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Le surf sans les mains…et sans les pieds !

28 août 2008

Nick Vujicic en train de surfer aux côtés de Lance Ho’okano. Aloha Spirit.

Nick Vujicic, jeune australien de 25 ans est né sans aucun membre. Ni membres supérieurs, ni membres inférieurs sans que la Médecine n’ait trouvé une explication à ce handicap.

Nick a eu une enfance difficile. Il s’est d’abord demandé si la vie valait la peine d’être vécue mais il n’a pas tardé à se trouver une raison d’être. “La vie ne dépend pas de ce à quoi tu ressembles ou des habits que tu portes, elle dépend de ce que tu es. Même sans bras ni jambe, tu peux toujours trouver un but dans la vie.” Nick prêche maintenant la bonne parole aux quatre coins du monde pour dire aux gens que l’on peut s’épanouir quel que soit son handicap.

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà profité de son message d’espoir et de ses expériences. Alors qu’il était à Hawaii pour parler à des étudiants, il a voulu réaliser son rêve de rencontrer Bethany Hamilton… et de se mettre au surf ! “Tu ne sais pas ce que tu peux faire avant d’avoir essayé”croit fermement Nick.

Avec l’aide de Bethany et des légendes hawaiiennes Tony Moniz et Lance Ho’okano, Nick a surfé 20 vagues pour la première session de sa vie. Il était correctement positionné sur un gros longboard avant d’être lancé sur une vague dans de petites conditions de houle sur le spot de Queens à Waikiki. Tony ou Lance le suivaient sur la vague au cas où il aurait perdu l’équilibre.

Bethany Hamilton, qui a perdu son bras gauche à cause d’une morsure de requin, était la première impressionnée: “j’ai trois membres alors qu’il n’en a aucun… Trop de personnes se focalisent sur ce qu’ils n’ont pas. Voir Nick est une telle source d’inspiration…”

A la sortie de l’eau Nick était aux anges: “je crois que je suis amoureux du surf…ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie”.

Retrouvez le récit de cette session exceptionnelle sur le site Internet de Surfer Magazine.

Crédit photo : Hamilton.

Menace de tsunami à Java en Indonésie

27 août 2008

Mini Tsunami japon systèmes détection d'alerte
envoyé par xiadally

Un puissant tremblement de terre d’une magnitude de 6,6 sur l’échelle de Richter a eu lieu mardi 26 août 2008 à 10:07 du matin heure locale, (03:07 G.M.T. soit 5h07 du matin heure française) au sud-ouest de l’île de Java en Indonésie.

L’Indonesia’s National Meteorology and Geophysics Agency a annoncé que le tremblement de terre avait eu lieu à 25 kilomètres de profondeur sous l’eau et que ce tremblement de terre avait le potentiel pour déclencher un tsunami.

Une alerte au tsunami a été lancée notamment sur les chaînes de télévision indonésiennes. Ce type d’alerte peut être lancé de plus en plus précocement grâce au perfectionnement des systèmes d’alerte comme on peut le voir sur la vidéo Daily Motion ci-jointe.

L’épicentre était situé à 265 kilomètres à l’ouest de la capitale indonésienne Jakarta. Java est l’île la plus peuplée d’Indonésie et abrite des spots de surf mythiques comme Grajagan dite G-Land.

Retrouvez tous les conseils de prévention en cas d’alerte au tsunami sur la fiche Surf Prévention consacrée au sujet.

Le surf aux Jeux Olympiques, c’est pour quand ?

27 août 2008

Les J.O. de Beijing 2008 viennent de s’achever et les surfeurs restent une nouvelle fois sur leur faim car leur sport préféré n’y est toujours pas représenté.

Le Comité International Olympique ne semble pas fermé à l’inclusion de nouveaux sports, comme le prouvent les arrivées du BMX aux Jeux d’été et du snowboard pour les J.O. d’hiver. Encore que ces deux exemples ne soient pas forcément comparables au surf, car ces disciplines sont des variantes de sports qui existaient déjà aux jeux : le BMX dérive du cyclisme et le surf des neiges du ski.

