17 mars 2010 Publié par Guillaume
« J’ai quitté le lit pour m’allonger sur le sol au milieu de la nuit. Je le fais presque toujours. C’est meilleur pour mon dos. Dormir trop longtemps sur un matelas moelleux me cause des douleurs insupportables. Je compte jusqu’à trois et entreprends la manoeuvre longue et difficile qui consiste à me mettre debout. Je tousse, je grogne, je me roule sur le côté puis me recroqueville en position foetale. Je bascule enfin pour m’allonger à plat ventre. Maintenant, j’attends patiemment que mon sang se remette à circuler. Je suis un homme relativement jeune, si l’on peut dire. J’ai 36 ans. Mais quand je m’éveille, j’ai l’impression d’en avoir quatre-vingt-seize. Après trente années passées à courir, à s’arrêter brutalement, à sauter très haut et à retomber durement au sol, mon corps n’est plus ce qu’il était, surtout le matin. Et mon esprit s’en ressent. »
Non ce n’est pas un vieillard perclus de rhumatismes qui parle… C’est le champion de tennis Andre Agassi qui écrit ces mots à la première page de son autobiographie intitulée »Open ».  Le tennis est un sport merveilleux, mais pratiqué intensément pendant plusieurs années, il peut traumatiser l’organisme comme le décrit très bien ici Agassi. Agassi est pourtant un exemple de longévité dans son sport mais sa fin de carrière a été un véritable chemin de croix…
On s’intéresse depuis peu à la pénibilité de certains métiers et aux troubles musculo-squelettiques qu’ils peuvent engendrer. J’ose espérer que l’on se penchera très prochainement sur les sports qui sont le plus susceptibles de traumatiser les articulations des pratiquants, professionnels ou amateurs, quitte à froisser certaines fédérations sportives.
Quand on évoque des sports mettant à rude épreuve les articulations, on pense spontanément au rugby où les joueurs passent leur temps à courir sur un terrain dur et accidenté et à se rentrer dedans. Le corps se souvient de tous les chocs qu’il encaisse et pour certains rugbymen, cela peut se traduire par des douleurs chroniques, une raideur articulaire voire un handicap, en l’absence de tout traumatisme aigu (fracture, entorse…). C’est la répétition de microtraumatismes qui altère les articulations et peut donner de l’arthrose , notamment au niveau du rachis cervical chez le rugbyman (lire l’article *). Plus on se rapproche de la première ligne en rugby, plus les séquelles de la pratique peuvent être lourdes (cf. l’exemple de Raphael Ibanez qui a dû prendre une retraite anticipée ). Mais en commençant le rugby, peu de jeunes joueurs – et encore moins leurs parents - savent qu’ils sont exposés à une dégénerescence précoce du rachis cervical aux conséquences potentiellement invalidantes pour la longue vie qui les attend après leur carrière de joueur…
Les médecins qui rédigent des certificats de non contre-indication à la pratique du rugby connaissent bien le problème et recherchent en priorité des signes cliniques de raideur, des douleurs au niveau du cou ou des signes neurologiques en rapport avec une myélopathie sur un canal cervical étroit (objectivé par un examen IRM). Mais il n’y a pas que le cou qui trinque chez les rugbymen qui passent leurs matchs à aller « au contact » aux dépens de leur intégrité physique sous les encouragements de leurs entraîneurs et les vivas du public…Les hanches et les genoux sont également à risque d’arthrose précoce  chez les joueurs de rugby. Les joueurs disent parfois pour plaisanter qu’ils ne feront pas de beaux vieux…Je considère les rugbymen comme des gladiateurs qui mettent en jeu leur santé pour faire du spectacle. Mais les joueurs en ont-ils vraiment conscience avant que les premiers symptômes d’une usure précoce ne se fassent sentir ?
Je prends l’exemple caricatural du rugby mais on pourrait aussi parler de sports comme le football ou de sports de glisse comme le skateboard ou snowboard quand ils sont pratiqués de manière répétitive, intensive ou inadaptée . On devrait parler plus souvent de ces sports à risques pour les articulations quand ils sont pratiqués de manière trop intensive ou inadaptée. Je ne contre-indique pas ces sports mais je mets en garde les patients qui les pratiquent pour qu’ils gèrent au mieux leur préparation et l’intensité de leur pratique pour prévenir la survenue d’une arthrose précoce. Il existe aussi des facteurs de prédisposition individuels qui font que nous ne sommes pas égaux devant la survenue d’une arthrose. Plus que les sports en eux-mêmes, c’est souvent une façon inappropriée de les pratiquer qui est en cause dans la survenue d’une usure précoce des articulations.
