SURF PREVENTION : Santé et Surf
Surf Prévention sur facebookSurf Prévention sur TwitterVidéos Surf Prévention sur VimeoVidéos Surf Prévention sur Youtube

Articles taggés avec ‘SIDA’

SIDACTION 2010 : comment envoyer un don ?

Vendredi 26 mars 2010

Par téléphone en composant le 110 :
Le 110 est un numéro d’appel gratuit destiné à recevoir les promesses de dons du 3 mars au 11 avril 2010. Ce numéro est accessible à partir de tous les opérateurs. Un principe simple : vous faites votre promesse au 110, dans les 48 heures vous recevez un courrier accompagné d’une enveloppe préaffranchie pour y glisser votre chèque.

Par SMS au 33 000 :
Un moyen simple de faire un don par sms en envoyant “don” (coût d’un sms classique – conversation validée en 2 sms). Le 33 000 est ouvert du 3 mars au 11 avril 2010.

Par Internet sur www.sidaction.org :
Il est également possible de faire un don par carte bancaire (paiement sécurisé) sur notre site officiel www.sidaction.org ou le site événementiel www.2010.sidaction.org . Le don en ligne ne nécessite aucun traitement et réduit donc les frais de collecte. Grâce aux dons en ligne, Sidaction réalise une économie de 1,5 € par rapport à un autre type de don (110, chèque…).

Sur votre Iphone :
En téléchargeant l’application gratuite Sidaction. Vous pouvez faire votre don par carte bancaire (paiement sécurisé).

Par courrier :
En envoyant votre don par chèque à Sidaction 228, rue du Faubourg Saint Martin 75010 Paris.

En savoir plus:

La règle des 50/50 :
L’ensemble des fonds nets collectés lors du Sidaction 2010 permettra à l’association de poursuivre ses engagements en redistribuant les fonds de manière égale : 50 % pour la recherche et 50 % pour des programmes de prévention et d’aide aux malades en France, et dans 33 pays en développement.

Avantage Fiscal :
66 % du montant du don versé en 2010 est déductible des impôts, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Les dons effectués par les entreprises ouvrent droit à une réduction de leur impôt sur les sociétés ou de leur impôt sur les revenus égale à 60% du don dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires. Si le versement effectué par l’entreprise excède ce plafond ou si elle est déficitaire, elle a la possibilité de reporter le bénéfice de la déductibilité (sur l’impôt sur les sociétés ou sur l’impôt sur les revenus) sur les 5 années suivant celle du don.

Quelques exemples d’utilisation de votre don :

15 € permettent d’accompagner un adolescent séropositif dans la prise de ses traitements et de le soutenir dans l’élaboration de son projet de vie.

20 € permettent de fournir à une maman séropositive du lait maternisé pour son bébé pendant un mois. Ainsi la maman n’allaitera pas son enfant et ne prendra pas le risque de le contaminer.

30 € permettent à un malade de bénéficier de la visite à domicile d’une infirmière 1 fois par semaine, pendant un mois (Coût d’une visite = 7,50 €).

40 € permettent de fournir des colis alimentaires pendant un mois à une personne séropositive en situation de précarité.

50 € permettent d’accueillir en halte-garderie un enfant séropositif ou ayant des parents séropositifs pendant un mois.

60 € permettent à un malade africain de bénéficier d’une trithérapie pendant un mois.

70 € permettent de mener une action de prévention dans une classe de trente élèves.

100 € c’est le coût d’un atelier d’éducation nutritionnel pour 50 femmes séropositives en Afrique subsaharienne.

Spot de prévention SIDA : AIDES-Graffitis

Mercredi 20 janvier 2010

Nouveau clip de prévention superbement réalisé par l’agence de pub TBWA pour AIDES, l’association de lutte contre le VIH/SIDA et les hépatites.

Alors que la prévention du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles tend à se relâcher, ce clip vidéo nous rappelle de façon amusante l’utilité de se protéger en portant un préservatif.

Elle représente sous forme de graffitis une zigounette desespérée de ne pas pouvoir obtenir de rapport sexuel avec l’un des nombreux sexes féminins dessinés sur les toilettes publics…

25 ans après la découverte du VIH, l’épidémie de sida n’est toujours pas maîtrisée. Chaque jour dans le monde, 6800 personnes sont contaminées par un virus dont on connaît pourtant les modes de transmission et de prévention.

Créée en 1984 et reconnue d’utilité publique en 1990, AIDES est la première association française de lutte contre le SIDA. Dès son origine, l’objectif de l’association a été de réunir les personnes touchées directement ou indirectement par le SIDA afin de leur permettre de s’organiser face à ce nouveau fléau.

AIDES est une association communautaire qui compte plus de 120 000 adhérents et qui mobilise chaque jour plus de 1 400 personnes dans plus de 70 villes en France métropolitaine ainsi qu’en Guyane et en Guadeloupe.

Son objectif est de :

- Soutenir les personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA ;

- Informer les personnes les plus vulnérables face au sida ;

- Alerter les pouvoirs publics sur les défaillances du système de soins ;

- Mobiliser des centaines de volontaires pour que le sida reste une priorité de santé publique.

Démarche communautaire, transformation sociale, action non gouvernementale, respect de la personne, confidentialité et nonjugement sont au coeur des valeurs et principes de AIDES.