Le surf, lui, serait un sport totalement nouveau aux J.O. . Pour le moment, il se heurte à un obstacle majeur: son terrain de jeu se limite quasi exclusivement aux vagues de l’Océan. Certains pays organisateurs ne pourraient donc pas accueillir l’épreuve du surf sur leur territoire. Les pays qui ont la chance d’avoir une côte pourvue en spots de surf ne seraient pas certains d’avoir de la houle pendant la quinzaine…

Pour Fernando Aguerre, président de l’International Surfing Association, la solution repose sur les piscines à vagues. Les dernières innovations technologiques des parcs à vagues permettent d’offrir des vagues de qualité, comme on peut le voir sur la vidéo. Le fait que les vagues soient standardisées permettrait de réduire le facteur chance qui existe dans une compétition de surf classique mais qui est difficilement compatible avec les exigences sportives olympiques.

Fernando Aguerre se bouge pour que le surf figure aux JO: pour lui, il ne fait que poursuivre la démarche engagée en 1920 par un athlète médaillé d’or en natation, un certain Duke Kahanamoku, qui était déjà intervenu à l’époque auprès du C.I.O. pour proposer le surf aux Jeux Olympiques.

Il faut s’y prendre très à l’avance pour avoir une chance de figurer aux JO d’été de…2016 qui se dérouleront à Rio de Janeiro, à Madrid, à Chicago ou à Tokyo. C’est en 2009 à Copenhague que le programme des sports sera arrêté pour 2016 mais la concurrence sera rude, avec le golf et le rugby notamment…

Pour qu’un nouveau sport apparaisse, il faut qu’un autre soit éliminé du programme, ce qui rend les choix cornéliens. Pour garder de l’intérêt auprès de la jeunesse et des partenaires, les JO ont cependant tout intérêt à se renouveler régulièrement. Le surf apporterait une fraîcheur supplémentaire et pourrait avoir un impact positif en dépoussiérant l’image des Jeux. Il est dommage que des sports de glisse pratiqués par des dizaines de millions de personnes à travers le monde comme le surf ou le skateboard ne soient représentés qu’aux X-Games

L’idée de développer les piscines à vagues choquera peut-être certains puristes. Mais il n’y a pas de raison pour que le surf demeure un sport de privilégiés qui vivent en bord de mer ou qui ont les moyens de se payer un surf trip.

Fernando Aguerre compare le surf au football. Que ce soit pour le jeune footballeur qui joue au ballon dans une cour de banlieue ou pour le footballeur professionnel qui évolue sur la pelouse du Camp Nou à Barcelone, le terrain de jeu est différent mais la passion pour le ballon rond est la même. En surf, il pourrait se passer la même chose si les habitants des villes éloignées de la mer pouvaient profiter de vagues de qualité et se prendre de passion pour ce sport merveilleux qu’est le surf.

Au même titre que les terrains de foot ou les cours de tennis, les piscines à vagues pourraient faire partie des aménagements indispensables pour satisfaire les habitants d’une ville et leur permettre d’être en meilleure santé physique et dans de meilleures dispositions psychologiques grâce au surf.

Le surf en piscine ne remplacerait évidemment pas le surf dans les vagues naturelles mais il en deviendrait un complément essentiel.

Les piscines à vagues permettraient surtout de réguler la surpopulation accidentogène des spots côtiers en nombre limité et aux surfaces non extensibles: plus il y a de monde sur un spot, plus le risque de collision est important, d’où l’intérêt de trouver d’autres plans d’eau pour répartir la population grandissante des surfeurs et réguler ainsi leur densité. 

Ne serait-il pas plus adapté de donner des cours de surf en piscine en réglant la puissance des vagues au minimum ? Cela permettrait de libérer de l’espace pour les free surfeurs en diminuant le nombre trop important d’écoles sur les spots et réduirait les risques pour les débutants qui sont parfois envoyés à l’eau dans des conditions inadaptées à leur niveau.

En France, les piscines à vagues, ce n’est pas encore ça… Il y a bien Etampes mais pour les piscines dernier cri, il faudra encore attendre. Quand on sait par exemple que les spots de la côte basque sont saturés en été et que la future Cité “du Surf” de Biarritz n’a même pas envisagé ce genre d’aménagement, on se dit qu’on sera (encore une fois) à la traîne pour profiter des innovations dans le domaine des vagues artificielles…

Comme le montre la vidéo ci-dessus, les piscines dernière génération changent totalement la donne. Ces nouveaux spots artificiels permettraient de démocratiser le surf et de lui faire acquérir ses lettres de noblesse olympiques…

Qui sait, ce sera peut-être vous, demain, qui serez bien content d’en profiter quand vous serez muté dans les terres, loin de la mer, pour le travail…

Un peu d’AIR pour tenir sous l’eau

22 août 2008

Le dispositif AIR en démonstration sur le bras d’une surfeuse.

