Les serpents marins fabriquent un venin répertorié parmi les plus toxiques du monde. En croiser un à l’eau ne fait rêver personne et alimente certaines peurs. Certains fréquentent d’ailleurs certains spots, comme celui de tavarua aux fidji.

Reconnaître la bête

Pas toujours facile d’identifier un serpent marin car il est souvent confondu avec les murènes, les congres ou les anguilles. Il existe environ 76 espèces de serpents marins, dont 64 font partie de la grande famille des Elapidae. Ces derniers sont amphibies ou exclusivement marins.

Taille : en moyenne 1m mais le Yellow sea-snake peut atteindre jusqu’à 2.75m.

Forme : cylindrique et allongée, la queue est aplatie et sert à la propulsion.

Comportement : plutôt discret et placide, le serpent marin ne gagne la surface que pour respirer. Le tricot rayé (notre photo) est amphibie, vous pourrez le croiser à terre, où il déguste ses proies.

Choisir sa destination sea snake

Pour rencontrer l’animal, il faut choisir la destination adéquate. On trouve des Elapidae :

– Dans le Sud-Est asiatique.

– Dans la zone indo-australienne : détroit de Malacca, golfe du Siam, partie méridionale du sud de la Chine, nord de l’Australie.

Le serpent marin noir et jaune est le reptile le plus abondant à la surface de la planète, on le trouve :

– Dans tout l’océan Indien occidental (Seychelles, Madagascar, côtes d’Afrique du Sud).

– A l’Est des Fidji, du Pacifique central jusqu’aux côtes d’Amérique centrale.

Tomber nez à nez avec l’animal

Si vous vous trouvez à l’eau avec un serpent marin, comme certains surfeurs à Tavarua, pas de panique ! Certains sont agressifs, comme le serpent marin à bec, mais en général la plupart des serpents risquent de vous fuir. En plus, vous ne faites pas partie de son régime alimentaire : murènes, congres et poissons. Ils sont capables d’ouvrir la bouche assez grand pour mordre des proies pouvant aller jusqu’à 80% de leur taille, ils peuvent nous atteindre aussi.
Risquer sa vie, ou pas

Même si la morsure est indolore, le venin des serpents marins est extrêmement toxique. Il contient des neurotoxines qui peuvent entraîner une paralysie musculaire et un arrêt respiratoire. En Nouvelle-Calédonie, les médecins ont remarqué une augmentation du nombre de morsures en lien avec l’augmentation de la fréquentation des plages. Les morsures graves ou fatales restent rares car il existe des traitements efficaces.

Que faire en cas de morsure

Si les signes visuels de la morsure sont peu important (trou de la taille d’un point et débris de crochets), 30 à 60 minutes après la blessure on observe les premiers signes d’envenimation.

Conduite à tenir avant l’hospitalisation :

– Mettre la victime au repos, immobiliser le membre mordu pour limiter la diffusion du venin.

– Désinfecter la morsure avec de l’alcool ou de la Bétadine et surveiller l’apparition d’une possible surinfection.

– Enlever les bagues, bracelets, chaussette, tout ce qui peut comprimer si un oedème survient.

– Réaliser une compression modérée par bande élastique du membre atteint en amont de la morsure.

– Prendre des antalgiques (paracétamol) si la douleur est importante.

– Conduire la personne à l’hôpital où elle recevra une dose d’immunsérum comme le « Sea snake antivenom » développé à partir du venin du serpent marin à bec.

Fiche rédigée par Anne-Kristell Jouan, journaliste scientifique, le 7 Juin 2011.

Serpent de mer a Tavarua

Sea snake sur le sable

À retenir
A ne pas faire :
- Inciser
- Aspirer le venin
- Poser un garrot.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 
 

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