Le surf dans des conditions « normales » de pratique est un sport moins traumatisant que le rugby ou le tennis : certains joueurs de tennis (exemple de Gustavo Kuerten ) ou des rugbymen se tournent d’ailleurs  vers le surf (exemples de Jérôme Thion, Jean-Baptiste Gobelet , Trevor Hall…).
Par rapport à ces sports, le surf offre l’énorme avantage de pouvoir être pratiqué quasiment au même rythme pendant toute la vie. Le surf est un sport peu usant car les chocs sont amortis par la réception sur l’eau. La préparation d’un surfeur peut se limiter à une heure d’entraînement quotidien. Il lui est même possible de s’abstenir de surfer pendant plusieurs semaines par saison (comme le fait le champion du monde Kelly Slater ). Ce rythme de préparation serait bien évidemment inenvisageable chez un tennisman ou un rugbyman qui se voit imposé d’énormes charges de travail quotidiennes avec musculation intensive, enchaînement de matchs, tout en pratiquant un sport autrement plus traumatisant que le surf…
Contrairement à d’autres sportifs, les surfeurs peuvent espérer continuer à surfer presque au même rythme pendant toute leur vie. La longévité des surfeurs sur la scène internationale en est l’illustration avec des champions comme Kelly Slater qui surfent au même niveau à l’approche de la quarantaine qu’à 20 ans.
Pour toutes ces raisons, je recommande en priorité à mes patients des sports a priori peu traumatisants. Encore faut-il qu’ils adoptent ensuite une bonne préparation, une posture correcte et évitent le surentraînement. Je conseille en premier lieu des activités physiques non traumatisantes comme la marche, la natation et le surf dans les conditions de pratique douce que je décris dans la méthode Surf Thérapie .
Tout ceci étant dit, le surfeur n’est pas totalement épargné par l’arthrose , a fortiori s’il pratique le surf « extrême » ou « aérien ».
*Traumatisme du rachis cervical du rugbyman en France. Y. Bohua, M. Julia, C. Bagate, J.-C. Peyrin, P. Thoreux, H. Pascal-Mousselard ; Journal de Traumatologie du Sport 25 (2008) 91–98
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17 mars 2010 Publié par Guillaume
Bixente Lizarazu sera sur la plage de Bidart vendredi après-midi pour participer au traditionnel nettoyage des plages organisé par Surfrider Foundation. Surfrider Foundation Europe organise en effet la 15e édition des Initiatives Océanes. Rappelons qu’il s’agit d’un week-end éco citoyen dédié à la protection des plages du littoral, des lacs et des rivières. L’opération est organisée dans le cadre de la lutte de l’association contre les macro-déchets .
Cet événement offre aux citoyens une double opportunité : d’une part celle de mener une action de terrain et d’autre part de transmettre un message engagé et responsable aux pouvoirs publics et aux industries. Les Initiatives Océanes sont organisées une fois par an en Europe, Afrique du Nord et dans les Dom-Tom lors du premier week-end de printemps. Les déchets s’accumulent sur nos plages pendant l’hiver et c’est le moment pour prendre conscience des pollutions qui touchent nos côtes et nos rivières. En 2010, Donostia (San Sebastian) est la capitale européenne de cette mobilisation éco-citoyenne dans le cadre de sa candidature comme capitale européenne de la culture.
Plus d’infos sur www.initiativesoceanes.org  et sur le nouveau blog de Bixente Lizarazu www.lizapourunemerenbleus.org .
Voici une vidéo avec des conseils de sécurité si vous décidez de participer à un tel nettoyage qui n’est pas sans risque à cause notamment du verre , des aiguilles ou encore des obus enfouis (rappelons qu’une bombe avait été ramassée à Lacanau pendant les Initiatives Oceanes 2009 ) dans le sable…
Tags: bixente lizarazu , campagne de sensibilisation , initiatives océanes , les surfeurs et l'environnement , macro déchets plages , pollution , pollution plages , risques plages , santé environnement , sécurité initiatives océanes , surf , surf environnement , surfrider fondation , surfrider foundation Publié dans ACTUALITES , Dangers plage , Pollution Prévention , Prévention & Sensibilisation |
17 mars 2010 Publié par Guillaume
Après des années de recherche et développement, Billabong présente le Platinum X One (= PX1), le maillot ultime de la gamme Platinum X Quad Stretch. Le PX1 est un boardshort pour surfeurs exigeants d’après Billa. Il combine des composants-clés qui lui apportent légèreté, flexibilité et confort. La matière ZG (Zero Gravity Infinite) n’absorbe pas l’eau (H2 Repel), élimine les frottements (et préviendrait donc les irritations dues au maillot ) et offre un effet Quad-stretch.