Un surfeur qui  a failli se noyer invente un appareil portable de respiration d’urgence.

Mark Chestnut a grandi à Myrtle Beach en Caroline du Sud, face à l’Océan Atlantique. Chestnut est un surfeur passionné depuis plus de 25 ans.Il a surfé les vagues des Océans Atlantique et Pacifique en Amérique du Nord, aux Caraïbes, en Amérique Centrale et sur le mythique North Shore à Hawaii où il a ridé des vagues allant jusqu’à plus de 6 mètres.

En 1986, malgré son niveau avancé et son excellente condition physique, il s’est retrouvé piégé sous une vague et il est passé tout près de la noyade.

Mark Chestnut était parti en surf trip à Cabo San Lucas en Basse-Californie. Après avoir surfé une vague et alors qu’il ramait pour retourner au line-up, il a vu une énorme vague arriver sur lui.

Mark a plongé sous la vague mais il est resté sous l’eau plus longtemps que prévu…  « Je me souviens que je ne cessais de me répéter de rester calme. Je tentais de me raisonner en me disant que ma planche et ma combinaison flottent et qu’elles finiraient bien par me faire remonter à la surface. Pendant que je continuais à retenir ma respiration sous l’eau, j’ai réalisé que je ne remontais pas et que mes poumons allaient se retrouver à cours d’oxygène. J’aurais dû refaire surface plus tôt…”

Mark a finalement regagné la surface. Il était en état de choc et n’en revenait pas d’être passé si près de la noyade en surfant… Alors que son corps affaibli respirait à nouveau l’air si précieux au corps humain, il s’est mis à gamberger. Il a réalisé que dans de nombreuses situations, une simple bouffée d’oxygène peut faire la différence entre rester vivant et mourir. Il a alors commencé à plancher sur une solution.

Après de nombreux essais et tâtonnements, Chestnut détient maintenant un brevet américain pour un appareil compact de respiration d’urgence appelé A.I.R. (« Always In Reach » c’est-à-dire toujours à portée). A.I.R. est très léger et a été conçu pour se porter au niveau du bras.

Cet appareil est conçu par un surfeur pour des surfeurs: de la façon dont il est attaché au dos du bras, il ne gêne pas pendant la session mais il est toujours à portée de main.

Le concepteur insiste sur le fait que le dispositif procure de la confiance au surfeur qui sait qu’il a plusieurs bouffées d’air pur disponibles sur son bras quand il va surfer.

En pratique, le surfeur qui se retrouve sous l’eau a environ une minute pour refaire surface (les surfeurs de grosses vagues entraînés peuvent rester plus longtemps en apnée). Avec AIR, tu peux prendre une bouffée d’air sous l’eau et tenir une minute de plus. Et si le surfeur n’a toujours pas refait surface au bout de 2 minutes (on s’adresse ici aux big wave riders qui restent coincés sous l’eau pendant plusieurs vagues d’affilée), il a encore une bouffée dans sa bombe à oxygène, ce qui fait 3 minutes d’autonomie sous l’eau. En général, même après une très mauvaise chute, on est déjà remonté à la surface au bout de ce temps-là.

Chestnut insiste sur l’utilité de son invention : “la prochaine fois que tu restes coincé sous l’eau après un mauvais wipe-out, que donnerais-tu pour avoir droit à quelques bouffées d’oxygène supplémentaires ? “.

L’air purifié contenu dans la bombe a un petit goût de menthe pour permettre de savoir si l’appareil fonctionne bien.

Les bombes ne sont pas rechargeables. Elles sont fabriquées en aluminium recyclable.

Le brassard en Velcro et Néoprène est ajustable et résistant à l’eau. Un leash permet de ne pas perdre la bombe.

L’appareil peut-être utilisé pour respirer brièvement sous l’eau ou en cas d’alerte au feu. En cas d’incendie, l’appareil pourrait servir pour faire gagner du temps aux victimes ou aux pompiers exposés aux inhalations de fumées toxiques.

Le dispositif a une durée de conservation de 2 ans. L’appareil devrait coûter dans les 40 dollars et sera disponible à l’automne 2008.

Plus d’informations: http://www.wegotair.com/ 

Cours de surf…par drapeau rouge !?!

