Chers lecteurs, je tiens tout d’abord à vous remercier chaleureusement d’avoir été aussi nombreux à vous procurer le livre Surf Thérapie. J’ai pris un risque en auto-éditant ce livre mais à l’heure où je vous écris, les 500 exemplaires de la première édition du livre sont quasiment écoulés.

500 exemplaires cela peut paraître dérisoire comparés aux millions de bracelets à hologrammes vendus dans le monde depuis cet été… Et pourtant, pour un livre, c’est déjà beaucoup quand on sait qu’une grande maison d’édition considère que c’est bien de vendre 2.000 exemplaires d’un bouquin ayant bénéficié d’une bonne exposition médiatique et placé en tête de gondole des librairies. Mais pour Surf Thérapie, il n’y a pas eu de lancement en fanfare du livre, pas de grande campagne promotionnelle, le livre n’est disponible presque nulle part sauf sur le site Internet et sur commande dans les magasins FNAC… Alors oui, dans ce contexte, on peut considérer que ce petit livre de 170 pages est un succès d’autoédition (je m’envoie des fleurs 🙂 ). Comme quoi, il n’est plus forcément indispensable de passer par un éditeur traditionnel pour faire connaître un livre. Il suffit d’avoir un réseau sur Internet et notamment sur Facebook pour que les personnes potentiellement intéressées aient connaissance de l’existence du livre. Mais il y a encore une marge énorme avant que les gens ne fassent le geste de débourser 22 € pour se le procurer… Ce qui m’intéresse avant tout n’est pas de vendre des milliers de livres mais de faire connaître la surf thérapie qui est déjà utilisée pour rééduquer des soldats blessés à la guerre, pour sortir d’une addiction, pour améliorer l’état de malades souffrant d’un cancer, de la mucoviscidose, d’autisme, de troubles mentaux…et qui pourrait trouver bien d’autres indications.

Il y aura donc bien une deuxième édition du livre et VOUS allez m’aider à l’étoffer ! Petit rappel sur le sujet du livre : dans « Surf Thérapie », le mot « Surf » est à prendre au sens anglo-saxon du terme, à savoir le bord de mer, là où les vagues cassent. Le livre tente d’expliquer pourquoi l’environnement marin est si bénéfique pour notre santé, quels que soient notre âge, notre état de santé ou nos handicaps. La « Surf Thérapie » est une thalassothérapie naturelle potentialisée par la réalisation d’une activité physique dans le milieu marin : au choix surf, longboard, SUP, bodyboard, kneeboard, planche à voile, kite, pirogue…ou même natation ou une simple marche en bord de mer.

Tous ceux qui ont déjà pratiqué ces activités en bord de mer savent à quel point elles peuvent être vivifiantes. Et c’est justement cela qui m’intéresse : quels sont les bienfaits que vous apporte la mer ? En quoi considérez-vous que la pratique du surf ou d’un sport dérivé vous fait du bien voire vous soigne ? Quels sont les bénéfices que vous ressentez pour le corps ? Et pour l’esprit ? Que ressentez-vous quand vous êtes privés de ce contact avec la mer ? Des surfeurs connus et anonymes ont commencé à répondre dans cette rubrique. J’attends maintenant votre témoignage (+/- photos et vidéo) que vous pouvez déposer à partir de ce formulaire. Les meilleurs témoignages seront publiés dans la prochaine édition du livre à paraître au printemps 2011.

La « surf thérapie » n’est pas une vue de l’esprit. La pratique d’une activité physique en bord de mer a un potentiel préventif et parfois thérapeutique pour certains maux du quotidien. C’est ce que j’explique dans ce reportage diffusé sur France 3 et où des surfeurs comme Robby Naish, Julian Wilson, Michel Bourez, Lee-Ann Curren, Ismael Guilliorit ou encore Simon Teicher sont intervenus pour dire ce que le surf leur apporte.

A vous la parole : http://www.surf-therapie.fr/site/formulaire-interview-surf.php

Guillaume Barucq.
Auteur de Surf Thérapie : se soigner au contact de l’océan.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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6 Commentaires

  1. clown40 dit :

    je vais le lire.