Plus d’infos sur www.aides.org

Source : AIDES.

Campagne de prévention SIDA de l'assocation AIDES : spot graffitis toilettes publics

Plan IST-VIH : améliorer la prévention et le dépistage

Mardi 1 décembre 2009

Trente ans après le début de l’épidémie et la mise en oeuvre de quatre plans nationaux de lutte contre le VIH, des avancées majeures sont à souligner concernant l’accès aux soins, la mise à disposition des médicaments, la recherche avec pour conséquence une amélioration significative de la durée de vie et de la qualité de vie des personnes atteintes.

Le bilan du programme précédent (2005-2008) piloté par la direction générale de la santé (DGS) en lien avec ses partenaires institutionnels et associatifs a montré que :

- les actions inscrites dans les axes prévention, dépistage et prises en charge ont été globalement réalisées, ayant conduit à une baisse de l’incidence VIH en population générale ;

- des progrès restent cependant à faire dans le domaine de la prévention auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), en population générale pour les infections sexuellement transmissibles (IST) et dans le domaine du soutien et de l’accompagnement des personnes atteintes de VIH, notamment en matière d’accès aux droits sociaux (minima sociaux), d’hébergement, d’aide à domicile, d’insertion sociale et professionnelle.

Sur la base de ce bilan, une approche stratégique nouvelle a été mise en place pour la construction du 5ème plan pluri-annuel de lutte contre le VIH et les IST conçu pour couvrir la période 2010-2013.

La préparation de ce nouveau plan s’appuie sur une expertise pluridisciplinaire, interministérielle, associant l’ensemble des acteurs oeuvrant dans le champ du VIH-IST à savoir les services ministériels (santé et ses agences, social, travail, recherche, justice), les sociétés savantes, des personnalités qualifiées, et une représentation importante du milieu associatif et des patients.

Ainsi différents groupes de travail ont été créés dès juillet 2009 : personnes vivant avec le VIH (aspects sociaux et aspects médicaux), LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans), migrants, départements d’outremer (DOM), population générale (jeunes, femmes), population en situation de vulnérabilité (personnes détenues, usagers de drogues, personnes se prostituant, personnes handicapées).

Cette construction collégiale se fait sur la base :

- du bilan du plan précédent ;

- de l’évolution des données et de l’actualisation des connaissances épidémiologiques;

- de l’état des lieux réalisé sur la base des remontées d’information des professionnels et des associations de terrain ;

- de l’évolution du contexte scientifique et législatif :

 – avec les recommandations du rapport du groupe d’experts présidé par le Pr. Yeni relatif à la prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH de juillet 2008 ;

 – avec les avis du conseil national du sida (CNS) sur la lutte contre le VIH aux Antilles (juin 2008), sur l’intérêt du traitement antirétroviral (ARV) comme outil de prévention (avril 2009), sur le VIH/handicap, emploi (septembre 2009) ;

- avec les recommandations de la haute autorité de santé (HAS) sur les modalités de réalisation du dépistage de l’infection par le VIH (1ère partie- octobre 2008) et sur les stratégies de dépistage (2ème partie-octobre 2009) ;

 – avec les recommandations de décembre 2009 de la mission confiée à Mme France Lert et au Pr Gilles Pialoux sur les nouvelles méthodes de prévention ;

- enfin, avec la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST), et ses textes d’application concernant notamment la création des agences régionales d’hospitalisation (ARS) et l’éducation thérapeutique.

Le plan national IST-VIH 2010-2013, en cours de finalisation sera décliné en approche populationnelle, faisant suite à une priorisation établie sur la base de l’importance et la dynamique de l’épidémie VIH/IST observée au sein des différents groupes identifiés :

- la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) avec un volet prioritairement centré sur les HSH,

- les personnes étrangères et migrantes,

- les départements d’outre mer (DOM),

- les populations en situation de vulnérabilité (personnes handicapées, personnes se prostituant, personnes détenues et usagers de drogues).

La sortie du plan est prévue pour la fin du premier trimestre 2010.

Le suivi de ce plan sera réalisé par un comité de suivi national, sous la direction de la direction générale de la santé.

Les grands axes stratégiques retenus, selon les populations ciblées et en tenant compte de la haute co prévalence du VIH et des IST au sein de certains groupes, sont les suivants :

- la prévention, l’information et l’éducation à la santé :

L’objectif de la prévention est de réduire l’incidence de l’infection VIH dans la population et de réduire le risque pour les individus d’être infectés ou de transmettre le VIH.

      – Elle sera réalisée au moyen de campagnes d’information menées par l’institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes), à  l’attention des populations ciblées et de la population générale, notamment auprès des jeunes ;

 – elle se concentrera sur les populations prioritaires, en permettant de détecter les primo-infections chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), les migrants et les partenaires des personnes séropositives et de promouvoir la prévention positive des personnes vivant avec le VIH ;

 – elle adaptera les messages aux nouveaux modes de communication modernes, tels qu’internet … ;

 – elle sera dorénavant réévaluée annuellement.