20 août 2008

J’apprends le surf… par drapeau rouge !!!

Mercredi 20 août 2008. Nous sommes en plein après-midi sur une très célèbre plage de la côte basque. La houle est solide : 2,50 mètres / 3 mètres. C’est la mi-marée montante par fort coefficient (91).

Les MNS ( Maîtres Nageurs Sauveteurs) viennent de fermer la baignade devant la dangerosité des vagues et des courants. Les baigneurs ont donc l’interdiction de se baigner car le drapeau est rouge. Décision difficile à prendre et à faire respecter sur une plage bondée en plein mois d’août mais qui s’imposait à ce moment-là…

Mais pendant que des nageurs expérimentés rongent leur frein sur le sable, des surfeurs débutants qui n’ont jamais vu la mer continuent leur cours de surf… Cherchez l’erreur !

Comment expliquer cette aberration totale ? Quand le drapeau est rouge, seuls les surfeurs ont le droit de s’aventurer dans les vagues… à condition qu’ils soient en groupe. Cette exception était prévue pour laisser les surfeurs aguerris se risquer sur de grosses vagues qu’ils affectionnent. Mais on n’imaginait pas que cette règle puisse être détournée pour envoyer un troupeau de néophytes se dépatouiller dans des conditions exigeantes…

Certains moniteurs avancent qu’ils sont indépendants des MNS et qu’ils sont libres de faire surfer leurs élèves quand bon leur semble. D’autres se justifient en disant qu’au bord de l’eau à la bonne marée, il est possible de faire surfer des débutants. Sauf que les vagues arrivent plus vite, que le ressac aspire les débutants vers le large et que ces conditions sont forcément plus difficiles à appréhender pour des jeunes élèves qui n’ont aucun sens marin. Le moniteur qui a toujours 8 élèves à sa charge dans de telles conditions peut se retrouver dépassé par les événements…et c’est là qu’un accident arrive !

Surf Prévention a déjà dénoncé la survenue d’accident en cours de surf par drapeau rouge. Quand le drapeau est rouge, les cours devraient être immédiatement suspendus. Apparemment, ce n’est pas le cas sur tous les spots…

Si un accident survient, le moniteur responsable aura du mal à se justifier d’avoir envoyé des débutants surfer…par drapeau rouge ! Et le juge n’aura que faire de savoir si c’était marée basse ou pas…

Tous les moniteurs devraient avoir le courage d’annuler leur cours quand les conditions sont inadaptées, même si cela entraîne leur chômage technique plusieurs journées dans le mois. L’été 2008 est déjà riche en houles successives et en drames. La plus grande prudence s’impose pour éviter d’envoyer un jeune qui vient goûter aux plaisirs du surf directement à l’hôpital après sa première session.

Si vous êtes témoin de cours de surf donnés dans des conditions inadaptées (shore break, drapeau rouge…), n’hésitez pas à envoyer votre témoignage et vos photos à Surf Prévention.

Barack Obama surfe à Sandy Beach !

19 août 2008

On savait que Barack Obama, le candidat du Parti Démocrate à la prochaine élection présidentielle américaine, était un as du basketball. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il se débrouille également très bien dans les vagues de shore break

Barack Obama a été vu en train de bodysurfer avec aisance le 14 août dernier pendant ses vacances à Hawaii. N’oublions pas que le sénateur de l’Illinois est né à Honolulu le 4 août 1961 et que sa passion pour le bodysurf remonte à son enfance passée à Hawaii…

Sans considération politique aucune, un président sportif encouragerait peut-être les américains à faire plus d’exercice physique et contribuerait à lutter contre la véritable épidémie d’obésité qui sévit aux States (on compte 90 millions de personnes obèses aux Etats-Unis soit presque 1/3 de la population).

A quand Sarko sur une planche de surf ?

Un surfeur contaminé par une bactérie mortelle au Texas

18 août 2008

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Un longboardeur de 33 ans nommé Glenn Crisp a été infecté par une redoutable bactérie nommée Vibrio Vulnificus alors qu’il surfait à Port Aransas au Texas mercredi 6 août 2008.

