Qui ne s’est jamais amusé à la plage avec un crocodile gonflable ou sur un matelas pneumatique ? Il faut néanmoins faire attention car ces jouets de plage ne seraient pas sans risques. Outre les risques liés à une mauvaise utilisation (comme surfer avec par exemple…), il existerait un risque toxique. C’est ce que révèle l’organisme de certification international TÜV Rheinland qui vient de réaliser une enquête inquiétante quant à la qualité de ces produits aquatiques gonflables.
Sur 27 articles (matelas pneumatique, bouée en caoutchouc, animal gonflable, siège flottant…) d’un prix inférieur à 20 euros achetés dans des boutiques de bord de plage de certaines stations balnéaires françaises comme Nice, Dieppe ou La Grande Motte, plus de la moitié présentait une forte teneur en phtalates*, dépassant les seuils de concentration autorisés dans les jouets. En plus des analyses chimiques, les experts ont testé mécaniquement les produits gonflables. Ils ont constaté pour 2 produits que la valve de gonflage pouvait se détacher au risque d’être inhalée par un jeune enfant avec risque d’étouffement.
Les experts recommandent de bien choisir ses articles gonflables en recherchant notamment la mention « sans phtalates » sur l’emballage. Un test olfactif est également conseillé : toute odeur suspecte doit faire suspecter la présence de substances toxiques. Ils recommandent de privilégier des produits de qualité répondant aux normes de sécurité européennes à des produits plus douteux bon marché qui peuvent faire courir un risque aux enfants.
Lire tous les conseils aux consommateurs de TUV Rheinland.
Eh oui, il y a même des prix pour récompenser les plus grosses gamelles en surf… Il y a toujours eu une séquence wipeout dans les films de surf avec des chutes dignes de vidéos gag. Sauf que maintenant, nous sommes passés à une autre dimension dans les wipeout que prennent les surfeurs. Quand on voit ces chutes, on est impressionné mais on n’a pas trop envie d’en rire. On se demande plutôt comment font les surfeurs pour en ressortir vivants (mais pas toujours indemnes de blessures…)
Dans la catégorie « wipeout of the year » des Billabong XXL Awards, dont la cérémonie de remise des prix a eu lieu aujourd’hui, c’est Brooke Phillips à Shipstern Bluff qui a été récompensé. Sa chute a été reconnue comme encore plus spectaculaire que celles de Grant Twiggy Baker (vainqueur du « ride of the year 2010″ à Maverick’s) à Jaws, Shane Dorian à Maverick’s (par ailleurs récompensé pour sa performance globale sur l’année dans le gros surf), celles de Ryan Hipwood ou de Dan Griffith également à Shipstern.
Plus les vagues sont grosses et creuses, plus il est important de respecter les règles de priorités en surf. En témoigne cette chute spectaculaire survenue ce matin à Puerto Escondido pour le surfeur de grosses vagues Greg Long suite à une collision contre un bodyboardeur qui lui a littéralement « droppé » dessus ! Alors que Greg partait backside grab rail sur une énorme gauche tubulaire, le bodyboarder semble tomber du ciel sur sa tête !
Greg parvient presque à l’éviter, mais le gars en bodyboard le tamponne violemment par l’arrière de sa planche et le fait chuter. Apparemment Greg s’en sort sans blessure et sans rancune : il déclare ironiquement sur son Facebook que c’était peut-être de sa faute car il n’avait pas bien signalé au bodyboarder qu’il partait sur la vague…Greg Long est un habitué des grosses vagues à Puerto Escondido et il fait le voyage dès que les conditions sont réunies comme ce matin. Heureusement pour lui, il se sort à nouveau bien de cette situation qui aurait pu avoir de graves conséquences.
Voir la vague à la minute 2:30 de cette vidéo ESPN filmée par Noel Robinson surfeur caméraman tragiquement décédé alors qu’il surfait Puerto Escondido le 7 Mai 2010, quelques jours après avoir filmé ces séquences.
Le Ku Ikaika Big Wave Challenge n’a malheureusement pas pu avoir lieu cette année faute de vagues suffisamment grosses pendant la waiting period allant du 15 Janvier au 28 Février 2010. Il fallait des vagues d’une taille minimale de 15 pieds pour lancer la compétition sur le spot de Makaha Point sur la Côte Ouest d’Oahu à Hawaii. On a cru jusqu’au dernier jour que le contest pourrait être lancé…
La période d’attente a été étendue jusqu’au 1er mars mais le matin, les vagues n’étaient pas suffisamment grosses et le vent n’était pas favorable…Cela n’a pas empêché des surfeurs de se mettre à l’eau, comme le waterman français Rico Leroy que l’on voit sur cette vidéo Youtube ci-dessous dompter de belles droites et se prendre un beau wipe-out (voir à 0:51 sec. et 1:08 sec. de la vidéo).
