Pour ceux qui ne le savent pas encore, Biarritz aura prochainement sa Cité du Surf , sensée attirer des centaines de milliers de visiteurs chaque année.

Les travaux ont déjà commencé…

La Cité du Surf vue de l’extérieur. Copyright S.Holl.

Après avoir été très enthousiaste sur ce projet, j’avoue être de plus en plus sceptique.

D’abord parce que le nom de cette cité s’est progressivement modifié :

– La « Cité du Surf » s’est transformée en :
– « Cité du Surf et de l’Océan » puis en :
– « Cité de l’Océan et du surf »,
– et on parle maintenant de plus en plus souvent de « Cité de l’Océan » tout court…

Ce dérapage lexical ne m’inspire rien de bon pour le côté  » surf  » de cette Cité…

Pourtant le surf semble toujours faire partie intégrante du projet comme on peut le lire sur le site Internet de la Ville de Biarritz :

« Après la pêche à la baleine et les débuts des bains de mer, c’est le surf qui fait aujourd’hui partie du quotidien de Biarritz, de son image, de sa culture et de son économie. Ancré depuis plus de 40 ans dans la culture locale, le surf porte une image et un style de vie liés au respect de l’environnement et de l’océan. C’est donc élargie à la connaissance et à la préservation de la mer que la Cité du surf et de l’océan racontera l’histoire de cette activité, sa contribution à la vie sociale« .

Personne n’a encore su m’expliquer concrètement ce qu’il y aura à l’intérieur de cette fameuse cité.

On connaît l’enveloppe, magnifique, imaginée par Steven Holl Architects , l’un des plus gros cabinets d’architectes au monde, mais j’ose espérer qu’il ne s’agira pas d’une belle coquille vide…

A l’intérieur de la Cité du Surf. Copyright S.Holl.

Pour moi, une Cité du Surf attractive devrait être un genre de Futuroscope du Surf . Cela impliquerait qu’il y ait notamment dans cette Cité :
– au moins une piscine à vagues dernier cri utilisant les nouvelles technologies de vagues artificielles,
– des simulateurs de surf utilisant les jeux vidéos comme support (le côté ludique est capital pour attirer un public jeune).
– une médiathèque complète avec tout ce que le surf compte de films, de livres, de magazines,…dans le monde.
– un laboratoire pour élaborer des projets surf d’envergure avec participation de surfeurs, de spécialistes, d’ingénieurs… : expéditions / surf trips à visée scientifique (auxquels les correspondants médicaux de Surf Prevention seraient prêts à participer), mise en place de programmes environnementaux ambitieux pour l’océan,…
– un atelier de shape du 3e millénaire.
– la création d’une communauté internationale de surfeurs grâce à l’interface Internet.
– un espace pour des concerts évidemment, le surf étant intimement lié à la musique.

Malheureusement, j’ai bien peur de rêver tout haut car, d’après ce que j’ai pu entendre ici ou là, il devrait plutôt s’agir d’un Musée de la Mer « bis » ou d’une énième exposition sur l’océan (avec les jolis bateaux, les gentils poissons et la vilaine pollution…) et avec juste quelques vieilles planches des Tontons Surfeurs exposées dans un coin du Musée pour faire joli…

J’espère de tout mon coeur me tromper mais cette Cité me paraît déjà mal barrée pour plusieurs raisons :

Primo, la Cité du Surf n’est pas située sur un spot de surf. Déjà qu’on a du mal à rassembler les surfeurs au bord d’une plage, je doute qu’ils aient envie de squatter à un endroit d’où l’on apercevra à peine les vagues… (La Cité du Surf et de l’Océan sera construite à Ilbarritz, entre la RN10 et la mer, au-delà de la « bande des 300 mètres »).

Secundo, je ne suis par certain que les surfeurs biarrots aient été consultés sur ce projet qui les concerne au premier chef. Quand je dis surfeurs biarrots, je parle des surfeurs du Grande Plage Surf Club ou du Marbella Surf Club par exemple qui sont dans l’eau toute l’année.
En tout cas, je n’ai pas eu voix au chapitre : la seule fois que j’ai eu l’honneur de rencontrer le maire de Biarritz, il a coupé court à mon enthousiasme en m’annonçant texto que le surf ne serait qu’une « porte d’entrée de la Cité du Surf, et encore pas la plus importante… ». Un comble.

