Je recherche toujours des dérives avec lesquelles je risque moins de me blesser. Déjà convaincu par les dérives à bords souples, je viens de découvrir un nouveau concept : un modèle de dérives à la fois souples et mobiles qui brise le mythe de la dérive fixe.

Cet aileron s’appelle GENOME™ de FYN™ et offre selon ses concepteurs manœuvrabilité, fluidité et relance.

Comme j’ai pu le vérifier en les essayant sur mon shortboard BISCUIT AL MERRICK, ces dérives mobiles offrent de manière surprenante une bonne accroche au take-off et de la propulsion dans les manœuvres (cutback notamment).

De surcroît, cet aileron dynamique high-tech nouvelle génération intègre la sécurité parmi ses performances ; élément important quand on sait que plus de 50% des plaies du surfeur sont occasionnées par des ailerons.

Voici un test vidéo réalisé sur un longboard par Christophe Reinhardt à Guéthary:

Voici l’analyse de JF Iglesias, surfeur et responsable R&D chez Fyn Surf :

Les questions qu’il faut se poser pour allier performance et sécurité sur les ailerons : avons-nous réellement besoin de dérives toujours plus grandes et coupantes pour obtenir de l’efficacité ? L’univers du surf ne serait-il pas dangereusement « statique et étroit » en matière d’évolution des ailerons ? S’il est vrai qu’aux grandes vitesses, l’épaisseur d’une dérive de torpille en ligne droite est un facteur de traînée indiscutable, aux vitesses du surf le gain de traînée hydrodynamique (voir comparatif traînées) ne dépasse pas les 20 grammes entre 2 profils d’épaisseurs doubles. Si cette différence de poids, largement inférieure au poids d’un boardshort mouillé, était vraiment significative, les compétitions de surf seraient dominées uniquement par des surfeurs nudistes.

Pour en finir ici avec la soi-disant performance des dérives ultra fines, rigides et coupantes, une analyse rapide démontre que ce n’est pas la traînée de la dérive qui importe le plus en surf, mais sa portance en cas de besoin, et un travail de recherche hydrodynamique assez basique permet rapidement de comprendre qu’un peu d’épaisseur est primordial pour une bonne portance.

Les études sérieuses convergent donc avec l’évolution naturelle, en établissant qu’une nageoire caudale gagne en hydrodynamique grâce à la flexibilité de sa forme. Le gain de performances procuré par l’adaptation de la cambrure et de l’angle d’attaque en fonction de la trajectoire dynamique est indiscutable dans tous les secteurs de l’aéronautique ou de l’architecture navale. Mais la conception d’une armature biomimétique articulée, enveloppée d’une peau flexible est particulièrement technique et délicate à réaliser, car il ne suffit pas d’être souple pour être efficace : la déformation doit être parfaitement contrôlée, pour procurer de la performance et de l’efficacité propulsive. C’est sur cette intelligence structurelle d’adaptation en temps réel des orientations et des inversions de cambrures d’extrados, que les développeurs du système ADAC ont travaillé durant ces 10 dernières années.

Cette structure articulée adapte son angle d’attaque et la forme de son extrados pour générer manœuvrabilité et vitesse dans la sensation naturelle et instinctive du centre de rotation équilibré sur la colonne vertébrale du surfeur. Des manœuvres naturelles, dans moins d’espace, avec moins de pertes d’énergie et plus de sécurité, c’est l’évolution majeure proposée par le GENOME™.

La technologie brevetée du système ADAC, appliquée aux dérives de surf, offre une nouvelle génération d’ailerons, entièrement réalisés et produits en France, à la fois performants et sécuritaires. Le nom du premier aileron intégrant la technologie ADAC (Adaptive Dynamics Attack & Camber) rend hommage à l’observation de la nature dont il résulte humblement : GENOME™. Le GENOME™ est donc composé d’une peau extérieure souple réduisant les risques de coupures. Cette peau flexible absorbe aussi une partie des chocs frontaux. Cette enveloppe naturellement protectrice s’associe à une structure articulée et une pièce fusible pour assurer la protection du surfeur et de sa planche. Cette source d’accidents majeure et inutile que constitue la rigidité des ailerons pour les débutants et les surfeurs expérimentés, est désormais limitée tout en procurant les atouts d’une conception plus performante en termes d’hydrodynamique.

Pour mieux comprendre la sécurité supérieure apportée par ces ailerons, voir ces différents crash tests :

Il est à noter également que les pièces fusibles du GENOME™ permettent de protéger le boitier de la planche lors d’un choc trop important. Mais l’aileron FYN™ restera lié à sa planche et peut même dans certains cas être redressé et réutilisé. C’est un atout qui à sa petite échelle, évite la pollution des débris d’ailerons cassés lors de fin de sessions à marée trop basse.

genome FYN dynamics fin

Pour aller plus loin :

Guide du shaper intégration dérive ADAC : http://www.mecaflux.com/documents/guide%20du%20shaper%20integration%20derive%20ADAC.pdf
Vidéo explication hydrodynamiques de l’aileron de surf en 23 minutes : http://www.mecaflux.com/videos/explication%20ailerons%20derives%20de%20surf%20dynamique%20v3.mp4
Page de meca flux sur les ailerons de surf : http://www.mecaflux.com/derive%20surf.html

A propos de l'auteur :

Surf Prevention est le site sur le Surf, la Sécurité, la Santé et l'Environnement.