  2. Bonjour,

    Ce livre est une excellente initiative comme je le disais dans mon article.

    Concernant la seconde édition, j'espère qu'elle ira plus loin encore et qu'elle apportera de nouveaux éléments (et pas seulement reprendre le texte de la première édition et y coller des illustrations).

    Pour ma part, je pense qu'il faut aller plus loin dans la méthode afin d'apporter des réponses à des personnes qui sont obligés de s'éloigner de l'océan pour vivre (il y a une différence entre ceux qui sont obligés et ceux qui ont choisi de le faire).

    L'aspect environnemental est également primordial à mon avis. Les surfeurs n'ont pas tous les même comportements. Certains s'engouffrent à grands pas dans la société de consommation sans mesurer les conséquences de leurs actes sur l'environnement et en particulier l'océan. Il ne s'agit pas de tout gommer, de tout refuser mais de mieux comprendre ce que chaque geste engendre. Combien de personnes savent que le "bio" est respectueux des océans (pas de pesticides ni de produits chimiques qui ruissellent vers les océans) ? Les OGMs sont très nocifs pour les océans (le sud ouest de la France en est gorgé). L'achat d'un gros véhicule type 4×4 est-il respectueux des océans (au delà de la pollution du véhicule, augmentation du trafic maritime pour alimenter les réservoirs gourmands et donc augmentation des dégazages sauvages et des risques de naufrages) ? Faire du tow-in peut-il être considéré comme une bonne surf-thérapie ?

    Je considère que la base d'une surf-thérapie est constituée d'un océan non pollué ! Je considère également que l'on ne peut pas venir faire 15 jours de surf-thérapie pour se donner bonne conscience et faire des actes non écocitoyens le reste de l'année.

    Nous serons bientôt 10 milliards sur Terre. La Surf Thérapie n'aura de véritable valeur que si elle se pratique en l'absence de pollution auquel cas elle deviendrait la "surf-maladie". On apprend aujourd'hui que manger du poisson serait toxique. Il y a malheureusement une part de vraie. Et j'espère que l'avenir de la surf-thérapie ne sera pas un piscine à vague dont la composition de l'eau serait proche de la composition de l'océan (+ un peu de chlore).

    Longue vie à la surf-thérapie (et à l'océan) !

  3. Rémi dit :

    Bonjour,

    Pour moi la suite de la surf-thérapie c'est la nature-thérapie ! L'intérêt du premier livre était de donner plein de raisons qui expliquaient pourquoi on se sentait aussi bien après avoir surfé… c'est bien plus vaste que le simple plaisir de la "glisse", et sûrement bien plus vaste que le bord de mer.

    La surf-thérapie pour moi c'est le contact avec la nature, voire le lien spirituel avec cette nature, qui amène à se recentrer sur soi, l'humilité que cela amène face à la beauté et à la puissance de la nature, la contemplation. Cela développe une joie et une force qui permettent des changements dans sa vie : c'est après une session de SUP dans 2 mètres que j'ai jeté mes clopes, en m'appuyant sur tout ce que ça me donnait de bon, en me donnant l'envie de respecter ma santé.

    Il y aussi l'aspect sportif, le corps, souvent oublié dans nos vies "cérébralisées" à outrance, qui se refait une place, et qu'il faut respecter sous peine d'être privé de longues semaines de surf thérapie, comme pour ma dernière contracture du dos, vive les étirements ;-). Je me suis mis au yoga, où je redécouvre la subtilité et la finesse des sensations venant de mon corps. Je l'écoute beaucoup plus, le respecte mieux.

    La surf-thérapie est un chemin aussi. Tout ne se fait pas en un jour, mais dès qu'on le commence il se passe déjà quelque chose. Y'a un aspect d'apprentissage qui me paraît très important : se faire confiance, redécouvrir l'intuition, être patient. Vive les sessions dites "ratées" pour redécouvrir le plaisir d'une simple ballade en bord de mer.

    A un niveau politique, ça met aussi en lumière comment le mode de vie de beaucoup d'occidentaux est à l'inverse de la surf thérapie. Et comment le respect de soi et de la nature donne envie de partager, de prendre soin des autres.