Note de Surf Prévention : Vibrio Vulnificus est une bactérie de la même famille que celle qui cause le choléra. Vibrio Vulnificus peut se rencontrer dans l’eau saumâtre des étangs mais aussi dans les estuaires et dans l’eau de mer à proximité de la côte. L’infection peut se contracter en mangeant des fruits de mer et notamment des huîtres crues. La bactérie peut également s’introduire dans le corps humain à travers une plaie quand on marche, quand on nage ou quand on surfe dans une eau infectée.

C’est ce qui est arrivé à notre malheureux surfeur. Un peu plus tôt, Glenn Crisp avait marché sur une raie pastenague et s’était fait piquer au niveau du pied gauche par son aiguillon. Il est sorti de l’eau pour examiner sa plaie mais il est quand même retourné surfer jusqu’à la nuit. Cette plaie a constitué une porte d’entrée pour l’infection.

Note de Surf Prévention : il est surprenant qu’il ne soit pas sorti de l’eau car les piqûres de raies engendrent généralement des douleurs très intenses.

Mais Glenn Cris est dur au mal. Il est parti travailler le lendemain (jeudi) mais dès midi son pied avait sérieusement gonflé et commençait à changer de couleur. Il a consulté aux urgences d’une clinique où on lui a donné un antalgique et un traitement antibiotique. A 20 heures, toute la jambe gauche du surfeur avait enflé, commençait à virer à la couleur noire et faisait très mal : “j’avais l’impression que ma jambe allait exploser” a déclaré Glenn Crisp.

Note de Surf Prévention : cette inflammation est survenue en réaction à la virulence de la bactérie. En général, les infections à Vibrio Vulnificus se propagent chez des sujets immunodéprimés ou affaiblis par une maladie chronique. Ce n’était pas le cas pour Glenn qui est un trentenaire en pleine forme mais dont les défenses n’ont pu contenir cette infection sévère. Vibrio Vulnificus peut causer une dermatose bulleuse ou des ulcères délabrants comme ce fut le cas ici. Parmi les autres symptômes, on retient des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées ou même de la fièvre et des frissons quand la bactérie passe dans le sang (septicémie). Quand il y a septicémie, les chances de survie ne seraient que de 50%.

Vendredi 8 août au matin, le surfeur a dû être hospitalisé en urgence. Les tissus nécrosés au niveau du mollet et de la face dorsale du pied gauche du patient ont dû être excisés par un chirurgien de l’hôpital Citizens Medical Center (Victoria, Texas) lors d’une première intervention chirurgicale le jour de son admission.

Le patient a bénéficié de greffes de peau et une seconde opération a été nécessaire le mercredi 13 août pour traiter la cuisse du patient. L’infection du patient s’est étendue en une semaine du pied à la hanche…

Le traitement médical a consisté en une antibiothérapie intensive adaptée secondairement aux analyses bactériologiques des prélèvements effectués. Pour ce patient, il semblerait que la pénicilline ait été efficace d’emblée mais il est parfois nécessaire de recourir à deux classes d’antibiotiques comme une céphalosporine de troisième génération (ex. : ceftriaxone ) et une tétracycline (doxycycline).

Aux dernières nouvelles, l’infection de Glenn Crisp semblait être sur la voie de la guérison et il devrait donc échapper à l’amputation. Il s’est montré heureux d’apprendre qu’il pourrait resurfer. Il aimerait surtout que son histoire serve à quelque chose : “Je ne veux pas que les gens aient peur de l’eau. Nous devons faire tout notre possible pour garder les plages propres. Nous avons un enfant de 3 ans que nous amenons toujours à la plage…Nous souhaitons qu’aucune autre famille n’ait à traverser ce genre d’épreuve”.

Glenn prône maintenant la prudence : “N’attendez pas pour vous faire soigner si vous vous faites mordre ou piquer par un animal marin. Quand cela arrive, sortez de l’eau quel que soit votre seuil de résistance à la douleur…”

Notes de Surf Prévention :
A savoir :
- Vibrio Vulnificus est surtout présente durant les mois chauds de l’année au Texas.
- En 2007, 26 cas ont été enregistrés au Texas dont 7 décès.

Conseils de prévention :
-
Nettoyez et désinfectez correctement toute plaie.
- Consultez immédiatement un médecin si une blessure, une plaie ou une brûlure devient gonflée, douloureuse, chaude ou change de couleur après avoir été exposée à l’eau de mer. Appelez les urgences si vous ressentez un malaise, de la fièvre, des frissons ou des vertiges.
- N’allez jamais surfer avec une plaie non cicatrisée.

