Tous les ans pour le 15 août, nous avons droit à un grand feu d’artifice à Biarritz. Le problème est que ce feu d’artifice est tiré au-dessus de la mer, avec pour conséquence une pollution que nous avions déjà dénoncée. Des études démontrent que les feux d’artifice ne sont pas sans conséquence pour l’environnement et peuvent également avoir des effets néfastes pour la santé des personnes fragiles.

Les feux d’artifice tirés au-dessus de la mer se multiplient dans les stations balnéaires ; rien qu’à Biarritz, pas moins de 5 feux d’artifices sont tirés au-dessus de la mer en été, pour un budget estival avoisinant les 110.000 euros (65.000 € rien que pour le feu du 15 août) . Pour une ville qui prétend vouloir préserver l’océan, cela fait beaucoup d’argent pour amuser la galerie sans même se poser la question de la pollution engendrée, ni mettre en place de mesures pour limiter l’impact environnemental et sanitaire.

Ce qui compte avant tout, c’est d’avoir un beau feu d’artifice pour satisfaire les 150.000 personnes qui font le déplacement et le gotha présent dans les hôtels de luxe du front de mer.

Mais plus un feu d’artifice est coloré, plus il fait du bruit, plus il dure longtemps et plus il risque de polluer l’environnement…et nos voies respiratoires.

Quand on assiste à un feu d’artifice, mieux vaut se munir d’un masque, au cas où le vent ramènerait les fumées toxiques vers vous (ce qui n’est pas rare en bord de mer). Ces fumées contiennent des particules très fines qui peuvent pénétrer loin dans les voies respiratoires et déclencher des crises d’asthme chez les personnes sensibles comme les asthmatiques ou les personnes présentant des pathologies pulmonaires ou cardiaques. Il est surprenant de ne pas avoir accès à la nature des produits chimiques utilisés dans un feu d’artifice pour prévenir les risques liés à leur exposition.

Les métaux lourds utilisés dans les feux d’artifice pour produire les couleurs (plomb, chrome, cadmium, strontium, manganèse, nickel…) posent problème car ils persistent dans l’environnement. Certains produits utilisés dans les explosifs comme le perchlorate peuvent voir leur concentration dans l’eau multipliée par plus de 1000 et engendrer des effets délétères sur la santé, notamment des problèmes thyroïdiens. Une étude réalisée sur l’impact des feux d’artifice à Hawaii ces 8 dernières années confirme que l’on retrouve des particules cancérigènes à des taux anormalement élevés dans l’air après un feu d’artifice, et que ces polluants peuvent contaminer l’eau, les plages et la terre quand ils retombent.

Les feux d’artifice sont tirés au-dessus de l’eau pour limiter les risques d’incendie (ce qui n’empêche pas la végétation fragile du rocher du Basta à Biarritz de prendre feu régulièrement). Mais peut-on continuer d’accepter de tirer des feux d’artifice polluants au-dessus d’un milieu naturel comme l’océan déjà menacé par différentes sources de pollution ?

Pour le moment, cela se pratique dans l’indifférence du grand public qui n’a même pas conscience du problème, et avec la bénédiction des associations environnementales qui ne sont encore jamais intervenues sur le sujet des feux d’artifice tirés sur la mer en France.

Dans d’autres pays, les feux d’artifice sont beaucoup plus encadrés. Aux Etats-Unis, depuis l’année dernière, Laguna Beach en Californie doit obtenir une autorisation du « San Diego Regional Water Quality Board » pour tirer ses feux d’artifice du 4 Juillet sur la mer, suite à une action en justice d’un groupe de défense des droits du littoral. Pour les feux organisés par les municipalités de San Diego et Orange County, les artificiers doivent rendre compte des moyens pyrotechniques utilisés et des quantités de débris qui retombent dans l’Océan et le type de nettoyage prévu. Ils veulent également s’assurer que les entreprises pyrotechniques utilisent bien les meilleures pratiques pour limiter au maximum l’impact environnemental et protéger la qualité de l’eau de mer.

