L’image du jour, ce sont ces nombreuses méduses violettes qui sont venues rajouter du piquant aux sessions de surf et aux bains de mer de ceux qui se sont mis à l’eau aujourd’hui. Signalées depuis plusieurs jours sur les Côtes Basque et Landaise, il semble qu’elles aient été très présentes ce mercredi 5 juin. Après la fermeture des plages pour pollution, il nous faut maintenant composer avec les méduses…

Le pouvoir urticant de ces petites bestioles est inversement proportionnel à leur taille, comme ont pu le constater plusieurs surfeurs qui ont témoigné de brûlures pendant leur session. Ainsi, cet internaute a écrit à Surf Prevention: « En surfant ce soir sur Anglet je me suis fait littéralement bouffer par les méduses. Dont une violente piqûre au cou qui a entraîné l’apparition d’une cloque. Je me demande s’il existe des risques liés à la multiplicité des piqûres de nos méduses locales, et s’il peut y avoir un danger avec des piqûres sur les parties sensibles comme le cou ? Merci d’avance pour vos réponses. »

Pour répondre à ce surfeur, je confirme que ces méduses sont tout sauf inoffensives. La gravité des brûlures dépend en grande partie de leur étendue et de leur localisation. L’avantage avec l’eau encore froide pour la saison est que les surfeurs sont protégés par leur combinaison intégrale. Ce qui n’a pas empêché certains surfeurs qui ont profité de la rentrée de houle du soir de se faire piquer aux mains et au visage. Le cou est une zone à risque pour les piqûres de méduses et il faut consulter en urgence en cas de gonflement important dans la zone.

Pour la conduite à tenir devant une piqûre de méduse, je vous renvoie vers la fiche Surf Prevention dédiée. Il ne faut pas hésiter à consulter un médecin si les brûlures sont étendues ou très douloureuses. En cas de signes de malaise ou de réaction allergique dans les heures qui suivent la piqûre, faire le 15.

N’hésitez pas à envoyer vos témoignages ou vos photos en commentaire à cet article.

Photographie Paul Daraignez.

 

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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15 Commentaires

  1. Fabrice dit :

    Bonjour, y aurait il un produit protecteur que l’on puisse appliquer sur les zones sensibles en preventif. Crème solaire, graisse; -) ou je ne sais quoi pour empêcher le venin d’atteindre la peau

  2. Adrien dit :

    Sondage pour les internautes de Surf Prévention : « pour ou contre les méduses ? »

    Elles ne sont pas mortelles (la plupart du temps), mais une brûlure ou une interdiction de baignade peuvent ruiner une session de surf, une baignade, voire même une semaine de vacances.

    Elles peuvent arriver de loin, il n’y en a pas en permanence sur notre côte, mais leur présence peut s’étaler sur des périodes plus ou moins longues.

    Ce sont des organismes vivants, évoluant dans leur milieu naturel qu’est l’océan, au gré des vents et des courants.

    Certaines personnes (baigneurs, surfeurs, écoles de surf, locaux, touristes, élus, etc) pourraient vouloir que ces organismes soient pêchés au large, pour éviter qu’ils ne se rapprochent trop près des plages et spots de surf.
    D’autres préfèreraient laisser faire la Nature, et attendre qu’elles s’éloignent d’elles même.

    Ce sondage est aussi valable pour les physalies (qui ne sont pas des méduses).
    A la fin, il serait intéressant de faire le parallèle avec le sujet « requins à la Réunion » !

    Pour ma part, tant que c’est un risque non mortel de quelques semaines par an, quelle que soit la saison, je laisse faire la Nature.
    (Je changerais peut être d’avis si des méduses tueuses mutantes, à cause des polluants chimiques de l’Adour et de l’Ouhabia ;-), vivaient en permanence sur la côte basco-landaise !)

