SURF PREVENTION : Santé et Surf
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Prévention : faire du surf pour préserver ses articulations

Mercredi 17 mars 2010

« J’ai quitté le lit pour m’allonger sur le sol au milieu de la nuit. Je le fais presque toujours. C’est meilleur pour mon dos. Dormir trop longtemps sur un matelas moelleux me cause des douleurs insupportables. Je compte jusqu’à trois et entreprends la manoeuvre longue et difficile qui consiste à me mettre debout. Je tousse, je grogne, je me roule sur le côté puis me recroqueville en position foetale. Je bascule enfin pour m’allonger à plat ventre. Maintenant, j’attends patiemment que mon sang se remette à circuler. Je suis un homme relativement jeune, si l’on peut dire. J’ai 36 ans. Mais quand je m’éveille, j’ai l’impression d’en avoir quatre-vingt-seize. Après trente années passées à courir, à s’arrêter brutalement, à sauter très haut et à retomber durement au sol, mon corps n’est plus ce qu’il était, surtout le matin. Et mon esprit s’en ressent. »

Non ce n’est pas un vieillard perclus de rhumatismes qui parle… C’est le champion de tennis Andre Agassi qui écrit ces mots à la première page de son autobiographie intitulée  »Open ». Le tennis est un sport merveilleux, mais pratiqué intensément pendant plusieurs années, il peut traumatiser l’organisme comme le décrit très bien ici Agassi. Agassi est pourtant un exemple de longévité dans son sport mais sa fin de carrière a été un véritable chemin de croix…

On s’intéresse depuis peu à la pénibilité de certains métiers et aux troubles musculo-squelettiques qu’ils peuvent engendrer. J’ose espérer que l’on se penchera très prochainement sur les sports qui sont le plus susceptibles de traumatiser les articulations des pratiquants, professionnels ou amateurs, quitte à froisser certaines fédérations sportives.

Quand on évoque des sports mettant à rude épreuve les articulations, on pense spontanément au rugby où les joueurs passent leur temps à courir sur un terrain dur et accidenté et à se rentrer dedans. Le corps se souvient de tous les chocs qu’il encaisse et pour certains rugbymen, cela peut se traduire par des douleurs chroniques, une raideur articulaire voire un handicap, en l’absence de tout traumatisme aigu (fracture, entorse…). C’est la répétition de microtraumatismes qui altère les articulations et peut donner de l’arthrose, notamment au niveau du rachis cervical chez le rugbyman (lire l’article*). Plus on se rapproche de la première ligne en rugby, plus les séquelles de la pratique peuvent être lourdes (cf. l’exemple de Raphael Ibanez qui a dû prendre une retraite anticipée). Mais en commençant le rugby, peu de jeunes joueurs – et encore moins leurs parents - savent qu’ils sont exposés à une dégénerescence précoce du rachis cervical aux conséquences potentiellement invalidantes pour la longue vie qui les attend après leur carrière de joueur…

Les médecins qui rédigent des certificats de non contre-indication à la pratique du rugby connaissent bien le problème et recherchent en priorité des signes cliniques de raideur, des douleurs au niveau du cou ou des signes neurologiques en rapport avec une myélopathie sur un canal cervical étroit (objectivé par un examen IRM). Mais il n’y a pas que le cou qui trinque chez les rugbymen qui passent leurs matchs à aller « au contact » aux dépens de leur intégrité physique sous les encouragements de leurs entraîneurs et les vivas du public…Les hanches et les genoux sont également à risque d’arthrose précoce chez les joueurs de rugby. Les joueurs disent parfois pour plaisanter qu’ils ne feront pas de beaux vieux…Je considère les rugbymen comme des gladiateurs qui mettent en jeu leur santé pour faire du spectacle. Mais les joueurs en ont-ils vraiment conscience avant que les premiers symptômes d’une usure précoce ne se fassent sentir ?

Je prends l’exemple caricatural du rugby mais on pourrait aussi parler de sports comme le football ou de sports de glisse comme le skateboard ou snowboard quand ils sont pratiqués de manière répétitive, intensive ou inadaptée. On devrait parler plus souvent de ces sports à risques pour les articulations quand ils sont pratiqués de manière trop intensive ou inadaptée. Je ne contre-indique pas ces sports mais je mets en garde les patients qui les pratiquent pour qu’ils gèrent au mieux leur préparation et l’intensité de leur pratique pour prévenir la survenue d’une arthrose précoce. Il existe aussi des facteurs de prédisposition individuels qui font que nous ne sommes pas égaux devant la survenue d’une arthrose. Plus que les sports en eux-mêmes, c’est souvent une façon inappropriée de les pratiquer qui est en cause dans la survenue d’une usure précoce des articulations.

Le surf dans des conditions « normales » de pratique est un sport moins traumatisant que le rugby ou le tennis : certains joueurs de tennis (exemple de Gustavo Kuerten) ou des rugbymen se tournent d’ailleurs  vers le surf (exemples de Jérôme Thion, Jean-Baptiste Gobelet, Trevor Hall…).

