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Archive pour novembre 2008

Diabète et surf: quelle glycémie avant une session ?

Dimanche 30 novembre 2008

On peut très bien surfer quand on est diabétique ! Il est même possible de passer professionnel comme nous le montre le jeune surfeur hawaiien Scott Dunton.

Dans un excellent article paru sur le site Internet de Diabetes Health, Scott Dunton, diabétique de type 1 sous pompe à insuline, donne quelques “trucs” sur son hygiène de vie.

On apprend notamment qu’il ne se prive de rien au niveau alimentaire mais qu’il adapte ses doses d’insuline à ce qu’il ingère. Le matin, par exemple, au petit déjeuner, il ne se prive pas de ses Fruity Pebbles: il s’autoadministre un “bolus” de 12 unités d’insuline vingt minutes avant, il les mange et part surfer.

Le surfeur diabétique doit apprendre à se connaître et à adapter les doses d’insuline en fonction de ce qu’il mange et des efforts qu’il fournit. Avant une session de surf par exemple, il est très important de contrôler sa glycémie capillaire avec un lecteur de glycémie.

Il ne faut jamais aller faire du sport, du surf, si on est déjà en hypoglycémie ou quand la glycémie est trop élevée. Pour Scott, le niveau de glycémie idéal est entre 130 et 140 mg/dL avant d’enfiler son lycra pour une série de compétition de 30 minutes. Juste avant une longue session de 2 heures de free surf, il préfère quand sa glycémie se situe encore plus haut,  entre 150 mg/dl et 160 mg/dl.

En cas d’hypoglycémie, il garde toujours une glacière sur la plage avec une bouteille de Gatorade et des barres de Snickers pour pouvoir se resucrer. Quand il surfe à plusieurs centaines de mètres du bord et que le retour sur la plage peut prendre de longues minutes, il emmène de quoi se resucrer dans sa combinaison : en cas de symptômes d’hypoglycémie, il faut pouvoir réagir vite !

Retrouvez les conseils pour gérer son diabète avant, pendant et après une session de surf dans la fiche ” Surf et diabète” de Surf Prevention.

Envoyez vos témoignages sur le forum.

Parmi les monstres d’Hawaii

Dimanche 30 novembre 2008

Coups de folie en mer Couverture

Surf Prévention suit de près la saison hawaiienne.

Comme chaque hiver, sur le North Shore d’Oahu, le “seven mile miracle”, où sont concentrés quelques-uns des spots les plus connus de la planète, va faire parler de lui.

Comme chaque année, ce sont les photographes qui immortaliseront les actes d’héroïsme et de bravoure des surfeurs sur des vagues dantesques.

Certains photographes shootent depuis le confort moelleux du sable du bord de plage. D’autres s’aventurent à leurs risques et périls dans les vagues, au coeur de l’action pour nous gratifier de clichés époustouflants. Laurent Masurel, photographe officiel de Surf Prévention, est de ceux-là.

Il nous avait déjà confié dans son interview les difficultés d’être un photographe aquatique. Au même titre que les surfeurs, les photographes aquatiques se font parfois très peur.

Pour exprimer toutes les émotions que l’on peut ressentir en se mettant à l’eau sur un spot hawaiien un jour de gros, les mots manquent…

Sauf quand la littérature et la plume d’un écrivain surfeur viennent mettre des mots sur l’indicible.

Le romancier Hugo Verlomme a accepté de nous laisser publier un extrait de l’une de ses oeuvres envoûtantes: “Coups de folie en mer, histoires extraordinaires”. Il nous parle d’une mésaventure vécue par Laurent Masurel justement. Je vous laisse savourer…

Portrait de Laurent Masurel. Copyright www.surf-prevention.com

“Ayant grandi entre les plages du Cameroun et celles du Pays Basque, Laurent Masurel nageait déjà dans les vagues à un âge où d’autres fréquentaient la cour de récréation. Après des études de gestion, il décide d’allier ses deux talents: le bodysurf (vice-champion de France, meilleur Français à Hawaii (note de Surf Prévention: jusqu’à la performance de Frédéric David au Pipeline Bodysurfing Classic 2008) et la photographie. En quelques années, il est devenu l’un des meilleurs photographes et cameramen aquatiques, travaillant aussi bien pour la presse que la télévision ou l’édition. Il est l’un des seuls à oser s’aventurer dans de très grosses vagues avec une caméra (pour les championnats du monde de surf par exemple) ou avec un appareil photo.