- Plus particulièrement dans le cadre de la prévention, la réduction des risques (RDR) :

 – elle repose sur le préservatif qui reste le socle de la prévention du VIH et des IST ;

 – elle prendra en compte l’ensemble des recommandations sur le traitement antirétroviral comme outil de prévention, dont celles à venir du groupe des experts du Pr Yeni dans le cadre de son rapport 2010 ;

 – elle se basera sur les mesures du rapport Lert-Pialoux, avec notamment la promotion des méthodes de prévention efficaces autres que le préservatif (amélioration de l’accessibilité de la prophylaxie post exposition (PeP), l’adoption d’une approche de réduction des risques pour accroître le niveau de protection) ;

 – elle maintiendra une politique de RDR auprès des usagers de drogue.

- le dépistage :

 – le futur plan national VIH/IST intégrera les meilleures modalités de mise en oeuvre des recommandations de la haute autorité de santé (HAS) ;

 – il s’intéressera aux populations à risque et à la population générale, afin de détecter les 39 000 personnes atteintes par le VIH qui ne connaissent pas leur statut sérologique, pour leur permettre à un niveau individuel de bénéficier de l’instauration précoce des traitements antirétroviraux et de réduire le risque de transmission à leurs partenaires ;

 – il s’appuiera notamment sur l’optimisation et la rénovation du dispositif de dépistage existant VIH et IST avec la fusion du dispositif CDAG/CIDDIST avec une évaluation de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) de l’existant et des modalités de déploiement et de champ de compétences à inscrire dans la configuration des agences régionales de santé (ARS) ;

-  il prendra en compte les perspectives de dépistage communautaire ainsi que le recours aux tests de dépistage rapide (TDR) et les prochaines étapes prévues courant 2010 avec la publication d’un arrêté permettant une utilisation des TDR en milieu médicalisé dans les situations d’urgence en métropole comme dans les DOM (ex : cabinet de ville, urgences, salles d’accouchement, établissements de santé publics et privés, CDAG- CIDDIST, centres de santé et laboratoires de ville) et la mise en adéquation avec l’ordonnance portant réforme sur la biologie médicale.

- la prise en charge sanitaire :

 – bénéficiant de l’organisation des soins mise en place depuis le début de l’épidémie, les coordinations régionales de lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (CoreVIH) permettent une meilleure continuité des soins en améliorant le lien entre le secteur hospitalier et extrahospitalier et favorisent l’implication des associations de malades et d’usagers du système de santé ;

- les CoreVIH collaboreront naturellement avec les agences régionales de santé (ARS). ;

 – les CoreVIH devront promouvoir l’éducation thérapeutique telle que définie par l’article 94 de la loi HPST chez les personnes atteintes ;

-  les CoreVIH s’assureront du respect des modalités du traitement antirétroviral de la primo-infection et du traitement précoce préconisées par le groupe d’experts du Pr. Yeni.

- l’accompagnement médico-social des patients :

-  permettra aux patients d’être logés ou hébergés dans des conditions correctes pour permettre une bonne observance. Cette année encore, 200 places d’appartements de coordination thérapeutique, hébergeant à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale et nécessitant des soins et un suivi médical, ont été créées, portant le nombre de places à 1200. Une étude visant à évaluer les besoins des personnes vivant avec le VIH en structures d’hébergement et l’adéquation des réponses apportées à leurs besoins vient d’être lancée ;

 – devra faciliter le maintien, l’insertion dans l’emploi et l’accès aux prestations handicap et réduire les inégalités d’accès aux soins et aux droits sociaux sur l’ensemble du territoire.

- la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et la séropositivité, et les refus de soins.

- la recherche : aux côtés de la recherche fondamentale, une recherche portant sur les tests de dépistage rapide dans les structures d’urgence hospitalière et au niveau communautaire (dont les essais COM’TEST et DRAG) sous l’égide de l’agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) a été initiée.

Les premiers résultats de la recherche communautaire sont attendus pour l’été prochain. Ce plan s’inscrira en synergie avec notamment six autres plans de santé publique afin d’en potentialiser respectivement les mesures : le plan d’amélioration de la vie des patients atteints de maladie chronique, le plan cancer II, le plan Alzheimer, le programme national de lutte contre les hépatites 2009-2012, le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et toxicomanie 2008-2011 et le plan 2007-2011 de prise en charge et de prévention des addictions.

Source : Ministère de la Santé et des Sports.

VIH : nouvelles recommandations de prévention de l’OMS

Lundi 30 novembre 2009

A la veille de la Journée Mondiale du Sida, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) formule de nouvelles recommandations dans le cadre de la lutte contre le VIH sur le traitement, la prévention et l’alimentation du nourrisson, en se fondant sur les dernières données scientifiques disponibles.

L’OMS recommande désormais de commencer plus tôt le traitement antirétroviral chez l’adulte et l’adolescent, d’administrer des antirétroviraux (ARV) plus faciles à prendre et mieux tolérés et d’utiliser les ARV plus longtemps pour réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Pour la première fois, l’OMS recommande que les mères VIH-positives et leur enfant prennent des ARV pendant l’allaitement pour éviter la transmission du VIH.

Comme l’a souligné le Dr Hiroki Nakatami, Sous-Directeur général de l’OMS chargé du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme et des maladies tropicales négligées, « ces nouvelles recommandations sont fondées sur les dernières données disponibles ; leur adoption généralisée permettra à de nombreuses personnes dans des zones à forte charge de morbidité de vivre plus longtemps et en meilleure santé ».

