Le poisson et les produits de la pêche sont très intéressants sur le plan nutritionnel. Mais du fait de leur contact permanent avec l’environnement, les produits de la mer sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques ou par des micro-organismes.  Alors qu’on recommandait encore il n’y a pas si longtemps de consommer 3 poissons par semaine, on ne conseille plus aujourd’hui que de manger du poisson deux fois par semaine.

Comme la viande, le poisson est une source de protéines, il contient également des minéraux et des vitamines. Certains poissons sont également des sources d’oméga-3 à longue chaîne intervenant dans la prévention cardio-vasculaire, le développement de la rétine, du cerveau et du système nerveux.

Mais les produits de la mer et des rivières peuvent aussi être contaminés par des polluants de l’environnement comme les dioxines, les PCB ou le méthyl-mercure, qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition. Ces aliments peuvent également être contaminés par des microorganismes pathogènes d’origine humaine, animale, hydrique ou tellurique présents dans l’eau douce ou salée. Les coquillages, en filtrant l’eau, peuvent concentrer de grandes quantités de bactéries, virus et parasites et à ce titre représentent une source de contamination humaine s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée.

L’ANSES a rendu de nombreux avis tant sur l’évaluation des risques liés à la consommation de ces aliments que de leurs bénéfices. Un avis récapitulant l’ensemble des ces recommandations est publié aujourd’hui.  Ces recommandations de consommation de poisson et produits de la pêche en termes de fréquence et de types de poissons à consommer permettent de bénéficier des qualités nutritionnelles de ces produits sans s’exposer à un risque.

Recommandations pour la population générale:
– Consommer 2 portions de poissons / semaine, dont un poisson gras (à forte teneur en oméga 3 à longue chaine) -saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée-
– Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement ;
– Limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) ;
– Cuire à cœur le poisson de mer frais ;
– Pour une consommation de poisson cru : vider rapidement votre poisson après achat (ou demander à votre poissonnier de le faire) et congeler pendant 7 jours dans un congélateur domestique avant de le consommer ;
– Éviter la consommation de coquillages qui ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée ;
– Consommez les coquillages et fruits de mer crus dans les 2 heures qui suivent la sortie du réfrigérateur ;

Conservation du poisson et des produits de la pêche:
Pour en conserver la qualité, il est recommandé de :
– Utiliser un sac isotherme lors du transport jusqu’au domicile ;
– Vider immédiatement votre poisson ou demander à votre poissonnier de le faire ;
– Conserver ces aliments dans la partie la plus froide de le réfrigérateur entre 0 et 4 °C ;
– Les consommer de préférence le jour même de l’achat, ou dans les 48 h.

Des recommandations spécifiques de consommation peuvent s’appliquer pour les populations sensibles (femmes enceintes, enfants, immunodéprimés…).

A propos de l'auteur :

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

 

Tags: , , , ,

 

2 Commentaires

  1. Synchro dit :

    Conclusion : ce qui n’est pas bon pour les femmes enceintes, les enfants en bas-age et les personnes fragiles ne l’est pas plus le reste de la population !!! Mais on accepte une intoxication à bas bruit pour sauver l’industrie de la pêche et l’élevage industriel (norvégien, notamment ?) Ajouté aux autres polluants qu’on nous fait ingérer il est clair qu’on va sauver aussi les retraites …

  2. bp dit :

    Faut donc manger des légumes bios et du poisson d’élevage bio ?

Laisser un commentaire