Il est étonnant de voir à quel point les détails d’une journée particulière peuvent parfois nous revenir avec précision. Ce qui semblait anodin et sans importance s’impose alors de façon précise à la mémoire. Ce jour-là, je me souviens du parcours qui m’a mené jusqu’à la fameuse vague d’Hawaii, Pipeline: la voiture, achetée pour moitié avec un ami bodysurfer californien, semblait parcourir la route presque toute seule.
Depuis l’aube, la pression commençait à monter: un “avis de gros surf” avait été émis la veille. Au petit matin nous avons pu voir les vagues énormes et les longues lignes de houles depuis la route, au niveau du spot appelé Rockpiles, non loin de Pipeline. Sans aucun doute nous allions assister à une journée de vagues monstres “out of control”. En garant la voiture, j’essayai d’évacuer la pression qui commençait à m’habiter, cherchant à me déconnecter d’une réalité trop pesante. En regardant ces rouleaux venus de loin, je me disais: “C’est un jour de gros pour toi, Laurent, trop difficile de faire des photos aquatiques…S’il n’y a personne à l’eau, je n’y vais pas…Si les vagues pètent sur le troisième récif (donc très loin), je n’y vais pas non plus…”
Je restai une dizaine de minutes dans la voiture, à l’abri de l’agressif Pacifique, à réfléchir, à inspirer et expirer comme pour emmagasiner de l’oxygène. Je finis par préparer mon caisson étanche avec l’appareil photo puis me dirigeai discrètement vers la plage avec mes palmes. Là, dilemme: après cinq minutes d’observation, je dus constater que Pipeline n’était pas “out of control” mais seulement énorme…Une quinzaine de fameux surfers hawaiiens se trouvaient déjà à l’eau. Tout se bousculait dans ma tête. J’avais peur, mais j’avais envie. Ou bien j’avais envie, mais j’avais peur. C’était déjà la confusion dans mon esprit. Les conditions étaient ultra-limites pour un nageur comme moi: des vagues de quinze pieds “hawaiiens” (entre cinq et sept mètres selon les critères européens), au deuxième récif, avec des séries grossissantes au troisième récif et un croisement de houles de nord-ouest et nord ne laissant aucun répit dans la passe où pulsait un courant déchaîné. Bref, tous mes voyants étaient au rouge. Qu’est-ce donc qui m’obligeait malgré tout à me lancer dans ce magma liquide ? La perspective de rapporter des photos extrêmes ? La passion d’aller au bout de moi-même ? L’envie, mélangée à de l’orgueil et un peu de fierté, d’appartenir à cette élite de riders (”coureurs de vagues”) qui ont osé y aller ? (Et certains y sont restés, plaisantai-je en moi-même.) Je me sentais pourtant lucide, sachant que les conditions que j’observais du bord pouvaient s’avérer bien “pires” une fois dans le “jus” (montée de houle, courants, vagues qui grossissent, etc.). Au bout d’un moment, j’ai pris mon caisson étanche, les palmes, et me suis dirigé vers le bord. En fait je n’ai pas pris de décision, c’est la passion qui a parlé et Pipeline semble avoir choisi pour moi: la folie opérait-elle déjà ?
J’ai connu un instant d’euphorie lorsque, entraîné vers le large par le courant, j’ai réussi à passer la barre d’Ehukai sans me prendre de grosse vague sur la tête, mais je suis bien vite revenu à la réalité: le risque était de rester coincé entre des vagues monstres par le courant qui vous empêche de sortir de là. Heureusement, je me suis retrouvé assez facilement à la hauteur des vagues. Trop facilement, ai-je analysé par la suite; mais pour l’heure j’étais tout à ma joie d’être là, tutoyant ce paradis sensoriel.

La vision du photographe. Copyright Aquashot.

