Vous cherchez encore une raison pour vous mettre au surf ? En voici une excellente !

Une activité physique régulière comme le surf peut procurer d’énormes bénéfices sur votre santé sexuelle.

Le surf procure un plaisir si intense que les surfeurs se posent parfois la question : « le surf est-il meilleur que le sexe ? ».

Quoi qu’il en soit, il semblerait qu’une pratique raisonnée du surf puisse améliorer votre sexualité.

Différentes études l’ont montré : une activité physique régulière a un retentissement positif sur l’activité sexuelle, et ce, quel que soit votre âge.

Une étude passionnante¹ a montré qu’une activité physique aquatique comme la natation améliorait sensiblement la fréquence et la qualité des relations sexuelles, même à un âge avancé.

Note : la natation est l’un des 3 pilliers du programme « Surf Thérapie » que j’ai mis au point.

Le Docteur Phillip Whitten a étudié 160 nageurs réguliers, hommes et femmes, âgés de 40 à 80 ans pour savoir s’il y avait un lien entre la natation régulière et leur vie sexuelle.

Tous avaient une bonne condition physique et étaient en bonne santé, a priori. Ces personnes nageaient en moyennne une heure par jour, 4 à 5 fois par semaine.

Le Dr Whitten a constaté que 97% des quadragénaires et que 92% des sexagénaires avaient une vie sexuelle active. Les rares à ne pas avoir déclaré de rapports au moment de l’enquête avaient de bonnes raisons : un handicap, un divorce ou le décès de l’être aimé.

Parmi les sujets sexuellements actifs, 100% (toutes catégories confondues) ont déclaré avoir des rapports au moins une fois par semaine ! Ces personnes faisaient l’amour en moyenne 7,1 fois par mois.

Non seulement les personnes qui nagent régulièrement font plus souvent l’amour que la moyenne mais elles y prennent également beaucoup plus de plaisir ! C’est ce que rapportent 100% des hommes et 94% des femmes âgés de 40 à 49 ans qui décrivent un « haut niveau » de plaisir sexuel (respectivement 98% des hommes et 88% des femmes pour les plus de 60 ans).

Ces statistiques sont supérieures à celles réalisées en population générale par d’autres études pour des personnes du même âge.

Ces chiffres n’ont rien à envier à ceux des jeunes et pourraient même faire pâlir d’envie certains couples de trentenaires dont la vie sexuelle a parfois tendance à s’étioler face aux contraintes de leur vie familiale et professionnelle.

Cette étude nous confirme qu’il n’y a pas d’âge pour faire l’amour…à condition d’avoir les aptitudes et l’envie. Et tout cela peut s’entretenir grâce à une activité physique régulière comme la natation ou le surf !

Sachant cela, on pourrait se demander si il y a un intérêt à faire  plus de sport pour être encore plus performant au lit.

La réponse est clairement NON ! Il existe un seuil d’entraînement au-delà duquel on ne retire plus de bénéfice supplémentaire pour la qualité de sa vie sexuelle. Et ce seuil se situe à un niveau d’entraînement très modéré : pour les nageurs étudiés, il semble que le volume d’entraînement « idéal » corresponde à 45 minutes de natation par jour, 3 jours par semaine. Au-delà, il n’y a pas d’avantage supérieur à attendre de son activité physique. En s’entraînant plus, on se fatigue et on n’a plus l’énergie pour « remettre le couvert » quand on rentre à la maison.

Pire, un surentraînement est même nuisible à nos fonctions reproductrices ! Une étude sur des triathlètes en Californie a montré qu’en faisant passer leur entraînement de 90 à 180 minutes par jour, on diminuait sensiblement leur taux de testostérone (hormone produite par les testicules dont la concentration influe sur l’appétence sexuelle) et la production de spermatozoïdes. On retrouve le même phénomène chez une femme qui fait beaucoup de sport : on constate chez ces sportives un arrêt des règles (aménorrhée) et des troubles assimilables à ceux de la ménopause liés à une baisse du taux d’oestrogènes dans le sang. Ces personnes ont moins envie de faire l’amour et leurs relations sexuelles peuvent être rendues difficiles par une dysfonction érectile pour l’homme et une dyspareunie (douleurs pendant les rapports) chez la femme. Fort heureusement, ces troubles de la fertilité sont réversibles quand les patients diminuent leur charge d’entraînement.

En résumé, l’exercice physique stimule la libido, à condition d’en profiter avec modération.Passer des heures et des heures dans l’eau ne vous aidera donc pas à devenir une bête de sexe, bien au contraire. Les 30 minutes de surf quotidien que je préconise suffisent largement pour vous aider à atteindre le maximum de votre « potentiel sexuel ».

