Nouvelle rubrique sur le Blog Surf Prevention: « les galères en surf trip », où chacun peut raconter ses mésaventures avant, pendant ou après un voyage. On commence par un mauvais plan que je viens de connaître, et que je souhaite d’éviter à d’autres surfeurs et à leur petite famille !

A l’heure où je vous écris, je devrais être sous le soleil de la Méditerranée en train de m’initier au windsurf. Au lieu de ça, je suis toujours sous les nuages à Biarritz, coincé à mon bureau après un faux départ en vacances.

Partir en voyage en famille est légèrement plus compliqué que partir en surf trip en solo ou entre potes à la dernière minute. Il faut faire coïncider les disponibilités professionnelles des parents avec les vacances scolaires des petits, arriver à trouver une destination qui conviendra à tout le monde (c’est pas gagné), le tout à un prix compatible avec les moyens du foyer, et en croisant les doigts pour que la météo soit favorable !

Je croyais avoir réussi cet exploit d’organiser un trip en famille pour la première fois depuis 3 ans, quand un imprévu de dernière minute est venu contrarier tous nos plans.

Quand nous avons vu apparaître, quelques jours avant le départ, les premiers boutons rouges sur la peau de la petite de 3 ans, nous n’avons pas immédiatement intégré que notre voyage allait s’en trouver fortement compromis…

Et pourtant, l’apparition de lésions vésiculaires en « goutte de rosée » ne faisait aucun doute quant au diagnostic: VARICELLE. Dans les 48 heures qui ont suivi, l’éruption s’est mise à flamber pour devenir varicelle carabinée. Avec de très nombreux boutons sur le visage de ma petite, il n’y avait aucune chance pour qu’on ne suspecte pas sa varicelle à l’embarquement.

La particularité de la varicelle est qu’il s’agit d’une infection qui se voit. Autant vous pouvez prendre un avion incognito avec une grippe (et avoir de bonnes chances de contaminer les passagers assis à proximité), autant avec une varicelle vous aurez plus de mal à passer – ou à faire passer votre enfant – inaperçu.

Ce n’est d’ailleurs absolument pas à conseiller car la varicelle est une maladie virale très contagieuse et potentiellement grave pour les adultes et les personnes fragiles: femmes enceintes, nouveau-né, personnes âgées, immunodéprimés…

J’ai donc pris la décision d’annuler le départ en vacances. Elle fut difficile à annoncer mais c’était la seule solution responsable possible.

La contagiosité de la varicelle dure en moyenne 7 jours: elle débute 2 jours avant le début de l’éruption (avant qu’on ne sache que la personne est atteinte donc) jusqu’à la fin des lésions actives. La varicelle n’est plus contagieuse à partir du remplacement de toutes les vésicules par des croûtes.

Pour partir en avion sans risquer de se faire refouler à l’embarquement comme c’est arrivé à cette famille, il faut attendre que l’enfant ne soit plus contagieux et se présenter avec un certificat médical de non-contagiosité si des lésions persistent. Sans un tel certificat, on peut vous refuser l’accès à l’avion.

Loi des séries oblige, j’ai eu en consultation hier une famille anglaise dans la même situation que nous avec un petit de 8 mois présentant une varicelle débutante. Quand les parents m’ont demandé s’ils pouvaient reprendre l’avion le lendemain, je leur ai expliqué que cela était contre-indiqué pendant une semaine. Dans leurs cas, c’était moins embêtant car ils se retrouvaient contraints de rester quelques jours de plus sur leur lieu de vacances à Biarritz, avec une bonne excuse.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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1 commentaire

  1. sebastien dit :

    pas de chance….

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