Sur la Côte Basque, et à Biarritz en particulier, les pics de pollution consécutifs aux pluies et aux rejets d’eaux usées du mois de juin et du 7 août 2013 ont généré une inquiétude quant à la qualité des eaux de baignade. Au milieu des rumeurs plus ou moins fondées, un bruit a couru sur la présence de staphylocoque doré dans l’eau, qui aurait été à l’origine de plusieurs infections. Info ou intox ?

Oui, il y a bien du staphylocoque doré sur les plages, mais on n’en connaît pas les taux car le staphylocoque n’est pas recherché par les analyses des eaux de baignade. Plusieurs études ont néanmoins montré la présence habituelle de ce germe sur les plages.

En plus de la présence de ce type de bactéries dans les eaux usées non traitées, la fréquentation des plages par l’homme (et les animaux de compagnie) augmente la charge bactérienne en staphylocoque doré dans l’eau et sur le sable. Il n’y a rien de surprenant à trouver du staphylocoque doré (= staphylococcus aureus) sur les plages touristiques car nous en sommes les premiers porteurs.

Sans être malades, nous pouvons tous être porteurs sains du staphylocoque doré au niveau de la gorge ou des fosses nasales à partir desquelles cette bactérie colonise notre peau. Environ 1/3 des personnes porteraient du staphylocoque doré de manière intermittente, 20% de la population serait porteuse chronique, et 5% environ hébergeraient un staphylocoque plus dangereux car résistant aux antibiotiques: le SARM (= Staphylococcus Aureus Résistant à la Méticilline).

Le staphylocoque doré peut devenir pathogène au niveau cutané (furoncle, folliculite, impétigo, infection de plaie, panaris…) et peut donner des otites, des sinusites, des conjonctivites, des gastro-entérites, et autres infections plus ou moins graves, avec risque de septicémie si la bactérie passe dans le sang (cf. Wilko).

Mais attention, ce n’est pas parce qu’on entre en contact avec du staphylocoque à la plage qu’on tombe forcément malade, loin s’en faut. Pour qu’une infection se développe, il faut le plus souvent un terrain fragilisé (personne fatiguée, malade ou immunodéprimée), une porte d’entrée (ingestion, inhalation, plaie, corps étranger, maladie de la peau…), des facteurs favorisants (chaleur, humidité…) et /ou une forte concentration en staphylocoques.

Les eaux de baignade de la Côte Basque peuvent contenir cette espèce bactérienne. Dans sa thèse de pharmacie intitulée « Pathologies des Surfeurs et Qualité des Eaux de Baignade« , Yannick Dubaquié montrait déjà la présence du staphylocoque doré sur des analyses réalisées entre mai et décembre 2000 sur la plage des Cavaliers à Anglet. Le staphylocoque doré peut être présent, même quand les taux de bactéries fécales recherchées par les analyses sont dans les normes.

C’est en Californie que la présence de ce type de bactérie a été la mieux étudiée dans une recherche de Kelly D. Goodwin de la NOAA et une équipe du Southern California Coastal Water Research Project. Cette étude est venue confirmer la présence de staphylocoques dorés et de SARM sur des plages californiennes de fréquentation comparable à celles de la Côte Basque.

Des échantillons d’eau et de sable ont été analysés sur les plages d’Avalon, Doheny et Malibu. 12 sites ont été prélevés sur 89 journées d’échantillonnages réparties sur les étés 2007, 2008 et 2009. S. aureus a été détecté en moyenne dans 59% des échantillons d’eau de mer (dans 76% des prélèvements à Avalon) et dans 53% des prélèvements de sable. Du SARM a également été détecté dans l’eau (1,6% des prélèvements) et dans le sable (2,7%). La concentration moyenne du staphylocoque doré était de 10 UFC/100ml dans l’eau de mer et de 187 UFC/gramme de sable sec.