Pour les feux d’artifice tirés en France, le strict minimum serait au moins de tenter de limiter la pollution engendrée. Y a-t-il une embarcation pour récupérer les débris des feux d’artifice qui s’échouent dans l’eau de mer, comme cela devrait se faire ? NON.

Y a-t-il des analyses de la qualité de l’eau et de l’air ? NON. On tire un feu d’artifice en utilisant des produits toxiques, mais on ne se pose même pas la question de l’impact environnemental et sanitaire…

Comme à chaque fois que l’on pollue le milieu marin, on mise sur le pouvoir de dispersion de la mer par le biais des marées, des courants et des vents. Mais on ne contamine pas moins l’océan. Ce n’est pas parce que la pollution est diluée que cela la rend acceptable ; c’est le même type de raisonnement qui a amené à diluer la liqueur noire dans la mer via le Wharf de La Salie.

Est-il tolérable de continuer à polluer ainsi la mer pour le fun et pour l’amusement éphémère du public ? Surtout à une époque où il y aurait des investissements autrement plus urgents à faire dans une ville comme Biarritz…

Et quel signe envoie-t-on à des touristes qui ne respectent déjà pas la mer et qui n’hésitent pas à jeter leurs détritus sur la plage ? Car à la pollution générée par le feu d’artifice, s’ajoutent toutes les pollutions indirectes engendrées par les spectateurs avec leurs déplacements et rejets de déchets sur la plage (mégots, canettes, plastiques…)

Pour toutes ces raisons, il serait important :

– d‘arrêter de tirer des feux d’artifice sur la mer ou sur les étendues d’eaux sensibles (ou au moins les limiter et les encadrer de manière stricte) ;
– d’informer le public sur les produits utilisés et leurs effets nocifs (actuellement c’est l’opacité totale) ;
– de réaliser un monitoring de la pollution occasionnée pendant et après le feu avec des analyses de la qualité de l’air et de l’eau.

Les feux d’artifice ne sont pas, loin s’en faut, la première source de pollution de l’environnement marin, mais ils en sont la manifestation la plus visible. Pour l’exemple et pour l’éducation du public, il serait important de faire comprendre qu’ils constituent une source de pollution du milieu marin, qui vient s’ajouter à toutes les autres…

Il faut se méfier tout particulièrement des feux d’artifices importés, ainsi que des feux d’artifices utilisés par des particuliers (avec les risques de blessures graves surajoutés) qui viennent s’aditionner aux feux d’artifice « officiels ».

On évoquera également la très mauvaise tolérance des animaux (chiens, chats, oiseaux mais aussi poissons…) au bruit des explosions qui provoquent un stress important chez eux et parfois même des lésions auditives ; chaque année des chiens se font écraser sur la route pendant un feu d’artifice. Les oiseaux peuvent être désorientés, gravement blessés ou tués par les feux d’artifice.

Tout cela pour quelques minutes de distraction…

A propos de l'auteur :

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34 Commentaires

  1. clo dit :

    En même temps si il n'y a que ça, c'est que tout va bien…

    C'est plus facile de parler de notre bien être que celui des usines chinoises qui fabriquent ses produits sur le dos de populations réellement fragiles….

    A mon avis cet article va un peu loin dans le tout aseptisé. L'impact des feux d'artifices sur la qualité de l'eau doit à mon avis être très faible à côté de nos rejets divers et variés(eaux usées, gaz d'échappements etc etc etc…).

  2. Le feu d'artifice du 15 août fait partie intégrante de la vitrine qu'est Biarritz. Jusqu'à 150 000 personnes peuvent s'y rendre ce qui correspond à plus de 5 fois la population de la commune. C'est aussi presque deux fois plus de monde que pour remplir le stade de France ! Vertigineux quand on sait que pour y assister les gens n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture et de se garer sur tous les emplacements possibles dont trottoirs, passages pour piétons, …

    La ville met d'ailleurs plus de deux heures à se vider après la fin du feu, toutes les rues étant saturées par le départ de toute cette foule.

