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Archive pour juin 2008

James Bond victime d’un wipe-out

Mercredi 25 juin 2008

“James Bond” a encore le bon réflexe en mettant les mains en avant pour amortir sa chute mais il n’aurait pas dû se retrouver dans cette situation délicate.

L’acteur Pierce Brosnan mondialement connu pour avoir joué l’espion 007 sur le grand écran s’est mis au Stand-up Paddle (SUP) Surfing.

L’engouement pour cette discipline dérivée (ou à l’origine…) du surf est planétaire et même les stars s’y mettent ! On arrive très vite à prendre du plaisir sur ce genre de planche puisque l’on peut ramer debout avec  l’aide d’une pagaie.

Pour débuter, il est idéal de pratiquer quand le plan d’eau est lisse avec de petites vagues.

La sortie de l’eau peut être délicate quand vous arrivez face à la plage. Ne tournez jamais le dos à l’Océan ! Et surtout pas en shore break !!!

La chute de l’acteur paraît anodine mais ce genre de wipe-out tête la première dans le sable peut occasionner de graves entorses cervicales.

Quand vous sortez de l’eau et que vous arrivez au bord, descendez de votre SUP et prenez-le à la main: ce n’est pas du gâteau vue la lourdeur de la planche et tout le monde n’a pas la chance d’avoir un caddy (c’est ça la classe !) pour porter sa board. Faites le maximum pour éviter de tomber la tête la première surtout quand l’eau est peu profonde !

Suivez le lien ci-dessous pour voir la vidéo :

http://link.brightcove.com/services/link/bcpid353549946/bctid1606785751

Des plages SANS surveillance en Aquitaine

Lundi 23 juin 2008

Peut-on vraiment se passer des CRS sur toutes les plages d’Aquitaine en Juin et en Septembre ?

Alors que 20 millions de personnes profitent des plages du Sud-Ouest chaque été et que la saison commence de plus en plus tôt, certaines plages de Gironde et des Landes ne seront pas surveillées avant le 1er Juillet 2008, faute d’effectifs.

En cause, la non-affectation des maîtres-nageurs sauveteurs de la Compagnie Républicaine de Sécurité (C.R.S.) avant cette date. Cette décision aberrante, prise par des technocrates dans leur bureau parisien à mille lieues de la côte atlantique, fait courir un risque inconsidéré aux dizaines de milliers de touristes qui ont déjà commencé à fondre sur les plages d’Aquitaine depuis le retour du beau temps la semaine dernière.

Certains élus locaux landais et girondins n’hésitent pas à parler de désengagement de l’état posant un réel problème de sécurité.

Par le passé, les CRS étaient sur les plages de début juin à fin septembre. Jusqu’à l’an dernier, ils y restaient de la mi-juin à la mi-septembre. Cette année, ils sont sensés ne rester que 2 petits mois et quitter les plages bien avant la fin de la saison, dès la fin août.

Ce ne seront vraisemblablement pas les surfeurs locaux qui s’en plaindront le plus. Ils sont habitués à évoluer librement sans surveillance sur leurs spots à longueur d’hiver, à leurs risques et périls. Cette catégorie d’usagers n’est pas celle qui pose le plus de problèmes puisqu’ils connaissent le milieu et ses dangers et sont généralement en bonne condition physique.

Le risque est bien réel pour tous les néophytes qui s’aventurent dans les vagues une fois par an ou qui n’ont jamais vu la mer. Etre pris dans un courant de baïne dans les Landes ou en Gironde est vite arrivé, et il faut pouvoir être immédiatement secouru pour que la baignade ou la session de surf ne vire pas au drame.

Le journal Sud-Ouest révèle que la semaine dernière un jeune garçon de 15 ans s’est blessé à la tête avec sa planche de surf au Grand-Crohot et a dû être évacué par hélicoptère après intervention des sapeurs-pompiers. On imagine les conséquences que peut entraîner ce genre d’accident sans sauveteur pour porter assistance à proximité.