Les plagistes, aussi bien les enfants que les adultes, sont une source de staphylocoques dans les eaux de baignade et sur le sable. Plus il y a de monde dans l’eau, plus la densité de staphylocoques est élevée, et plus le risque de tomber malade est important. Dans ce cas, la transmission de la bactérie se fait par voie aquatique par « échange » entre baigneurs : l’eau se comporte comme un vecteur de transmission.

Le staphylocoque survivrait plus facilement sur le sable qui est un milieu de culture salé qui lui convient mieux que l’eau de mer où sa survie est plus compliquée. Les conditions optimales pour le staphylocoque sont l’eau chaude (plus de 20°C). On peut raisonnablement penser que plus la mer est agitée (vagues, courants…), plus le brassage réduit le risque de se baigner dans une eau concentrée en staphylocoques.

Le staphylocoque n’est pas recherché par les analyses habituelles des eaux de baignade qui ne donnent qu’un indicateur basé sur la pollution fécale estimée par les concentrations de 2 bactéries (E.Coli et entérocoques fécaux). Comme le suggèrent plusieurs auteurs, il serait intéressant d’envisager sa recherche dans le cadre d’analyses des eaux de baignade plus poussées. Cet indicateur paraît surtout pertinent pendant la période estivale quand les plages sont les plus fréquentées. Des analyses du sable pourraient compléter les analyses des eaux de baignade du fait de la corrélation établie entre les deux pour la concentration en staphylocoque doré, et de la fréquence des infections contractées dans le sable par les enfants.

Références:

Matthieu Eveillard. Portage du staphylococcus aureus et facteurs de risques.

Aymeric Bayle. Évaluation du risque sanitaire lié au rejet de bactéries pathogènes dans le milieu marin.

Lisa RW Plano et al. Shedding of Staphylococcus aureus and methicillin-resistant Staphylococcus aureus from adult and pediatric bathers in marine waters. http://www.biomedcentral.com/1471-2180/11/5

Calderon R, Mood E, Dufour A. Health effects of swimmers and non-point sources of contaminated waters. Int J Environ Health Res. 1991;1:21–31.

Kelly D. Goodwin. A multi-beach study of Staphylococcus aureus, MRSA, and enterococci in seawater and beach sand. Water Res. 2012 Sep 1;46(13):4195-207.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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32 Commentaires

  1. Adrien dit :

    Je confirme la présence de staphylocoque doré sur les plages du pays basques.
    J’en ai attrapé un début juillet sur Biarritz ou anglet après une semaine de surf.
    Infection cutanée, confirmée par un prélèvement et soignée par des antibiotiques. C’est scandaleux de devoir déverser les eaux usées en plein océan et autoriser la baignade dans le même temps! Pas sur que j’y retourne de si tôt pour des vacances!

  2. christele dit :

    ce n’est pas du tout une intox car mon frere qui vit las bas et qui se baigne souvent a eu ça et ça c’est déclarer l’année derniere et c’était vraiment grave ,plusieurs opérations a quelques jours intervalles et serieuses(moelle epiniere) et il en a perdu 10 kilos et infections a plusieurs endroits du corps ect donc c’est tres serieux et grave tout ça a causes des eaux usées dans la mer!!!

  3. christele dit :

    jai oublié il a frolé la septicémie

  4. Samy dit :

    Ben allez ailleurs, ça nous fera des vacances RESTEZ CHEZ VOUS

    • Thibault dit :

      Bien dit !

    • Thomas dit :

      Trés intéressant comme remarque ! Tu penses qu’il aurait autant d’emploi dans ta région sans le tourisme ?
      Ride en plein mois de décembre tu ne seras pas gêner par ses touristes…

    • Mayder dit :

      les gens se plaignent des bactéries ds l’eau alors que ce sont les touristes eux memes qui envahissent notre belle région l’été qui sont les 1ers responsables à venir souiller notre environnement en jettant leurs détritus partout et laissant leurs ordures n’importe où sur leur passage !!
      les plages et les sites touristiques du Pays Basque ne sont pas des décharges à ciel ouvert l’été !! Les poubelles et les contenairs à ordures ça existe aussi chez nous !! Alors respectez la nature…
      Ça évitera peut etre la prolifération de bactéries néfastes sur nos Côtes en juillet / Aout !!!

