Centrale nucléaire de Paluel, Normandie. A 10Km à l’Est, le spot de Veules-les-Roses, à 35 Km à l’Ouest celui de Yport, ou la plus longue gauche de Normandie. A 1 Km au large, l’eau de mer préalablement pompée pour le circuit de refroidissement de la centrale y est rejetée.

Une centrale dépendante de l’eau de mer

Pour cette centrale, il a fallu déplacer près de 10 millions de m3 de terre et utiliser 1 million de m3 de béton. Si Paluel a été retenu dans les années soixante-dix pour accueillir la centrale, c’est bien parce que le site borde la mer. La présence d’eau froide à proximité des centrales est indispensable pour refroidir le combustible. La centrale dispose de 4 réacteurs produisant à eux seuls 33 milliard de kWh, soit 8% de l’électricité nationale. Afin de produire cette précieuse énergie, l’uranium 235 prend le rôle de combustible. Grâce à la chaleur libérée de la fission de l’uranium, l’eau est chauffée à 300°C. Elle circule dans un circuit étanche dit « primaire » et alimente des générateurs de vapeur. Au contact des tubes des générateurs, l’eau d’un deuxième circuit, dit secondaire, se vaporise faisant tourner une turbine permettant de produire de l’électricité. Cette vapeur atteint ensuite le circuit de refroidissement où sa température est abaissée grâce à l’eau de mer, pompée à proximité de la centrale. Une fois l’opération terminée, l’eau de mer est rejetée à 1km de la côte via des galeries sous-marines creusées à une soixantaine de mètres en dessous de la mer.

Fuites furtives de radioactivité

Afin d’isoler les produits radioactifs de l’environnement et préserver la santé des travailleurs, trois barrières physiques existent. La première, c’est la gaine entourant le combustible, réalisée avec un alliage à haute résistance. La seconde, c’est la cuve en acier du réacteur enfermant les assemblages combustibles et la dernière, c’est l’enceinte de confinement du bâtiment réacteur, comportant une double paroi en béton. Avec tout ça, on pouvait dormir tranquille. Jusqu’à ce que la CGT ne révèle que la centrale était victime depuis plusieurs mois de fuites chroniques d’iode radioactif. Depuis cet hiver, une tranche de la centrale aurait besoin d’être arrêtée et réparée pour enrayer les fuites. Selon les employés, la gaine du combustible serait endommagée et l’eau du circuit primaire contaminée. Pour des raisons financières cette opération est programmée pour l’automne prochain, soit un an après le début de la fuite. Selon EDF « il n’y a pas de fuite, il y a une légère inétanchéité sur l’un des ensembles combustibles du réacteur n°3 de la centrale de Paluel.» En attendant, toujours d’après la CGT, des salariés ont dû intervenir dans le bâtiment réacteur en  fonctionnement pour décrire l’origine et l’ampleur de cette « inétanchéité ».

Paluel : des dégâts sur la faune, une aubaine pour les bactéries

A priori, il resterait deux barrières physiques isolant les matières radioactives de l’environnement. Les fuites accidentelles ne seraient dangereuses uniquement pour les employés de la centrale. Cependant d’une manière générale, l’IFREMER a constaté des baisses de productivité phytoplanctoniques et une augmentation de la mortalité chez les espèces de zooplancton et les œufs ou larves de poisson. Ceci est observé directement près du rejet de l’eau de mer, en raison du chlore utilisé pour nettoyer les canalisations et de l’élévation de température du milieu. A près de 30°C à la sortie du rejet, l’eau rejetée favorise la prolifération de bactéries du genre Vibrio responsables du choléra, de gastro-entérites, d’infections de la peau et des tissus mous, de septicémies et de diverses infections comme les otites, suivant les espèces en cause. En général, ces infections surviennent par un contact direct avec l’eau de mer ou la consommation de produits de la mer. Mieux vaut donc éviter de se mettre à l’eau à côté du rejet ! D’autre part, les centrales rejètent constamment en mer des éléments radioactifs comme du tritium, du carbone 14 ou de l’iode. Toujours, selon EDF, à des doses des milliers de fois inférieures aux seuils autorisés. Autrement dit, ils y a sûrement de meilleurs spots plus loin pour se caler une session…

Voir aussi :

Fukushima : sur les traces de la radioactivité en mer

Fukushima : la contamination radioactive de l’eau de mer se poursuit

Fukushima : l’eau de mer touchée par une importante pollution radioactive

Flamanville : une Centrale Nucléaire à côté d’un spot de Surf !

 

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7 Commentaires

  1. Surf76 dit :

    Parce que vous, vous croyez encore à ce que raconte la cgt… ?

  2. stef dit :

    ha hé ben ils sont vernis les normands! Déjà que les vagues sont pas dingues là haut!… si en plus y a moyen de choper la mort en allant à l'eau… je crois qu'on va pas tarder à entendre beaucoup plus parler de ce fameux tritium…. à lire la fiche wikipédia c'est une belle saloperie qui peut faire muter l'adn surtout quand il y en a dans la bouffe… .rien que ça.. et les rejets sont en hausse constante.. après, la Normandie c'est un aimant à centrales nucléaires, ils adorent ça… c'est fou… y en a partout, bientôt 10 réacteurs! sans compter La Hague, une véritable ville de plusieurs kilomètres qui retraite des déchets nucléaires venu du monde entier!! Et les élus se frottent les mains à l'idée qu'un EPR déboule dans leur champs de patates… Ils veulent du taf et surtout les subventions, hé oui le fric du nucléaire est le tabou dont personne ne veut parler… hhaaa surtout pas.. https://www.youtube.com/watch?v=B4g_4jLg3og

  3. un surfeur normand dit :

    et en plus, il y a la construction de l'EPR en plus de 2 réacteurs déjà existants à Penly 100 kms au nord de Paluel.

    La Seine-Maritime est l'un des départements les plus nucléarisés après celui de la Manche (7 réacteurs).

    Sans parler des pollutions du port du havre et surtout du terminal pétrolier d'Antifer à 10 kms au sud d'Etretat.

    Faut être fou pour aller à la flotte en Manche.

    un surfeur haut-normand

  4. Nicolas dit :

    Vraiment n'importe koi, avec ce genre d'articles bidon, on va bientot croire que les normands ont 4 bras rien qu'en se mettant a l'eau a veulettes (tres bon spot de vagues en passant). Un rejet a 30 degres a 1km des cotes au fond de l'eau, il faudrait vraiment avoir le debit de la loire pour observer le moindre effet a plus de 200m du tuyau!! Et on ne parle meme pas de radioactivité mais d'eau chaude!!
    Surf-Prevention, soyez un peu scientifique ou abstenez vous de faire des articles anti-nucléaires juste pour faire peur aux gens. Je vous avais en estime, mais la elle est franchement entamée..

  5. Yo dit :

    Oui il ne faut surtout pas venir surfer en manche, des amis qui surfait régulièrement dans le 76 près d'étretat et près du havre ont subis de sévères mutations, en fait des cheveux se sont mis à pousser sur leur langue et à l'intérieur de leur corps…FLIPPANT!! Evitez le 76 !! Allez surfer à Biarritz c'est la capitale du surf!!

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