Liste des invités au Ku Ikaika Challenge :
Aaron Napoleon (HAW), Antoine Delpero (FRA), Alex Salazar (BRZ), Didier Tin Hing (TAH), Archie Kalepa (HAW), Bonga Perkins (HAW), Brian Keaulana (HAW), Chuck Patterson (USA), Craig Davidson (HAW), Dave Kalama (HAW), Dave Parmenter (HAW), Duane DeSoto (HAW), Gerry Lopez (HAW), Greg Carson (PR), Greg Pavao (HAW), Ikaika Kalama (HAW), Ibon Amatriain (EUS), James Watson (AUS), Jamie Mitchell (AUS), Kamu Auwae (HAW), Kekoa Auwae (HAW), Keone Keaulana (HAW), Leleo Kinimaka (HAW), Mel Puu (HAW), Noland Martin (HAW), Raimana Van Bastolaer (TAH), Robby Naish (HAW), Rusty Keaulana (HAW), Titius Kinimaka (HAW), Todd Bradley (HAW) + wild cards.
Ion Banner est un surfeur de grosses vagues assez peu connu du grand public. On parle surtout de Laird Hamilton et consorts mais il existe des dizaines de big wave riders dans le monde qui shootent le gros pour le plaisir.
Ion Banner est de ceux-là. Il surfe régulièrement les spots de grosses vagues entre San Francisco et Half Moon Bay. Peu importe qu’il y ait des photographes dans la passe pour immortaliser ses exploits… Il participe régulièrement au Maverick’s Surf Contest mais n’a encore jamais terminé sur le podium. Il a fini 10e en 1999, 11e en 2000…
Cette année, à l’occasion de la compétition historique à Mavericks du samedi 13 février 2010, Ion Banner a terminé bon dernier de sa première série. Mais il n’a pas démérité pour autant. Il est l’auteur de l’un des wipeouts (= chute en surf) les plus spectaculaires de la compétition.
A cette taille de vague, ce qui compte avant tout c’est l’engagement du surfeur. La réussite du drop au take-off dépend ensuite plus des caprices de la vague que du surfeur qui ne peut pas grand chose pour rectifier sa trajectoire quand la lèvre de la vague de Mavericks jette en avant…
L’engagement dépend directement de la confiance du surfeur. Plus le surfeur réussit à surfer des grosses vagues (cf. énorme air drop de Ion Banner dans la vidéo Youtube n°1), plus sa confiance en lui augmente. Mais un mauvais wipe-out (cf. vidéo n°2) fait redescendre le niveau de confiance, comme l’explique Ion dans son interview (vidéo n°3).
Pour Ion Banner, ça passe…
…ou ça casse !
Après une mauvaise chute en surf, des barrières mentales sont à franchir pour resurfer les mêmes vagues. Lire l’article sur la peur dans les grosses vagues.
Surf Prévention soutient le don d’organes, comme je l’ai déjà déclaré dans de précédents articles. Mais je ne peux certainement pas cautionner cette nouvelle campagne de sensibilisation abjecte de France Adot, réalisée par l’agence CLM/BBDO, à base d’une série de clips vidéo montrant des jeunes victimes de chutes spectaculaires en tentant des acrobaties très risquées.
Le problème est toujours le même. Des personnes bien intentionnées se disent qu’elles vont « faire le buzz » pour plaire aux « djeunz » et faire parler de leur combat, en l’occurrence ici le don d’organes. Des publicitaires peu scrupuleux leur proposent alors une campagne bien « choc » ou »trash » par capter l’attention des internautes. Dans le reportage de Bastien Morassi sur LCI, Marie-Claire Paulet, la présidente de France Adot déclare : « C’est important quand même que ça interpelle les gens (…) Les jeunes ils aiment ça quand même. Attendez ! On est à l’époque des tatouages, on est à l’époque des têtes de mort (…) » (sic).
Peut-on tout montrer et tout dire pour faire du buzz ? J’en doute, surtout quand on représente la plus grande association française de sensibilisation aux dons d’organes… Il faut bien faire attention au message que l’on va véhiculer. Qu’une fédération sensée oeuvrer pour la promotion de la vie en arrive à « regretter » que des êtres humains ne se tuent pas est tout simplement abominable.