 

Tags: , , ,

 

6 Commentaires

  1. Drakkars dit :

    çà me tenterais bien de tester ce bouzin

    • cho dit :

      j’en ai 4 medium sous mon quad en 7″2 et l’efficacité est au rendez vous
      restitution d’énergie à la rame, relance dans les courbes, sentiment d’énergie sous la planche et une accroche fabuleuse au take off dans le bien creux.
      et surtout plus la peur de se faire hacher comme cela m’est déjà arrivé par le passé.
      Dur de revenir en arrière maintenant.
      J’attends avec impatience la sortie du single longboard.

  2. jef dit :

    merci sylvain pour ces remarques positives, le longboard arrive! surveille ta boite!

  3. Manu dit :

    Je ne sais pas si c’est par souci de se faire comprendre par des gens supposés sans base scientifique, mais je suis choqué par les non sens, voire contre sens, de l.argumentaire.
    Parler de ..poids dynamique » en grammes, et comparer ça à un boardshort, en parlant de traînée CX, il a quoi comme diplôme le concepteur ?
    Pour info, on mesure les forces en decanewton et ça n’a rien à voir avec le poids de l’équipage mobile ( planche plus rider). Comme si mettre la main dans l’eau en ridant augmentait son poids …..ça freine la planche dans le sens de l.avance ( le sens X du référentiel XYZ » mais le poids n’a rien à voir la dedans …
    Le gros souci des machins flexibles c’est qu’ils font rarement ce qu’on voudrait qu’ils fassent.
    On dit « alors là, le truc se déforme dans tel sens » comme si c’était piloté par capteurs et servomoteurs….
    Mais dans la vraie vie le truc il suit les efforts qui s’appliquent sur lui, et tant pis si c’est pas ce qu’on voudrait.
    Mettez un bout de carton attaché sur un toit de bagnole, et espérez qu’il se mettra tout seul dans le bon angle pour pas voltiger, la rigolade.
    Tout ça pour dire, je n’ai pas essayé, ça marche peut-être, en tout cas c’est plus intelligent que les dérives fibres affûtées et pointues, mais par pitié, quand on se pique de parler scientifiquement, on le fait bien ou on se décrédibilise…

    • jef dit :

      Bonjour Manu,
      Nos excuses pour le délai de réponse.
      Votre rigueur en terme d’unité est justifiée. Il est vrai que les newtons mesurent les forces et les kilogrammes des poids. L’argumentaire parle de la relation entre le poids d’un objet et la force qu’il génère sur son point d’appuis. Le concept de poids dynamique est une pure « invention rhétorique » voulant donner une image de comparaison entre le poids effectif de l’aileron en kg et la force de traînée hydrodynamique en Newton qu’il est censé produire lors de son utilisation. En utilisant cette notion de « poids dynamique » pour parler de la force de traînée hydrodynamique, nous voulions montrer que le gain de poids est relativement peu variable d’un aileron a l’autre, mais que la force de traînée est bien plus conséquente. Merci pour votre rigueur scientifique. Pour ce qui est de la déformation, elle est controlée par une structure cinématique actionnée en fonction de l’effort.C’est l’objet du brevet du système ADAC intégré aux ailerons FYN. Cette structure permet d’observer une déformation inclinant le bord d’attaque dans la direction du fluide (ce qui est contraire a ce que ferait une structure souple sans système ADAC) et cambrer le profil en présentant l’extrados du bon coté de l’aile pour générer de la portance dans la bonne direction (ce qui est le contraire d’une structure souple sans système ADAC). Il est assez difficile de faire comprendre les concepts de la physique et de l’hydrodynamique avec des termes usuels, mais vous avez raison qu’il ne faut pas galvauder les termes. Reprenons votre carton, si sa structure intègre le système ADAC, vous le verrez prendre le bon angle tout seul et se déformer dans le bon sens. Notre aileron n’est pas seulement flexible, il est dynamique. Si vous souhaitez comprendre d’avantage notre technologie et notre brevet, je vous invite à consulter ces liens:
      http://www.mecaflux.com/derive%20surf.html
      https://www.fynsurf.com/pdf/FYN_guidedushaper.pdf

      Et comme toute démarche scientifique doit s’appuyer sur une expérimentation, je vous invite à tester notre technologie.
      Nous sommes a votre disposition pour répondre à toutes questions par mail à: _contact@fynsurf.com_

      JF Iglesias
      FYN R&D

    • jef dit :

      Bonjour manu , pour etre complet dans ma réponse, je dois aborder cette histoire de poids du shortboard: l’argumentaire compare le poids d’un board short mouillé et d’un shortboard sec qui varie d’environs 0.2 litres d’eau donc 200 grammes (environ suivant les marques), et le compare à la différence de poids entre set d’aileron de technologie high-tech carbone cellules hexagonales creuses, ou très basique plastiques, qui ne dépasse pas 50 grammes (environ suivant les marques). Ceci veut simplement démontrer qu’a mon humble avis, le poids de l’aileron n’est pas un paramètre sensible dans le surf. Désolé d’avoir manqué de rigueur dans cet argumentaire en voulant vulgariser l’hydrodynamique.Je tenterai d’être plus rigoureux dans l’avenir. Merci de votre rappel a l’ordre constructif.

Laisser un commentaire