En pleines échéances électorales capitales pour l’avenir de la France, on parle beaucoup politique. Les discussions s’animent, les réseaux sociaux s’enflamment, les critiques fusent… Beaucoup de paroles, mais combien d’entre nous se décident à passer à l’action

Dans une démocratie comme la nôtre, chacun d’entre nous peut participer à la vie politique. En débattant. En militant. En votant. Mais aussi en se présentant !

Il ne faut pas croire qu’il y a d’un côté les politiques, et de l’autre les citoyens. Nous pouvons tous à un moment donné passer de l’autre côté du miroir, sans forcément être encarté dans un parti politique.

Sans le savoir, les surfeurs sont souvent plus politisés qu’ils ne le croient.

Épris de libertés, le surfeur a des aspirations libérales. Défenseur des océans, le surfeur a une fibre écologiste. Le surfeur peut aussi verser dans le communautarisme quand il tombe dans le localisme et le territorialisme autour de son spot de surf.

Dans son numéro d’Avril 2017, Surf Session consacre un excellent dossier au Surf et à la Politique : « Droite ou Gauche ? » écrit par Jérémy Lemarié qui fait le point sur le surf engagé.

J’y interviens par ce témoignage tiré de mon expérience personnelle :

« Je ne fais pas de politique au sens partisan du terme mais dans le sens où je me préoccupe de la vie de la cité. (…) J’encourage les surfeurs, les jeunes surtout, à se présenter sur une liste et à entrer en politique locale, à s’investir, à faire avancer les choses. Je pense que les préoccupations des surfeurs sont celles de la société de demain : préservation environnementale, économie circulaire, politique énergétique. L’eau et l’énergie, c’est le nerf de la guerre. Les surfeurs ont un message crédible à faire passer. »

Nous sommes une poignée à être entrés dans les conseils municipaux en métropole et dans les DOM-TOM, mais il faudra demain être beaucoup plus nombreux si nous voulons faire entendre notre voix sur les enjeux cruciaux qui nous préoccupent.

Avec le discrédit jeté sur la classe politique actuelle, une nouvelle vague devra se lever, et il n’est pas question de rester sur la plage pendant que d’autres décideront pour nous. Il faudra alors voir la politique autrement, de manière fluide, transversale et systémique, comme l’explique très bien Joël de Rosnay.

Photo Antoine JUSTES pour Surf Session Mag.
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A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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