Les CRS assurent leur service estival sur les plages d’Aquitaine depuis 50 ans avec les bons résultats que l’on connaît en terme de diminution spectaculaire du nombre de noyades.
Les CRS, les “bleus” comme on les surnomme sur les plages en référence à la couleur de leur tenue, sont de vrais professionnels, très (trop diront certains surfeurs) rigoureux dans l’exercice de leurs fonctions. Leur professionalisme est évidemment bien supérieur à celui d’un civil qui fait ce travail comme “job d’été”. L’expérience est également à mettre à leur crédit. Il faut environ 5 ans pour acquérir l’expérience nécessaire sur les plages d’après un CRS anonyme qui a accepté de témoigner dans le Sud-ouest du lundi 23 Juin 2008.

Enfin, ils représentent l’autorité et ils peuvent immédiatement intervenir en cas de délinquance sur la plage ou dans l’eau. Leur statut impose le respect et ils ont vite fait de calmer les velléités inciviques de certains plagistes. Un minot de 18 ans ou une jeune bachelière en imposent forcément beaucoup moins.

Les MNS civils sont évidemment compétents pour assurer la surveillance des plages grâce à une préparation intensive dans le milieu marin. Les plus jeunes sont encadrés par des chefs de postes aguerris. Mais à l’heure où l’on parle de la disparition pure et simple des CRS des postes de secours, il faut se poser la question de savoir si l’on pourrait vraiment fonctionner avec uniquement des civils sur les plages en été. Ces derniers sont les premiers à reconnaître que l’aide d’un “bleu” est souvent la bienvenue dans de nombreuses situations.

La disparition des CRS pourrait entraîner la recrudescence des vols sur les plages ou du vandalisme lié au localisme sur les spots de surf.

Un CRS mythique de la Grande Plage de Biarritz se qualifiait de ”briseur de rêve” dans l’intérêt de la sécurité des usagers de la plage. Un surfeur a du mal à comprendre que l’on puisse le sortir de l’eau par la force pour avoir évolué dans la zone des baigneurs mais on ne peut pas faire n’importe quoi sur une plage en été, car la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres… Et il faut bien des personnes compétentes pour maintenir l’ordre dans le vaste bordel que peut devenir une plage en été.

J’ai été l’un des premiers surfeurs français à hériter d’une contravention à la sortie d’une session pour avoir dépassé le drapeau qui délimitait ma zone et mes rapports n’ont pas toujours été au beau fixe avec certains CRS. Il n’empêche que je suis le premier à dire que se passer de leurs services serait une belle connerie…Les plages de Biarritz sont ingérables en été sans CRS par exemple. C’est bien beau de faire bosser les jeunes sur les plages mais encore faut-il les encadrer correctement et ne pas faire peser de trop lourdes responsabilités sur leurs épaules en cas de noyade notamment.

Soyez encore plus prudent que d’habitude si vous allez à la plage ce week-end, notamment sur les spots réputés du Truc-Vert au Cap-Ferret, à Lacanau, au Porge, etc.

Tendinite: définition

Dimanche 22 juin 2008

La répétition des canards et les longues sessions de rame peuvent favoriser la survenue de tendinites dans les régions des épaules et des coudes chez les surfeurs.

Une tendinite est une inflammation d’un tendon.

Un tendon est un tissu fibreux qui rattache un muscle à un os.

La tendinite peut notamment être provoquée par des mouvements ou des microtraumatismes répétés liés à la pratique d’un sport.

Elle se manifeste par une douleur augmentée par la palpation et la sollicitation du tendon “enflammé”.

Le traitement associe selon le diagnostic :
- glaçage.
- repos.
- anti-inflammatoires en gel, par voie orale (ibuprofène, kétoprofène, etc.),…
- physiothérapie.

Prévention:
- préparation,
- matériel adapté,
- échauffement,
- étirements.

On connaît bien l’épicondylite (tendinite de la partie externe du coude) du tennisman; c’est le “tennis elbow”. On connaît moins le “surfer’s elbow” provoqué par les mouvements répétitifs de rame ou encore de waxage chez le surfeur. Les épaules du surfeur sont la partie du corps la plus touchée : les tendinites à ce niveau peuvent s’expliquer par une technique de rame inadaptée ou encore des sessions trop intensives.