Cette campagne de sensibilisation crapuleuse montre des cascades dangereuses et autres imbécilités popularisées par l’émission Jackass. Les personnes qui se lancent dans ce genre de cascades risquent leur vie, ou une blessure grave, sans forcément en avoir conscience. Mais est-ce une raison pour les stigmatiser et leur jeter la pierre en concluant une chute accidentelle grave par le slogan sordide : « malheureusement tous ces abrutis ne se tuent pas… ».
Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il faut souhaiter la mort de personnes qui prennent des risques pour qu’ils puissent donner leurs organes à d’autres plus responsables ??? En tant que médecin investi dans la prévention des conduites à risques, j’ai tendance à considérer que les personnes qui figurent sur ces videos ne sont pas des « abrutis » mais des jeunes inconscients du danger qu’il faut éduquer : c’est tout le but de la sensibilisation et de la prévention.
Sauter d’une hauteur, surtout quand on est sous l’emprise de l’alcool ou d’une autre drogue, est une cause encore trop fréquente d’accidents graves. C’est le triste exemple qui est montré sur cette vidéo avec un jeune qui s’élance en ‘élévator’ du toit d’une maison avec une planche de surf, qui tombe du toit et qui se prend sa planche de surf sur la tête. Le jeune homme, avec sa bouteille à la main, s’en tire bien mais il aurait pu se tuer ou finir sur un petit fauteuil pour le restant de ses jours en tombant plus mal.
Les personnes qui figurent sur les clips intitulés « le saut en voiture » et le « le 4×4 » font ce qu’on appelle du « car surfing » : cette discipline qui consiste à « surfer » sur des capots de véhicules a été popularisée en grande partie par Internet et fait régulièrement des jeunes blessés graves ou des morts, comme nous l’avons dénoncé dans notre dossier sur le « car surfing ». En demandant aux internautes de diffuser ces vidéos stupides à tous leurs amis « pour faire le buzz », les promoteurs de cette campagne contribuent à populariser le phénomène. Mais le pire, c’est qu’aucun conseil de prévention, aucune mise en garde n’est donnée au jeune public qui verra ces vidéos. On se borne à exprimer d’un ton morbide que c’est bien fait pour eux s’ils se font mal et que c’est même dommage qu’ils ne soient pas morts…pour donner leurs organes.
Mesdames, messieurs qui êtes à l’origine de cette campagne pitoyable, vous vouliez faire parler de vous, vous avez réussi. Mais votre image risque d’en prendre un sacré coup : vous n’avez donc aucune morale pour lancer une campagne aussi cynique et vide de sens. A mes yeux, le fait d’assumer cette campagne discrédite votre action. Le slogan est une atteinte à la dignité et à la vie humaine que vous prétendez vouloir préserver par le don d’organes. Et ce n’est pas parce que vous tentez de vous justifier en disant à la fin du clip »nous manquons de donneurs d’organes », que cela légitimise cette campagne totalement à côté de la plaque.
J’ose espérer que vous retirerez cette campagne et que vous reviendrez à des spots de sensibilisation moins bêtes, comme celui de la noyade (voir vidéo YouTube ci-dessous) ou celui de l‘incendie, où vous aviez délivré en plus un message de prévention en incitant les gens qui participent aux premiers secours à la prudence pour éviter le suraccident, même si la morale du clip laisse aussi à désirer…Pourquoi vouloir attendre d’être mort pour essayer de sauver des vies ???
Dans cette video Vimeo intitulée « Parko Kart », Joel Parkinson fait un faux départ en se jetant à l’eau.
On comprend mieux pourquoi il n’est pas encore champion du monde de surf, ce Parko a quelque chose de Mister Bean à la plage ;-) (voir vidéo YouTube ci-dessous).
Je vous rassure, ce genre de wipe-out peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs.
Raison de plus pour ne pas se précipiter en entrant dans l’eau, surtout s’il y a des vagues en shore break, car on risque de s’y tordre une cheville ou un genou…
L’expression « What The Fuck » (= WTF) est une interjection pour marquer la surprise. Elle peut se traduire approximativement par « merde ! », « oh putain ! » ou encore »dia ! » dans le Sud-Ouest de la France… J’ai choisi cette expression anglo-saxonne pour tenter d’exprimer mon ébahissement en voyant cette photo de Manoa Drollet dans une situation cauchemardesque à Jaws.
Le foot strap de Manoa Drollet aurait lâché en bas de vague, au bottom-turn sur une vague de série. Heureusement pour lui son double gilet de sauvetage lui a permis de remonter plus vite à la surface…
Lundi 11 Janvier 2010, déjà appelé le « Big Monday » par les surfeurs de grosses vagues, Archie Kalepa, waterman de 46 ans, a nécessité un sauvetage d’urgence sur le spot de Jaws à Peahi.