Retrouvez d’autres conseils de prévention dans la fiche : Surf et Pollution.

Pour voir le témoignage du surfeur infecté : http://www.victoriaadvocate.com/847/story/295664-a295539-t32.html

Surf Prévention sur Mango-Surf.com

17 août 2008

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On parle de Surf Prévention sur le meilleur site français d’actualité du surf http://www.mango-surf.com/

Merci mille fois à Emilie Dalibert et Romain Thierry de m’avoir donné la parole.

Extrait :

M-S : Depuis quelques semaines, on a pu découvrir également le site Internet, ainsi que le guide Surf Prévention. Quels sont tes objectifs avec ces outils de communication ?

G.B : Internet, c’est énorme ! Tu deviens ton propre éditeur et tu peux écrire autant que tu veux, quand tu veux, en collant à l’actualité.
Le but de www.surf-prevention.com est de devenir le site de référence sur tout ce qui touche au surf, à la santé et à la sécurité.
A l’heure actuelle, quand quelqu’un cherche une info santé, il tape le plus souvent sa requête sur Google et lit ce que le moteur de recherche lui sort en première page d’où l’importance d’être bien « référencé ». Surf Prévention est d’ores et déjà une réussite car le site a touché plus de monde que le livre avec 3500 visites et 25000 pages consultées en 3 mois.
Loïc Choury et Julien Gognalons, les créateurs de sites Internet de www.webplanete.com ont fait un super boulot en me concoctant un site aux petits oignons sur lequel on retrouve des news, des interviews de spécialistes, des fiches de prévention, des fiches « surf trip » et des informations sur le matériel adapté pour surfer en toute sécurité.
J’ai sorti en même temps Surf Prévention 2008, un mini guide de prévention téléchargeable gratuitement sur le site, avec le « B-A BA » à connaître avant de se mettre à l’eau avec une planche de surf. La Fédération Française de Surf va distribuer la version papier dans ses écoles labellisées dès le mois d’août.
Je tiens à préciser que je n’ai pas reçu un centime de la part de l’industrie du surf et que j’ai intégralement financé le projet de ma poche. Mais il est clair que si je veux développer ce concept d’éducation et de prévention dans le domaine du surf et du sauvetage côtier à partir de supports internet, papier, photo et vidéo, j’aurai besoin d’un partenaire. J’ai déjà contacté les majors du surf mais sans réponse pour le moment.

Consultez l’intégralité de l’interview: http://www.mango-surf.com

Tony Hawk “en mille morceaux”

16 août 2008

Cette séquence est tirée d’une nouvelle émission qui passe actuellement sur la chaîne musicale MTV Pulse.

L’émission, dont le titre original est “Scarred”, s’appelle “En mille morceaux”en version française.

Encore un concept bien trash pour faire de l’Audimat auprès des jeunes télespectateurs….

Le principe : diffuser les 5 plus grosses gamelles en skateboard, roller, BMX… En général, ces chutes sont très impressionnantes (”certaines images peuvent heurter la sensibilité du télespectateur”). Les protagonistes sélectionnés s’en tirent généralement avec des vilaines plaies ou de multiples fractures mais on ne montre pas ceux qui gardent de lourdes séquelles après de tels accidents.

D’un côté, l’émission présentée par Jacoby Shaddix met en garde contre ces sports à risques et donne parfois des conseils de prévention pour éviter ces accidents. Mais le côté pervers de l’émission est qu’il valorise les rideurs les plus casse-cou et encourage insidieusement à la prise de risque pour passer à la télé… MTV a beau prévenir : “Ces situations sont très dangereuses. Vous ne devez en aucun cas tenter de les reproduire. Ne les imitez pas. “. Il faudrait rajouter: “De telles chutes peuvent entraîner de lourdes séquelles ou même la mort” pour être encore plus explicite.

Dans cette vidéo, on peut voir la légende du skateboard Tony Hawk déguisé en gorille pour les besoins d’une vidéo. Il a la mauvaise idée de se lancer dans le “looping de la mort” qu’il a déjà réussi plusieurs fois.

“Si tu ne pars pas confiant, avec l’envie de réussir, tu vas te faire mal” annonce Tony Hawk. “Pour réussir le looping, il faut la bonne vitesse, sinon tu tombes de haut ou tu t’exploses sur le plafond “.

