Il n’y a rien que j’aime tant que découvrir un nouveau sport de glisse. Repartir de zéro, découvrir une nouvelle façon de glisser,  se familiariser avec le matériel qui réagit différemment, les conditions de pratique… Je viens d’avoir l’occasion de goûter aux plaisirs d’un sport dérivé du surf que je n’avais encore jamais essayé: le windsurf.

Au cours de ma « carrière » de surfeur, je me suis successivement initié au bodyboard (à l’âge de 8 ans), au shortboard (à 15 ans), au longboard (à 17 ans) puis au Stand-Up Paddle à 31 ans.

A 36 ans, je partage aujourd’hui mon temps de glisse entre le surf et le SUP. C’est cette dernière discipline qui m’a ouvert l’esprit sur d’autres manières de glisser sur l’eau que dans les vagues, et fait redécouvrir des endroits où je n’aurais jamais programmé un surf trip auparavant, comme la Méditerranée.

La Méditerranée est le paradis du SUP en balade ; c’est aussi un endroit privilégié pour pratiquer la planche à voile. Je rêvais d’essayer le windsurf et j’en ai enfin eu l’occasion ce mois-ci en Sardaigne, après avoir résolu le souci de la varicelle et de l’avion

Après m’être renseigné sur les risques liés au windsurf, je me suis lancé dans des conditions idéales avec un moniteur. C’est bien la première fois de ma vie que je prends des cours pour m’initier à un sport de glisse, mais je crois que pour le windsurf, c’est vraiment indispensable. Il y a tellement de choses à apprendre sur le vent, le matériel, la sécurité… qu’il paraît difficile de se lancer tout seul. Les quelques excellents tutoriels que l’on trouve sur YouTube (vidéo ci-dessous) pourront vous aider, mais il ne suffiront pas à s’initier dans les conditions optimales.

Ces premières heures sur une planche à voile furent pour moi une révélation. Ce sport que je trouvais ringard quand j’étais un jeune surfeur rebelle, est en fait tout ce qu’il y a de plus cool ! 🙂

La planche à voile est surtout l’un des meilleurs moyens de profiter de l’environnement marin. On peut naviguer au large et respirer un air marin très pur, ce qui fait du windsurf une activité de choix pour faire sa « surf thérapie« .

Le windsurf apprend à mieux connaître un élément essentiel: l’air. Quand on surfe les vagues, on s’occupe avant tout de l’élément liquide, et on souhaite généralement qu’il y ait le moins de vent possible. Avec le windsurf, on apprend à connaître et à apprécier le vent. La première question qu’un windsurfeur se pose avant sa session est:  d’où vient le vent ?

De surfeur exclusivement aquatique, je suis devenu « surfeur éolien ». J’en viens même à scruter les prévisions de vent sur Windguru, même si la Côte Basque où j’habite n’est pas le meilleur spot en France pour cette discipline.

Vous devriez donc entendre plus souvent parler sports de voile sur Surf Prevention. Je reste un total novice en la matière mais j’ai vraiment envie d’apprendre dans ce domaine. On peut difficilement se prétendre « waterman », ou simplement surfeur, sans connaître et savoir utiliser le vent marin.

Merci à Lorenzo du Windsurfing Center Stintino pour cette initiation au windsurf !

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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4 Commentaires

  1. Nitram dit :

    Hahaha! Bienvenu au club!!! Super cet article. Il y a également la voile et le kitesurf 😉 A très bientôt!!!

  2. Le surfeur normand dit :

    Merci pour l’ouverture d’esprit du blog surf-prévention.
    Je rencontre trop souvent une certaines hostilité envers le Windsurf quand cela n’est pas une franche opposition à l’encontre d’autres supports tel que le Sup dans le milieu surf
    À croire, selon certains, que l’on ne peut pas être passionné de ces trois supports

  3. Waterquinqua dit :

    Bonjour ! Trop peu de commentaires à mon goût sur le sujet…donc je me lance ;(36 ans de surf, peu de SUP, 2 stages et un peu de navigation en Wind)! Tout est (bien) dit plus haut alors pour approfondir un peu dans la pratique (sur la CB) je pense avoir trouvé un jouet sympa, et bien sûr uniquement pour conditions de « Flat » ou pourries/ventées… Le SEALION c’est une marque OK mais ce sont des bretons, alors… En bref, j’ai craqué pour le 8.3, sympa pour l’auto. C’est un « wind-sup »… Donc, en bref, dés que ça se réchauffera un peu, essai de la bête, SUP en 8.3 ??? Puis on se coltine les essais de gréement (et oui Guillaume, en stage tout est monté !), puis premiers bords à StJean ou Hossegor-lac ! Un objectif peut-être, les vagues avec… un principe : priorité au surf pour sa pratique ou pour ceux qui sont à l’eau… A trés bientôt !!!

  4. Andre dit :

    Super article et merci, ah la planche à voile, une fois qu’on maitrise le truc, c’est idéal pour profiter de la mer mais aussi effectivement de son environnement, contrairement au surf notamment. Un vrai passionné dis donc… tu pratiques à l’année ou uniquement pendant les vacances?

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