Avec seulement 2 coutures soudées, le PX1 bénéficie d’une élasticité maximale et améliore la mobilité dans toutes les directions. D’après Frédéric Fages, le responsable Design et Merchandising de chez Billabong Europe , ces coutures soudées permettent d’étirer le produit autant que l’on veut puisqu’elles s’étirent avec le tissu. Les coutures n’affectent donc pas l’élasticité du tissu.
De nombreuses innovations techniques ont été mises en Å“uvre pour améliorer le design des maillots. D’après Billabong, la technologie « PX Infinite Seams » est le nec plus ultra en matière de coutures sans fils, elle maximise flexibilité et confort. Les composants utilisés pour le PX1 le rendent très résistant et léger à porter avec un poids de seulement 140 grammes, 3 fois moins qu’un boardshort classique.
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16 mars 2010 Publié par Guillaume
La méthode de remise en forme « Surf Thérapie » que je vous propose se réalise exclusivement dans l’environnement marin naturel. Il ne s’agit pas d’une thalasso aseptisée « en boîte » que proposent certains établissements. J’ai remarqué avec étonnement l’autre jour qu’un grand centre de thalassothérapie proposait à ses curistes de « profiter des bienfaits de la mer à l’intérieur de l’établissement ». Il me paraît antinomique de vouloir profiter pleinement des bienfaits d’un élément naturel enfermé dans un centre… Je m’amuse parfois en voyant les clients de ces centres de thalasso isolés de l’environnement océanique derrière les vitres d’un local pendant que je passe devant eux sur la plage avec ma planche de surf pour profiter de la thalassothérapie…la vraie !
A mon sens, une thalassothérapie ne peut être complète que si le curiste bénéficie de soins dans le milieu marin, à l’extérieur. Et quelle façon plus agréable y-a-t-il de profiter de la mer que d’y surfer ? La véritable thalassothérapie se réalise au grand air marin, sur le sable de la plage, dans l’eau de mer ou sur les vagues de l’océan comme je le propose dans la « Surf Thérapie ». Et cette thalassothérapie-là ne coûte pas un centime !
Joseph La Bonnardière, l’inventeur du concept de thalassothérapie, doit parfois se retourner dans sa tombe. Dans sa thèse qui date de 1865, ce médecin avait défini la thalassothérapie comme « le traitement hygiénique, préservatif et curatif par la mer et tout ce qui tient à la mer, la médication essentiellement marine. » La thalassothérapie était encore utilisée au début du XXe siècle pour soigner des patients atteints de tuberculose dans les sanatoriums marins. Mais la présence de malades contagieux, vécue comme une promiscuité par les plagistes en vacances (de plus en plus nombreux depuis les congés payés instaurés en 1936 par le Front Populaire en France)  a eu progressivement raison de la vocation thérapeutique de ces centres qui se sont tournés vers la cure hygiéno-diététique préventive.
L’aspect médical de la thalassothérapie est passé au second plan en ce début de 21e siècle. Ce n’est peut-être pas un hasard si on parle plus volontiers en 2010 de « thalasso » que de « thalassothérapie ». Le côté thérapeutique a été progressivement occulté par le bien-être. Même si celui-ci est intimement lié à la santé, le grand public a tendance à considérer une thalasso comme un cure de confort plutôt que comme de véritables soins médicaux.
Le coût des soins est un facteur limitant pour la démocratisation de la thalassothérapie. A l’heure actuelle, force est de constater que ce sont plutôt des gens aisés qui profitent de la thalasso. On entend souvent parler de telle vedette ou de tel animateur de la télévision  qui vient se ressourcer en thalasso. Ces soins sont encore difficilement accessibles aux classes sociales inférieures qui en auraient le plus besoin, car plus sujettes à certaines pathologies comme la fatigue, le stress ou les troubles musculo-squelettiques . Les Français aiment l’eau mais encore faudrait-il leur donner les moyens d’en profiter au quotidien. D’après une étude IPSOS  récente, seuls 14% des hommes et 21% des femmes déclarent avoir déjà fait une cure de thalassothérapie.
Ne croyez pas que je suis un détracteur de la thalassothérapie. J’en suis au contraire un fervent défenseur et j’aimerais pouvoir prescrire des soins de thalassothérapie à mes patients. J’ai d’ailleurs écrit une lettre en ce sens à Roselyne Bachelot, notre Ministre de la Santé qui vient elle aussi se ressourcer régulièrement en thalasso, en lui suggérant de rembourser les soins de thalassothérapie dans certaines indications médicales. Une thalassothérapie peut apaiser des maux comme certains troubles psychologiques ou des douleurs rhumatismales. Une cure de thalassothérapie devrait également être prise en charge pour les femmes qui viennent d’accoucher, à une époque où celles-ci doivent encore reprendre le travail avant d’avoir fini leur allaitement (malgré les recommandations de l’Académie de Médecine ).