Quand je vois que les surfeurs de Biarritz sont parqués dans des locaux de seconde zone et qu’on risque de mettre des millions d’euros dans une Cité davantage destinée aux non surfeurs qu’aux surfeurs eux-mêmes, je m’interroge.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut savoir que la politique locale orientée vers le tout-touristique fait des ravages. Biarritz est la seule ville du Pays Basque à avoir perdu des milliers d’habitants ces dernières années (selon le dernier recensement de l’INSEE) avec un parc de résidences secondaires qui représente aujourd’hui au moins 40% des habitations à Biarritz ! Le résultat est que Biarritz est maintenant devenue une ville-fantôme hors-saison. Quand on va surfer à Biarritz en hiver, on est choqué par tous les volets fermés des logements occupés quelques jours par an seulement.

Les jeunes, les familles, les surfeurs modestes ne peuvent plus se loger au centre-ville de Biarritz et sont condamnés à habiter dans un clapier, en périphérie, dans un logement social (s’ils y ont droit et s’ils en trouvent un, ce qui n’est pas gagné…) ou dans les communes avoisinantes. Les commerces ne travaillent plus que pendant les week-ends d’affluence et pendant les vacances.

Il y a de moins en moins de Biarrots vivant à l’année à Biarritz pour faire vivre et bouger la cité. La ville est donc obligée de faire des pieds et des mains pour attirer une clientèle de passage pour subsister. Dans ce contexte, le surf n’est qu’un faire-valoir, comme pour cette fameuse « Cité de l’Océan et du Surf » sur laquelle on colle une étiquette surf comme sur un simple « produit d’appel touristique ».

Il y aurait pourtant moyen de faire tout autre chose à Biarritz en impliquant davantage la jeunesse biarrote et en la faisant participer à un projet comme la Cité du Surf.

Biarritz ne demande qu’à se réveiller ! Les manifestations pour jeunes y remportent toujours un vif succès. En témoignent les réussites de la Scène de Musiques Actuelles de l’Atabal, du skatepark ou encore de l’affluence pour les concerts organisés en été.

Biarritz a su également préserver son identité comme le prouvent son patrimoine préservé et la résistance de la langue basque sur place.

Biarritz est aussi et surtout un formidable vivier de surfeurs, rassemblés au sein du Biarritz Associations Surf Club.

Il y a un énorme potentiel à Biarritz. Mais les grands événements surf se font rares. Loin de nous l’âge d’or des grandes compétitions internationales de surf qui voyaient les meilleurs surfeurs du monde s’affronter sur la Grande Plage de Biarritz : le Biarritz Surf Masters, le Reef Surf Trophée, le Biarritz Surf Festival sont partis aux oubliettes et n’ont pas été remplacés.

Je déplore que l’on n’ait jamais osé vraiment miser sur le surf. Même à Biarritz, « berceau européen du surf », on préfère mettre en avant l’image du rugby que celle du surf.

Quand on joue la carte surf, il faut mettre le paquet car les surfeurs représentent une « clientèle » très exigeante et ne sont pas dupes surtout si on essaie de leur placer une pseudo « Cité du Surf ». Si l’on veut éviter que ce projet ne soit un échec cuisant, il faut oser remettre le surf au centre du projet, y mettre les moyens et surtout solliciter les surfeurs du Pays Basque et d’ailleurs pour le développer.

J’ai toujours vécu à Biarritz, j’y travaille et j’y surfe. J’aime cette ville et je voudrais qu’un jour le surf y trouve la place qu’il mérite. La Cité du Surf est l’occasion rêvée pour rendre au surf à Biarritz ses lettres de noblesse mais attention de ne pas rater le virage, au risque de prendre une grosse gamelle !

Si la Cité du Surf n’est pas à la hauteur des mes espérances, je peux vous assurer que j’y mettrai les pieds aussi souvent qu’au Musée de la Mer (une fois tous les 10 ans en moyenne) et pourtant je pense être l’un des habitants de Biarritz les plus passionnés par le surf !

Pour résumer mon propos, je dirais :
Une Cité du Surf pour les surfeurs : Oui !
Un Musée de l’Océan uniquement pour distraire les vacanciers : Non !