Les autres atouts de la « surf thérapie » sur votre vie sexuelle :

Le surf et la natation permettent de « sculpter le corps » comme nous l’avons vu. Ils aident à perdre du ventre et à se muscler pour les hommes, à raffermir la peau et à lutter contre la cellulite chez les femmes. Qu’on le veuille ou non, l’apparence physique a une grande importance dans notre sexualité. Se sentir plus beau, ou tout simplement bien dans sa peau, permet de donner la confiance en soi nécessaire pour être désirable et pour « assurer ». Il ne s’agit pas de ressembler à Beyonce ou à Pierce Brosnan, mais plutôt de se sentir au meilleur de son propre potentiel physique. Nous pouvons tous être beaux et attirants à notre façon et une activité physique régulière peut nous y aider plus qu’une chirurgie esthétique…

Le surf apporte une meilleure endurance cardiovasculaire et un tonus musculaire nécessaires pendant une relation sexuelle. Si les ébats se prolongent, un surfeur en bonne condition physique risque moins de se fatiguer…On a tendance à oublier que le sexe est une activité physique exigeante : on parle bien trivialement de « sport en chambre ». Certains décèdent même d’un infarctus du myocarde ou d’une rupture d’anévrysme pendant l’acte sexuel.

Comme le surf se pratique à la plage, on côtoie en permanence des personnes court vêtues, en maillot ou en bikini. La vision de corps dénudés peut attiser le désir. Il n’y a pas mal à regarder. Comme le dit un grand sexologue, il est contre-productif pour une femme d’interdire à son homme de regarder les autres femmes : en se rinçant l’oeil discrètement, il fait augmenter son désir et au final, c’est elle qui profitera de sa fougue. La réciproque est aussi vraie. Cela ne veut évidemment pas dire de venir mater les filles ou les surfeurs à la plage avec des jumelles ou de tomber dans le voyeurisme.

Le surf permet de rencontrer des gens et de se créer un réseau social autour d’une même passion, ce qui est un facteur facilitateur de rencontres : plus on connaît de personnes, plus on a de chances de faire de belles rencontres. Que ce soit dans l’eau, sur la plage, pendant des compétitions, les soirées ou des concerts,…le surf offre de nombreuses opportunités pour se faire des amis et rencontrer l’âme soeur. Un surfeur ou une surfeuse a plutôt intérêt à trouver un partenaire qui aime l’océan pour continuer à pratiquer son activité physique préférée.

Comme nous l’avons vu, le surf permet de lutter contre le stress qui est un facteur majeur dans les troubles sexuels.

Vous comprenez mieux pourquoi la natation, le surf et le sexe sont des « sports de glisse » très complémentaires.

Surf Prévention + : surfer pour prévenir les troubles de l’érection :

Sujet encore tabou chez certains, les troubles de l’érection touchent même les hommes les plus virils à un moment ou à un autre de leur vie. Quel homme peut honnêtement se vanter de ne jamais avoir connu une « panne » ?

Les dysfonctions érectiles sont le plus souvent causées par des troubles psychogènes au premier rang desquels le stress ou le manque de confiance en soi (qui peuvent être améliorés par le surf comme nous l’avons vu).

Ils peuvent aussi être le premier signal d’alarme d’un « encrassement » des artères par de l’athérosclérose. Des plaques d’athérome sur les parois des artères irriguant le pénis peuvent provoquer un rétrécissement des artères et empêcher le sang de circuler normalement, ce qui ne permet pas le maintien d’une érection satisfaisante (voir le chapitre « prévenir les maladies cardio-vasculaires »).

Une étude publiée en février 2007 dans The American Journal of Medicine² suggère que le manque d’activité physique participe aux troubles de l’érection.

Une étude³ publiée dans « Annals of Internal Medicine« , menée auprès de 31 742 hommes âgés de 53 à 90 ans, révèle que les hommes de plus de 50 ans qui restent physiquement actifs voient leur risque de souffrir de dysfonction érectile diminuer de plus de 32 % par rapport aux hommes sédentaires.

Les hommes profitent de l’influence positive de l’exercice sur la circulation sanguine. En retardant l’apparition de l’athérosclérose dans les artères, y compris au niveau des artères péniennes, l’exercice favorise l’afflux de sang dans les corps caverneux du pénis.

Dans tous les cas, les troubles de l’érection imposent une consultation médicale et un bilan pour en faire le diagnostic étiologique et envisager un traitement.

 
Références :

1. « The Complete Book of Swimming » par le Dr Phillip Whitten ; Editions Random House.

2. « Prevalence and Risk Factors for Erectile Dysfunction in the US » by Elizabeth Selvin, PhD, MPH, Arthur L. Burnett, MD, and Elizabeth A. Platz, ScD, MPH. It appears in The American Journal of Medicine, Volume 120, Issue 2 (February 2007), published by Elsevier.
3. Sexual function in men older than 50 years of age: results from the health professionals follow-up study. Bacon CG, Mittleman MA, Kawachi I, Giovannucci E, Glasser DB, Rimm EB. Ann Intern Med. 2003 Aug 5;139(3):161-8.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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2 Commentaires

  1. Guillaume dit :

    Si avec cet article, vous n'arrivez pas à convaincre votre femme de l'intérêt d'aller surfer plus souvent…

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