Pourquoi ne pas compenser le déremboursement de certains médicaments au service médical rendu jugé insuffisant par la prise en charge de soins de thalassothérapie par l’assurance-maladie ? Le frein majeur est que la thalassothérapie n’a pas encore suffisamment fait la preuve « scientifique » de ses vertus thérapeutiques dans certaines indications pour prétendre à une telle prise en charge. A l’heure de la médecine fondée sur les preuves ( »evidence-based medicine »), il faut des études épidémiologiques sérieuses pour démontrer l’intérêt médical de tel ou tel traitement. Le thermalisme a bien compris cet enjeu et a sorti récemment des études de tout premier plan qui prouvent, si besoin en était, les vertus des cures thermales (cf. étude Thermarthrose qui démontre les bénéfices de la cure thermale sur l’arthrose du genou). Et comme on ne trouve que ce que l’on cherche, la thalassothérapie a tout intérêt elle aussi à multiplier les études pour étayer les bienfaits de ses soins sur la santé. Les eaux thermales ont des propriétés curatives et l’eau de mer a aussi les siennes qu’il faut établir scientifiquement en s’appuyant sur les nombreux travaux qui ont déjà été réalisés aux siècles précédents. Les centres de thalassothérapie proposent une eau de mer purifiée, réchauffée administrée en bains, en douches, en jets…qui permettent de potentialiser les vertus de l’eau de mer.
Je suggère de démocratiser la thalassothérapie en la rendant accessible à tous, de remettre le versant médical au centre de cette discipline (en remettant en avant les vertus thérapeutiques de l’eau de mer et du climat marin pour soigner des maux courants). Il faudrait aussi et surtout mieux utiliser l’océan qui se trouve juste en face des centres de thalassothérapie : c’est tout l’objectif de mon concept de « surf thérapie » dont j’espère que les curistes pourront un jour bénéficier. Rajouter un côté ludique et naturel aux thalassothérapies en initiant les curistes au surf permettrait de renouveler l’engouement pour les cures de thalassothérapie et d’attirer un public plus jeune. La Surf Thérapie que je propose est complémentaire d’une thalassothérapie classique. Le surf pourrait faire partie intégrante du programme de soins préconisé par le médecin du centre (plutôt que d’être proposé en stages indépendants de la cure comme cela se fait dans certains centres).
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15 mars 2010 Publié par Guillaume
J’ai perdu récemment la doyenne de mes patientes. Jusqu’à 101 ans, cette gentille dame a su rester pimpante, agréable et toujours souriante. Je n’ai pourtant pas fait grand-chose pour elle vu que je n’ai jamais eu à lui prescrire le moindre médicament… Elle se contentait de réaliser sans le savoir sa « surf thérapie » en allant respirer quotidiennement le bon air marin à l’occasion de sa sortie quotidienne au bord de la mer. Quand elle s’est mise à avoir des difficultés à marcher, elle se faisait amener devant la mer en fauteuil roulant. Pendant les 2 années où j’ai eu la chance de suivre cette patiente, j’ai apprécié sa gentillesse, sa vivacité d’esprit et cette étincelle de jeunesse qui brillait encore dans ses yeux à 100 ans révolus.
Je vous raconte cette histoire pour bien souligner que l’on peut profiter pleinement de la vie jusqu’à un âge très avancé à condition de ne pas avoir été frappé par une maladie grave ou invalidante. Mais il existe des moyens pour limiter les risques de souffrir d’un cancer, d’un problème cardio-vasculaire (AVC, infarctus…) ou d’une maladie d’Alzheimer. Après avoir travaillé en service hospitalier de gériatrie et avoir soigné de nombreuses personnes âgées, j’ai pu constater au travers de ma petite expérience que la plupart des personnes âgées de plus de 80 ans qui restaient en bonne santé physique et intellectuelle étaient souvent celles qui avaient adopté une bonne hygiène de vie, au contact de l’océan notamment.
Je me souviendrai toujours de ce monsieur de 85 ans en pleine forme, à qui on aurait pu donner 20 années de moins. Je lui avais demandé quels sports il pratiquait pour se maintenir dans un si bon état général. Il m’avait rétorqué qu’il n’avait jamais fait un gramme de sport de sa vie ! Par contre, il faisait une marche quotidienne d’une heure le long des plages (c’est ça son secret !). C’est toute la différence entre l’activité physique (indispensable pour se maintenir en bonne santé) et le sport (facultatif).