Un surfeur pro se blesse

Mercredi 18 juin 2008

L’australien Dean Morrison, actuellement 17e sur l’ASP World Tour, s’est sérieusement blessé il y a quelques jours en Australie de l’Ouest.

Le photographe Erick Regnard a assisté à l’accident. Il a raconté son histoire à Surfermag.com et nous livre la séquence photo.

L’accident est survenu sur le spot de Mufflers. Dean “Dingo” Morrison aurait démarré sur une vague qui a fermé. Au moment de remonter à la surface, il s’est mis à demander de l’aide. Les témoins de la scène n’ont pas compris tout de suite et ont d’abord cru à une blague car ils ne l’avaient pas vu tomber ou quoi que ce soit.

Dean a d’abord cru qu’il s’était traumatisé le rachis dorsal et il a refusé qu’on le transporte de peur d’aggraver les lésions.

Note de Surf Prevention: en cas de suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale (ou rachis), la victime doit être immobilisée sur le dos en respectant l’axe tête-cou-tronc en attendant l’arrivée des secours qui poseront un collier cervical et effectueront un relevage à plusieurs pour éviter de faire bouger la colonne et d’aggraver des lésions pouvant conduire à la paralysie. On estime que 10 à 15% des lésions neurologiques consécutives à un traumatisme rachidien cervical surviennent au moment de la phase de ramassage.

 Dean Morrison n’a pas respecté ces précautions puisqu’il est remonté tout seul sans aide péniblement de la plage sur la colline.

Dean avait sa combinaison déchirée et avec du sang qui s’en écoulait. Il présentait un hématome en oeuf de pigeon en regard de la partie latérale gauche de son rachis dorsal.

La police et les secouristes (”paramedics”) ont mis une heure et demi à arriver car la réception était très mauvaise pour les téléphones portables qui avaient du mal à capter.

Note de Surf Prevention: quand vous surfez un spot reculé, difficile d’accès ou avec une mauvaise couverture du réseau de téléphonie mobile, vous prenez le risque de retarder l’alerte et de déclencher les secours avec un délai qui peut s’avérer fatal quand chaque minute compte…

Dès leur arrivée, les “paramedics” lui ont administré des antalgiques (médicaments contre la douleur). Ils l’ont également mis sous oxygène et l’ont réchauffé à l’aide d’une couverture de survie. Il ne semblait pas exister de signe de détresse vitale.

Ce traumatisme était suffisamment sérieux pour nécessiter 2 jours d’hospitalisation.

Aux dernières nouvelles, la colonne vertébrale n’aurait pas été atteinte mais “Dingo” s’en tire néanmoins avec un énorme hématome qui mettra au moins 3 semaines à se résorber. Dean est actuellement en convalescence. Espérons pour lui qu’il aura récupéré pour la prochaine étape du circuit pro à Jeffreys Bay dont la waiting period débute le 10 juillet.

Cette histoire nous rappelle que les accidents de surf arrivent même aux meilleurs…

SUP contre mal de dos

Lundi 16 juin 2008

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Vous en avez assez de ramer cambré pendant de longues heures allongé sur votre planche de surf et de ressortir de vos sessions avec un mal de dos ?

Qu’à cela ne tienne, vous n’êtes plus obligé de ramer couché grâce au Stand Up Paddle (SUP) Surfing ! Avec une planche suffisamment volumineuse et une pagaie, vous pouvez maintenant regagner le line-up tout en restant debout.

Nous verrons prochainement comment se tenir correctement sur un SUP pour éviter d’avoir mal au dos justement.

Découvrez dès maintenant la fiche “mal de dos” pour savoir ce qu’il faut faire pour éviter de ressortir de l’eau avec le dos en vrac.

Le risque de traumatismes oculaires graves en surf

Mardi 10 juin 2008

La prévention des risques oculaires chez les surfeurs devrait être une priorité. Le surfeur sur la photo s’en est miraculeusement bien sorti.

Une nouvelle étude publiée en Janvier 2008 sur la version en ligne du très sérieux ”British Journal of Sports Medicine“ réalisée par des ophtalmologistes américains tire la sonnette d’alarme sur le risque de blessure oculaire sévère liée à la pratique du surf et sur l’impérieuse nécessité d’utiliser un matériel sécurisé.