    Celui qui n'a jamais vu le feu du 15 août à Biarritz aurait du mal à imaginer cette ferveur.

    Malheureusement, ce spectacle entièrement "gratuit" (offert par les biarrots) est polluant.

    Contradictoire lorsque l'on base sa communication sur l'environnement et la préservation de l'océan. Si la ville veut devenir cohérente avec son discours, il va falloir réfléchir à des alternatives. Proposer autre chose que de la simple pyrotechnie pour ce rendez-vous.

    Un défi qui attend Biarritz. Espérons qu'elle soit prête à le relever…

  3. snake dit :

    et bien… il faut voir ce que l'on ramasse sur le lagon chaque année…
    mais la c'est culturel, alors personne ne bronche.

  4. "Les feux d'artifices peuvent contaminer". Ce n'est pas une possibilité mais une réalité. Les composants des fusées et de leurs explosions ne disparaissent pas comme par magie mais vont se fixer dans les écosystèmes, la ville et nos voies respiratoires.
    Un feu d'artifice et après c'est coup de brouillarta sur Biarritz.

  5. Greg dit :

    "Pour les feux d’artifice tirés en France, le strict minimum serait au moins de tenter de limiter la pollution engendrée."

    L'aspect environnemental est maintenant de plus en plus présent dans les appels d'offre concernant les spectacles pyrotechniques.
    Par exemple, le lac d'Annecy est nettoyé à la suite du spectacle.
    Des produits biodégradables sont utilisés et le maximum de déchets susceptibles de retomber sont éliminés dans la mesure du possible.
    Je ne sais pas pour Biarritz, mais il y a très certainement une clause concernant l'environnement, renseignez-vous.

    Concernant la pollution résultante de la combustion des effets pyrotechniques, aucune étude sérieuse à ma connaissance ne démontre clairement qu'il y ait un impact significatif sur l'homme.
    Quand bien même ce serait le cas, elle serait bien moindre en comparaison de ce que vous respirez quotidiennement.

    Si le déplacement massif des gens vous dérange, il faut aussi faire une croix sur les concerts, les évènements sportifs etc.

    Vous semblez porter un jugement négatif sur la pyrotechnie certainement par ignorance, je vous invite donc à vous renseigner et vous verrez qu'il y a un important travail réalisé en amont ainsi qu'une réelle démarche artistique, nous sommes donc bien loin "d'amuser la galerie".

    • Il ne s'agit pas d'un article contre la pyrotechnie, mais d'une remise en question des feux d'artifice tirés sur la mer. Contrairement à un espace terrestre ou un lac, il n'est pas possible d'aller y ramasser les déchets, surtout quand il y a des vagues comme aujourd'hui. Tout ce qui tombe dans la mer y reste, et les débris tombés sur le sable ont été emportés par la marée montante sans que personne ne vienne ramasser. Pour 65.000 € le feu, la moindre des choses serait au moins de ramasser ce qui peut l'être…

      Il faudrait également adopter plus de transparence sur les produits que vous utilisez, et faire réaliser des études sur leur toxicité en cas d'inhalation notamment.

      • Greg dit :

        Je n'avais pas vu votre réponse. Comme dit un peu plus bas, le site est nettoyé, mais le lendemain la plupart du temps, car c'est les agents de la ville qui s'en occupent. Les artificiers ont un important travail de démontage après le feu, je ne vois pas comment ils pourraient s'occuper de ça en plus.

