Y aura-t-il plus de plastique dans l’océan que de poissons à l’horizon 2050 ? C’est ce que suggère ce rapport sur la nouvelle économie des plastiques (The New Plastics Economy) présenté mardi dernier à l’ouverture du forum économique mondial de Davos, après une étude réalisée par la Fondation Ellen MacArthur et le cabinet McKinsey.

Selon les auteurs, chaque année, 8 millions de tonnes de plastique finissent dans l’Océan, ce qui équivaut au relargage d’un camion-poubelle dans l’océan chaque minute. Si rien n’est fait, on s’attend à ce que ces rejets océaniques de plastique soient doublés d’ici 2030 et quadruplés d’ici 2050. Des études évaluent la quantité de plastique présente actuellement dans l’océan à 150 millions de tonnes. Des projections estiment qu’il y aurait 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson dans l’océan d’ici 2025, et la quantité de plastique (en tonnes) pourrait même être supérieure à celle de poissons d’ici 2050.

C’est pour cette raison qu’il faut dès maintenant redoubler les efforts pour limiter au maximum les rejets de plastique dans l’océan en appliquant les 3 R, mais aussi réfléchir à des solutions innovantes pour récupérer les plastiques en mer comme The Ocean Clean-Up ou The SeaBin Project.

Les auteurs du rapport suggèrent plusieurs pistes :

– Créer en priorité une véritable économie du plastique après-usage ;
– Développer le recyclage ;
– Accélérer l’utilisation d’emballages réutilisables ;
– Accélérer l’adoption de packagings en plastique compostable pour des applications ciblées comme les sacs poubelles pour les déchets organiques et les emballages de nourriture sur les événements, les fast-food, les cantines, pour permettre le couplage d’un emballage compostable avec du contenu organique.
– Réduire de manière drastique les rejets de plastique dans l’environnement naturel en travaillant sur 3 axes :
*améliorer les infrastructures de collecte, stockage et recyclage du plastique dans les pays à forts rejets ;
*augmenter l’attractivité économique du plastique conservé dans le système en lui donnant une valeur ajoutée ;
* réduire l’impact des plastiques qui échappent à la collecte ou au recyclage en développant des emballages plastiques inoffensifs pour l’environnement, ce que les auteurs appellent du « bio-benign plastic« .

Les auteurs estiment que la masse du plastique perdu représente chaque année 80 à 120 milliards de dollars (soit 95% de la valeur totale du plastique perdue annuellement après un seul usage). Le rapport évalue le coût total de ce gaspillage à 40 milliards de dollars par an en tenant compte des pollutions induites.

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