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Articles taggés avec ‘risques plonger’

Sport Extrême: Taïg Khris ou comment se jeter dans le vide

Dimanche 30 mai 2010

Photo du mega jump de Taïg Khris - Tour Eiffel Paris - capture ecran video

Comment se jeter dans le vide de 40 mètres de haut sans se tuer ? Voilà une question qui pourrait intéresser les surfeurs de très grosses vagues qui dévalent des pentes liquides hautes comme des immeubles à Belharra, à Jaws, à Waimea, à Cortes Bank… Le champion de roller Taïg Khris peut y apporter quelques éléments de réponse. Il vient en effet de réaliser un exploit spectaculaire en se jetant du premier étage de la Tour Eiffel ce samedi 29 Mai 2010. Dix mètres dans le vide avant de poser les rollers sur une rampe et de finir sa course dans un airbag géant. Le saut est ahurissant à voir sur cette vidéo Youtube pour une personne qui a le vertige. En comparaison, même un gros air drop à Mavericks paraît presque facile…

Avec ce saut de 10 mètres, Taïg Khris a battu le record de 8,53 m détenu par Danny Way. Plus que ce record insensé, ce qui est intéressant est de voir la préparation de l’athlète pour réussir cet exploit détaillée sur le site Internet du méga jump. Taïg Khris n’a pas négligé la préparation physique (jogging, montées de marches, tractions…) et mentale. Taïg s’est notamment préparé dans un simulateur de chute libre. Il a également fait du saut à l’élastique de 45 mètres de haut et du saut en piscine depuis un plongeoir (5 m, 7,5 m puis 10 m). Il s’est aussi fait tracter par une pilote automobile à 100 km/heure sur un circuit. Note de Surf Prévention : ne jamais s’accrocher à un véhicule ou monter sur une voiture : ces conduites entraînent régulièrement des accidents de « car surfing ».

La sécurité n’a pas été négligée à toutes les étapes de la préparation et de la réalisation de l’exploit. Taïg n’a pas sauté « sans filet »: des ingénieurs ont élaboré des filets de protection, des garde-corps avec des bâches spéciales et un revêtement de rampe spécial. Taïg Khris s’est équipé chez Hawaii Surf où il s’est procuré casque, dorsale, protège-épaules, coudières, protège-hanches, protèges-tibias, genouillères,  gants et toutes les protections nécessaires.

D’un côté, il est intéressant de voir jusqu’où l’homme peut aller, d’un autre, on se dit que les limites ne sont pas loin d’être atteintes. Est-ce que cela vaut le coup de risquer sa vie pour faire de la pub pour un opérateur de téléphonie mobile ou une marque de boisson énergisante ? Notons au passage que cet événement était placé sous le haut patronage du Ministère de la Santé et des Sports…

Le risque avec ce genre d’exploit ultra-médiatisé est de voir des inconscients essayer de reproduire ce genre de cascade. Cf. vidéo d’un jeune inconscient qui se jette d’un toit avec sa planche de surf. En tentant un tel saut sans être préparé et sans les conditions maximales de sécurité, on a toutes les chances de finir polytraumatisé ou de trouver la mort. N’essayez pas de reproduire ce saut !

Taïg Khris est un ambassadeur de la Fondation Laureus qui oeuvre pour la promotion de la pratique du sport et l’intégration par le sport.

Je tiens néanmoins à rappeler qu’il existe des manières plus cool de faire du sport et que la pratique d’un sport de glisse n’implique pas nécessairement une prise de risque ou la recherche d’un exploit…

Lire aussi l’article sur la prise de risque inconsidérée dans les sports extrêmes.

D’autres infos : www.m6mobilemegajump.fr

Océans le Film : techniques et caméras révolutionnaires !

Vendredi 22 janvier 2010

Au commencement du film , il y a un rêve des réalisateurs : nager avec les poissons et les dauphins, les accompagner dans leurs évolutions sous-marines et leurs traversées océaniques quelles que soient leur vitesse, leurs évolutions, leurs acrobaties. Bref, ne pas les lâcher d’une semelle, créer une proximité d’où naîtront une complicité et une émotion nouvelles.