On estime à 33,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida et à 2,7 millions celui des nouvelles infections annuelles. Le VIH/sida est la première cause de mortalité dans le monde chez les femmes en âge de procréer.

Nouvelles recommandations thérapeutiques :

En 2006, l’OMS a recommandé que tous les patients commencent un traitement antirétroviral quand le nombre de leurs CD4 (un moyen de mesurer l’état du système immunitaire) tombe en dessous de 200 cellules/mm,3 ce qui correspond souvent au moment où apparaissent des symptômes dus à l’infection par le VIH. Depuis, des études et des essais ont clairement démontré qu’en commençant le traitement plus tôt, on réduit le taux de morbidité et de mortalité. L’OMS recommande donc de commencer le traitement à un seuil de CD4 plus élevé, à savoir 350 cellules/mm3 chez tous les VIH-positifs, y compris les femmes enceintes, qu’ils soient ou non symptomatiques.

L’OMS recommande aux pays de mettre progressivement fin à l’utilisation de la stavudine, ou d4T, en raison des effets secondaires irréversibles à long terme de ce produit. La stavudine est encore largement utilisée dans le traitement de première intention dans les pays en développement car il s’agit d’un produit peu coûteux et largement disponible. On recommande la zidovudine (AZT) ou le ténofovir (TDF), moins toxiques et tout aussi efficaces.

Les recommandations de 2009 envisagent un rôle accru pour la surveillance au laboratoire en vue d’améliorer la qualité du traitement et des soins. On préconise notamment un meilleur accès à la numération des CD4 et, le cas échéant, à la surveillance de la charge virale. Mais l’accès au traitement antirétroviral ne doit pas être refusé si ces tests de surveillance ne sont pas disponibles.

Prévention de la transmission mère-enfant et amélioration de la survie de l’enfant :

En 2006, l’OMS a recommandé de fournir des ARV aux femmes enceintes VIH-positives au troisième trimestre de la grossesse (à partir de la 28e semaine) pour éviter la transmission du VIH à l’enfant. À l’époque, on n’avait pas assez de données sur l’effet protecteur des ARV pendant l’allaitement. Depuis, plusieurs essais cliniques ont démontré leur efficacité pour la prévention de la transmission pendant l’allaitement. Les recommandations de 2009 veulent promouvoir l’utilisation des ARV à un stade plus précoce de la grossesse, à partir de la 14e semaine et jusqu’à la fin de la période de l’allaitement.

L’OMS recommande désormais de poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge d’un an, à condition que la mère VIH-positive ou l’enfant prenne des ARV pendant cette période, ce qui réduira le risque de transmission et améliorera les chances de survie de l’enfant.

Pour Daisy Mafubelu, Sous-Directeur général de l’OMS chargé de la santé familiale et communautaire, « Par les nouvelles recommandations, nous envoyons un message clair indiquant que, si l’accès aux ARV existe, l’allaitement maternel est une bonne option pour chaque enfant, même lorsque la mère est VIH-positive.»

Les autorités sanitaires nationales sont incitées par l’OMS à définir les meilleures pratiques d’alimentation du nourrisson (allaitement maternel avec administration d’ARV ou recours à une préparation pour nourrissons) dans leur communauté. Il faut alors promouvoir la pratique retenue comme la seule à suivre en matière de soins.

Avantages et problèmes à surmonter :

En commençant plus tôt le traitement antirétroviral, on renforce le système immunitaire et on réduit le risque de maladies et de décès liés au VIH. On diminue aussi le risque de transmission du VIH et de la tuberculose.

Les nouvelles recommandations concernant la prévention de la transmission mère-enfant du VIH pourraient ramener le risque de transmission à 5 % ou même en dessous. Associées à des pratiques plus judicieuses d’alimentation du nourrisson, les recommandations peuvent contribuer à améliorer la survie de l’enfant.

Le principal problème consiste à améliorer la disponibilité des traitements dans les pays où les ressources sont limitées. L’extension des services de prévention de la transmission mère-enfant et du traitement antirétroviral se heurte actuellement à une infrastructure insuffisamment développée, à des ressources humaines et financières inadéquates et à une intégration médiocre des interventions dirigées contre le VIH dans le cadre plus large des services de santé destinés à la mère et à l’enfant.

Si elles sont adoptées, les recommandations se traduiront par un nombre accru de personnes ayant besoin d’un traitement. Mais les coûts supplémentaires associés au traitement plus précoce pourraient être compensés par une diminution des frais hospitaliers, par une meilleure productivité du fait de la diminution des congés maladie, par un nombre inférieur d’orphelins du sida et par une baisse des infections par le VIH.

Un autre défi consiste à encourager plus de gens à se soumettre à des tests de dépistage volontaire et à demander conseil avant l’apparition de symptômes. Aujourd’hui, de nombreux VIH-positifs attendent trop longtemps avant de se faire soigner et ne se manifestent généralement que quand le nombre de leurs CD4 tombe en dessous de 200 cellules/mm3. Or, les avantages d’un traitement plus précoce pourraient aussi amener davantage de personnes à se soumettre à des activités de dépistage et de conseil et à connaître ainsi leur statut sérologique.