        "Il faudrait également adopter plus de transparence sur les produits que vous utilisez, et faire réaliser des études sur leur toxicité en cas d’inhalation notamment." Il faut s'adresser aux fabricants pour cela. En tant qu'artificier, j'installe les produits dans les règles de façon à garantir la sécurité du public et à transcrire de manière la plus fidèle le travail du concepteur, ça ne va pas plus loin. Après il y a quand même des normes, avant d'être agrémentés, les produits subissent des tests, un certain nombre de facteurs sont pris en compte, dont la conformité de la composition chimique. Concernant la fumée, je ne sais pas, il faudrait demander à l'INERIS.

        En attendant, les personnes qui travaillent dans ce domaine (même ceux qui ont jusqu'à 40ans de métier derrière eux) sont toujours debouts et en bonne santé.

  6. freddecorse dit :

    faut pas charrier! si on va par là tout pollue! ok pour préserver la nature mais là à ce rythme on ne va plus rien faire, même pas caca ni pipi! Je n'ai jamais jeter un papier par terre de ma vie mais marre de nous faire culpabiliser et vouloir revenir à l'âge de pierre dans nos grottes! On ne peut plus rien faire!

  7. Difficile a dire ……. J' aime les 2 … et la Nature et les feux d' artifice ……Les feux d' artifice ( très bon spectacle … Biarritz a fait très fort ) mais sa nous ouvre le COEUR de joie et actuellement je pense que les gens ont besoin d' un peu de boom au COEUR …….Et c' qu' une fois dans l' année ( 1 jour sur 365 jours ) sa va !!!!!! et com disent les commentaires avant … avec toutes ses putin d' usine , et bien d' autres chose qui pollue … qu' on ne peux rien faire ( voir au Japon )….. VIVRE un peu de joie , ya pas de Mal … Adulte comme enfants…..

  8. Je viens d'aller faire un tour sur la Grande Plage de Biarritz après le feu d'artifice. Ecoeuré par toutes les saloperies retrouvées sur le sable à marée basse. Des centaines de débris du feu d'artifice : déchets cartonnés, plastiques… Et PERSONNE pour ramasser ! J'ai pu en récupérer quelques-uns avant qu'ils ne soient emportés par la marée pour vous montrer ce qu'on peut trouver sur le sable après le feu. Sérieusement, on se contrefout de la mer à Biarritz ! Pour quelques minutes de feu d'artifice, on va polluer encore davantage l'océan qui n'a vraiment pas besoin de ça. Lamentable.

  9. Greg dit :

    Si vous allez voir juste après le feu, c'est normal…

    Revenez demain ou après-demain, ça devrait être propre.

    Tout ce qui est à terre est obligatoirement nettoyé et c'est comme ça pour n'importe quel feu, il faut simplement laisser le temps aux équipes de faire leur boulot.

  10. Tim dit :

    Le débris sur la gauche ressemble plus à un tampon qu'à un résidu de feu d'atifice ! ^^

    Sérieusement d'accord avec l'article, quand on voit toutes les conséquences pour quelques minutes de plaisir… Est ce vraiment utile ?

    Même si je reste impressioné par le travail des pyrotechnicien !

  11. Adrien dit :

    Je pense qu'il y a eu certainement plus de déchets abandonnés par les dizaines de milliers de spectateurs, sur le sable, que de bouts de cartons et cylindres en plastique du feu d'artifices.

    La majeure partie des résidus est tombée sur la plage a été ramassée ce matin, par les engins municipaux, comme tous les autres déchets pré cités.

    La plage était "nickel", ce matin, comme chaque matin…

    Pour ce qui est tombé à l'eau, ou sur l'estran, c'est en effet dommageable, mais ces effets colatéraux sont limités, car la marée suivante, avec vent de nord ou d'ouest, en a rabattu sur la plage, sans parler de l'action du bateau ramasseur de déchets de la ville, qui a du en capter une certaine partie aussi…

    Ce n'est pas la peine de parler de catastrophe écologique sur cette affaire !

    Et je suis certain, comme l'écrivait un précédent posteur, que les artificiers font d'énormes efforts, en terme de toxicité des produits (pour l'Homme et l'Environnement) et que les collectivités usent de clauses d'éco-conditionnalité dans leurs marchés publics.