    • Lolo de Lacanau dit :

      CHEZ vous au pays basque, c’est pourri par l’urbanisation depuis longtemps…et avec le pic de fréquentation touristique, c’est encore pire!!
      Vous avez voulu la ville au bord de la mer??? et bien les problèmes de pollutions (et autres…vols ETC) ne font que commencer…

      Vive le surf, vive l’industrie, vive le businnes, vive les élus locaux qui nous prennent pour des cons, vive les cons à l’eau!!! vive le pays basque!!

      Lolo DE LacanAU (où c’est la même…)

      VIVE LA CALIFORNIE FRANCAISe que tout le monde convoite TANT!!!

  5. eric luce dit :

    Attention baignade dangereuse…que fait le préfet….que fait la police…
    la saison estivale arrivant les contrôles des eaux de baignade se mettent en place… ,une qualité des eaux de baignade certifiée… un argument de vente…à l’image du pavillon bleu …et pourtant des milliers de baigneurs font des eaux de baignades essentiellement…des lieux d’aisance…peu recommandable…comme le démontre des études récentes…Pas de noyades médiatisées qui permettent au ministre de gonfler le torse, à l’opposition de dénoncer le manque de sécurité, alors que les statistiques annuelles montrent le contraire comme le reconnaitra a demi mot le ministre…… …juste un bain de mer qui « ‘peut donner des otites, des sinusites, des conjonctivites, des gastro-entérites, et autres infections plus ou moins graves, avec risque de septicémie si la bactérie passe dans le sang » ….mais silence, pas bon pour le tourisme ,pas bon pour la croissance….ne rien voir ,ne rien entendre…ne rien sentir des multiples « relâchements »… et tout devrait continuer a tourner… jusqu’à l’été prochain… ,jusqu’a quand…

  6. Surfogniouf dit :

    A lire Samy et Thibaut, il semblerait que le staphylocoque doré puisse endommager les fonctions cérébrales aussi, juste pour replacer la conversation dans son contexte ; )

  7. Steph dit :

    N’allez plus à l’hôpital! Je peux personnellement attester de quatre cas d’infections nosocomiales contractées à l’hôpital public, le staphylocoque doré étant à chaque fois le coupable!
    Donc, déjà deux endroits à éviter, la plage et l’hôpital…
    Je pars au resto. Si j’ai pas posté de commentaires dans les 24 heures, évitez aussi les restos. (je pense aller à la pizzéria, mais n’accusez pas les italiens, je crois que le patron est du Gers…)

  8. Adrien dit :

    Bon, bien moi, je n’ai toujours rien…

    Je dois vraiment être un surhomme !

  9. Mayder dit :

    Je suis basque et je me suis baignée tout l’été à différentes plages de la cote… je n’ai rien choppé non plus 🙂 faut arrêter avec cette polémique !!
    info ou intox ??? On entend bcq de choses cet été sur nos plages… tout et surtout n’importe quoi, entâchant et nuisant à la réputation de notre si belle région !! Heureusement que la connerie ne tue pas certains seraient dans la merde sinon !!!
    La pollution est omniprésente autour de nous, pas que sur les plages, ds la rue, ds l’air qu’on respire, partout et surtout pas que dans le 64 !!
    On ne respecte plus la nature comme elle se doit, on souille notre environnement nous-memes un peu plus chaque jour!! Pas étonnant que cela favorise la prolifération de bactéries alentours, â la plage en ville ou en campagne idem !!
    Par contre stop aux polémiques des plages basques ça m’exaspère tout comme Samy et Thibault !!
    Où que l’on aille nous sommes confrontés à chopper des merdes… particulièrement en saison estivale où la recrudescence de la population en un meme lieu favorise la prolifération des bactéries… le reste des plages des cotes atlantiques et méditerranéennes ne doivent pas être épargnées non plus, ni les autres régions de France d’ailleurs !!
    Je favorise pour ma part la prudence, je me douche bien et me rince avec un shampoing minutieux ts les jours aprés la plage, normal quoi !!!
    je passe mes journées sur nos belles plages, je m’éclate dans l’eau tous les jours !!! Je n’ai aucun soucis !!! Et je compte bien en profiter encore lgtps 🙂
    Euskal Herria ♥♡

  10. Steph dit :

    « Je suis basque e(…) je n’ai rien choppé non plus »

    C’est normal, t’es immunisé!

