Mieux vaudrait pouvoir surfer un peu régulièrement que surfer beaucoup de manière irrégulière (uniquement le week-end, pendant les vacances…). Bien sûr, tous le monde ne peut pas adopter cette régularité dans sa pratique pour des raisons d’éloignement géographique, d’obligations étudiantes ou professionnelles. Mais quand on a la possibilité de surfer sur une période donnée, mieux vaut répartir ses sessions de façon régulière et progressive sur le mois, la semaine, la journée…

Surfer un peu, c’est déjà beaucoup. Il n’y a pas de session de surf trop courte. Même 10 minutes dans l’eau peuvent suffire à nous rebooster pour la journée. Pour surfer régulièrement sans y consacrer une trop grande partie de la journée, je suis adepte des « shorts sessions« : 3 ou 4 bonnes vagues surfées et je sors pour vaquer à mes occupations. Il m’arrive parfois de ne prendre qu’une seule vague – voire même zéro ! – mais au moins je suis allé dans l’eau, je me suis dépensé physiquement et j’ai fait le plein d’ions négatifs !

Pour le surfeur amateur, 30 à 60 minutes de surf 3 fois par semaine sont le minimum à partir duquel des bienfaits se font ressentir pour la santé. On n’est pas là dans une pratique « sportive » du surf (un compétiteur passera plus de temps dans l’eau pour s’entraîner), mais on réalise une activité physique modérée « régulière, raisonnable et raisonnée » qui a démontré son efficacité en termes de prévention cardio-vasculaire notamment.

L’activité physique en bord de mer peut se pratiquer de différentes manières: surf, stand-up paddle, bodyboard, bodysurf, bain de mer, marche dans le sable ou dans l’eau… en fonction de ses capacités, de ses préférences et des conditions de mer.

Dans cette vidéo, j’insiste sur les bienfaits de la pratique d’une activité physique en contact avec l’environnement marin. L’eau de mer et l’air marin présentent des propriétés particulières qui permettent d’obtenir des bénéfices supplémentaires à une activité physique réalisée en salle ou en piscine fermée par exemple, et d’avoir un effet sur les symptômes d’affections respiratoires, ORL  ou pulmonaires: rhinite allergique, sinusite, asthme, mucoviscidose

Pour en savoir plus, inscrivez-vous à la Conférence Mer et Santé des 4 et 5 Octobre à Biarritz.

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

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2 Commentaires

  1. nico dit :

    tout a fait d’accord avec cet article, en particulier avec le « il n’y a pas de session trop courte » : je suis devenu adepte des mini sessions quotidiennes (entre 30 mn et 1 heure). au départ, j’ai commencé à ce rythme après une convalescence suite au chikungunya que j’avais attrapé a bali. je n’arrivait pas a faire plus de 30 mn d’exercice physique, et au final après avoir récupéré au bout de quelques mois, je suis resté sur un rythme d’une heure de surf maximum par session.. avec parfois 2 ou 3 mini dans la journée quand c’est vraiment bon..et je prend bien plus de plaisir que quand je restais 3 heures dans l’eau. beaucoup moins de temps morts..je me dis que c’est peut être aussi une façon de ne pas surpeupler les spots. parce que quand on reste 3 ou 4 heures dans l’eau, il y a toujours des long moments ou on reste dans l’eau a faire « la bouée » pour récupérer et on encombre le line up pour rien, et c’est aussi quand on est fatigué qu’on va manquer un take off et augmenter le risque de chute, ou qu’on va se prendre une bonne série sur la tete parce que nos petits bras fatigués n’ont pas ramé assez vite pour éviter le set quand on remonte au pic.. j’ai constaté une diminution des petites blessures classiques liées aux chutes depuis que je fais des sessions plus courtes. et le plaisir est resté intact..

  2. Bien que ce soit bien le cas, il ne faut non plus oublier que certaines personnes savent surfer, et que d’autres non. Ainsi, ce n’est pas une méthode à la portée de tous. cependant, cela reste une activité très pratique pour être au top.

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