    • Qu'est-ce qui t'arrive Adrien ? Tu viens d'avoir un poste à la communication de la Ville de Biarritz ou quoi ? 😉

      "les artificiers font d’énormes efforts, en terme de toxicité des produits (pour l’Homme et l’Environnement) et que les collectivités usent de clauses d’éco-conditionnalité dans leurs marchés publics."

      On aimerait mieux connaître ces "efforts en terme de toxicité des produits" dont tu parles et avoir accès à la liste des produits utilisés pour chaque feu d'artifice. Aucune communication n'a été faite sur le sujet en direction du public, et je ne sais même pas si le SAMU ou le centre anti-poison est informé des produits chimiques utilisés pour un feu d'artifice donné.

      Greg nous explique que les artificiers s'en tiennent à la sécurité physique des spectateurs, en "faisant confiance" aux fabricants pour la sécurité des produits utilisés.

      Comme on l'a vu pour d'autres produits chimiques, il est à craindre que ces produits puissent être mis sur le marché sans étude toxicologique préalable.

      Quid des normes quand ces produits viennent de l'étranger ? A ce que raconte l'artificier de Biarritz David Proteau, il va faire son marché au Japon, en Italie…

      http://www.sudouest.fr/2012/08/15/le-choix-de-sud-ouest-795121-4585.php

      Bref, on aimerait bien en savoir un peu plus sur les produits utilisés pour produire ces belles couleurs et ces détonations sourdes, qui ne seraient pas que de la poudre de perlimpinpin si l'on en croit les études réalisées.

  12. coudreuse dit :

    Pas une crise d'asthme pendant le feu…

    Aucun oiseau n'a signalé de désorientation… Sans rigoler je partage l'opinion de freddecorse.

    Est-ce moins polluant tiré à terre j'en doute…

    Quand au tampon rejeté par la mer je me demande quelle fusée l'a envoyé (peut-être celle avec les coeurs…)

    • Je suis sorti 30 minutes après le feu dans Biarritz. Par endroits, l'air était encore "saturé" et difficilement respirable.

      Ces fumées ne doivent pas être anodines chez un asthmatique ou un insuffisant respiratoire amené à les respirer.

      Alors bien sûr, la pollution générée par un feu d'artifice n'est rien comparée à la pollution automobile quotidienne, mais est-ce une raison pour la négliger ?

      Ce qui me dérange, c'est de ne pas savoir ce qu'il y a dans ces feux, et où cela va se déposer. Une grande partie finit dans la mer et c'est bien cela qui est le plus contrariant.

      Quant aux oiseaux, il en existe toute une population qui a ses habitudes sur les rochers de Biarritz et qui peut être au minimum fortement dérangée, voire gravement blessée par les explosifs.

    • Cette année 2015 en tous cas, une crise d’asthme a bien été recensée dans le bilan de la médicalisation du feu d’artifice. Pas de quoi en tirer des conclusions, mais vu le niveau de saturation de l’air en cours de feu d’artifice, on peut supposer que ce spectacle pyrotechnique a au moins un potentiel asthmogène.

      Bilan d’activité 2015 du dispositif de secours :

      Cette année, 7 victimes ont été prises en charge dans les postes de secours : 4 au poste principal, 2 au Phare et une à Sainte-Eugénie.

      Les pathologies étaient : 2 corps étrangers intra-oculaires, 2 malaises sans gravité, une crise d’asthme, un traumatisme de cheville, une plaie de main et une brûlure cutanée sans gravité.

      2 patients ont été transférés aux urgences de la Polyclinique Aguilera pour poursuite de la prise en charge.

      Par ailleurs, l’équipe SMUR du poste de secours a été sollicitée hors du dispositif, dans la ville de Biarritz, durant 45 minutes, pour prendre en charge un patient de 69 ans présentant une douleur thoracique.