Et vous, que pensez-vous d’une Cité du Surf ? Comment la voyez-vous ? Donnez votre avis en postant un commentaire.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, SUPeur. Auteur des livres Surf Thérapie et DETOXseafication. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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23 Commentaires

  1. olivier eudes dit :

    Et oui, comme tu dis, des millions d'euro pour faire joujou avec une piscine à vague et des trucs débiles pour occuper les surfers, non mais tu crois pas justement que c'est ça la connerie ? Tu parles de problème de logement et d'emploi sur la côte, et voilà qu'on va encore faire une super salle des congrès bis avec des spectacle proutprout à thème vaguement surf ou océan, on y fera des séminaires sur le golf et le marketing et on se tripotera la nouille sur les tontons surfers (ouaip, j'adore cette expression ;o) en regardant filer le fric qui manque tant à traiter correctement l'eau, la côte et ses habitants les moins fortunés qui font pourtant tourner l'usine à touriste. Franchement, encore heureux qu'elle soit pas dans la bande littorale, va déjà y avoir les anciens nouveaux "bains" à la côte.

    Perso, cet histoire de cité du surf, ça m'a l'air pire que vulcania (au moins, on y apprend des trucs 😀 )

    Bref, pour résumer mon propos, la cité du surf, c'est là où les surfers vivent, bossent, réflechissent (sisi, ça doit être possible !) et surfent, le reste, c'est vraiment de la roupie de sansonnet.

  2. Guillaume dit :

    Je te reçois bien Olivier mais il ne faut pas oublier que Biarritz est une ville touristique. Qu'on le veuille ou non. Si certains surfeurs peuvent se permettre de faire des "saisons" à bosser en été pour partir le reste de l'année en surf trip, c'est grâce au tourisme. Dans ce marché ultra-concurrentiel des stations balnéaires touristiques, il faut sans cesse se renouveler pour rester "attractif". Biarritz est déjà handicapée par le fait que c'est une destination chère (quand on voit le prix de la location à la semaine en été…). Si elle ne propose pas des activités intéressantes sur place, c'est la fin des haricots. Je suis donc d'accord avec l'idée d'une Cité du Surf à condition que ce projet pharaonique soit viable. Et pour qu'il soit viable, il faut qu'il soit ludique. Une Cité du Surf sans piscine à vagues, c'est à mon sens une hérésie totale !

  3. julien Maisonnave dit :

    bonjour mes amis ,

    Je ne crois pas qu'il y ait un seul centre d'intéret ( au propre et au figuré ) à la construction de cette cité du surf.

    Les avantages et inconvénients sont variables suivant avec qui et comment on regarde.

    Il est évident que pour les surfeurs , se sentir intégrés et consultés via les clubs existants serait , de mon point de vue , un minimum pour ne pas proposer un projet hors-sujet.

    Mais l'essentiel , sur ce dossier n'est pas le surf.

    c'est Biarritz.

    aujourd'hui je me trompe en pensant que Biarritz est Biarritz grâce au surf.

    Le mode décisionnel prouve bien le poids des surfeurs et du surf en la matière.

    Nous sommes là pour faire tourner le manège. Et nous devrions être heureux de notre sort. Enfants gâtés que nous sommes.

    Quoiqu'il en soit les décideurs étant les payeurs , ce Futur Vulcania – Musée de la mer bis – ou autre , va voir le jour.

    Une opposition frontale , qui n'est pas dénuée d'intérêt parce qu'il y a de vrais problèmes et que les surfeurs – ou les jeunes en général , s'ils souhaitent vivre dans la ville qu'ils aiment , Biarritz , doivent faire face à des difficultés réelles : logement , emploi , projet de vie à moyen et long terme….cette opposition frontale trouvera une fin de non-recevoir.

    Soyons plus malins.

    Cette Cité du Surf n'est qu'un outil.

    Elle ne prendra sa toute mesure que si elle vit et donc seulement si les éléments vivants qui font la culture surf à Biarritz y trouvent des degrés de satisfaction ou d'intérets pour s'y impliquer.

    Aprés le débat touristo-touristique , et tout le tralala …..

    Le Maire est ok pour une Cité du Surf et bien soyons enthousiastes.

    Voyons ce que ça donne et nous serons toujours à même de faire changer les choses si ça ne convient pas.

    Pour les piscines à vague et autres ça serait super mais peut-on se le permettre ?

    Avec ces éléments Biarritz deviendrait pour le coup leader en la matière.

    A plus Olivier et Guillaume.

    On se voit à l'eau de toute façon.

    Parce que pour nous , la Cité du Surf on se construit à chaque session.