Le Docteur Christopher I. Zoumalan et ses confrères du Service d’Ophtalmologie du Stanford University Medical Center en Californie sont partis d’un constat: le surf est un sport à risque élevé de blessures oculaires graves (notamment occasionnées par le “nose” des planches).

Ils ont voulu le vérifier en étudiant 3 de leurs patients surfeurs blessés en Californie du Nord pendant l’hiver:

- le premier surfeur de 39 ans s’est blessé à Santa Cruz dans des vagues de 10-12 pieds. Après s’être éjecté de sa planche à la fin d’une vague et alors qu’il revenait à peine à la surface, sa planche (shortboard 6′2) est revenue vers lui à cause de la tension du leash. Une dérive a grièvement atteint son orbite gauche.
- un surfeur de 41 ans qui surfait également à Santa Cruz dans des vagues de 10-14 pieds s’est crevé l’oeil gauche avec le nose de sa 6′3 renvoyé sur lui après une chute sur une vague de série.
- un jeune surfeur de 28 ans qui surfait au sud de San Francisco s’est blessé en tentant un canard sous une vague de série alors qu’il y avait 8-10 pieds. La planche lui a échappé sous la vague et il a été heurté par le tail renvoyé violemment par un retour de leash. Son globe oculaire était intact mais des lésions internes sévères ont été diagnostiquées.

Sur ces 3 surfeurs, un seul a retrouvé un usage très modéré de son oeil atteint (meilleure acuité visuelle après correction 6 mois après l’opération: 20/100). Les auteurs expliquent ce sauvetage oculaire par le développement des techniques microchirurgicales qui permettent de rendre une vision, aussi minime soit-elle, à des yeux qui auraient été énucléés à une autre époque. Les 2 autres surfeurs  garderont une séquelle définitive de leur accident de surf.

En ajoutant ces 3 cas aux 14 autres de 2 précédentes études anglo-saxonnes sur les blessures oculaires en surf, les auteurs donnent les statistiques suivantes:
-75,6% des patients avaient le globe oculaire rompu (oeil crevé).
-35,3%des patients gardaient une cécité totale après l’accident (pas de perception lumineuse); et seulement 17% ont récupéré une acuité visuelle supérieure à 20/100.
-65,7% des patients présentaient également une plaie de paupière.

Les conclusions des auteurs de cette étude sont les suivantes:

- Les traumatismes oculaires liés au surf sont sérieux et conduisent souvent à des séquelles visuelles permanentes.
- Ces accidents sont arrivés à des surfeurs très expérimentés qui surfaient un shortboard pendant des grosses houles hivernales en Californie.
- Les deux surfeurs blessés à cause d’un retour de leash alors qu’ils remontaient à la surface avaient peut-être un leash trop court (6 à 8 pieds) par rapport aux grosses conditions de surf. Les auteurs suggèrent que des leashs plus longs (8 à 10 pieds) pourraient aider à réduire le risque quand les vagues sont grosses.
-Les auteurs se demandent pourquoi, malgré l’existence et la disponibilité de matériel de protection de la tête et de la face, les surfeurs sont encore réticents à les utiliser. Ils citent notamment les embouts souples en caoutchouc comme les “Diamond Tips”, les dérives souples “Proteck”, les casques “Gath” avec visière ou encore les lunettes de protection “Seaspecs” ou celles de la marque australienne ”Barz Optics”.
- L’attention devrait être portée sur la promotion de telles mesures de sécurité dans la communauté des surfeurs pour aider à prévenir les blessures oculaires.

Cette étude apporte une notion nouvelle: les blessures oculaires graves en surf peuvent être provoquées par différentes parties de la planche: le nose, une dérive ou encore le tail et favorisées par un leash trop court.

Ce type d’accident arrive sur toutes les côtes où les surfeurs pratiquent. L’étude réalisé sur la Côte basco-landaise en 2006 avait évalué le risque de traumatisme oculaire grave en surf à plus de 1% des accidents.

Combien faudra-t-il encore attendre d’études scientifiques et de surfeurs blessés pour que des mesures de sensiblisation et de prévention se mettent enfin en place ???