Sur ce coup-là, Tony a mal dosé sa prise de vitesse et sa trajectoire. Il s’est envolé à mi-looping et a fait plusieurs saltos avant de retomber violemment sur le côté du looping.

Bilan : fracture ouverte du crâne, fractures du bassin et d’un pouce…

La séquence est hard mais la morale est sauve : “plus jamais je ne me lancerai sur une telle rampe sans mon casque”.

Avec ou sans casque, Surf Prévention déconseille fortement aux skateurs amateurs de tenter le looping…

Le surf contre la mucoviscidose

16 août 2008

La mucoviscidose est une maladie génétique qui touche environ un enfant sur 3000 en France. C’est la maladie génétique létale la plus fréquente chez les sujets d’origine européenne.

La maladie est provoquée par la mutation d’un gène qui code pour une protéine régulant les transports de sodium et de chlore à travers les membranes de nombreuses cellules.

Au niveau des bronches, on observe une déshydratation du liquide de surface qui favorise l’accumulation de mucus visqueux qui s’évacue mal et qui obstrue les voies aériennes. Les poumons deviennent alors un véritable bouillon de culture pour les bactéries à l’origine d’infections chroniques et récidivantes qui font toute la gravité de la maladie.

D’autres organes (pancréas, foie, organes génitaux…)  peuvent être touchés. Les glandes sudoripares sont également affectées et permettent de faire le diagnostic grâce au “test de la sueur” dont la teneur en sel est supérieure à la normale.

Des surfeurs australiens atteints de mucoviscidose avaient remarqué qu’ils se sentaient mieux après une session : ils avaient l’impression de mieux respirer et expectoraient plus efficacement l’épais mucus qui encombre habituellement leurs bronches.

Des médecins se sont demandés pourquoi : le bénéfice d’une session de surf était-il seulement lié à l’exercice physique ou également aux bienfaits de l’eau de mer ?

Des chercheurs australiens de Sydney* ont émis l’hypothèse que le sel inhalé pourrait attirer l’eau du tissu pulmonaire vers les voies aériennes produisant ainsi une fine couche de liquide qui faciliterait l’expulsion du mucus hors des poumons.

Les chercheurs ont pu montrer qu’inhaler régulièrement une solution hautement salée (hypertonique) deux fois par jour améliorait la fonction pulmonaire des patients, diminuait le nombre d’exacerbations de la maladie, réduisait l’usage d’antibiotiques ainsi que l’absentéisme scolaire ou au travail, procurant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients.

L’inhalation de sérum salé hypertonique ne guérit pas la mucoviscidose et ne remplace pas les traitements habituels mais ce traitement constitue un appoint non négligeable dont le coût est très faible. Il devrait trouver sa place dans les protocoles de soins des patients atteints de mucoviscidose dans les années qui viennent.

Les surfeurs ont extrapolé ces résultats en se disant que si l’air salé était bénéfique pour les patients mucoviscidosiques, alors il n’y avait rien de tel qu’une bonne session de surf pour les aider à mieux respirer…

La Mauli Ola Foundacion a lancé le “Cystic Fibrosis (= mucoviscidose) Surf Experience Day” sur des plages californiennes. Dans la matinée du 9 août 2008, des enfants atteints de la maladie se sont retrouvés sur le spot de Newport Beach. Ils ont profité de la salinité de l’eau et de l’air marin et ils ont pu s’éclater sur leur planche de surf encadrés par quelques-uns des meilleurs surfeurs professionnels du team Volcom (Alex Gray, Mike Morrissey, Brandon Tipton, Dave Post…). D’autres initiatives de ce genre ont vu le jour sur les côtes américaines comme le “Pacsun Pipeline to a cure” pendant l’US Open à Huntington Beach.

L’exercice physique dans des conditions idéales pour s’initier au surf et l’ambiance de camaraderie qui règne dans ce genre d’événement sont très bénéfiques pour ces jeunes surfeurs. Le mode de vie sain et “fun” du surf peut être une source de motivation supplémentaire pour ces patients qui endurent souvent de lourds traitements et des hospitalisations à répétition.

A quand une journée découverte du surf pour les patients atteints de mucoviscidose en Europe ?

*Référence : Mark R. Elkins, Michael Robinson, Barbara R. Rose et al. A controlled trial of long-term inhaled hypertonic saline in patients with Cystic Fibrosis. The New England Journal of Medicine; 19 Janvier 2006; volume 354, n°3; pages 229-240.