  4. position alex dit :

    j' ai bien peur que vous ayez raison tous les deux,guillaume la piscine a vague ce sera quand tu seras maire en attendant ce sera les photos de joel de rosnay et la planche de peter viertel pour une entree a 10 euros par personne …

    plutot cool comme activité le dimanche…

    j'suis meme persuadé qu'ils n'hesiteront pas a te coller une prune si tu skate sur leur toit (pour ceux qui ont toujours un skate)

    je ne sais pas qui a donné son avis, ni qui l'a demandé mais le mien serais de faire des jardins pour les enfants un skate parc pour les ados et une jolie promenade pour les parents sans depenser des millions ni betonner a tors….enfin mon avis…

  5. Guillaume dit :

    C'est vrai que vu la forme du bâtiment en half-pipe, il y aura moyen de se coller des bons rides en skateboard !

  6. bolivard dit :

    vous avez oublié de parler des gens qu'ils ont expulsés pour la cité du surf.

    Trois maisons vont etre demolies.

  7. Renaud dit :

    la cité du surf est avant tout tournée vers le tourisme, et même s'il ne faut pas oublier toutes les autres facettes sociales de la vie d'une ville, le tourisme prend largement sa place dans l'économie de Biarritz. Pourquoi pas de piscine à vague et autres activités, même si ce genre de projet coute cher et pour moi s'éloigne un peu de l'essence de notre sport… Personnellement au delà de la réussite économique pour Biarritz, j'aimerai que nous autres surfeurs et locaux de la région nous profitions de ce projet en tant que garante d'une certaine culture basque et surf, un rappel fort des vrais valeurs de ce sport et pas seulement une démocratisation à tout va. C'est vrai qu'il n'y a pas de projet sans argent, pas d'argent sans business et pas de business sans marketing, ciblage, publicité et conso de masse. Mais tout cela a tendance à exclure la notion de respect, respect des élus envers la communauté surf et ses associations qui ne sont pas consultés, respect entre les surfeurs même avec concurrence et localisme. Avant d'être un sport technique, le surf est un sport contemplatif pratiqué par des personnes qui devraient être humbles face aux éléments.

    C'est pour cela que j'espère que cet édifice sera aussi un espace d'accueil et de communication entre les surfeurs, avec diffusion de film et récits de voyage, partage de culture, conseil sur la pratique et la santé également, rencontre et thèmes de discussion, un panorama des spots et des bans de sable (pour ceux du nord) ou des fonds rocheux (ceux du sud) un lieu tourné vers les enfants, avec des jeux et promenades (pendant que les papas vont surfer !…), un lieu de musique et littérature autour de l'océan (le surfeur est avant tout un homme de la mer quand même!). Et après pourquoi pas greffer tous les jeux ludiques qui attireront le tourisme.

    Mais il n'y a pas de réalisation sans discussion, merci Messieurs les élus…

  8. ALC dit :

    La cité du surf ?

    qu'ils aillent la faire à Hossegor…

    qu'ils fassent des skate parks et des activités pour les jeunes

    Biarritz doit rajeunir

    les tontons surfers c'est du passé

    on s'en fout de leurs troncs de bois

    bref un grand coup de gueule

    y en a marre de tous ces guignolos

    place a la jeunesse

    agur

  9. PIERRE dit :

    La Cité du Surf, c'est le caprice de Monsieur Le Maire. C'est sa CHOSE.

    Des expropriations, des démolitions, un arrété préfectoral non respecté et des abus de pouvoir sont à l'origine de cette réalisation. Un montage financier plus que suspect, un prix qui est passé de 8,3m€ à plus de 60m€ et un endroit peu approprié à la tradition du surf sont autant d'inquiétudes pour le portefeuille des Biarrots dans l'avenir. Je suis un Biarrot de la génération des tontons surfeurs et je vous assure que le berceau du surf est la COTE DES BASQUES. Avant de satisfaire son caprice, Monsieur le Maire aurait du s'occuper de Biarritz et des Biarrots: le renforcement des falaises, la circulation, le stationnement, la voirie, les logements sociaux, la mise en conformité de l'aéroport, etc…sont les priorités et non cette coquille vide dans une ville qui n'a plus de compétition de surf d'envergure mondiale, ni même nationale.

  10. Guillaume Barucq dit :

    Vos commentaires sont fort instructifs et il en ressort un leitmotiv : la Cité du Surf fait fausse route !

    Je répète que je suis POUR une Cité du Surf mais pas n'importe laquelle…

    Il faudrait que la ville commence par sonder les surfeurs pour savoir ce qu'ils attendent réellement.

    Car si les surfeurs boycottent la Cité du Surf, c'est mal engagé !

    Les jeunes et les surfeurs n'ont pas envie de se coltiner un remake de l'exposition des 50 ans du Surf…C'était très bien de rendre hommage à nos glorieux Tontons Surfeurs mais maintenant place à la jeunesse, place à l'action !