Retrouvez des conseils pour protéger votre tête et le nose de vos planches sur www.surf-prevention.com

Prévention de l’alcoolisme: la rédemption de Chris Ward

Mardi 3 juin 2008

Comme vous aurez l’occasion de le lire à plusieurs reprises sur le site, Surf Prevention s’engage dans la lutte contre l’alcoolisme chez les jeunes en général et chez les surfeurs en particulier.

A l’heure actuelle, la consommation d’alcool est banalisée dans le milieu du surf avec des marques de boissons alcoolisées qui sponsorisent des compétitions et de trop fréquentes photos de surfeurs avec une bière à la main dans les magazines.

C’est montrer un bien mauvais exemple aux jeunes qui sont de plus en plus nombreux à consommer de grandes quantités d’alcool de façon ponctuelle à l’occasion de soirées arrosées (ce que les anglo-saxons appellent le “binge drinking”).

Le dernier surfeur à avoir fait les frais d’une alcoolisation excessive est le surfeur professionnel Chris Ward membre du Top 45. Son histoire va vous faire comprendre qu’une cuite peut complètement dégénérer et conduire à des violences inutiles aux conséquences potentiellement désastreuses.

Voici un rappel des faits. Chris Ward a été récemment accusé de coups et blessures portés à la suite d’une altercation à la sortie d’un bar. La scène se déroulait devant le Whiskey Creek Bar à Mammoth en Californie vers 2 heures du matin le 7 Janvier 2008. Des coups avec armes auraient été portés suite à un différend avec 3 filles.

Chris a immédiatement nié en bloc les charges qui pesaient contre lui: “cette histoire est complètement partie en sucette. Je n’ai jamais frappé une femme. Un groupe de personnes m’a sauté dessus et tout est devenu un grand malentendu. C’est moi qui devrais porter plainte”.

Maintenant Chris ne fait plus de commentaires et espère que les juges feront toute la lumière sur cette affaire. Il s’est livré dans une interview pour le magazine américain Surfing de Juillet 2008 et son témoignage mérite d’être lu.

“Ce qui s’est passé en janvier dernier est un mal pour un bien. (…) Boire et sortir tard peut conduire à de fâcheuses situations. Cet incident me motive pour me concentrer, adopter une hygiène de vie et rester sobre à partir de maintenant. (…) Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis que j’avais quinze ans. Quand tu es “clean”, tu apprécies mieux la vie. J’ai de bonnes planches actuellement et je surfe 6 heures par jour.(…) Le surf m’a déjà sauvé tellement de fois. J’aurai 30 ans l’année prochaine et je veux voir ce que je peux faire en tant qu’individu sobre. J’ai des potes sur le Tour qui ont traversé des épisodes similaires. On en chie tous parfois, cela fait partie du mode de vie. Surfer toutes ces compétitions, les voyages incessants, l’attente…

Comme par exemple à J-Bay l’année dernière, je ne pensais pas qu’ils allaient lancer la compétition le lendemain matin. Alors je suis sorti, quelques verres en ont entraîné quelques-uns de plus et j’ai fini par me réveiller le lendemain avec la gueule de bois alors que le contest avait bien lieu. J’ai surfé très en-deçà de mon potentiel mais je ne me permettrai plus de recommencer: je patienterai en faisant quelque chose de productif et de sain comme golfer ou m’entraîner. (…)

J’ai beaucoup de remords de m’être retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment et je veux m’excuser auprès de tous les gens qui me soutiennent: les jeunes surfeurs, mes amis et ma famille. J’ai beaucoup appris de cette expérience et je suis prêt à changer. Il n’est jamais trop tard pour se remettre dans le droit chemin. J’aime le surf et je ferai tout pour ce sport.”

L’avenir dira si Wardo tient bien ses engagements. Pour le moment il surfe mieux que jamais sur les épreuves du World Tour dont il avait pourtant failli être évincé suite à cette affaire.

Son témoignage a le mérite de soulever le problème de l’alcoolisme chez de jeunes sportifs livrés à eux-mêmes loin de chez eux et sans être forcément bien entourés.

Retrouvez tous les conseils de prévention de l’alcoolisme dans la rubrique “conduites à risques” du site Surf Prevention.