    « Heureusement que la connerie ne tue pas certains seraient dans la merde sinon !!! »

    C’est toujours mieux que d’être mort, malgré tout…

    Accuser les gens « qui ne sont pas basques » de souiller ta plage (voir plus haut), effectivement, pourrait mériter la mort, si je suis ton raisonnement.
    Et donc, je ne vois que deux solutions:
    -interdire l’accès u pays basque à ceux qui ne sont pas basque. Moi, j’avoue que je m’en moque, mais je souhaiterais tout de même un droit de transit par l’autoroute.
    – obliger les gens « de l’extérieur » à être désinfecté avant de pénétrer dans le temple sacré du pays basque.

    • bae dit :

      La différence entre le paradis et le pays Basque, c’est qu’au paradis, il ne pleut pas! … Alors si on suit un raisonnement logique, c’est peut être la pluie qui porte les staphylo. Faudrait penser aussi à décontaminer les gouttes d’eau qui entre sur le plus bel endroit de l’univers…

  11. bae dit :

    Les problèmes de l’impact des eaux usés est récurent et connu. Un individu pris isolément sur l’ensemble d’une population qui se baigne et qui n’est pas atteint ne signifie pas qu’il n’y a pas de problème (ah l’antropobasquisme) La question est « qui va vraiment se charger du problème? »

    Sinon, je pense que certains comme Samy et Thibault, de part leur message « on est chez nous », je pense qu’ils ont déjà le système cérébral atteint. Pas sur que ce soit à cause du staphylocoque doré…

    Allez surfer dans des eaux plus froides, les bactéries se développement moins, genre Irlande. C’est magnifique et la bas les gens sont sympas.

    • Adrien dit :

      Tiens ! je tourne la phrase dans l’autre sens et c’est aussi vrai !
      « Un individu pris isolément sur l’ensemble d’une population qui se baigne et qui est atteint ne signifie pas qu’il y a problème. »

      Quant à la dernière phrase, quelques nuances : les bactéries qui nous posent problèmes ne se développent PAS dans l’eau. Par contre, en effet, leur temps de survie est d’autant plus raccourci que l’eau est froide.

      Et puis, sur quoi vous basez vous pour dire que l’eau est de meilleure qualité en Irlande que chez nous ? Parce que les réseaux sociaux n’en parlent pas ?

      • bae dit :

        Concernant la qualité des eaux, des infos via le programme européen Ancorim. On sort un peu du cadre basco-basque.

        Ensuite, renseignez vous, on trouve aussi des staphylo dans l’eau et aussi le sol.

        Pour ce qui est des sophismes, à propos de la qualité des eaux de baignade, je vais me mettre à niveau : si j’ ai surfé longtemps en Irlande et que je n’y ai rien attrapé, cela veut dire aussi qu’il n’y a pas de problème… Et non, je suis d’accord avec vous, ça ne veut rien, ou du moins si, il faut un échantillon assez important pour pouvoir conclure à une corrélation. Ce n’est pas quelques cas isolés vus ici en « commentaires » qui feront une généralité. C’est une réelle étude épidémiologique.