Et si la Fontaine de Jouvence était l’Océan ? Je constate en tous cas que celui-ci semble apporter santé et vitalité aux personnes âgées qui savent en apprécier les bénéfices au quotidien. Et pour profiter de l’océan quand on est octogénaire, nonagénaire voire centenaire, il n’est pas interdit de monter sur une planche de surf , bien au contraire ! On nous parle toujours de surfeurs de plus en plus jeunes qui réalisent des prouesses sur les vagues mais on pourrait aussi parler des surfeurs de plus en plus âgés qui continuent à surfer.
Vous en voulez encore une preuve ? Connaissez-vous John Zapotocky ? John a 91 ans et il ferait presque passer Rabbit Kekai, Don Wildman et Joel de Rosnay pour des petits jeunes…Pourtant John, pionnier du stand-up paddle, continue à monter sur sa planche de Stand-Up. John fait du stand-up paddle depuis 65 ans et il le dit lui-même : le stand-up paddle a changé sa vie ! Pour lui, les gens n’ont pas encore compris à quel point le stand-up paddle est un exercice complet qui peut « révolutionner leur existence ». On peut faire tous les mouvements avec un SUP, avec ou sans vagues. Et tout ça John Zapotocky l’a compris depuis bien longtemps ! Malgré 6 interventions chirurgicales importantes, une fracture du col du fémur et des tassements vertébraux, John a quand même repris le stand-up paddle.
Le Stand-Up Paddle à la sortie d’un établissement de moyen séjour en gériatrie ou pour les pensionnaires de maisons de retraite pourrait être un excellent moyen de faire travailler l’équilibre, améliorer la trophicité musculaire des personnes âgées et ainsi diminuer le risque de chutes à l’origine de fractures qui grèvent souvent leur autonomie… La patiente dont je vous parlais au début de l’article n’a jamais connu de pathologie grave. Mais elle est décédée des suites des complications de son alitement consécutif à une fracture du col du fémur. Il est vital pour les personnes âgées de prévenir les chutes : et la surf thérapie en offre la possibilité, en plus de permettre la solidification des os grâce à l’exposition au soleil dont nos aînés manquent souvent chez eux ou en établissement spécialisé.
Si je suis encore de ce monde à 100 ans, j’espère que je continuerai moi-aussi à surfer !
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15 mars 2010 Publié par Guillaume
Quand j’ai entendu le hit de Owl City intitulé « Fireflies » pour la première fois sur NRJ , je me suis senti transporté dans un univers océanique. C’est sans surprise que j’ai découvert la pochette de l’album « Ocean Eyes » qui représente le spot de Burj Al Arab à Dubai. Sur cet album, figurent des chansons au titre évocateur comme « Umbrella Beach », « The Saltwater Room », ou encore « Tidal Wave ». Pourtant, il semble bien que Adam Young alias Owl City n’ait rien d’un surfeur.
Adam Young est un jeune homme qui a composé sa musique electro pop tout seul dans un sous-sol glacial au fin fond du Minnesota, bien loin de l’océan…Il profite de ses longues nuits d’insomnies pour composer de la musique électronique. Sur son MySpace, Owl City dit préférer le rêve à la réalité… Espérons pour lui que le succès lui permettra de composer son prochain album plus près de l’océan qui est apparemment l’une de ses sources d’inspiration (et qui lui permettrait de soigner ses troubles du sommeil ). Je vous laisse découvrir son dernier single dont le clip rend bien le sentiment d’évasion que sa musique onirique procure tout en restant chez soi.
Retrouvez les paroles de « Fireflies » en-dessous de l’article. Owl City est partenaire de la Croix-Rouge pour le séisme en Haïti . Owl City sera en concert à l’Elysée-Montmartre le 10 mai prochain à Paris.
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14 mars 2010 Publié par Guillaume
Nos petits soucis quotidiens sont bien peu de choses à côté de ce qu’endurent les personnes confrontées à une guerre. Nous sommes nombreux dans notre génération à n’avoir jamais été directement concernés par la guerre, et nous nous devons d’apprécier au quotidien la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, notamment pour nos militaires qui sont actuellement en Afghanistan.
On ne revient jamais totalement indemne d’une guerre. Les soldats peuvent en revenir avec des séquelles physiques (blessures graves, amputations,…) ou des troubles psychologiques comme des états de stress post-traumatique . Ce sont parfois les blessures invisibles qui sont le plus difficiles à vivre : les soldats souffrant d’un épisode dépressif majeur ou de troubles anxieux généralisés présentent eux-aussi un vrai handicap au retour de la guerre, même s’ils ont encore leurs deux jambes. Ce sont souvent des hommes jeunes qui reviennent de la guerre diminués, mutilés, traumatisés. Et ils ont d’énormes difficultés pour se réinsérer ensuite dans une vie normale.