En collaboration avec ses principaux partenaires, l’OMS apportera un soutien technique aux pays pour qu’ils adaptent, adoptent et appliquent les recommandations révisées. Si elles sont mises en œuvre sur une plus grande échelle, les nouvelles recommandations de l’OMS permettront d’améliorer la santé des personnes vivant avec le VIH, de réduire le nombre de nouvelles infections et de sauver des vies.

Et vous, vous en êtes où avec le préservatif ?

Samedi 28 novembre 2009

Le ministère de la Santé et des Sports et l’Inpes lancent une campagne télévisée pour rappeler qu’on est tous à un moment ou un autre concernés par le préservatif.

L’enquête sur la sexualité des Français – dite CSF – réalisée en 2006 montre une évolution nette des représentations et des comportements sexuels : couples successifs, multipartenariat, bisexualité… Toutes ces situations affectives et sexuelles, qui concernent pour beaucoup les « 30-50 ans », posent la question du préservatif et de la prévention.

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2009, l’Inpes diffusera 5 spots télévisés qui illustrent certaines situations de la vie affective et sexuelle à l’origine d’un risque de contracter le sida.

Chaque spot met en scène le témoignage d’une personne qui raconte la manière dont la question du préservatif s’est posée à elle.


Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – L’info internationale vidéo.

Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – L’actualité du moment en vidéo.

Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – L’info video en direct.

Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Vous en êtes où avec le préservatif – Spot TV Inpes
envoyé par Inpes. – L’actualité du moment en vidéo.

Ainsi témoignent Jean-Pierre un homme marié ayant eu une relation extra-conjugale sans se protéger, Maryse une femme divorcée de 50 ans qui a rencontré un nouveau partenaire, Laurent à la découverte de sa bisexualité, Sonia amoureuse de Mouss mais n’osant parler du préservatif et enfin Paul révélant son infidélité à Medhi durant les vacances.

A la fin de chaque spot, une voix off conclut : « On est tous à un moment ou un autre concerné par le préservatif. Et vous, vous en êtes où avec le préservatif ? Pour le savoir, rendez vous sur www.sida-info-service.org ».

SIDA : la prévention fait reculer le nombre d’infections

Vendredi 27 novembre 2009

Selon les nouvelles données publiées dans le point sur l’épidémie de sida en 2009, le nombre des nouvelles infections par le VIH a diminué de 17 % ces huit dernières années.

Depuis 2001, date de la signature de la Déclaration d’engagement des Nations Unies sur le VIH/sida, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé approximativement de 15 %, soit environ 400 000 nouvelles infections de moins en 2008.

En Asie orientale, l’incidence a diminué de près de 25 % et, en Asie du Sud et du Sud-Est de 10 % sur la même période. En Europe orientale, après une augmentation spectaculaire des nouvelles infections chez les toxicomanes par voie intraveineuse, l’épidémie s’est considérablement stabilisée. Pourtant, dans certains pays, des signes montrent que l’incidence du VIH croît de nouveau.

Le rapport, publié aujourd’hui par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), souligne qu’au-delà du pic et de l’évolution naturelle de l’épidémie, les programmes de prévention apportent un réel changement.

« La bonne nouvelle, c’est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention, se félicite Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. Néanmoins, nous constatons également que la programmation de la prévention est souvent éloignée des réalités et que, si nous arrivions mieux à amener les ressources et les programmes là où ils seraient le plus efficaces, nous progresserions plus vite et sauverions davantage de vies. »

Pour la première fois, la parution est double et le rapport UNAIDS Outlook examine la manière dont les études sur les « modes de transmission » changent l’approche pour les efforts de prévention. Ce nouveau rapport, présenté comme un magazine, cherche des idées et moyens innovants d’utiliser les données recueillies dans le rapport épidémiologique qui l’accompagne.

Accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien

Les données du Point sur l’épidémie de sida montrent qu’à 33,4 millions, [31,1 millions–35,8 millions], le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde n’a jamais été aussi élevé, ce qui s’explique par la prolongation de leur survie, grâce aux effets bénéfiques des thérapies antirétrovirales, et par la croissance démographique. Le nombre des décès dus au sida a baissé de plus de 10 % ces cinq dernières années, davantage de personnes accédant désormais aux traitements indispensables à leur survie. L’ONUSIDA et l’OMS estiment que, depuis l’avènement des traitements efficaces en 1996, quelque 2,9 millions de vies on pu être sauvées.

Le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS a déclaré : « Les investissements internationaux et nationaux pour l’extension des traitements du VIH ont donné des résultats concrets et mesurables. Nous ne devons surtout pas relâcher l’action et c’est, au contraire, le moment de redoubler d’efforts et de sauver encore beaucoup plus de vies ».

Les thérapies antirétrovirales ont aussi eu un effet significatif pour la prévention des nouvelles infections chez l’enfant, davantage de mères séropositives ayant désormais accès au traitement qui leur évite de transmettre le virus à leurs enfants. Environ 200 000 nouvelles infections chez l’enfant ont ainsi pu être évitées depuis 2001.

Au Botswana, avec une couverture des traitements de 80%, les décès dus au sida ont baissé de plus de 50 % au cours des cinq dernières années. Le nombre des enfants récemment devenus orphelins diminue également, du fait que leurs parents vivent plus longtemps.