Le spectacle était angoissant mais féérique. Dans de telles conditions, on se sent partie de l’océan, mais l’on scrute aussi ses moindres sautes d’humeur pour ne pas se retrouver à sa merci. Avant tout, on est empli par la beauté qui se dégage de sa puissance, on devient son enfant et l’on s’en remet à lui. Cette ambivalence n’est pas facile à gérer. Il faut être avant tout acteur, anticiper les vagues, palmer de toutes ses forces, et pourtant on voudrait n’être qu’un simple spectateur de ce show grandiose. Vivre un coup de folie dans de telles circonstances signifierait alors ne plus être acteur mais seulement spectateur…de son propre naufrage !
Jusque-là, tout restait sous contrôle; j’étais rarement bien placé pour les photos, mais au moins je parvenais à éviter les grosses séries venues du nord; je me trouvais à l’eau depuis une bonne vingtaine de minutes et n’avais presque plus conscience de ma fatigue, bien réelle, mais je dus constater que le courant m’entraînait peu à peu vers la zone d’impact où explosaient d’énormes vagues blanches et informes.
Je décidai alors de rentrer au plus vite, mais il était déjà un peu tard: je ne dominais plus la situation. Maintenant que je voulais m’extirper de l’océan, il faisait tout pour m’en empêcher: le courant se renforçait et l’intervalle entre les vagues diminuait… Je ne faisais même pas du surplace en déployant de gros efforts, et je me souviens d’avoir pensé: “Un vrai euphémisme en plein désarroi”, comme si j’essayais de m’extraire de l’emprise de l’océan par l’humour. Mais s’agissait-il d’une litote ou d’un euphémisme ? J’en débattais avec moi-même pour mieux oublier que je me débattais avec les éléments. Je me recréais une oasis de sécurité au sein d’un océan d’insécurité. D’une certaine façon, je délirais pour mieux m’extirper de cette entrave. J’avais peur, mais ne voulais pas que cette peur me  paralyse, alors je m’inventais des blagues, des scénarios que j’essayais d’intégrer à cette nouvelle réalité. Cela m’a-t-il évité de paniquer ? A y bien réfléchir, j’avais atteint mes limites physiques et les crampes me faisaient crier de douleur tandis que je continuais à palmer. Je ne pouvais pas avancer plus vite et me rapprochais de séries grotesques (car tellement énormes) du fameux spot d’Off the Wall, avec ses barres terrifiantes,  plus larges que hautes. En réalité ce n’était plus un spot mais un chantier impraticable, frappé par de gigantesques explosions où il n’y avait pas âme qui vive.
Après dix minutes de lutte, je n’avais pas bougé d’un iota et me trouvais en zone rouge, là où les surfeurs les plus expérimentés ne vont pas. Chaque minute semblait durer une éternité, au cours de laquelle se bousculaient des idées incohérentes, voire contradictoires, mélangeant la réalité à des digressions pseudo-philosophiques. Peu à peu, des images monstrueuses s’imposaient à moi: chaque vague d’Off the Wall se transformait en un spectre livide et ma descente aux enfers commençait. J’étais seul au monde. Je décidai alors de mettre le paquet et de palmer comme si ma vie en dépendait.”

Laurent Masurel s’en est-il finalement sorti indemne ? Pour connaître la suite, courez en librairie vous procurer ces histoires extraordinaires de “Coups de folie en mer” aux Editions Arthaud.

Ce recueil d’histoires et de témoignages de navigateurs, plongeurs, nageurs et surfeurs raconte comment ces personnes, dans des situations extrêmes, ont vécu des moments extraordinaires : tempêtes, solitude, haine ou amour, peurs paniques ou extases mystiques, hallucinations et fantômes, rencontres avec des créatures marines,…
Hugo Verlomme en action.

Hugo Verlomme, l’auteur, a publié plus de vingt livres consacrés à la mer. Il est connu notamment pour ses romans: Mermere, Sables, L’Eau est là. L’Homme des vagues, roman pour la jeunesse, est étudié dans les collèges et son Guide des voyages en cargo et smallships (nouvelle édition en 2006) est devenu un classique dans le monde entier. Son penchant pour les vagues l’a amené à vivre sur les plages de son enfance, dans les Landes.

Breaking News: Michel Bourez gagne à Hawaii !

Dimanche 23 novembre 2008

Des tubes et des figures dévastatrices pour assurer sa place dans l’élite !

Dans des conditions de surf similaires à celles que l’on rencontre à Tahiti avec des vagues tubulaires, le jeune surfeur de 22 ans Michel Bourez a fait une véritable démonstration lors de l’épreuve majeure du Reef Hawaiian Pro à Haleiwa  en montrant ce que tubes profonds et manoeuvres radicales voulaient dire… 

En demies finales, il a scoré le plus haut total de toute la compétition: 18.96 points sur 20 avec la meilleure vague à 9.93 sur 10 pour un super tube. Il a continué sur sa lancée en finale avec ses meilleures vagues à 9.77 et 7.0 pour un total de 16,77.

Michel a déclaré: “La demie finale était peut-être la meilleure série de ma vie ! Tout le monde tubait et je criais dans l’eau. C’était tellement incroyable. C’est ce que j’appelle une bonne compétition ! Cela signifie beaucoup pour moi de me qualifier pour l’ASP World Tour. Je rêve de cela depuis que j’ai débuté le surf. Je regardais les meilleurs surfeurs du monde comme Kelly Slater ou Rob Machado. Et maintenant je peux surfer avec ce genre de gars ! C’est une formidable opportunité pour moi et pour tous les surfeurs tahitiens”.