        Ce qui est risible, ce sont les posts de certains qui se disent « basques », « d’ici » et qui font des oppositions aux touristes, à ce qui vient d’ailleurs. C’est ce fond de discours intolérant Euskamachin. Mais heureusement qu’il y a des contrées plus tolérantes pour aller surfer…Y’a pire que le staphylo doré, y’a la belle mentalité du chacun chez soi, c’est mieux chez nous…
        « Contre les étrangers tous plus ou moins barbares, ils sortent de leurs trous pour mourir à la guerre, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». G Brassens

        http://www.youtube.com/watch?v=WscVYSu-O2w

  12. yo dit :

    moi aussi suis basque et moi aussi j étais tout le temps a la plage et j ai jamais rien eu .Sauf que cette année j ai chope ce staph de merde sur les mains et qu il me pourri bien la vie depuis 1 mois (plus de plage,arrêt de travail …) Je pensai aussi que j étais immunisé contre ça et me croyai plus fort que les autres mais quand ça t arrive tu fais moins le malin et tu préviens les gens intelligents pour leur faire comprendre que ce qu on dit en ce moment sur nos plages n est pas une intox mais une realite et que justement les BASQUES fassent attention à eux et prennent toutes les précautions nécessaires Car si vs attendez après vos mairies pour vous avouer la verité vous pouvez attendre un moment car ils préfèrent les billets des touristes à la santé des gens d ici .

  13. sebastien dit :

    On pourrait restreindre l’accès aux seules personnes parlant l’euskara 🙂 restera à définir lequel…

    blague à part il y a un réel problème par rapport aux eaux usées. certains considèrent encore l’océan comme une poubelle…

    Hegoak ebaki banizkion
    neuria izango zen
    ez zuen aldegingo
    bianan horrela
    ez zen gehiako txoria izango
    eta nik
    xoria nuen maite…

    (joxean Artze)

  14. Antoine dit :

    je suis basque je surf minimum 2fois par semaine de mars a novembre et a par une sinusite que j’ai attrapé en allant surfer les jours où la baignade était interdite a la grande plage(inconscience de ma part) je n’ai rien attrapé ! je suis peut être chanceux …

  15. sandy dit :

    Et bien….de mon côté je cotoie des surfeurs qui sont dans le milieu médical, et, non, la pollution n’est pas une légende….Après, pour certains commentaires que je lis ci- dessus, et assez chauvins, qui sont fiers de faire du surf toute l’année dans notre joli pays Basque, et sans avoir rien attrapé…Méfiance…..Le pire par rapport à cette pollution, ce n’est pas ce qui se voit maintenant…ou pas…..C’est ce qui arrive petit à petit, A LONG TERME, à cause de la POLLUTION INDUSTRIELLE: l’amiante, par exemple, contenue dans les plaquettes de frein, et tout ce type de rejets INDUSTRIELS, ont des répercussions néfastes sur l’organisme…A LONG TERME…..Et arrêtez ce chauvinisme, s’il vous plaît….Certes, le tourisme apporte son quota de pollution….mais cela n’a rien à voir par rapport à la pollution de nos grands groupes industriels….Mais au vus de vos commentaires CHAUVINS, vos neurones semblent déjà être bien pollués…Bon surf…moi, je suis une locale, ben je ne surfe pas avant septembre, au vu de mes amis surfeurs et médecins, et encore…Il ya moins de pollution déjà dans les Landes, ou en Gironde…..

    • Adrien dit :

      Mais pourquoi attendre septembre pour se baigner ?

      Les fameuses industries incriminées tournent au ralenti, au mois d’aout, comme toute l’économie (à part le tourisme).

      Au mois de septembre, elles repartent à plein régime, déversant leur pollution pour les 11 mois suivants !

      Si on écoute votre raisonnement, il vaudrait mieux, au contraire, se baigner en aout, et pas le reste de l’année… 😉

      Et quand on veut parler de pollution industrielle, il ne vaut mieux pas citer, en exemple de vertu, les Landes et la Gironde(RENO, les papèteries, le Centre d’Essai de l’Armée, le Wharf de la Salie, l’estuaire de la Gironde, etc)…

      Et merci pour la « caution » des « surfeurs qui sont dans le milieu médical » !
      Ils savent, en principe, guérir des gens malades, mais n’y connaissent rien (ou pas grand chose) en environnement, risques technologiques, assainissement, process industriels, fonctionnement des collectivités territoriales, etc…
      Chacun son métier !