    Les jeunes ont envie d'apprendre des choses mais surtout de s'éclater à la Cité du Surf d'où mon idée d'y adosser une piscine à vagues high-tech au succès garanti.

    Une Cité du Surf sans espace pour surfer, c'est comme si on construisait une Cité du Skateboard sans skatepark…

    Continuez à poster vos suggestions constructives.

    Et ne tombez pas dans les règlements de compte stériles ou la diffamation que je serai obligé de modérer. Pierre, je te laisse responsable de tes propos mais il y a du vrai dans ce que tu dis. N'oublions pas que Monsieur le Maire lira bientôt tous ces commentaires et qu'il en fera, à n'en pas douter, grand cas…

  11. olivier dit :

    Et oui, c'est sympa de voir de vrais commentaires, merci guillaume.

    Bon, pour la piscine, c'est le coût d'exploitation et le système qui me daillent, mais c'est pas pire qu'une patinoire à Anglet, voire une piscine, vous seriez effarés de voir l'énergie que ça consomme ces trucs là. Mais ça encore, on peut le rendre plus efficient en matière d'économie d'énergie, donc, à voir.

    Mais, ne nous trompons pas, il va bien y avoir des choix à faire entre plusieurs visions du développement, et l'argent vient du tourisme "haut de gamme". Les biarrots, surfer ou non, vieilles famille du coin et nouveaux riches grâce à la bulle immobilière sont là pour nous rappeler l'historique sociale de cette ville. ça c'est pour le volet, à qui ça s'adresse, qui vote, qui a de l'influence, etc….;-) !! bref, je m'égare….

    Juste que, toujours pareil, on ne crée que des trucs à vendre et on abîme tout ce qui est gratuit. Et l'ocean, ben, puisque c'est la base de notre vie en tant que surfer, je ne suis pas sûr que le plus urgent, c'est de se monter des usines a gaz.

    Alors oui, les emplois, et tout ça, ben, regardons, depuis ne serait-ce que 20 ans, y at-il plus d'emplois grâce au surf ? Non, car il y a plus de monde. C'est logique, non ? Je ne dis pas dans le surf, car là oui, c'est clair, d'où le nombre d'écoles et de problèmes liés, on en est tous témoins ou acteurs, voire victime, voire hypocrite, par exemple: que le BE surf qui n'a jamais dit "cassez vous les touristes" lève le doigt hihihi

    Est-ce que c'est facile de vivre ici ? Non, le logement est hors de prix et les boulots (je veux dire en volume) sont pour le plupart précaires et peu rémunérateurs, et non délocalisables, même si certains sortent leur épingle du jeu, super, mais on ne peut pas tirer une règle de cas particuliers. Si tout le monde est restaurateur ou patron de boîte de nuit, qui s'occuperait de nos vieux ou de faire brouter nos manex ??

    J'espère que l'on ne méprend pas sur mon ton, c'est dit avec le sourire et juste pour en blagouiller…ah ces blogs, on se lâche trop…

    Xo !! et juju, je surfe avec toi si tu t'es rasé la moustache à Clark Gable 😉 !!!

  12. veronique dit :

    Bonjour à tous, au sujet de cette cité je reste perplexe, je ne surfe pas mais je respecte les surfers. Par contre, je trouve inadmissible qu'on ne me laisse plus le choix de ma plage car faute de parking comment y aller. Tout ca pour une cité controversée. Jusqu'à l'année dernière il fallait se battre pour trouver une place pour se garer pour avoir l'insigne honneur de se baigner. Alors si ce projet doit honorer le surf et permettre aux touristes de dépenser leur argent (s'il en ont encore) pour voir 3 poissons se battre en duel et deux planches de surf en expo, je me pose la question de savoir où ils vont se garer. A moins que l'on ai prévu des parkings souterrains, payants cela va de soi. Pour moi tout ça est inutile, le surfer à mon sens il n'est pas beau en vitrine mais bien dans l'eau c'est là qu'il fait rêver pas dans une piscine à vagues. Mon message est peut-être pueril mais merde je voudrais pouvoir continuer a mettre ma serviette sur le sable de Biarritz.

  13. Le Maire de Biarritz Didier Borotra a commencé à lever le voile sur le mystérieux contenu de la Cité du Surf dans le journal Sud-Ouest du jour.