Pour panser leurs blessures à l’âme et leurs cicatrices physiques, l’association Ampsurf (Association of Amputee Surfers = Association des Surfeurs Amputés) a eu la formidable idée d’aider des vétérans de la guerre d’Irak ou d’Afghanistan à guérir grâce à une thérapie par le surf. Le but de l’association est d’inspirer, d’éduquer et de rééduquer des anciens soldats, dont la plupart viennent du Brooke Army Medical Center  à San Antonio, par la pratique du surf.
Comme nous l’avons vu, le surf peut apaiser même les maux les plus profonds. Ces soldats nous en offrent la preuve éclatante en se rééduquant sur une planche de surf au contact de l’océan. Certains s’imaginent qu’il faut être un sportif en pleine possession de ses moyens physiques pour faire du surf. Mais je vous le dis et je vous le répète : tout le monde peut bénéficier d’une surf thérapie ! Quel que soit votre handicap, il existe toujours un moyen de surfer avec du matériel et un accompagnement adaptés. Les vétérans qui ont profité de l’opération menée par AmpSurf en Californie ont bénéficié d’un encadrement rapproché par un, deux ou trois moniteurs en fonction de la sévérité de leur handicap. La dernière manifestation annuelle a eu lieu sur la plage de Pismo Beach du 13 au 20 août 2009.
Des centaines de vétérans ont déjà  profité de ce programme Operation Restoration. De nombreux témoignages de soldats attestent des bienfaits de cette « surf thérapie » sur leurs blessures de guerre. Qu’ils soient traumatisés crâniens, paralysés suite à une lésion de la moelle épinière, victimes de graves brûlures, amputés d’un bras, d’une jambe, sourds ou même aveugles, les soldats arrivent tous à prendre du plaisir en surfant, chacun à leur façon.
Jeffrey est un vétéran aveugle qui arrive à la plage avec son chien. Il est venu essayer le surf pour reprendre confiance en lui. Et il va y arriver ! Après plusieurs tentatives infructueuses pour se lever sur la planche, Jeffrey parvient à suivre debout une superbe vague jusqu’au bord. Imaginez le regain de confiance pour lui après avoir réussi à surfer une vague malgré sa cécité.
Le surf offre un océan de liberté, de l’espoir et surtout des bons moments à de jeunes soldats qui se croyaient prisonniers de leurs corps meurtris. Le surf pour ces jeunes vétérans leur rend une autonomie qui pourra favoriser leur réinsertion sociale.
Voir aussi le documentaire « Take that beach » : prenez cette plage, mais pas au sens militaire du terme…
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13 mars 2010 Publié par Guillaume
Dans notre société de la performance dans laquelle on veut aller toujours plus vite, le jogging est devenu le sport de prédilection des hommes pressés (et des femmes « dynamiques »). Certains hommes politiques sont des adeptes de la course à pied et en subissent parfois les désagréments … Mais rien ne sert de courir dans la vie…
Trop de gens se représentent l’activité physique comme un footing éreintant. La course à pied n’est pas un sport que je recommande en priorité à mes patients. J’ai moi-même pratiqué cette activité pendant longtemps croyant qu’il s’agissait du ‘gold standard’ pour être en forme. J’ai mis 30 ans à comprendre qu’on pouvait retirer beaucoup plus de bénéfices en marchant. Tout simplement. Mais pas n’importe comment ni n’importe où…
Comme toutes les activités que je vous propose dans la « surf thérapie », je vous conseille de pratiquer la marche au plus près de l’océan, idéalement au bord de l’eau. Il est primordial pour un surfeur de rester au contact de l’océan pour rester « synchronisé » avec le rythme que celui-ci imprime.
Avant de vouloir courir, il faut déjà apprendre – ou réapprendre - à marcher. Je vous propose donc de redécouvrir le plaisir indescriptible d’une marche au bord de l’eau. Ne croyez pas que la marche est une fausse activité physique. Marcher à un rythme constant, soutenu (mais sans jamais forcer ou s’essouffler) sur le sable fera s’activer vos muscles sans les surmener. La marche régulière a fait ses preuves en terme de prévention cardio-vasculaire. Dans ces conditions, pourquoi faudrait-il s’imposer des joggings éprouvants et parfois même traumatisants (notamment pour les personnes en surpoids ou porteuses de certaines pathologies rhumatologiques) ?