Ne plus être au spectacle mais y participer. Ne jamais ralentir : l’impression de vitesse, de vitalité est bien trop précieuse. Le défi était d’allier qualité et maniabilité : il nous fallait à tout prix réduire au maximum taille et poids. Grâce à Jean-Claude Protta de la société suisse SUBSPACE PICTURES, nous avons construit un caisson étanche et hydrodynamique rapide et agile comme l’otarie. À l’intérieur, nous avons glissé une caméra numérique spécialement “customisée” pour le film, capable de restituer toutes les nuances de bleu de l’univers sous-marin.

C’est le chef-opérateur Philippe Ros qui s’en est chargé, épaulé par Christian Mourier de CONSULTIMAGE et Olivier Garcia de HDSYSTEMS. Cette caméra numérique peut être logée dans le caisson, mais aussi dans les torpilles tractées à pleine vitesse derrière un bateau pour accompagner, en les précédant, thons et dauphins. Elle équipe également la polecam qui, fixée le long de la coque d’un navire, réalise des travellings latéraux à 15 noeuds.

Le Grand Requin blanc face à un plongeur dans le film Oceans de Jacques Perrin - Pascal Kobeh

Nous avons également construit un engin “mi air mi-eau” qui filme, comme son nom l’indique, simultanément sur et sous la surface… idéal pour accompagner un phoque qui nage tête hors de l’eau. Enfin, notre caméra est embarquée à bord d’un scooter sous-marin.

Un film sur la mer ne serait pas complet sans images extérieures et aériennes. Pour cela, nous avons utilisé des caméras traditionnelles de cinéma, avec de la pellicule 35mm. Cette fois, ce sont les moyens de filmage, la machinerie, qui est tout à fait originale. Car à côté des habituels hélicoptères (pour filmer la  tempête par exemple), nous avons utilisé le mini hélicoptère électrique télécommandé de Fred Jacquemin, BIRDYFLY, adapté à nos fins. Silencieux et minuscule, il peut s’approcher en toute discrétion des plus grands cétacés lorsque ceux-ci sont en surface.

Pour permettre à la caméra de filer au ras de l’eau à toute vitesse, au milieu d’une troupe de dauphins bondissants, la caméra est gyrostabilisée et placée au bout d’un bras de grue installée sur un zodiac. C’est l’ensemble “Thetys” imaginé et construit par Jacques Fernand Perrin et Alexander Bügel. Thetys est unique au monde : elle permet de conserver l’horizon parfaitement droit tout en fonçant et sautant sur les vagues.

Enfin, nous avons également voyagé dans une goutte d’océan grâce à un microscope numérique équipé d’une platine inédite qui permet des mouvements extrêmement petits et doux.

D’après Stéphane Durand, conseiller scientifique.

Accident de plongeon mortel pour un jeune bodyboardeur

Samedi 16 janvier 2010

Les bodyboarders réalisent des exploits sur les vagues en dévalant des pentes liquides et en s’envoyant en l’air en « aérials ». Grisés par ces acrobaties, certains repoussent les limites toujours un peu plus loin et se croient invincibles, au point d’adopter des conduites à risques sur terre.

Le jeune bodyboarder australien de 19 ans, Wade McCurdy, est décédé dans des conditions tragiques fin décembre 2009 après avoir sauté d’un pont.

Wade McCurdy a pris le risque insensé de se jeter en pleine nuit, à une heure du matin, du Dawesville Bridge à Mandurah en Australie haut d’une vingtaine de mètres. Sur un pari stupide, il a sauté du pont avec un ami qui a miraculeusement survécu. Le corps inerte de Wade a été retrouvé peu après , décédé à la veille de Noël dans des conditions absurdes.

Ce drame n’est pas sans rappeler le décès du surfeur John Kissel à Copper Canyon l’année dernière dans des circonstances comparables. Le jeune bodyboarder Wade Mc Curdy laisse une famille – qui avait déjà perdu le fils aîné tombé d’un arbre l’an dernier – dans la douleur. Son talent sur un bodyboard ne pourra plus s’exprimer. Quel gâchis.Tout ça pour ça…

C’est tout le problème des vidéos qui circulent sur les sites de partage où des abrutis font n’importe quoi et qui encouragent d’autres personnes à les imiter. Ne sautez jamais de haut, surtout pas de nuit !