    Des scientifiques sont aux manettes : Michel Vignaux de l'Université Bordeaux 1 et membre de l'Académie des Sciences et Philippe Bertrand, directeur de recherche au CNRS. Le scénographe est Yves Ollier (Already Made, Paris) associé à Philippe Vidal.

    Si jamais ils ont besoin de consulter au moins un surfeur, nous sommes à leur disposition ! Le maire a précisé que "ce ne sera pas Disneyland" mais je le dis et je le répète, sans un côté aqualudique important avec parc à vagues, on va droit dans le mur !

    On apprend également avec satisfaction que le Conseil de l'Europe a officialisé la présence du Centre Européen sur les risques côtiers (CerCO) auquel Surf Prevention serait évidemment ravi de prêter main forte.

    Plus d'informations : http://www.sudouest.com/pays-basque/actualite/bia

  14. Guillaume dit :

    Vous pouvez maintenant rejoindre le groupe Facebook "Pour une vraie Cité du Surf à Biarritz" et donner votre avis !

  15. laurent dit :

    83 millions d'euros sans les dépassements de budget, biarritz 27 000 habitants, combien ça fait sur la taxe d'habitation (même avec un partenariat public privé) ?

    Où est le dosssier développement durable du truc, les respects des réglementations RT 2015 (vu que pour la RT 2010 ça ne sera pas terminé, j'ai peur que le projet conçu en 2006 soit déjà en retard sur le Grenelle de 2008!)

    La gestion du chantier propre, est-ce que le projet a été étudié en coût global, va-t'il être énergivore, l'a t'on prévu évolutif ? Que va t'on en faire dans 15 ans (durée de vie d'un projet)? J'ai encore quelques questions de ce genre avant même de penser à son exploitation et à ce qu'il va y avoir dedans !!

  16. Barucq dit :

    Pour ceux qui n'ont pas encore rejoint le groupe Facebook "Pour une VRAIE Cité du Surf à Biarritz", voici l'analyse éclairée de l'un des membres du groupe : Stéphane Barucq (qui se trouve être un cousin) :

    CHAPITRE 1 > Une cité du surf pourquoi pas: l'appellation elle-même est un poil suspecte, et la mairie de Biarritz ne s'étend pas vraiment sur le contenu précis du site.

    A qui est destiné ce bâtiment? y-at'il eu au moins un semblant d'ébauche d'étude

    de marché?

    La ville doit prendre en compte le facteur touristique qui la fait vivre; elle doit aussi réaliser que les habitants à l'année sont quand même une priorité et méritent de ne pas se retrouver encore en périphérie des divers projets d'espaces communs, en simples spectateurs de l'activité mercantile ou de loisirs proposée en saison. Les tarifs d'accés et autres ne devront pas être calés comme d'hab' sur le potentiel d'achat du touriste mais bien sur celui des personnes qui pourront à l'année faire vivre cet endroit. Là je pense au fameux café (celui que le camarade travailleur se paie tous les jours pour se détendre) qui prend 20 cents en saison pour en perdre 10 après le départ des vacanciers…

    CHAPITRE 2 > Sans parler en anti-américaniste primaire, n'y avait-il que des bureaux d'archi et d'étude à la ramasse dans le coin pour faire appel aux hommes de l'oncle Sam qui ont certainement l'habitude de manier des budgets cohérents avec la taille des villes de notre bon vieux far-Sud Ouest ? Parce que bon, même avec une American Express Platinum, faudra les sortir les petits millions. Enfin,

    heureusement, il parait que Xavier Leibar, architexte (je reprends le "x" du site de la mairie) de Ciboure veille à ce que tout cela ne dérape pas. Merci Xabi.

    En plus moi, j'avais des idées: un beau bâtiment sous une cloche de verre, que quand tu le secoues, y'a d'la neige qui tombe: une belle vision du passé, bien figée, et un défi architectural.

    CHAPITRE 3 > J'ai pas d'opinion sur la piscine à vague, ça me parait juste difficile

    à rentabiliser, comme l'ont fait remarquer certaines personnes.Pour le reste du

    contenu, ça demande un peu plus de réflexion et de concertation genre "démocratie

    participative", parce que pour l'instant, ça me parait léger au regard du prix

    du contenant. Faut se mettre dans la peau du visiteur lambda 30 secondes. Et si le

    menu n'est pas renouvelé à une fréquence raisonnable, l'ami Local risque de se fatiguer bien vite et la cité du surf de connaître la dépression, celle qui refoule les

    foules, pas celle qui aboule la houle.