    Voilà quelques réflexions jusqu'où va pour moi la surf-thérapie !

    En attendant de lire les autres posts sur la façon d'envisager ça… bon surf !

  4. ALEX dit :

    Je viens de commander le livre… apres un operation d'une hernie discale il y a peu je prépare ma "thérapie" en pratiquant marche sur la plage et SUP Stand Up padlle.
    Je reviendrai vous faire part de mes evolutions.
    Alex

  5. Katia dit :

    Si vous lisez ces lignes, c’est que je me serai décidée à envoyer cette profession de foi.
    Je ne sais pas trop d’où m’est venue l’idée de faire du surf. Je n’avais aucun ami surfeur. Si on se fie aux journalistes, le Cotentin n’est pas réellement une région de surf. Même si je n’y connaissais rien, j’ai toujours voulu faire du surf. C’était en moi , curieux. Alors un jour, j’ai pris mon courage à deux mains. Le mot peu paraître un peu fort mais je n’entreprends jamais rien en temps normal. L’âge avançant, je me suis dit c’est maintenant ou jamais. Les premiers cours ont révélé mes piètres performances, mais aussitôt une satisfaction certaine et un sentiment de fatigue saine sont apparus. Le virus m’avait saisie. Mon niveau depuis est toujours aussi pitoyable et étriqué. Je surfe comme une chenille. Pourquoi une chenille ? Vous avez déjà vu une chenille surfer ! Bref, je suis trop vieille, trop raide, trop cérébrale aussi . Mais c’est ainsi que je me retrouve à l’eau par tout temps : pluie, onshore le plus souvent, froid, neige, vagues limites surfables. Dans ma région natale, les vagues se font rares et lorsqu’elles pointent enfin le bout de leur nez, elles restent souvent médiocres. Qu’importe pour moi qui ne connais rien d’autre et qui n’ai pas encore voyagé. Cette rédaction va me permettre en tout cas de mettre en mots ce que j’essaye de définir auprès de mes proches qui n’y comprennent rien. Très difficile exercice pour moi qui manque de vocabulaire, de clarté et surtout de style. Mais je ressens en cette période de flat interminable, un mois déjà, la nécessité d’exprimer ce qui m’anime. Moi qui ne partage rien avec les autres ou peu avec quelques uns, c’est étrange. Il m’a paru nécessaire et thérapeutique de définir mes émotions pour désamorcer la crise générée par cette période de surf inexistant. Je l’ai déjà annoncé ci-dessus. Je suis très nulle sur ma planche. Pourtant le surf me procure tant . Je suis souvent amenée à m’interroger : est-ce que le surfeur expert ressent davantage d’émotions que le surfeur inexpérimenté ? J’ai déjà connu cette sensation de plénitude lors d’un stage d’eutonie. Je n’arrivais pas à lâcher prise lors des exercice au sol mais une fois immergée dans la piscine, c’est comme si je ne faisais plus qu’un avec l’eau. Les animateurs du stage étaient déconcertés et même assez inquiets de me voir refuser de sortir de l’eau tellement je m’y sentais bien. Quelqu’un était venu me faire comprendre qu’il était temps de revenir à la « réalité ». Selon eux certaines personnes en fonction de leur histoire, de leur vécu étaient plus sensibles que d’autres à l’eutonie.
    Quand je surfe les émotions s’intensifient. Je veux être là et nulle part ailleurs. Alors je lorgne les prévisions, comme les enfants à l'approche de Noël guettent la venue du Père Noël. Enfin les vagues surgissent. Je m’affaire avec une certaine excitation, impatiente de ce qui m’attend. Je m’y précipite comme lors d’un premier rendez-vous amoureux. Je m’empresse d’y aller ne voulant rater pour rien au monde ces vagues. Arrivée au spot, c’est à peine si je prends le temps d’observer le déroulement de ces vagues inespérées. J’enfile à toute hâte ma combinaison et d’un élan salutaire, me jette rapidement à l’eau. Très rapidement, l’excitation laisse peu à peu place à un autre sentiment, bien plus libérateur encore. L’eau me libère des tensions qui