Sortir le sida de son isolement :

L’une des conclusions importantes du rapport est que la lutte contre le sida est plus efficace lorsque les programmes de prévention et de traitement du VIH ont été intégrés dans d’autres services de santé et d’aide sociale. Les premières données montrent que le VIH peut avoir un impact non négligeable sur la mortalité maternelle. Les modèles de recherche élaborés à partir d’estimations établies en Afrique du Sud montrent qu’en 2008, le VIH était à l’origine d’environ 50 000 décès maternels.

« Il ne faut plus s’occuper du sida de manière isolée » a dit M. Sidibé. « Les modèles de recherche montrent déjà que le VIH peut avoir un impact non négligeable sur la mortalité maternelle. En Afrique du Sud et au Botswana, la moitié des décès maternels sont dus au VIH. C’est pourquoi nous devons réunir les programmes de santé maternelle, de santé de l’enfant et de prise en charge du VIH, mais aussi ceux de lutte antituberculeuse, dans une approche unique afin d’atteindre un but commun. », a-t-il ajouté.

Les programmes de prévention du VIH ne s’adaptent pas rapidement à l’évolution de l’épidémie de sida

Ce numéro double montre aussi que l’épidémie change de visage et que les efforts de prévention ne suivent pas le rythme de ce changement. Par exemple, en Europe de l’Est et en Asie centrale, l’épidémie, qui auparavant touchait surtout les toxicomanes par voie intraveineuse, affecte désormais aussi leurs partenaires sexuels. De la même manière, dans certaines régions d’Asie, où l’épidémie se propageait principalement par l’intermédiaire de la prostitution et de l’injection de drogue, le VIH touche désormais de plus en plus les couples hétérosexuels.

Les données montrent que peu de programmes de prévention du VIH sont destinés aux personnes de plus de 25 ans, aux couples mariés ou aux personnes ayant une relation stable, aux veufs et aux veuves ou encore aux personnes divorcées, alors que c’est dans ces groupes que l’on a constaté une forte prévalence du VIH dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Par exemple, au Swaziland, plus des deux tiers des adultes infectés ont plus de 25 ans mais pourtant très peu de programmes sont conçus pour eux.

Dans de nombreux pays, la part allouée à la prévention représente désormais la plus petite part des budgets alloués au VIH. Ainsi, au Swaziland, à peine 17 % du budget total consacré au sida ont été destinés à la prévention malgré un taux national de prévalence du VIH de 26 %. Au Ghana, le budget consacré à la prévention a été diminué de 43 % entre 2005 et 2007.

Renforcement des capacités : création d’un nouveau réseau social pour les personnes concernées par le sida dans le monde :

Afin d’exploiter pleinement les résultats obtenus et de permettre aux 33,4 millions de personnes qui vivent avec le VIH et aux millions de gens qui se consacrent à la lutte contre le sida de mieux communiquer, l’ONUSIDA a créé le site Web www.AIDSspace.org , un réseau social ouvert à tous et gratuit.

www.AIDSspace.org a pour but d’étendre les réseaux informels et établis afin que davantage de personnes concernées par le VIH participent et que les ressources disponibles soient pleinement exploitées pour lutter plus efficacement contre le sida. AIDSspace repose sur une idée simple : si des centaines de millions de gens peuvent se connecter sur certains réseaux sociaux parmi les plus populaires (p. ex. Facebook, LinkedIn, MySpace, Twitter, YouTube) pour échanger des idées ou poster et communiquer des informations qui ne concernent pas le VIH, ils peuvent aussi le faire pour tout ce qui concerne le VIH – grandes politiques, études de cas, matériels multimédia, affiches de conférences, rapports et autres sources d’informations essentielles. Sur www.AIDSspace.org, les utilisateurs peuvent aussi trouver et poster des offres d’emploi et consulter des avis sur les prestataires de services.

Prévention : améliorer la santé des femmes

Lundi 9 novembre 2009

Malgré les importants progrès réalisés au cours des dernières décennies, les sociétés ne parviennent toujours pas à répondre aux besoins de soins de santé des femmes à des moments décisifs de leur vie, en particulier au cours de leur adolescence puis de leur vieillesse : tel est le constat dressé par un rapport de l’OMS.

Lors du lancement du rapport, intitulé « Les femmes et la santé : la réalité d’aujourd’hui le programme de demain », le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a appelé à agir d’urgence aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur de celui-ci, pour améliorer la santé et la vie des fillettes et des femmes dans le monde entier, depuis la naissance jusqu’à la vieillesse.

« Si les femmes sont privées du droit de réaliser pleinement leur potentiel en tant qu’être humain, et en particulier de leur capacité à mener une vie en meilleure santé et quelque peu plus heureuse, peut-on parler globalement d’une société réellement saine ? Qu’en est­il alors du progrès social au XXIe siècle ? », s’est interrogée le Dr Chan.

Les femmes assurent la majeure partie des soins de santé, mais reçoivent rarement ceux dont elles ont besoin

À l’échelle mondiale, les femmes assurent la grande majorité des soins de santé – que ce soit à la maison, au sein de leur communauté ou du système de santé, et pourtant, au fil de leur existence, les femmes ne trouvent pas dans les soins de santé la réponse à leurs besoins et problèmes spécifiques.