      N.B. :

      4 postes de secours sont déployés et équipés en matériel par la Croix Rouge Française (CRF):

      – Un poste principal (PSP) médicalisé, sur l’esplanade de la grande plage (3 médecins, 1 IDE et 13 secouristes) – 3 postes secondaires : *Sainte-Eugénie (1 médecin, 10 secouristes) *Phare (1 médecin, 4 secouristes) *Casino (12 secouristes) (poste non médicalisé)

      Une moto, mobile sur l’ensemble du dispositif, est également mise à disposition sur demande du DSM pour acheminer le médecin d’un poste auprès d’un patient en cas d’accès difficile.

      Un Poste de Commandement (PC) se situe dans la verrière surplombant le Casino Barrière ; regroupant un commandant des opérations de secours (COS) désigné par le maire de Biarritz, un médecin SMUR (faisant office de DSM provisoire en cas de catastrophe ou d’accident collectif à effets limités (ACEL)), des représentants secouristes de la CRF et des pompiers, et des représentants des autorités impliquées (police et mairie).

      Au total, le SAMU 64A met à disposition 6 médecins (4 séniors et 2 internes), un IDE et 2 ambulanciers. 2 vecteurs SMUR terrestres sont déployés sur place ainsi qu’une remorque constituant un lot « catastrophe ». Chaque poste ainsi que la moto sont équipés en matériel médico-chirurgical et dispositifs de communications.

      L’objectif de ce dispositif médicalisé (déployé entre 20h30 et 0h30) est triple : apporter des soins de proximité aux victimes se situant parmi les spectateurs, intervenir en SMUR en cas de besoin sur le territoire bouclé de la ville de Biarritz, et gérer une éventuelle catastrophe ou ACEL.

  13. sheik dit :

    mouais mouais mouais, le lac d'annecy "nettoyé", faut l'dire vite…
    j'y fait de l'apnée et l'an dernier jusqu'au dernier jour j'en ai retrouvé des morceaux au large ! et puis meme avec une petite epuisette le club de plongé n'ira pas chercher les micro ( nano ?) particules de metaux lourds… dire qu'apres on la boit…
    ca devrait juste est interdit cette connerie, c'est juste de l'argent foutu en l'air, au sens propre, c'est gainsbourg qui crame un billet a la patate douze !

    des millions de litres de gasoils – venus en tanker 🙂 – , des dechets de partout, de la poudre de perlinpin direct dans la chaine alimentaire, du pognon gaspillé en pagaille autant du coté des mairies que des moutons qui font dieu sait combien de bornes en se plaignant du prix de l'essence et du pouvoir d'achat.
    c'est surement la crise financiere, pas celle de la betise humaine.

    J'en voit deja me ranger dans la case alter parano, alors une derniere chose, la belle bleue, c'est du cuivre, ca ca va y'en a encore un peu, mais pour les autres couleurs, utilisent-elles des ressources illimitées ? c'est dommage de cramer tout ca gratuit.

    un smart phone en plus, c'est un panneau solaire en moins… et oui, tout est affaire de choix, et ces 65.000 balles manquaient surement ailleurs

    • Greg dit :

      Je suis ouvert à la discussion, je comprends que le sujet suscite des interrogations et des inquiétudes.

      Je garde vos avis en tête et partage mon point de vue avec plaisir,

      mais ce genre de commentaire provocateur et impertinent, non merci.

  14. sheik dit :

    c'est joli quand ca brille hein !
    allez donc dire a pierre et marie que l'antimoine c'est ecologique et sans risques pour la santé
    youpiyayayayoupiyoupiya

  15. sebastien dit :

    le carton ne serait pas genant s'il n'etait contaminé de metaux lourds…

  16. nono dit :

    c est vraiment un truc de moutons les feux d artifice,ca fait partis des moments "forts" et des souvenirs de vacance de zombis, ou papa et maman auront jeter leur megot par terre , ou pire dans le sable (c est cool il fait noir y a personne qui verra) et leurs petits rejetons ingurgiterons du gras sous forme de glace ou de chourros en jetant l emballage par terre.
    Hum vivement la rentree.

