fait-elle le poids face au lobbying ?

Samedi 20 février 2010

Fumer tue mais le tabagisme recule trop lentement et progresse dans les pays en voie de développement.
On connaît les méfaits de l’alcool mais on s’apprête à autoriser la publicité pour des boissons alcoolisées sur Internet.
Certains médicaments n’ont pas fait la preuve de leur efficacité mais sont surconsommés par des gens qui n’en ont pas toujours besoin.
Pour mieux comprendre ces incohérences, il faut connaître les lobbies et savoir que des personnes sont prêtes à faire du fric au détriment de votre santé. Voici un livre écrit par le journaliste d’investigation et philosophe Roger Lenglet pour mieux comprendre le lobbying : « Lobbying & santé » ou comment certains industriels font pression contre l’intérêt général » aux Editions Pascal.

Couverture du livre de Roger Lenglet : "Lobbying & santé" ou comment certains industriels font pression contre l'intérêt général" aux Editions Pascal

Le résumé du livre :

Les impératifs de santé publique se heurtent trop souvent à d’importants groupes commerciaux ou à des industriels pour qui l’intérêt général pèse de peu de poids face à leur intérêt particulier. Pour influencer les consommateurs, l’opinion publique et les décideurs politiques, ils n’hésitent pas à recourir aux services de cabinets de lobbying chevronnés.

Qui sont-ils ? Quelles sont leurs méthodes ? De quelles armes disposent les citoyens et le législateur pour s’opposer à leurs opérations d’influence ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles ce livre, très documenté, s’efforce de répondre.

Sans remettre en cause le nécessaire travail d’information et de défense des positions des différents acteurs du monde de la santé, le propos de ce livre est bien de dénoncer les agissements qui vont à l’encontre de l’intérêt général et de la santé publique, en braquant les projecteurs sur les lobbies de l’alcool, du médicament, du tabac et de l’agroalimentaire.

Table des matières

Introduction

I. Le mot et la chose

Qu’est-ce que le lobbying ?

Ombres et lumières

Une nouvelle visibilité pour une demande accrue

Ma première fois

Les lourds enjeux d’une définition controversée

L’effet fascinatoire du mot « lobbying »

« Relations publiques »

Étapes et composantes d’un contrat de lobbying

Une charte de déontologie

II. L’école du tabac

Pourquoi les cigarettes ne s’éteignent-elles pas ?

Le phénix et ses cendres brûlantes

La panacée universelle

L’État succombe à la tentation

Des méfaits de plus en plus visibles

Les cigarettiers américains et leurs lobbyistes

Vendre les symboles du progrès industriel

Ivy Lee : « Mâchez le travail des journalistes »

Edward Bernays ou la démocratie en fumée

Hill and Knowlton : le lobbying de gestion de crise

Les cigarettes américaines débarquent en Europe

L’instrumentalisation des réalisateurs et des stars

Une cancérogénicité bien démontrée

De nouveaux pièges

Des mensonges criminels

Transgresser l’interdiction

Une épreuve décisive : le tabagisme passif

Des ministres français bravent le lobby du tabac

Le marché des pays émergents

Bruxelles et les lobbyistes cigarettiers

Asservir la recherche

La mortalité liée au tabac progresse toujours

III. Le lobbying des alcooliers

L’impact sur la santé

Les stars au service des alcooliers

« Ne pas faire de complexe vis-à-vis de la cible jeune… »

La e-pub pour l’alcool

Semaine du goût : les firmes en embuscade

Le puzzle

Des alliances vertueuses dans les pays où la contrefaçon est endémique ?

Lobbying et publicité

Leçon de contre-lobbying

Cigarettiers et alcooliers à l’assaut de la loi Évin

Le « french paradox »

1994-1996 : offensive en règle

Un étrange colloque sur la loi Évin

Les prémix arrivent !

« Éduquer la jeunesse »

Agir en justice

L’inlassable lobbying

Un réel contre-pouvoir : l’Anpaa

IV. L’industrie pharmaceutique et les contre-pouvoirs

Petit état des lieux du lobbying pharmaceutique

Les politiques

Les chercheurs

L’expert, l’autorité sanitaire et l’industrie

Les médecins

À qui profite la surconsommation ?