Jusqu’à 80 % de l’ensemble des soins de santé et 90 % des soins pour les affections liées au VIH/sida sont fournis à domicile – presque toujours par des femmes. Et cependant, la plupart du temps, elles ne sont ni aidées, ni reconnues, ni rémunérées pour ce rôle essentiel.

Lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins de soins de santé des femmes, certains services, comme les soins prénatals, ont plus de chances d’être offerts que d’autres, tels que les soins relatifs à la santé mentale, à la violence sexuelle, ou au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus.

Toutefois, dans de nombreux pays, les services de santé sexuelle et génésique tendent à se concentrer exclusivement sur les femmes mariées et ignorent les besoins des femmes célibataires et des adolescentes. Rares sont les services qui se préoccupent d’autres groupes marginalisés de femmes tels que les professionnelles du sexe, les toxicomanes par voie intraveineuse, les minorités ethniques ou les femmes du monde rural.

« Il est temps que les filles et les femmes reçoivent ce qui leur est dû ; de faire en sorte qu’elles obtiennent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour jouir d’un droit humain fondamental à chaque moment de leur existence, c’est­-à­-dire de leur droit à la santé », a déclaré le Dr Chan.

Une espérance de vie plus longue pour les femmes que pour les hommes mais pas nécessairement en bonne santé :

Le VIH, les affections liées à la grossesse et la tuberculose sont toujours les principaux responsables des décès chez les femmes âgées de 15 à 45 ans au niveau mondial. Toutefois, au fur et à mesure que les femmes vieillissent, les maladies non transmissibles deviennent les principales causes de décès et d’incapacité, en particulier après l’âge de 45 ans.

À l’échelle mondiale, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, que l’on considère souvent comme des problèmes « masculins », sont les deux affections les plus meurtrières chez les femmes.

Les femmes présentent souvent des symptômes différents de ceux des hommes, ce qui induit des erreurs de diagnostic chez elles.

En outre, les cardiopathies ont tendance à toucher les femmes plus tard au cours de leur existence que les hommes.

Parce que les femmes vivent généralement en moyenne six à huit ans de plus que les hommes, elles représentent une proportion croissante de l’ensemble des personnes âgées. La société doit se préparer dès à présent à prendre en charge les problèmes de santé et les coûts associés à la vieillesse et anticiper les principaux changements dans l’organisation du travail, de la famille et du soutien social.

Malgré certains avantages biologiques, la santé des femmes pâtit de leur situation socio-économique inférieure.

Le manque d’accès à l’éducation, l’absence de pouvoir de décision et la faiblesse de leurs revenus peuvent limiter la capacité des femmes à protéger leur propre santé ainsi que celle de leur famille. Bien qu’il existe d’importantes différences dans la santé des femmes d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre, et selon les catégories socio-économiques, les femmes et les fillettes sont confrontées à des défis similaires, en particulier à la discrimination, à la violence et à la pauvreté, qui accroissent les risques qu’elles courent de souffrir d’une mauvaise santé.

Par exemple, dans le cas du VIH/sida, le risque associé à une différence biologique est aggravée dans les cultures où les femmes n’ont guère de possibilités de s’informer sur le VIH ni d’obtenir de leurs partenaires d’être moins exposées.

« Nous ne constaterons pas de réels progrès tant que les femmes continueront à être considérées comme des citoyens de seconde classe dans un si grand nombre de régions du monde », a dit le Dr Chan. « Dans de très nombreuses sociétés, ce sont les hommes qui exercent le pouvoir politique, social et économique. Le secteur de la santé doit s’en préoccuper. Ces inégalités dans les rapports de pouvoir se traduisent par un accès inégal aux soins de santé et une maîtrise inégale des ressources sanitaires », a-t-elle ajouté.

Il faut modifier les politiques et agir aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur.

Le rapport cherche à déterminer les principaux domaines qui devront faire l’objet de réformes, aussi bien dans le secteur de la santé qu’à l’extérieur. Il s’agit de trouver les mécanismes qui permettront de construire un leadership audacieux avec la participation pleine et entière des organisations de femmes, de renforcer les systèmes de santé afin qu’ils soient mieux adaptés aux besoins des femmes au fil de leur existence, d’encourager les changements dans les politiques publiques afin qu’elles tiennent compte de la manière dont les déterminants sociaux et économiques de la santé ont une incidence négative pour les femmes, et de construire une base de savoirs qui permettent un meilleur suivi des avancées obtenues.

Le rapport souligne que les stratégies visant à améliorer la santé des femmes doivent aussi prendre pleinement en compte les inégalités entre les sexes et réduire les obstacles socio-économiques et culturels spécifiques qui empêchent les femmes de protéger et d’améliorer leur santé.

Source : OMS

SIDA : le traitement antirétroviral plus accessible

Jeudi 1 octobre 2009

Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), plus de quatre millions de personnes bénéficiaient fin 2008 d’un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui représente une augmentation de 36% en un an et une multiplication par dix sur cinq ans du nombre de ces patients.