  17. ECHO dit :

    Merci Guillaume pour cet article (et merci pour avoir pensé à parler également de l'impact sur nos animaux domestiques…)! En espérant qu'il soit lu par le plus de monde possible… Indécent (compte tenu de la crise économique que nous traversons), aberrant (au vu de l'impact écologique et sanitaire que cela engendre), futile, inutile (sauf peut-être pour faire rêver (et encore…) l'espace de quelques minutes petits et grands mais à quel prix!!!!)
    Chacun son truc mais l'humanité se porterait bien mieux si nous réfléchissions un peu plus, regardions un peu plus loin que le bout de notre nez et pensions plus globalement à notre environnement, notre santé et notre voisin…
    L'important c'est de faire tourner les informations, le pouvoir c'est le savoir.
    Ceci étant dit, les feux d'artifices sont une institution. Impensable donc de les supprimer mais réduire leur impact est donc une nécessité.
    Quelles solutions ?
    – organiser des navettes au départ des principales villes de la Cote et du Pays basque
    – organisation de parking à l'extérieur du centre-ville
    – développer la R&D sur du matériel pyrotechnique moins polluant
    – réduire la durée du show et organiser des animations toute la journée du 15 autour des feux pour que les spectacteurs ne soient pas venus pour 10min de spectacle et pour que les commerçants puissent bénéficier eux aussi du flux des passants sur 2 jours par exemple
    – utiliser l'argent pour créer de l'emploi autour de ces feux
    – Communiquer sur ces impacts négatifs auprès du public et les informer des conséquences des feux sur la santé et l'environnement
    – En profiter pour les éduquer sur la question de leurs déchets, leur empreinte carbone, le cout que cela représente (s'ils paient des impôts, ça devraient les intéresser…), leur santé et celle de leurs enfants…

    Bon y a du boulot mais la mairie devrait prendre cette responsabilité, elle est au service du citoyen et non l'inverse…

  18. snake dit :

    ce qui me géne dans les célébrations institutionnelles tel que le 14 juillet et ses feux d'artifices c'est qu'elles sont de plus en plus onéreuses.
    c'est de la poudre au yeux ( pas mal pour un feu d'artifice). tout va bien regardez comme c'est beau.
    sur la réunion c'est le jour de l'an où une quantité massivement incroyable de monde vient féter le nouvel an.
    Il y a peu de gens enclin à défendre l'environnement à ce moment de l'année.
    pourtant le lagon et sa faune en prennent un grand coup…
    et depuis la mode des lanternes volantes…
    enfin heureusement que nous avons les surfers sur qui taper pour s'acheter une âme écologique à moindre coût.

  19. yechua dit :

    Nous à la Réunion on chasse au feux d'artifice ; les requins, les moutons, les zombies.. et les raies a trois ovules………….des vrais sauvages…

  20. Les déchets du feu d'artifice du 15 août continuent de s'échouer sur la plage, 2 jours après. Pour quelques débris retrouvés, combien resteront dans l'océan à grossir encore le stock de déchets au large de nos côtes ? Aujourd'hui ce sont de gros ronds en plastique gris et rouge que la mer a refoulés.

  21. Greg dit :

    J'ai brièvement lu un de vos articles et quelque chose m'a interpellé : "Au lieu de s’attaquer en priorité à la surpêche industrielle, on s’attaque à un petit groupe de surfeurs qui réfléchit à l’intérêt d’une pêche préventive. Ne se trompe-t-on pas de cible ?".

    Le contexte est différent, mais j'ai envie de vous répondre la même chose… Vous vous attaquez à notre activité qui génère une pollution minime, qui de plus cherche à faire des efforts pour réduire ce désagrément et à côté de ça, des industries et autres polluent massivement, délibérément et sans aucune perspective d'amélioration…

    Ne se trompe-t-on pas de cible ?