Quand on court, on est tellement concentré sur son souffle et sur sa foulée qu’on en oublie de profiter du paysage. En courant, on est plus focalisé sur son point de côté que sur ses pensées. Il serait dommage de passer sur une plage sans en profiter pour prendre le temps de s’émerveiller face à  l’environnement océanique : la marche permet cela. Une marche sur la plage est également un bon moyen de se retrouver avec ses pensées, de réfléchir et de prendre les bonnes décisions. Dès que je manque d’inspiration pour écrire, je m’accorde 30 minutes de marche sur la plage et mon esprit se désembrume et les idées fusent. Rassurez-vous, je suis comme tout le monde : quand je suis assis devant mon ordinateur en fin de journée, je n’ai pas toujours la motivation pour me bouger les fesses. Mais je ne me laisse pas le choix si je n’ai pas fait d’activité physique de la journée : j’enfile mon short et je descends marcher sur la plage. Au fil des minutes, je me sens de mieux en mieux. De toute ma vie, je n’ai encore jamais regretté une session de marche au bord de l’océan !
Voilà pourquoi je vous propose la marche au bord de l’océan comme première activité physique de cette « Surf Thérapie ». Vous pouvez aller marcher quand les conditions de mer sont impropres à la baignade ou quand vous n’avez pas le courage ou l’envie d’aller surfer.
La marche est une activité simple et il suffit d’aller au bord de la mer pour pratiquer cette activité. Pour rendre la marche sur le sable encore plus bénéfique, je vous propose d’enlever vos chaussures. Votre plante des pieds se retrouvera en contact direct avec le sable et vous vous sentirez encore plus « connectés » avec les éléments. Il faut libérer vos pieds qui sont enfermés le plus clair du temps à l’étroit dans des chaussures trop serrées. Une étude récente publiée dans Nature a montré que les chaussures de sport déconditionnaient le pied des athlètes d’endurance. Au lieu d’amortir leurs foulées en posant l’avant-pied ou le milieu du pied en premier, ils se réceptionnent plus souvent sur les talons, créant un surmenage des membres inférieurs qui peut être source d’usure ou de blessures. Pour faire travailler au mieux son pied (et sa cheville), mieux vaut le laisser au contact direct du sol plutôt que de l’emprisonner dans un cocon douillet qui l’isole du milieu extérieur. Une « bonne » chaussure de sport fait le travail à la place de votre pied qui se déshabitue et perd les bons « réflexes » (un peu comme quand on s’habitue à conduire une voiture automatique et qu’on doit reprendre le volant d’un véhicule sans la direction assistée…).  De grands athlètes s’entraînent à courir pieds nus et ils courraient certainement pieds nus en compétition, si leurs sponsors -des marques de chaussures le plus souvent - ne les payaient pas pour en porter… Quand on marche, c’est pareil : pour travailler la proprioception et la réactivité de vos pieds, rien ne vaut une marche pieds nus dans le sable.
Pour s’entraîner à surfer, il est très important de savoir marcher car un surfeur « attrape » sa planche avec ses pieds qui doivent en permanence enregistrer des informations et réagir pour bien se positionner sur la planche de surf. Un surfeur a besoin de chacun des petits muscles, tendons et ligaments de ses pieds qui doivent réagir au millimètre pour bien manoeuvrer la planche. Hors de question de surfer avec des chaussures ! Un surfeur accompli comme Laird Hamilton inclut la marche pieds nus dans le sable dans sa préparation. Vous êtes à la plage pour profiter de l’environnement de la tête aux pieds. Les pieds sont le carrefour de nombreuses sensations et d’énergies. En marchant au bord de l’eau, le sable fait pression sur notre voûte plantaire, ce qui permet de réaliser en quelque sorte une auto-séance de réflexologie plantaire, médecine douce réputée pour ses vertus anti-stress et redynamisante.
Une bonne marche fait autant de bien à vos membres inférieurs qu’au haut de votre corps, à  condition de laisser le ballant naturel de vos bras s’effectuer librement (ne téléphonez pas pendant que vous marchez…).
Quand on marche, il faut aussi savoir s’arrêter pour souffler, respirer, s’étirer, contempler. Une marche au bord de l’océan doit mettre en éveil les 5 sens pour être pleinement efficace.
Il peut être aussi agréable de marcher seul qu’accompagné d’un ami, de son partenaire, de ses enfants ou de son chien !
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13 mars 2010 Publié par Guillaume
Faites une « surf thérapie » pour aller tous les jours au soleil ! Cette recommandation peut sembler en décalage par rapport aux mises en garde contre les dangers du soleil. Mais une exposition solaire très régulière, si elle est limitée*, est indispensable pour vivre en bonne santé. Nous avons tous besoin du soleil et de ses rayonnements ultraviolets (UV) pour synthétiser une vitamine indispensable au bon fonctionnement de notre organisme : la vitamine D .