Pandora Decoster dans une pratique du surf longboard a priori peu traumatisante pour les articulations - photo Roxy / Cazenave

Par rapport à ces sports, le surf offre l’énorme avantage de pouvoir être pratiqué quasiment au même rythme pendant toute la vie. Le surf est un sport peu usant car les chocs sont amortis par la réception sur l’eau. La préparation d’un surfeur peut se limiter à une heure d’entraînement quotidien. Il lui est même possible de s’abstenir de surfer pendant plusieurs semaines par saison (comme le fait le champion du monde Kelly Slater). Ce rythme de préparation serait bien évidemment inenvisageable chez un tennisman ou un rugbyman qui se voit imposé d’énormes charges de travail quotidiennes avec musculation intensive, enchaînement de matchs, tout en pratiquant un sport autrement plus traumatisant que le surf…

Contrairement à d’autres sportifs, les surfeurs peuvent espérer continuer à surfer presque au même rythme pendant toute leur vie. La longévité des surfeurs sur la scène internationale en est l’illustration avec des champions comme Kelly Slater qui surfent au même niveau à l’approche de la quarantaine qu’à 20 ans.

Pour toutes ces raisons, je recommande en priorité à mes patients des sports a priori peu traumatisants. Encore faut-il qu’ils adoptent ensuite une bonne préparation, une posture correcte et évitent le surentraînement. Je conseille en premier lieu des activités physiques non traumatisantes comme la marche, la natation et le surf dans les conditions de pratique douce que je décris dans la méthode Surf Thérapie.

Tout ceci étant dit, le surfeur n’est pas totalement épargné par l’arthrose, a fortiori s’il pratique le surf « extrême » ou « aérien ».

*Traumatisme du rachis cervical du rugbyman en France. Y. Bohua, M. Julia, C. Bagate, J.-C. Peyrin, P. Thoreux, H. Pascal-Mousselard ; Journal de Traumatologie du Sport 25 (2008) 91–98

1er Congrès sur l’Exostose du Surfeur en 2010 !

Samedi 21 novembre 2009

Le premier congrès national sur la Santé et les Sports Nautiques de Biarritz aura pour thème principal cette année : l’exostose du surfeur, thème cher à Surf Prévention !

La prise de conscience de cette pathologie par les pratiquants est en effet urgente et sa prévention est possible, comme le résume très bien le Professeur Vincent Darrouzet, Chef de Service d’ORL au CHU de Bordeaux :

« Il est très difficile aux adeptes des sports nautiques, et particulièrement du surf, d’échapper à l’exostose. Le terme de sport est sans doute réducteur pour ce qui est devenu un véritable art de vivre, tellement son influence déborde des limites des plages, tellement il concerne une population croissante et de plus en plus jeune. N’est-il pas associé dans notre inconscient collectif, comme la plongée ou le windsurf, aux vacances, au soleil, à des valeurs positives, bref au plaisir plus qu’à la souffrance ?

Si l’exostose et ses complications sont assez bien connues de l’ORL, elles restent encore très mystérieuses à bien des points de vue. Cette ignorance peut tour à tour conduire les sportifs et leurs médecins à une confiance excessive ou à des inquiétudes mal fondées.

L’exostose était donc la candidate idéale pour ce 1er Congrès National Santé et Sports Nautiques.

Nous avons voulu cette session de formation médicale et d’information ciblée sur les acteurs de santé qui la prennent en charge au quotidien. Il fallait pour la première fois s’arrêter avec des médecins de tous horizons, omnipraticiens, épidémiologistes, chirurgiens, sur cette affection dont la bénignité apparente ne doit pas faire oublier les risques secondaires.

Les mots information, prévention, protection seront les mots clés de cette journée. Nous y associerons les pratiquants et leurs fédérations pour qui la demande est réelle et profonde. Nous nous réjouissons par avance de vous accueillir nombreux à Biarritz, ville magique, symbole des sports de vague, pour ce 1er Congrès National Santé et Sports Nautiques ».

Rendez-vous donc à Biarritz les vendredi 19 Mars et samedi 20 Mars 2010 au Centre de Congrès Le Bellevue.

Voir le programme en cliquant ici : Programme du Congrès National Santé & Sports Nautiques 2010 sur l’exostose du surfeur : vers une prise de conscience.

Plus d’informations sur http://sante-sports-nautiques.com/

Affiche du premier congrès national Santé et Sports nautiques sur l'exostose du surfeur en Mars 2010 au Bellevue à Biarritz

Du golf contre le handicap…

Mercredi 23 septembre 2009

Ismael Guilliorit de l'association Vagdespoir pendant le tournoi de Golf Enjoy N Care

En ouverture du Quiksilver Pro France, s’est déroulé hier mardi 22 septembre 2009 la première édition du Trophée Enjoy & Care au Golf De Biarritz.

Ce Tournoi de golf à caractère caritatif a vu s’affronter 18 équipes composées de 4 personnes comprenant des champions et des personnalités du sport comme Mathieu Crepel, Martin Potter, Tim Boal, Stephanie Barneix, Serge Blanco, Guy Forget, Samantha Davies, Marc Lièvremont, Nathalie Tauziat, Michael Lynagh,…

Les bénéfices des inscriptions (1000€ /équipe) étaient destinés cette année à l’Association «Vagdespoir ».

Cela fait plaisir de voir que cette association de sensibilisation au handicap au travers des sports de glisse récolte enfin les fruits de 5 ans de travail pour changer le regard du grand public sur le handicap.

Plus d’infos sur http://www.enjoyandcare.com/

Vous pouvez rejoindre le groupe Facebook de Vagdespoir.