  16. Rodolphe dit :

    À ceci près qu’en Gironde ou dans les landes les ruissellements d’eau de pluies s’infiltrent par le sol avant de rejoindre l’océan , sur la côté basque les pluis torrentielles lavent réguliérement bagnoles ,camions et autres espèces du genre , entraînant ainsi l’eau « bien propre « directement Là ou on l’imagine!!!

  17. Mr S dit :

    diviser pour mieux regner, pendant ce temps là rien ne change et ils doivent bien rigoler à la mairie

    arretez de vous renvoyer la balle! Seul une action collective unifié permettra de faire évoluer les mesures de prevention de ces différents types de pollution et donc le risque de tomber malade, ou plus simplement de surfer dans une eau de meilleur qualité ce qui ne peut en aucun cas être pire qu’actuellement.

    Nous/vous avons/avez tous a y gagner, levons levez les yeux un peu plus loin que le nose de notre votre planche.

  18. Mr S dit :

    quelqu’un a-t-il penser a contacter greenpeace peut être qu’ils auraientt de bons conseils à donner pour des actions de communication, on entend pas surfrider a ce sujet vous êtes ou les gars?

    • Drakkars dit :

      Surfrider ???
      Ils sont à la ramasse !!
      Greenpeace ??
      Ils ont d’autre chats à fouetter !

      La mairie ??
      Ils comptent les biftons !!

      • Adrien dit :

        Copié sur le site de l’INSEE :

        « L’activité touristique d’une commune n’est pas sans conséquence sur ses finances locales.
        Les communes touristiques se distinguent des autres communes par un niveau de budget par habitant plus élevé.
        La réalisation et la gestion des équipements publics entraînent des dépenses de fonctionnement supplémentaires.
        L’afflux de population liée au tourisme procure des ressources nouvelles sous la forme de produits fiscaux et d’exploitation, d’allocation additionnelle de dotation globale de fonctionnement. Ce sont les plus petites communes qui font les plus gros investissements par habitant, afin d’enrichir leur parc d’équipements.
        Les communes touristiques financent cet effort d’équipement par l’emprunt, ce qui engendre un endettement un peu plus important. »

        Ceux qui comptent les biftons, ce sont surtout les commerçants, restaurateurs, hébergeurs, etc !
        Je n’ai jamais entendu dire qu’une commune, qu’un élu ou qu’un fonctionnaire, avait des « primes de résultats » sur la saison touristique…

  19. Wow, ça me fou la trouille de lire tout ça ! Heureusement que j’étais tombé sur cet article. Je n’ai vraiment pas envie d’attrapé le staphylocoque pendant les vacances. C’est sûr que je ne vais pas mettre les pieds à la plage des pays basques pour quelques années.

  20. Leni dit :

    Bonjour,

    Pour les cas de staphylocoques dorés résistants à la méthycilline (SARM) et aux antibiotiques, il existe une solution. Je vous demande de vous informer sur de nombreux sites pour en voir l’efficacité et pour vous faire une idée Il n’y a pas de médicaments à acheter c’est du travail de médecin et de laboratoire, cela s’appelle la phagothérapie. Recherchez, lisez, et échangeons sur le sujet. Nous avons vu des gens sauvés d’une amputation annoncée, voire survivre graca à ça!

    Il est criminel de ne pas l’utiliser en France!

  21. Résultats d’une campagne d’analyses de prélèvements sur le staphylocoque chez j’avais fait réaliser en 2014 pour la Ville de Biarritz par Rivages Pro Tech.

    Campagnes de suivi du germe Staphylocoque pathogène sur les plages de Biarritz pendant la saison estivale 2014
    —————————————————————————————————————————
    Introduction
    Dans le cadre de l’approfondissement continu des connaissances sur la qualité sanitaire de ses zones de baignade, la ville de Biarritz a sollicité Rivages Pro Tech pour réaliser des mesures in situ afin d’évaluer le risque de présence de staphylocoques dans les eaux de baignade, et le type de conditions locales favorables à leur présence.