Il a dédié sa victoire à Malik Joyeux, le jeune tahitien ayant trouvé la mort il y a 3 ans sur le spot de Pipeline situé à quelques kilomètres plus au nord.

Michel Bourez a assuré sa qualification pour l’élite du surf mondial l’année prochaine où il viendra grossir les rangs de l’”Euroforce” en rejoignant ses potes Jeremy Flores, Miki Picon, Tiago Pires, Tim Boal et vraisemblablement le basque Aritz Aranburu et l’allemand Marlon Lipke. Michel Bourez prend par la même occasion la tête de la Triple Couronne Hawaiienne.

Surf Prévention dans Men’s Health

Jeudi 20 novembre 2008

Men’s Health Décembre 2008.

Men’s Health, “le magazine masculin le plus lu du monde” pour “mieux vivre au masculin”consacre 5 pages au surf dans son numéro de Décembre 2008.

Dans un excellent article, Karim Guerdane nous fait partager le surf trip en Islande de Fredo Robin et de Naoum Ildefonse en Juillet 2008.

Les magnifiques photos d’Eric Chauché nous font découvrir les sessions de nos deux surfeurs au milieu des icebergs…

Il y a aussi des conseils de préparation pour ce genre de surf trip par votre serviteur, auteur de ce blog.

Extraits:
Questions du journaliste Karim Guerdane.
Réponses du Dr Guillaume Barucq, éditeur et rédacteur de www.surf-prevention.com , auteur du Surfers’ Survival Guide.

Quelles sont les contraintes physiques majeures de la pratique du surf ?

Le surf est un sport à part entière qui nécessite des aptitudes variées : équilibre, souplesse, force et surtout endurance.

On passe 50% du temps à ramer, quelques poignées de secondes seulement à surfer et le reste de la session à attendre la vague… (Mais le jeu en vaut la chandelle !)

La puissance de rame est primordiale pour bien se placer sur les vagues et nécessite d’avoir un dos et des épaules bien musclés.

Les surfeurs ont souvent un torse surdimensionné et des jambes trop frêles. Vélo, snowboard, skate, etc. permettent de renforcer les membres inférieurs pour envoyer des figures plus radicales en surfant ! Il faut aussi travailler ses abdos.


Quelle préparation physique préconiseriez-vous ?

La préparation physique, pour un voyage en Islande, doit commencer au moins 2 mois avant le départ. Il est indispensable d’arriver sur ce genre de surf trip au top de sa forme en respectant une bonne hygiène de vie.

Pour travailler l’endurance, je recommande de faire des longueurs dans l’océan à la nage ou en paddle board (grande planche conçue pour ramer). Le top : le bodysurf (le corps surfe sans planche) permet de travailler son sens marin et sa condition physique dans les vagues. Le jogging sur le sable est un bon complément.

Le meilleur entraînement pour le surf reste encore le surf !

Sans oublier : hydratation, échauffement et assouplissements légers avant chaque session. « Décrassage », étirements et idéalement un bon massage après le surf pour éviter les douleurs musculaires.

En quoi et comment, ces conditions « extrêmes », influent sur l’organisme ?

La dépense énergétique est augmentée en eau froide car l’organisme brûle encore plus de calories pour maintenir sa température interne.

Dans l’eau froide, le risque théorique est l’hypothermie car la déperdition de chaleur est 25 fois plus importante dans l’eau que dans l’air. Dans une eau à 5°C, le temps de survie sans combinaison est inférieur à 2 heures.
Mais les risques d’hypothermie sont quasi nuls si on surfe avec une combinaison adaptée et qu’on limite la durée des sessions à 45 minutes maximum. Il faut sortir avant de ressentir la fatigue, de frissonner ou de s’engourdir car c’est là que surviennent les accidents.


Quels équipements sont nécessaires pour les supporter?

Une combinaison intégrale est donc indispensable. Son épaisseur dépend de la frilosité individuelle et de l’épaisseur de graisse sous-cutanée (qui protège du froid mais ce n’est pas une raison pour manger plus gras !).

En Islande, quand l’eau descend à 3°C en Janvier, une combinaison de 6mm minimum est nécessaire. En hiver, le vent fort rend le froid encore plus difficile à supporter (par effet « wind chill »).

En juillet, avec une température extérieure clémente et une eau à 12°C, l’intégrale 4/3 mm peut suffire.