m’entravent. Il m’arrive de me retrouver seule à l’eau à des heures inimaginables, un matin d’été et là en regardant autour de moi, je ne vois qu’une immensité rêvée. L’instant magique quasi irréel. L’océan m’appartient ou c’est moi qui fait partie des éléments à présent. Je suis en admiration complète. Je m’épanouis. Je m’imprègne des teintes inoubliables, des murmures de l’air, de l’humidité présente, des ondulations de l’eau, du toucher de l’eau, de l’essence même des choses. Mes sens sont en éveil. Comme si je devais faire de ce moment un instant éternel. Je contemple chaque élément comme si ce serait mon dernier souvenir. Je suis à l’écoute du monde. Troublée, je savoure chaque petite chose. C’est alors qu’un sentiment de plénitude enveloppe toutes ces émotions qui m’ont traversée. Enfin purifiée, libre, libérée des faux semblants, des contraintes absurdes, les verrous sautent. Je lâche pleinement prise. Je me libère de toutes ces tensions qui m’inhibaient. L’océan a ce pouvoir de répandre le bien être en moi. Le temps s’est figé. Un sentiment d’éternité, de symbiose avec l’eau m’est offert. Je sens la satisfaction d’être là et de ne pas rater le moment présent qui s’offre. Emerveillée, je ressens à jamais la beauté de l’océan. Ma planche caresse doucement l’eau de manière légère et délicate, prolongeant l’instant magique. Je mets en mémoire cette glisse qui me ressourcera au moment venu. Il y a quelques jours, j’ai le film Into the wild de Sean Penn. Tout en regardant le film, je me disais. Ce gars a tout compris. Voici la vraie vie. C’est le monde entier qui n’y comprend rien. Et je me surprends à vouloir tout plaquer, à faire comme lui, m’enfuir et vivre enfin loin de cette société de consommation qui se ment à elle-même et qui passe à côté de la vraie vie. La nature pourrait lui révéler le sens même de la vie. Je suis quelqu’un de très égoïste, j’assume. Et je trouve assez étrange d’essayer de vous définir ce que je ressens. Je m’amène à penser que je souhaite faire partager quelque chose. Souvent les surfeurs dans leurs conversations échangent beaucoup, sur leurs sessions, la qualité des vagues qu’ils ont prises. Mais je me rends compte que très peu d’entre eux vont partager leurs émotions. Peut-être est-ce trop du domaine de l’intime ? Quand une session se termine, il est difficile de sortir. Bien souvent c’est le corps qui nous y oblige. Alors je sors de l’eau apaisée, sereine, confiante, détendue, pleine d’envie et ouverte au monde.
    Malheureusement, depuis le flat s’est emparé de l’océan. Depuis plusieurs semaines, le spleen me ronge de l’intérieur. Au début, on se délecte de ses souvenirs, on se raccroche aux saveurs gardées en mémoire. On revit ces instants par la pensée. Mais ensuite, on étouffe en silence. La mélancolie s’est abattue sur moi et m’emprisonne. Ma vie est entourée de barreaux. Je suis comme un lion en cage, triste, mélancolique, obscure, à fleur de peau , tourmentée. Mon agressivité revient. Je m’isole du monde, des autres, je rejette tout. Mon égoïsme reprend le dessus. Je scrute les prévisions avec désolation. Je me surprends à faire le constat de ma vie. Est-ce la vie dont j’ai rêvé ? Je voudrais fuir vers des cieux meilleurs. Gros blues. L’océan se meurt en moi et murmure à peine. L’attente est intenable. L’océan s’est emparé de moi et hante constamment mes pensées. On peut croire que j’en fais un peu trop. Mais chacun ressent à sa manière. Dernière phase observée, ma raison l’emporte. Je sais que mes pensées négatives s’évanouiront dès que les vagues réapparaîtront. La splendeur des vagues me ramènera enfin à moi.

  6. nico dit :

    Bravo pour ce dernier commentaire tellement pertinent c’ est exactement ce que je ressent quand je vais surfer et quant le surf me manque…

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