    Dans ce contexte, la présente note vise à expliquer le protocole utilisé et un rapport d’analyse accompagné d’une interprétation de ces résultats.

    Contexte réglementaire
    A l’heure actuelle, les dangers sanitaires liés à la présence de microorganismes pathogènes
    tels que Staphylococcus aureus ne sont pas identifiés comme tel pour les baignades naturelles
    contrairement aux baignades artificielles. En effet les recommandations ANSES (Agence
    nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ou AFSSET
    de juillet 2009 demandent à ce que la valeur impérative de 20 UFC/100 ml pour les
    Staphylococcus aureus des eaux de baignades artificielles en eau douce et en eau salée soit
    respectée.

    Pour information, ces recommandations correspondent aussi aux recommandations des autorités sanitaires allemande, suisse et autrichienne.

    Méthodologie utilisée
    Les mesures envisagées ici visent à réunir un jeu de données adéquat permettant :
    de quantifier le pourcentage d’occurrence de ce germe dans les eaux de baignade de la
    ville de Biarritz d’évaluer l’ordre de grandeur de la contribution propre « baigneurs » dans son
    apparition.

    Pour cela, 6 campagnes de prélèvements pendant la saison estivale 2014 sont réalisées sur
    l’ensemble des 6 zones de baignade (Miramar, Grande Plage Sud, Port Vieux, Côte des Basques, Marbella, Milady). Parmi ces campagnes, 4 ont été réalisées en temps de pluie, et 2
    en temps sec. Les prélèvements par temps sec ont été réalisés en milieu de journée.

    Chaque prélèvement est réalisé au sein de la zone de baignade, au niveau du point officiel
    ARS, et fait l’objet d’une quantification du germe Staphylococcus aureus selon la norme XPT
    90-412, 2006 (sur milieu gélosé de Baird Parker). Les analyses ont été réalisées par un
    laboratoire agréé pour ce paramètre selon les modalités de la norme NF EN ISO/CEI 17025.
    Ce laboratoire est accrédité COFRAC pour le paramètre Staphylocoque en eau douce.

    Les résultats obtenus sont synthétisés dans cette note, regroupant également les informations correspondantes de pluviométrie.

    Résultats
    Les résultats des recherches des Staphylococcus aureus sont exprimés en UFC (Unités
    Formant Colonie) par 100 ml d’échantillon.

    – Occurrence des Staphylocoques pathogènes par temps sec :
    Deux campagnes de prélèvement et d’analyse ont été réalisées par temps sec, en milieu de
    saison estivale les 20 et 21 Août 2014. Sur ces 2 journées, le nombre de plages où une
    détection de Staphylocoques pathogènes a été observée est de respectivement 1/6 et 6/6 avec
    des concentrations moyennes en cas de détection de 6 UFC/100 ml à 8 UFC/100 ml pour ces
    deux journées. Il faut noter que lors de la journée du 21 Août, une forte fréquentation de
    l’ensemble des plages et des zones de baignades a été observée (avec un nombre de baigneurs plus important que la veille).

    – Occurrence des Staphylocoques pathogènes par temps de pluie :
    Quatre campagnes de prélèvements et d’analyses ont été réalisées par temps de pluie, avec
    différents cumul de pluie avant et pendant les prélèvements (de 0.8 mm à 56.4 mm). Parmi
    ces campagnes, une a été réalisée hors saison de baignade (afin de s’affranchir d’une origine
    potentielle humaine), après un fort évènement pluvieux (56.39 mm de cumul de pluie).
    La campagne réalisée lors de la haute période estivale (12/08) (fréquentation forte de
    l’ensemble des plages et des zones de baignades) montre une présence importante de
    Staphylocoques pathogènes (25 UFC/100ml sur la Grande plage). De plus la fréquentation
    relevée par plage en moyenne cet été était plus forte sur la Grande plage (8000 p/j) et à la
    Côte des basques (4000p/j).