La vitamine D est synthétisée au niveau de la peau par transformation de dérivés du cholestérol sous l’effet des rayons UV du soleil. La vitamine D permet à l’intestin d’absorber le calcium et de le fixer sur les os, ce qui nous permet d’avoir un squelette solide. Elle prévient le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie chez l’adulte. Elle est utilisée associée au calcium dans le traitement de l’ostéoporose en prévention de fractures de vertèbres ou du col du fémur.
La vitamine D préviendrait également des maladies graves comme certains cancers (sein, côlon, ovaires ou certains lymphomes malins non-hodgkiniens)  et des maladies cardio-vasculaires (selon la très sérieuse American Heart Association , un déficit en vitamine D serait associé à une augmentation du risque de survenue d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral, du fait notamment du rôle supposé de la vitamine D dans la régulation de la tension artérielle).
Son action sur le système immunitaire permettrait de diminuer le risque de souffrir d’une grippe ou d’une pneumonie ; la vitamine D pourrait également diminuer le risque de contracter un diabète de type 1 ou une sclérose en plaques .
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A la sortie de l’hiver, notre taux de vitamine D dans le sang est souvent dans les chaussettes, du fait du manque d’exposition au soleil. On estime qu’environ 3/4 des personnes vivant en Europe et en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) sont déficitaires en vitamine D (25-hydroxyvitamine D). Pour y remédier, il convient de sortir quotidiennement de chez soi et de profiter du moindre rayon de soleil pour exposer au moins son visage quelques minutes, même au coeur de l’hiver.
La « surf thérapie » offre l’avantage d’une exposition au soleil quotidienne. La durée moyenne de 30 minutes de « surf thérapie » par jour que je vous préconise est largement suffisante pour faire le plein de vitamine D.
La vitamine D peut également être apportée par l’alimentation (dans les poissons gras, dans le jaune d’oeuf, le beurre ou encore le fromage). Il faut privilégier l’action sur le mode de vie ou sur l’alimentation pour normaliser son taux de vitamine D. Ces mesures sont le plus souvent suffisantes. Dans certains cas, une supplémentation médicamenteuse sera envisagée par votre médecin pour parvenir à l’apport conseillé de 1.000 UI (unités internationales) par jour environ.
Une personne saine qui mange équilibré et qui réalise quotidiennement une « surf thérapie » dans un endroit ensoleillé n’a pas besoin de supplémentation. Pour diagnostiquer une carence en vitamine D, votre médecin traitant vous prescrira une prise de sang avec dosage du 25-hydroxyvitamine D.
* 10 à 20 minutes d’exposition solaire par jour suffisent pour booster la synthèse de vitamine D par la peau. On sait aussi que c’est à partir de ce temps d’exposition que le risque de coups de soleil apparaît, d’autant plus rapidement que le phototype est clair. Pour une exposition solaire supérieure à dix minutes, les mesures de protection solaire (vêtements, ombre, crème solaire, etc.) sont indispensables. Hors exception (enfants de la lune par exemple), une courte exposition au soleil quotidienne ne veut pas dire augmentation du risque de cancer de la peau. Il faut surtout éviter d’attraper des coups de soleil. Se protéger de la surexposition solaire ne veut pas dire l’éviter totalement. Certaines personnes ont peur du soleil au point d’utiliser tous les moyens pour l’éviter complètement, au risque de connaître une carence en vitamine D…
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12 mars 2010 Publié par Guillaume
Nous avions déjà parlé du film de surf en 3D Ultimate Wave Tahiti dont l’avant-première a eu lieu récemment en présence de Kelly Slater. Pour obtenir les images de ce film à visée pédagogique pour le grand public, une caméra high-tech a été utilisée : la Gemini 3D Camera version waterproof . D’après Shaun Tomson qui commente le making-of du film, cette caméra a un coût d’un million de dollars (beaucoup plus cher qu’une caméra Red One ). Il y a en fait deux caméras en une dans ce gros caisson pour donner les images en 3D avec une définition 12 fois supérieure à la HD !
Mike Prickett explique que cette caméra unique au monde est très difficile à manier du fait de son poids et de sa grande flottabilité. Le risque est de se faire aspirer par la vague et de partir avec elle en voulant filmer un surfeur dans le tube. C’est la raison pour laquelle le caméraman a dû se faire lester par une autre personne pour éviter de voir le reef de Teahupoo de trop près… C’est peut-être aussi pour cela qu’on ne voit pas un Teahupoo énorme dans le film, car trop dangereux à filmer avec cette caméra encombrante…
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