    • Albert dit :

      Pour ou contre les méduses? C’est perché comme question! Et pour où contre le vent onshore? Et pour ou contre la pollution? Et pour ou contre les noyades? … ^^

    • Panpan dit :

      J’ai cru exploser de rire en lisant votre « sondage » (sic) « pour ou contre les méduses? ». Quel est l’intérêt d’ouvrir un « sondage » pour ce qui reste un non-évènement saisonnier? De quel droit le fais-tu? Cela fait rien de moins que 650 millions d’années qu’elles sont sur cette planète jeune homme. Que chaque année elles dérivent au gré des vents et marées. Nous, pauvres sapiens de notre état, ca ne fait que 35 000 ans. A en juger par le nombre démentiel de réponses à ton sondage, je constate que c’est pareil pour tout les gens sensés: la question ne se pose même pas. Apprends à connaitre la mer, et n’oublie jamais pas que ce n’est pas l’habitat naturel de l’Homme et qu’il n’a pas à y interférer. Ouvrir le débat, c’est déjà accorder trop d’importance à l’Homme et son pouvoir de décider ou non de la viabilité d’une espèce qui est là depuis la nuit des temps.

  3. Christophe dit :

    Session hier à Anglet, et je n’étais pas du serein, même avec les chaussons et les gants, j’aurai du prendre la cagoule aussi !

    Le spectacle de la vague qui casse, vue de derrière, avec un centaine de méduses dedans était assez hallucinant…Je faisais pas le malin lors des canards…

    Après un hiver et un printemps pourris, le vent, l’eau froide, et la pollution, on a les méduses en plus…Moralement ça commence à être dur là…

  4. Adrien dit :

    Elles m’ont pourri la session ces petites bêtes.
    Quand il s’agit d’un ou deux individus ça va, mais comme le dit Christophe hier à Bidart c’est par centaine qu’on les voyait dans chaque vague, du coup piqué partout, sauf à la tête, je ne sais pas comment j’y ai échappé…

  5. Guillaume dit :

    Observation après une session en Stand-Up Paddle avec intégrale/gants/chaussons/casque intégral à la Grande Plage de Biarritz ce midi:

    BEAUCOUP de petites méduses de différentes espèces. Il y en avait plein au bord et plus loin elles étaient surtout concentrées en bancs dans les nappes résiduelles de pollution… Ce qui amène la question de savoir si la pollution de l’eau a pu jouer un rôle dans leur pullulation récente, ou s’il faut juste mettre ça sur le compte du début du réchauffement de l’eau.

  6. Fred dit :

    Session coucher de soleil hier à Capbreton, pas (plus) de pollution apparente mais pas mal de méduses brunes de la taille d’un bol.
    Elles sont assez urticantes, un peu comme des piqûres d’orties sur les mains, ça dure une petite heure.

  7. hubb dit :

    s’il y a plus en plus de méduses, c’est tout simplement à cause de la surpêche ! les prédateurs de méduses, notamment le thon, sont en voie de disparition….l’autre cause de leur pullulation est la pollution chimique..

  8. Remy dit :

    vraiment la pollution passe encore, une fois terminé on sait qu’on peut aller a l’eau serein! Mais les méduses c’est chiant à chaque canard tu sais pas si tu ressortiras avec un chapeau urticant !

  9. Fabrice dit :

    @Guillaume Barucq: Merci pour le tuyau

    Intéressant
    « bloque le processus urticant de la méduse de plusieurs manières :

    -elle leurre la méduse qui confond la peau avec une autre méduse, et donc ne pique pas »

    Les surfeurs transformés en méduse ça c’est marrant..

    Quel est le type de méduse ? il est indiqué « Testé contre les Chrysaora, Chiropsalmus et Rhopilema »

  10. max dit :

    piqué deux fois jeudi. Dans la matiné a anglet au niveau du pied, vraiment douloureux ca a vraiment bien gonflé puis l’apres midi a ilbarritz sur la main petite démangeaison, sensation proche de celle des orties.
    il semblerait qu’elles soient plus ou moins violentes selon l’espece !

  11. damams dit :

    Les méduses ne piquent pas, c’est nous mêmes qui touchons les cheuveux tentacullaires de ces cnidaires.
    Elles sont chez elles, nous devrions rester chez nous. Bon signe de voir autant de meduses car il y a mouvement de courant froid, ce qui renforce la faune marine mais qui frustre la faune urbaine.

    Vive l’Ocean.

    • christophe dit :

      « elles sont chez elles, nous devrions rester chez nous » « on est piqués lorsqu’on touche leurs cheveux »…Autant de commentaires inutiles mais qui m’auront bien fait rire !

      Le petit « Vive l’océan » à la fin en mode hippie c’est offert par la maison aussi.

      Allez, va te faire un slip avec une feuille d’eucalyptus et construis toi une maison avec les branches que la nature t’offre tarzan

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