Des médicaments déconseillés par l’OMS mais prescrits quand même…

Le Collectif Europe et Médicament

Les labos veulent « accompagner » les patients

V. Légiférer

Les États-Unis et le Royaume-Uni

Les Canadiens se dotent d’une loi instructive

Une mobilisation des associations pour encadrer le lobbying en France et en Europe

« Class-actions » : la mise hors champ de la santé

Format 11,8 cm x 18,5 cm

448 pages

Couverture brochée

EAN – 9782350190365

Editions Pascal 2009

Prix : 15 €

Du même auteur :

- Les bons réflexes pour éviter les accidents

- Alcool, quand tu nous abuses…

Dans ces vidéos Dailymotion de Rue 89, Roger Lenglet évoque les dangers potentiels de l’aluminium sur la santé humaine et le compare à l’amiante :


Roger Lenglet s'inquiète des effets de l'aluminium 1
envoyé par rue89. – L’info video en direct.


Roger Lenglet s'inquiète des effets de l'aluminium 2
envoyé par rue89. – L’actualité du moment en vidéo.

Bisphénol A : inquiétudes sur les biberons

Samedi 6 février 2010

Le bisphénol A, c’est un composé chimique que l’on retrouve dans certains biberons, verres jetables, tasses, cannettes, bouilloires, etc. et autres produits d’usage courant stockant les substances liquides que nous utilisons pour nous hydrater. Il semblerait que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ait comme un « léger doute »…

Les biberons contenant du Bisphenol A sont-ils dangereux pour la santé de nos enfants ? iStockphoto pour Surf Prevention tags : sante - dangers - risques - toxicite - prevention

Voici le communiqué de l’Agence :

Le bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses applications dont les matériaux au contact des aliments et de l’eau. Des évaluations de risque menées par les agences sanitaires – en particulier la FDA aux Etats-Unis, l’Efsa en Europe en 2008 – ont conclu, sur la base des données scientifiques disponibles, à l’absence de risque pour le consommateur dans les conditions d’emploi.

De nouvelles études et publications scientifiques internationales ayant été publiées récemment sur le BPA, l’Afssa s’est autosaisie en octobre 2009 et a demandé à ses comités d’experts spécialisés de les examiner avec attention et d’auditionner le Réseau Environnement Santé.

Sur la base de cette expertise, l’Afssa conclut que la méthodologie de ces études ne permet pas d’interprétation formelle des données qui remettrait en cause les précédentes évaluations du risque sanitaire.

Cependant, des effets subtils, observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez de jeunes rats, amènent l’Agence à poursuivre son travail d’expertise, en lien avec l’Efsa et le réseau international des agences, pour comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d’alerte, éclairer le consommateur et permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées.

Dans l’attente, l’Afssa recommande :

- d’acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés. Elle recommande également de chercher d’autres sources d’exposition au bisphénol A que les matériaux au contact des aliments (poussières domestiques, eaux, contact avec les objets en polycarbonate) ;

- de définir rapidement une méthodologie adaptée à la détection d’une toxicité potentielle, chez l’homme et à basse dose, du BPA mais aussi des produits de substitution et plus largement des perturbateurs endocriniens ; un objectif que l’Afssa souhaite porter au niveau européen, car c’est un pré-requis à une diminution éclairée de l’exposition du BPA.

Elle rappelle aux consommateurs qu’une mesure simple de précaution est d’éviter de chauffer à très forte température l’aliment (eau, lait, soupes…) s’ils utilisent des biberons ou des récipients en polycarbonate.

Les signaux d’alerte observés avec le BPA soulèvent la problématique plus globale de l’évaluation des perturbateurs endocriniens, qui relèvent d’une compétence conjointe de l’Inserm et de plusieurs agences, en particulier de l’Afsset et de l’Afssa. Aussi, dans le cadre de la fusion prochaine de ces deux agences, et au regard de la saisine en cours de l’Afsset sur les perturbateurs endocriniens, le programme de travail sur cette thématique sera renforcée par la conjonction des travaux des deux agences. Un point d’étape sera organisé d’ici la fin de l’année, largement ouvert à la communauté scientifique et à l’ensemble des parties prenantes, conjointement avec d’autres agences de sécurité sanitaire et, en particulier, avec le BfR (Agence allemande de sécurité sanitaire).

Alerte à la consommation de GBL en soirée

Samedi 26 septembre 2009

Certains produits sont détournés de leur usage pour être utilisés comme drogues ou pour commettre des agressions sexuelles à l’insu des victimes.

C’est le cas du GBL et du GHB – communément appelée « drogue du violeur »- utilisés par des personnes malintentionnées ou des prédateurs sexuels qui profitent de l’amnésie entraînée par ces substances pour abuser des victimes sans que celles-ci n’en gardent le souvenir.