Le rapport, intitulé Vers un accès universel : étendre les interventions prioritaires liées au VIH/sida dans le secteur de la santé, fait état d’autres progrès, notamment d’une extension du conseil et du dépistage du VIH et d’un meilleur accès aux services de prévention de la transmission mère-enfant du virus.

« Ce rapport montre que d’immenses progrès ont été faits dans la lutte contre le VIH/sida dans le monde », a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan. « Mais nous ne devons pas nous en tenir là. Au moins cinq millions de personnes vivant avec le VIH n’ont toujours pas accès à un traitement et à des soins qui pourraient améliorer leur espérance de vie. Beaucoup de gens n’ont pas accès aux services de prévention dont ils auraient besoin. Les gouvernements et les partenaires internationaux doivent agir plus vite pour parvenir à l’accès universel au traitement. », a-t-elle ajouté.

Traitement et soins

L’accès au traitement antirétroviral continue à s’élargir rapidement. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 42% des 9,5 millions de personnes qui avaient besoin d’un traitement y avaient effectivement accès en 2008, contre 33% en 2007. C’est en Afrique subsaharienne, où surviennent les deux tiers des infections à VIH, que l’on a constaté les plus grands progrès.

Le prix des antirétroviraux les plus couramment utilisés a très nettement baissé ces dernières années, ce qui a permis de rendre le traitement plus accessible. Cependant, si le prix des traitements de première intention a baissé de 10% à 40% entre 2006 et 2008, les traitements de deuxième intention restent onéreux.

Malgré les récents progrès, les services de traitement sont encore loin de répondre aux besoins et la crise économique mondiale a remis en question leur pérennité. Chez de nombreux patients, le diagnostic est posé tardivement, alors que la maladie a déjà progressé, ce qui entraîne un retard dans l’instauration du traitement antirétroviral et de forts taux de mortalité au cours de la première année.

Dépistage et conseil

Selon des données récentes, la disponibilité des services de conseil et de dépistage du VIH s’améliore. Dans 66 pays, le nombre d’établissements de santé qui proposent ces services a augmenté d’environ 35% entre 2007 et 2008.

En outre, de plus en plus de gens ont recours aux services de conseil et de dépistage. Selon les données rapportées, dans 39 pays, le nombre total de tests de dépistage du VIH effectués a plus que doublé entre 2007 et 2008. Toutes régions confondues, 93% des pays ayant rapporté des données proposaient en 2008 le dépistage gratuit du VIH dans les établissements de santé du secteur public.

Néanmoins, la majorité des personnes qui vivent avec le VIH ignorent encore leur statut sérologique. Le faible recours aux services de dépistage s’explique en partie par la méconnaissance des risques d’infection et la crainte de la stigmatisation et de la discrimination.

Femmes et enfants

En 2008, l’accès des femmes et des enfants aux services de prise en charge du VIH s’est amélioré. En 2008, environ 45% – contre 35% en 2007 – des femmes enceintes séropositives ont bénéficié d’un traitement antirétroviral pour éviter la transmission du VIH à l’enfant et, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 21% environ des femmes enceintes, contre 15% en 2007, ont bénéficié d’un dépistage du VIH.

Davantage d’enfants bénéficient de programmes pédiatriques de traitement antirétroviral : le nombre de moins de 15 ans ayant reçu un tel traitement est passé d’environ 198 000 en 2007 à 275 700 en 2008, soit 38% de ceux qui en avaient besoin.

À l’échelle mondiale, le sida reste la première cause de mortalité chez la femme en âge de procréer. Selon le Directeur général de l’UNICEF, Ann M. Veneman, « Bien que l’on prête une attention croissante aux femmes et aux enfants dans la lutte mondiale contre le VIH/sida, la maladie a toujours un effet dévastateur sur leur santé, leurs moyens de subsistance et leur survie ».

Populations les plus exposées

En 2008, on a disposé de davantage de données sur l’accès aux services de prise en charge du VIH des populations fortement exposées au risque d’infection, notamment les prostitué(e)s, les hommes homosexuels et les toxicomanes par voie intraveineuse.

Si les interventions permettant de lutter contre le VIH s’étendent à certains endroits, certaines catégories de la population particulièrement exposées ne peuvent accéder aux services de santé en raison d’obstacles techniques, juridiques et socioculturels.

Selon le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, « Tous les indicateurs montrent que le nombre de personnes qui ont besoin d’un traitement a considérablement augmenté ces dernières années ». « L’accès équitable au traitement sera l’une de nos premières préoccupations et l’ONUSIDA continuera à se faire le porte-parole des sans-voix, en veillant à ce que les groupes marginalisés et les plus vulnérables face à l’infection à VIH aient accès aux services d’une importance vitale pour leur santé et celle de leur famille et de leur entourage. »

Source : OMS.

Vidéo Youtube : 

L’accès universel est la promesse de la prévention, du traitement et de la prise en charge du VIH/Sida pour tous ceux qui en ont besoin. En dépit de progrès, la plupart des mères et des bébés du monde en développement qui ont besoin d’un traitement n’en bénéficient pas. Parvenir à l’accès universel, cela veut dire combler le fossé entre ceux qui sont pris en charge et ceux qui ne le sont pas.

Pour plus d’informations, consultez http://www.unicef.org/french/aids/index_introduction.php et http://www.uniteforchidren.org (en anglais)