    Sur ces 4 journées le nombre de plages où une détection de Staphylocoques pathogènes a été
    observée est compris entre 0/6 et 5/6 avec des concentrations moyennes entre 1 UFC/100 ml
    et 13 UFC/100 ml selon les jours de prélèvements. Aucune relation entre le cumul de pluie et
    la fréquence de contamination des zones de baignade par Staphylocoques pathogènes n’est
    observé. En particulier, après un évènement de forte pluie et en l’absence de baigneurs
    (journée du 04/11), les zones de baignade ne présentent quasiment pas de contamination à
    staphylocoques.

    Discussion
    La présence de staphylocoques dorés au sein d’une zone de baignade peut résulter de la
    fréquentation importante de la masse d’eau par l’homme, premier porteurs de ce germe. On
    estime que 10 à 40% de la population humaine sont porteurs sains du germe Staphylococcus
    aureus. Des études ont également évalué que l’apport des Staphylococcus aureus par
    l’homme dans l’eau de baignade pouvait atteindre 105 germes par baigneur (Plano et al., 2011). En présence de conditions ensoleillées, les bactéries S. aureus semble être rapidement
    inactivées dans des eaux de mer (pour des températures comprises entre de 15 à 27°C)(Fujioka and Unutoa, 2006).

    Différentes études ont montré la présence habituelle du staphylocoque doré sur les plages
    (dans l’eau et sur le sable). En particulier une étude d’envergure (plus de 600 échantillons
    d’eau de mer et de sable) sur des plages en Californie a montré la fréquence élevée de
    détection de S. aureus dans l’eau de mer (59% des échantillons) avec une concentration
    moyenne de 10 UFC/100 ml. Cette étude a également permis de montrer des relations
    significatives entre la présence de S. aureus dans l’eau de mer avec le nombre de baigneurs,
    mais également avec la concentration de S. aureus dans les sables (Goodwin et al., 2012).

    Conclusion
    En l’état actuel des connaissances, il est aujourd’hui difficile d’évaluer l’exposition des eaux
    de baignade de la ville de Biarritz à ce germe. Les analyses réalisées cette saison montrent
    toutefois qu’en pleine période estivale avec une forte fréquentation des plages, le
    staphylocoque pathogène, Staphylococcus aureus, peut être présent dans l’eau de mer. A titre
    indicatif ces résultats d’analyses réalisées sur les plages de Miramar et la Grande plage le
    12/08/2014, sont non-conformes aux valeurs impératives fixés par les seuils ANSES pour les
    eaux de baignades artificielles. A contrario, lors d’évènements pluvieux importants (tel que le
    04/11/2014) et donc une fréquentation très faible de baigneur, la concentration en
    staphylocoques pathogènes est faible voir nulle.

    Ainsi les analyses réalisées sur ces 6 plages pendant les 4 campagnes ont tendance à
    montrer que la présence de staphylocoques pathogènes est due à la fréquentation des
    baigneurs sur les plages de Biarritz, comme le confirme les données de la littérature.

    Références :
    AFSSET, (2009). Risques sanitaires liés aux baignades artificielles. Evaluation de la qualité, 116-160.
    Fujioka, R. S., and Unutoa, T. M. (2006). Comparative stability and growth requirements of S. aureus
    and faecal indicator bacteria in seawater. Water Sci Technol 54, 169-75.
    Goodwin, K. D., McNay, M., Cao, Y., Ebentier, D., Madison, M., and Griffith, J. F. (2012). A multi-beach
    study of Staphylococcus aureus, MRSA, and enterococci in seawater and beach sand. Water
    Res 46, 4195-207.
    Plano, L. R., Garza, A. C., Shibata, T., Elmir, S. M., Kish, J., Sinigalliano, C. D., Gidley, M. L., Miller, G.,
    Withum, K., Fleming, L. E., and Solo-Gabriele, H. M. (2011). Shedding of Staphylococcus aureus and
    methicillin-resistant Staphylococcus aureus from adult and pediatric bathers in marine waters. BMC
    Microbiol 11, 5.

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