Publicité contre la drogue du viol
envoyé par melpidge. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Il convient de faire attention à ne pas boire n’importe quoi en soirée : ne pas accepter de verre de la part d’un(e) inconnu(e), veiller à ce que personne ne puisse introduire un produit dans votre verre.

La Mission Interministérielle de Lutte cotre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) lance une mise en garde :

Les autorités publiques souhaitent informer des dangers liés à l’usage de la GBL.

Ces derniers mois, sa consommation dans les discothèques et des soirées a entraîné des cas d’intoxication grave ayant nécessité une prise en charge en réanimation.

La GBL (gamma-butyrolactone) est un produit chimique liquide très utilisé comme solvant et entrant notamment dans la composition de diverses solutions nettoyantes.

La GBL est un précurseur du GHB (gamma-hydroxybutyrate), substance classée comme stupéfiant.

L’absorption de GBL peut provoquer des nausées, des vomissements, des difficultés respiratoires, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma. Sa consommation est généralement suivie d’une amnésie.

Ces effets sont augmentés en cas d’association avec l’alcool ou d’autres substances psychoactives (médicaments ou drogues).

Les effets de la GBL rendent son consommateur plus vulnérable. Par conséquent, il est recommandé d’être particulièrement vigilant, et notamment d’être attentif aux boissons consommées. Par exemple, toute boisson au goût ou à l’aspect inhabituel ne doit pas être bue.

La consommation intentionnelle ou involontaire de GBL doit conduire à une consultation médicale en urgence ou à l’appel du centre 15, notamment en cas de survenue de difficultés respiratoires, de troubles de la conscience ou d’une perte de connaissance.

De plus, les autorités rappellent que l’administration à autrui de substances nuisibles est punie par la loi.

En conséquence, les produits susceptibles de contenir de la GBL ne doivent pas être consommés, donnés à l’insu ou proposés à autrui.

Prévention des intoxications au monoxyde de carbone

Vendredi 25 septembre 2009

Le Ministère de la santé et des sports et l’Inpes présentent une nouvelle campagne afin d’alerter sur les risques liés au monoxyde de carbone et les bons gestes à adopter car « Les intoxications au monoxyde de carbone concernent tout le monde. Les bons gestes de prévention aussi ».

En effet, bien que le nombre d’intoxications soit en nette baisse depuis 30 ans, 1353 épisodes d’intoxications au monoxyde de carbone ont été enregistrés en 2007 ; ils ont impliqué 4 197 personnes1. Avec une centaine de décès chaque année2, le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par toxique en France. Plus des trois quarts des Français équipés d’appareil de chauffage à combustion ne sont pourtant pas conscients d’avoir à leur domicile des appareils susceptibles d’émettre du monoxyde de carbone (CO).

Prévenir les intoxications

Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Il résulte d’une mauvaise combustion au sein d’un appareil ou d’un moteur à combustion, c’est-à-dire fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol. Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure. C’est dans l’habitat qu’a lieu la grande majorité des intoxications au monoxyde de carbone (86 %) ; la chaudière y est la source d’intoxication la plus fréquente2 (42,4 % des cas d’intoxications).

Afin de limiter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone au domicile, il convient de :

- avant chaque hiver, faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude et les conduits de fumée par un professionnel qualifié ;

Le monoxyde de carbone : Attention danger!
envoyé par teletoulouse-wizdeo. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

- tous les jours, aérer au moins 10 minutes, maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et ne jamais obstruer les entrées et sorties d’air ;

- systématiquement respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion prescrites par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.

Le dispositif de la campagne 2009 :

Quatre spots radio seront diffusés en trois ou quatre phases cet hiver ; la campagne délivrera des conseils de prévention avant l’hiver (du 19 au 29 septembre) puis des conseils sur les bons gestes à adopter pendant l’hiver (du 21 novembre au 1er décembre et du 19 au 29 décembre). En cas d’alerte tempête ou neige, une annonce fera le point sur l’utilisation appropriée des groupes électrogènes et des chauffages d’appoint.

Un dépliant (pdf, 450 Ko), tiré à deux millions d’exemplaires informera le grand public des dangers du monoxyde de carbone et des appareils et installations susceptibles d’émettre ce gaz, ainsi que sur les bons conseils pour éviter les intoxications.

Une affiche (pdf, 451 Ko) tirée à 200 000 exemplaires ainsi que deux fiches thématiques viendront compléter le dispositif.

Tous les supports d’édition renvoient vers le site Internet www.prevention-maison.fr, où figure l’ensemble des informations sur les intoxications au monoxyde de carbone. Ils sont également téléchargeables sur le site de l’Inpes.

Source INPES.