    CHAPITRE 4 >En tout cas, j'aurais aimé quelques € pour faire fonctionner les douches l'hiver à la Grande Plage, avec des vrais pommeaux qui font couler en pluie + de 8 sec d'affilées sans changement de pression, ça c'est pour l'hygiène élémentaire; quelques euros surtout pour le nettoyage des plages qui sont fréquentées hors saison également par… les amoureux de l'océan en tous genres. Et quand je parle nettoyage, c'est le visible avec les déchets flottants qui s'échouent, et l'invisible bactérien avec plus en amont et pour rebondir sur des propos de Paul D. les stations d'épuration. C'est vrai, c'est compliqué à gérer à cause des changements de flux saisonniers (quantité et qualité des effluents) mais justement, y'a du taf pour traiter l'eau qui rejoint l'océan: Un vrai programme de gestion des littoraux, avec des vrais scientifiques qui n'ont rien à vendre (ni marchandise ni image).

    CHAPITRE 5 > Quant à l'accés à la plage ou ailleurs, s'il doit être payant, que ces putains de parcmètres soient sans consommation minimale (toutes valeurs de pièces acceptées) et qu'on ne paye QUE ce que l'on consomme (rendez la monnaie, y'a pas de pourboire quand y'a pas de service), et les sous reversés dans des parkings ou des navettes ou que sais-je qui simplifierait la circulation et le stationnement.

    Ce ne sont là que quelques exemples d'investissements que je qualifierais de logiques, juste en passant.

    Sur ce, bonne glisse là où l'océan, nos rêves, et notre plaisir ne sont pas coincés entre 4 parpaings.

  17. […] Surtout pour la « Cité de l’Océan et du Surf » initialement dénommée Cité du Surf, et finalement Cité de l’Océan (cf les derniers communiqués et interviews du Maire biarrot). Beaucoup de questions restent en suspens et sont résumées sur Surf Prévention. […]

  18. lechat dit :

    Vue que les biarrots son tous des fans de rugby je suggére de raser la barre de beton qu'on appelle le vvf anglet et d'implanter à la place votre cité surf face l'ocean ainsi que des espaces de loisir, des espaces verts et les vagues en face du musée du surf.je pense un endroit idéal pour tout le monde BAB

  19. Les bassins tampons ouverts à l'année. Cette revendication, qui faisait partie du programme électoral des VERTS DE BIARRITZ pour les cantonales de 2008, serait en passe d'être satisfaite! Si l'on en croit le journal Sud Ouest du 25/02, D. Borotra aurait obtenu de la CAPAB le financement du fonctionnement permanent de ces installations limité jusqu'alors à la seule période estivale. Les surfeurs de la Grande Plage devraient donc pouvoir évoluer sans crainte les infections à répétition.

    Reste que beaucoup d'installations municipales sont encore à mettre en conformité. Comme celles du Golf d'Ilbarritz, au pied de la Cité de l'Océan (!!!), qui déverse l'eau de lavage de ses machines dans le ruisseau Lamouly, donc sur la plage d'ilbarritz. Ou encore qui arrose un green du parcours au haut de la falaise, entraînant un glissement de terrain. Ou encore l'utilisation d'eau potable pour arroser le Golf du Phare. Et toujours l'absence d'énergies renouvelables dans les équipements de la Cité de l'Océan comme ça été le cas pour la halle d'Iraty!

    Combien faudra t il d'élections à D.Borotra pour penser développement durable ? Europe Ecologie était arrivée en deuxième position à Biarritz lors du scrutin européen: le 14 et 21 Mars, enfonçons le clou!

  20. Guillaume dit :

    On va éviter de faire trop de politique sur le blog…

    J'ai appris avec consternation que les bassins tampons ne fonctionnaient que l'été à Biarritz, alors que c'est loin d'être la saison la plus pluvieuse sur la Côte Basque…

    Autrement dit : quand les touristes s'en vont, on peut rebalancer l'eau des égoûts sur les spots fréquentés par les surfeurs…

    J'ai déjà donné mon avis sur la Cité de l'Océan telle qu'elle est proposée actuellement ici : https://blog.surf-prevention.com/2009/11/02/cite-d

    Je suis quand même allé à la dernière réunion publique sur la Cité de l'Océan au Casino Bellevue mercredi dernier 24 février 2010.