    À tous ceux qui prônent l'interdiction, pensez aussi qu'il y a des gens passionnés comme vous pouvez l'être par le surf ou par autre chose, bien que l'activité ne vous plaise pas.

    Vous comprendrez alors à quel point c'est révoltant de lire certains commentaires.

    • Encore une fois Greg : nous n'avons rien contre l'art pyrotechnique ! Cet article remet en question les feux d'artifices tirés SUR LA MER !

      On ne peut continuer à rejeter comme cela des déchets dans l'eau, sans avoir les moyens de les récupérer.

      Il y a d'autres endroits, y compris à Biarritz, pour tirer un feu qu'au-dessus des vagues…

      Ce dossier est peut-être anecdotique par rapport à d'autres sources de pollution marine, mais il est hautement symbolique pour bien faire comprendre qu'il n'y a pas de petite pollution de la mer et que l'on pollue parfois sans même en avoir conscience.

      A vous artificiers de vous emparer du problème et de vous engager encore plus dans une logique de développement durable.

      Un feu d'artifice tiré sur la Mer ne peut obéir aux mêmes normes qu'un feu tiré au-dessus d'un espace où on peut ramasser les débris.

      Tous les produits utilisés devraient être biodégradables, ce qui ne semble pas du tout être le cas des gros cylindres en plastique ramassés ce soir dans le sable…

      • Greg dit :

        "Encore une fois Greg : nous n’avons rien contre l’art pyrotechnique !" Je n'ai pas la même impression à en lire certains commentaires.

        "Il est hautement symbolique pour faire comprendre qu’il n’y a pas de petite pollution."

        Je ne pense pas que ça produise une quelconque influence, mais c'est un avis qui n'engage que moi.

        "A vous artificiers de vous emparer du problème et de vous engager dans une logique de développement durable."

        Ça se fait et ça commence à devenir impératif pour obtenir les marchés. Sachez aussi que certaines sociétés accordent un soin particulier au recyclage des produits inertes que l'on récupère après le feu.

        "Tous les produits utilisés devraient être biodégradables, ce qui ne semblent pas du tout être le cas avec les gros cylindres de plastiques ramassés ce soir dans le sable…"

        Ce point est intéressant et je suis d'accord avec vous.

        C'est un problème qui peut être réglé par la société en choisissant que des produits carton (c'est le cas à Annecy, je ne pense pas à 100%, mais presque) ou par les fabricants qui utilisent du plastique en changeant de matériau.

        Ceci étant, comme de partout, il y a "des bons et des mauvais élèves". La mairie peut aussi jouer un rôle important en augmentant le poids de l'aspect environnemental pour sélectionner la société.

  22. SIMON dit :

    arrêtons les feux d'artifice en france, c'est cher et ca pollue !

  23. clo dit :

    C'est quoi ce débat pour quelques feux d'artifices. Si vous êtes vraiment si écolo que ça, jetez vos ordi et autres téléphones portables pour lesquels on ravage un pays comme le Congo RDC(par exple), arrêtez de surfer vos planches et autres combi polluantes………..La liste pourrait être longue.
    Après on polémiquera sur les feux d'artifices du 15 août…

  24. Axel dit :

    Je suis d'Antibes dans le 06 et chaque années nous avons droit aux fameux feux du 13, 14 Juillet et 14,15 Aout mais aussi au Festival Pyro Mélodique qui dure quasiment 1 mois avec presque 1 feux par soir pour chaque nation représenté.Donc de mon coté le problème et d’autant plus grave qu'en Méditerranée nous n'avons pas de marée et comme vous, aucun ramassage ni autre. De plus depuis quelques années nous voyons apparaitre de plus en plus de feux privé financé par des Milliardaires Russe et autre, ignorant de leur vocabulaire le mot environnement.Bref au finale aussi bien les Villes que les privés on épate la galerie et le reste on s’en fou.

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