Au take-off sur une vague à Jaws, Archie Kalepa a eu une fraction de seconde d’hésitation : il a décidé de partir en droite plutôt qu’en gauche au dernier moment. Dès cet instant, Archie avait compris qu’il avait fait une grossière erreur car il sait mieux que personne que l’on ne peut pas tergiverser en démarrant sur une telle vague…
Archie s’est retrouvé trop profond dans la vague et la mousse gigantesque lui a explosé dans le dos : « j’ai ressenti comme si une bombe avait explosé juste derrière moi et m’avait arraché la jambe…C’était assez violent. » a-t-il déclaré.
Il a réussi à remonter à la surface mais a pris une autre vague sur la tête.
« A ce moment, c’était vraiment chaud. Je me suis mis en mode « survie ». Je me suis dit à moi-même : relaxe-toi tout simplement et ne panique pas. C’est ce pour quoi tu t’entraînes, c’est ce que tu as l’habitude de faire…J’avais peur mais je gardais le contrôle. »
Dès que Kalepa a émergé de la mousse tourbillonnante, Buzzy Kerbox, son partenaire de surf tracté, a foncé vers lui et l’a récupéré sur son jet-ski.
Kalepa souffrait énormément de son genou gauche et a été évacué du spot en hélicoptère.
Il n’a pas été admis aux urgences mais a consulté un médecin le lendemain matin qui a évoqué une entorse du LCA (ligament croisé antérieur) et lui a prescrit une IRM du genou.
Kalepa surfe Jaws depuis 12 ans et il connaît les risques de ce spot quand les vagues font plus de 15 mètres de hauteur…
Son métier est de superviser la sécurité dans l’Océan à Maui mais il risque lui-même sa vie quand il va dompter Jaws dans des conditions épiques comme ce lundi de ’Big Kahuna’. Il essaie de rester prudent mais il aime le challenge. Il teste ses propres limites et il pense les avoir repoussées un peu trop loin ce lundi en faisant ce mauvais choix de vague.
Archie Kalepa s’était déjà cassé une jambe en surfant à Spreckelsville.
Archie espère retourner surfer le plus rapidement possible…
Hawaiian veteran lifeguard and big-wave rider Archie Kalepa is no stranger to life-changing experiences. There have been many during his 46 years of life spent in and around the ocean. He never imagined that the fresh waters of inland America would deliver the most astounding experience of all: connecting his native Hawaiian experience to that of the American Indians, and incidentally setting a world record of being the first to standup paddle (SUP) 187 miles through the Grand Canyon.
Le Pérou est le paradis des goofy foot et de tous les surfeurs qui aiment les vagues qui déferlent en gauche ! Il y en a pour tous les goûts. Dans la catégorie gauche tubulaire : Cabo Blanco.
La marque de surfwear Billabong et le constructeur automobile BMW ont eu l’excellente idée d’y organiser une compétition de tubes en surf. Rappelons pour les non-initiés que le tube est la figure-reine en surf qui consiste à se faire recouvrir intégralement par « le rideau » de la vague et à tenter d’en ressortir.
Le contest a eu lieu le 31 décembre 2009 et le 1er Janvier 2010 dans d’excellentes conditions tubulaires.
Le schéma de vague était stéréotypé : take-off, calage dans le barrel, sortie (ou enfermement dans le tube…). Les figures comptaient pour du beurre, ce qui a permis aux surfeurs de se concentrer sur l’essentiel : le TUBE !
Le local péruvien de 16 ans Cristóbal de Col a remporté la compétition ( + un chèque de 7500 $) devant le surfeur hawaiien Kalani Chapman, victime d’un traumatisme dentaire et labial en finale (il se serait cassé une dent et ouvert la lèvre).
Cristóbal de Col qui surfe ce spot depuis l’âge de 9 ans était aux anges après sa victoire : “Estoy impresionado, no puedo con la felicidad. Ganar el Billabong Cabo Blanco es un honor para mí, sin duda es el mejor de mis títulos, es una meta que no pensé que llegaría así de pronto a pesar que no es la primera vez que participo. Es tan especial, además, porque Cabo Blanco es mi playa, surfeo acá desde niño. Este a sido el mejor campeonato, Billabong y BMW se pasaron, han hecho un excelente trabajo. Quiero agradecer a todos por la organización de este mega campeonato”,
Le spot de Cabo Blanco est une vague qui casse sur des rochers, puissante, creuse et rapide, ce qui justifie pleinement le port du casque (un surfeur en porte bien un sur la vidéo YouTube…).