Wade McCurdy bodyboarder mort suite à un accident de plongeon en sautant d'un pont

Accident de plongeon mortel pour un surfeur

Mercredi 9 septembre 2009

John Kissel, un ancien surfeur professionnel californien de 43 ans, est mort des suites d’un accident de plongeon.

Il aurait plongé d’une falaise de plus de 60 mètres de haut à Copper Canyon sur le Lake Havasu en Arizona.

Il serait entré en collision avec un rocher à fleur d’eau.

Apparemment la zone est connue pour plonger et de nombreux amateurs y viennent plonger malgré les panneaux indiquant les dangers de cette activité.

Rappelons que les accidents de plongeon sont fréquents et que la meilleure prévention consiste à s’abstenir de sauter de telles hauteurs.

Lire aussi l’article sur les accidents de plongeon dans les vagues et les piscines.

Lire l’hommage rendu par Sean Collins sur Surfline .

Tétraplégiques après un plongeon

Mercredi 2 septembre 2009

Le Professeur Jean-Charles Le Huec et le Professeur Jean-Marc Vital du CHU de Bordeaux tirent la sonnette d’alarme.

Ils viennent de prendre en charge un nombre record de patients victimes d’un traumatisme cervical grave suite à un mauvais plongeon : 21 depuis le début de l’été (sept personnes rien que pendant le week-end du 15 Août dont trois sont tétraplégiques).

La plupart des patients sont jeunes (- de 40 ans).

La cause : l’imprudence ou l’inconscience des gens en été qui plongent sans avoir évalué la profondeur de l’eau que ce soit dans une piscine, au bord de l’eau, (note de Surf Prevention : ou encore en fin de vague en surf). Comme le montre la vidéo YouTube ci-jointe, les accidents de plongeon n’arrivent pas qu’aux plongeurs professionnels…

Certains accidents surviennent pendant des soirées arrosées car l’alcool peut entraîner une altération du discernement des dangers. Et c’est là que la fête tourne au drame…

La prévention : plutôt que de plonger la tête la première, il vaut mieux sauter avec les pieds en avant .

Cet été, sur les 21 personnes hospitalisées en urgence, 5 garderont des séquelles neurologiques définitives et risquent de passer leur vie sur un fauteuil roulant, pour dire les choses crûment.

La jeune Lehena, 20 ans, a fait la mauvaise expérience de ce type d’accident le 6 Août 2009 à Agen après un plongeon dans une piscine où sa tête a heurté le fond.

Elle a eu très mal au cou mais arrivait à bouger les bras et les jambes sans problème.

Après un premier examen médical en clinique, elle a d’abord été renvoyée à son domicile avec une minerve avant d’être réadmise aux Urgences pour des examens complémentaires.

Il a fallu un scanner cervical pour diagnostiquer une entorse des 5e et 6e vertèbres cervicales et une fracture de la 7e.

Note de Surf Prevention : les radiographies simples du rachis cervical à la phase initiale ne suffisent pas toujours pour établir le diagnostic de fracture et/ou d’entorse cervicale.
On peut marcher sur ses 2 jambes avec une fracture non déplacée d’une vertèbre cervicale. Le risque : le déplacement ultérieur de la fracture et la compression de la moelle épinière à l’origine d’une paralysie définitive. Conseils aux médecins urgentistes ou généralistes qui sont amenés à prendre en charge des patients victimes de ce genre d’accident : faire lire les clichés radiographiques par un radiologue chevronné et réaliser un scanner cervical au moindre doute devant un accident de plongeon dans une vague ou dans une piscine avec traumatisme cervical +/- crânien.

Lehena a été transférée en urgence au CHU de Bordeaux dans le service du professeur Jean-Charles Le Huec où elle a été opérée à temps.

Une règle simple aurait permis d’éviter ce grave accident dont elle s’est miraculeusement sortie indemne : « sautez les pieds en avant ! »

Source : Sud-Ouest .