    Compte-rendu : remake de la soirée de présentation ! Monologue du Maire (sous forme de débat) devant une salle à moitié vide (assistance composée à 90% de détenteurs de la Carte Vermeil…). Pas un jeune de moins de 25 ans à l'horizon alors que le projet est censé passionner la jeunesse du grand Sud-Ouest…L'équipe municipale derrière le sénateur-maire Didier Borotra, soutenu par Michel Veunac et Max Brisson, n'a absolument pas tenu compte des suggestions que j'ai faites dans mes différents articles. Il y a des gens qui s'investissent dans le surf et l'océan à Biarritz mais on ne les écoute même pas…

    J'ai quand même appris avec ébahissement qu'il n'y aurait quasiment pas de places pour se garer devant cette Cité totalement excentrée en périphérie de la ville parce que vous comprenez "la voiture ce n'est pas écolo 😯 et la Cité de l'Océan est un concept écolo !"

    La famille Bidochon en camping à Labenne qui voudra venir découvrir cette "merveilleuse Cité de l'Océan" devra donc se taper les embouteillages pour venir se garer au centre-ville de Biarritz (ce qui est impossible en plein été sauf à payer un parking Vinci), se diriger à pieds vers le Musée de la Mer, se taper deux heures de visite du Musée avant de se voir proposer une navette pour se rendre à la Cité de l'Océan. Budget = le prix du parking + le prix de la double-entrée. En tous cas, c'est comme cela que nos élus l'imaginent…

    Ce qui va réellement se passer :

    – Si les touristes ne peuvent pas se garer gratuitement à la Cité de l'Océan, ils ne viendront pas. Point barre. La voiture est jusqu'à preuve du contraire le moyen de transport privilégié des vacanciers. S'ils doivent payer pour aller voir une exposition sur l'Océan en sous-sol, les gens feront vite leur choix : ils iront se garer gratos sur une plage à Anglet pour profiter de l'Océan (le vrai…).

    – La Cité sera déserte en hiver car il y a de moins en moins d'habitants qui vivent dans cette ville : quasiment la moitié des habitations sont des résidences secondaires. Et comme l'a avoué le Maire dans cette réunion, "on ne viendra probablement pas de Finlande pour découvrir la Cité de l'Océan". Tu m'étonnes !

    Je bosse au centre-ville de Biarritz et je peux vous dire que hors-saison cette ville se désertifie de plus en plus. Des centaines d'appartements en front de mer fermés les 3/4 de l'année alors qu'ils feraient le bonheur de surfeurs locaux ou de familles… Cet hiver encore, de nombreux commerces et restaurants ont mis la clé sous la porte à Biarritz car il n'y a plus de vie dans cette ville…

    Alors la Cité de l'Océan moi je veux bien mais il faudra d'abord que Biarritz redevienne elle-même une Cité où les gens peuvent travailler et se loger. Il faudra impulser de la vie dans cette ville qui perd progressivement son âme.

    Le tout-touristique n'est pas viable pour une petite ville comme Biarritz. Ce n'est que mon avis.

  21. philippe labarr&egra dit :

    La naïveté des surfers est confondante ! Imaginer que le maire de Biarritz puisse s'intéresser au surf autrement que comme une variable supplémentaire aux bénéfices retirés du bronze-cul bling-bling qu'est devenu cette ville relève de l'angélisme ou de la simple débilité . Même si dans son projet Borotra n'a pas manqué de se ménager l'appui de quelques pom-pom surfers sarkoziens (ou tontons surfers…) et de les utiliser comme des majorettes ménopausées pour encadrer et fleurir son projet de mausolée, le seul objectif du maire est l'édification d'un monument à la gloire de sa personne et une satisfaction de sa vanité de vieillard repu .

  22. rouflaquettes dit :

    biarritz est devenue une ville de vieux et de bobos parisiens en vacances, le surf c'est juste de la com et je partage malheureusement le pessimisme de guillaume

    oui à une vraie piscine à vagues du style wavehouse, je surfe depuis plus de 25 ans et pourtant j'ai été bluffé à durban ou j'ai pu essayé le wavehouse, cela attirerait les surfers immanquablement et serait vite rentabilisé, à durban ou il y a pourtant beaucoup de tres bonnes vagues à surfer le wavehouse est toujours plein alors qu'on aurait pu penser le contraire, deplus juste à coté il y a un tres bon skatepark , un mur d'escalade, des cinemas et tout plein de commerces et de resto, c'est la sortie de la journée pour les sudaff

    oui au wavehouse non à un musée poussiereux

  23. Kandalf dit :

    Êtes vous seulement au courant des personnes qui payent la note. à voir certains commentaires je me demande , ces personnes viennent d'amérique et non des biarrots et je peux vous dire qu'ils ne sont pas trés pauvres .

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