Voici un court-métrage de Vincent Haycock qui aide à mieux comprendre l’apaisement que peut apporter l’océan sur le plan psychologique. Robby Boyd surnommé “Little Bull” est en prison pour une raison que l’on ignore. Pendant un entretien, il revit mentalement les sensations que lui procurait l’océan. Pendant qu’il parle, on voit son fils Taylor se diriger vers la plage pour une session de surf matinale.

Ce matin-là, Robby a rendez-vous à la prison avec un homme, peut-être un psychiatre, peut-être un visiteur de prison (dont le rôle en France est d’accompagner le détenu pour prévenir une rupture avec son environnement antérieur qui pourrait nuire à son retour à la vie libre dans de bonnes conditions). Cet homme d’allure austère donne un café à Robby parce qu’il accepte de participer mais il ne lui donnera un doughnut que quand il « s’ouvrira ».

L’homme aux cheveux gris propose à Robby de parler de ses regrets. Celui-ci répond qu’il n’a aucun regret et qu’il a fait ce qu’il avait à faire. Tout d’un coup il s’interrompt car il se met à entendre des bruits dans sa tête, des bruits de la civilisation : des gens, des voitures, des camions… Il est le seul à entendre ces bruits dans la pièce, et son interlocuteur lui demande d’arrêter de dire des conneries.

On ne sait pas si Robby a des hallucinations auditives, s’il est schizophrène, ou s’il a un sixième sens pour entendre ces « bruits » du monde qui « buzze » autour de lui. Tout ce que le résumé du film nous indique est que Robby a des difficultés à exprimer les sacrifices qu’il a faits dans sa vie pour trouver un moment furtif et insaisissable de clarté. Il dit avoir passé sa vie à chercher quelque chose de très difficile à trouver. Il semble alors se mettre à méditer pour retrouver cet état de sérénité.

C’est quand Robby se met à parler de sa relation à l’océan qu’il dit avoir de véritables regrets. Car c’est dans l’océan qu’il trouvait ces moments uniques d’apaisement où il pouvait entendre son cœur battre et son âme respirer. C’est pendant ses sessions de surf que les bruits s’arrêtaient dans sa tête. Son interlocuteur ne semble pas le comprendre et lui glisse que son fils ne le comprendra peut-être pas non plus. Pourtant, au même moment, son fils Taylor est en train de vivre tout ce que son père est en train de raconter depuis sa prison… L’homme aux cheveux gris n’est pas un surfeur et il ne semble pas avoir compris les propos de Robby Boyd. Il se décide pourtant à lui donner un morceau de doughnut…

Ce film illustre bien comment le surf peut constituer une thérapie pour certaines personnes présentant des troubles psychiatriques. Nous verrons dans de prochains articles comment des médecins et des psychiatres ont utilisé les vertus de l’océan pour apaiser leurs patients.

Lire aussi : – Le surf pour lutter contre la délinquance ?

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1 commentaire

  1. vince dit :

    super émouvant.
    je suis très touché par ce petit film
    merci.

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