Il faut également s’équiper de :
-chaussons épais à semelles dures pour protéger ses pieds du froid et de la roche volcanique qui tapisse la plupart des spots.
- gants pour limiter le risque de gelure des mains.
- cagoule pour prévenir la barre frontale douloureuse que la plupart des surfeurs ressentent quand ils immergent leur tête dans l’eau froide.
- bouchons d’oreilles adaptés pour éviter que le contact de l’eau froide avec le conduit auditif ne provoque son rétrécissement progressif (exostose ou « oreille du surfeur »).
- une wax (paraffine utilisée comme antidérapant) de consistance molle spéciale « eau froide ».

Nous avons vu récemment l’apparition de nouvelles technologies et procédés permettant une pratique du surf, dans des conditions de plus en plus difficiles. Quelles sont, d’après vous, les limites physiques de ce sport ?

Par rapport au froid, les limites vont rejoindre celles des sports de haute montagne grâce à l’évolution de la technicité de l’équipement.

On peut maintenant surfer partout sur la planète, des tropiques à l’Antarctique. Avec quand même une limite que se sont fixés les casse-cous qui ont tenté de surfer au milieu des icebergs en Alaska : ils ont juré de ne pas recommencer du fait du risque de collision mortelle avec des blocs de glace…

Le surf tracté par un jet ski (« tow in ») permet de surfer des vagues gigantesques que l’on n’aurait jamais imaginé surfer à la rame. Je crois que les surfeurs de grosses vagues ont déjà dépassé leurs limites sans le savoir et qu’il faudrait maintenant calmer leurs ardeurs avant qu’il y ait un nouveau blessé grave. Le surf de grosses vagues en eau froide est à réserver aux « big wave riders » chevronnés.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le dernier numéro de Men’s Health.

Surfez en toute sécurité sur Internet!

Jeudi 20 novembre 2008

Spots T.V. 2 e-Enfance
envoyé par e-enfance

Voici un troisième spot de prévention des risques liés à l’utilisation de l’Internet de l’association e-enfance. Ce spot concerne également la prévention des troubles du comportement alimentaire et de l’anorexie.

Cette campagne choc a été réalisée avec la voix off de Jean Reno dans le but de sensibiliser le grand public aux dangers du surf sur Internet. Il faut parfois choquer pour interpeller le grand public. La Toile est un univers sans limite qui offre de nombreux bénéfices et perspectives mais qui comporte également des dangers, notamment pour les plus jeunes d’entre nous.

Surf Prévention s’intéresse à la prévention des risques du surf sur l’eau, sur la neige mais également sur Internet.

Vous trouverez des conseils de prévention dans les mois qui viennent dans la rubrique Surf Internet de www.surf-prevention.com .

Surf sur Internet: risques pour les enfants et prévention

Jeudi 20 novembre 2008

E-enfance - Images violentes
envoyé par e-enfance

L’association E-enfance apporte des conseils aux parents pour la protection des enfants face aux risques du surf sur Internet.

La vidéo d’E-enfance illustre la nécessité d’un contrôle parental plus grand face à l’utilisation croissante d’Internet par les jeunes enfants.

Une étude menée par Médiamétrie pour la Délégation aux usages de l’Internet (Ministère de l’Education Nationale) révèle :

- une utilisation massive par les enfants d’Internet à la maison : 82% des 11-18 ans utilisent un ordinateur à la maison, notamment pour faire leurs devoirs.

- la liberté laissée aux enfants sur Internet : 46% des parents d’enfants entre 6 et 15 ans laissent un libre accès à Internet à leurs enfants.

- une certaine inquiétude des parents : 42% des parents de mineurs considèrent que leurs enfants sont mal protégés sur Internet.

- une trop faible activation des logiciels de contrôle parental: alors que 85% des parents de mineurs connaissent l’existence de ces logiciels, seulement 23,2% l’ont installé.

Source : Médiamétrie – Baromètre Délégation aux Usages de l’Internet (vague de décembre 2006)sur http://www.e-enfance.org/blog

Un fait divers rappelle les risques du surf sur Internet pour les adolescents

Jeudi 20 novembre 2008

E-enfance : Lutte contre la pedophilie
envoyé par e-enfance

Ce fait divers qui se termine bien raconte comment un pédophile peut rencontrer une adolescente par l’intermédiaire d’un “chat” sur la Toile:

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4162958,00-la-mineure-sequetree-n-a-pas-ete-violentee-.html

Cette histoire rappelle l’insuffisance du contrôle parental pour protéger les enfants des dangers du surf sur Internet.

Surf Prévention donnera régulièrement des conseils de prévention des risques liés au surf sur Internet dans sa rubrique Surf Internet.

Guide snowboard: sortie imminente !

Jeudi 20 novembre 2008

Surf Prevention Snowboard 2009

Le guide Surf Prévention spécial Snowboard arrive cette semaine en téléchargement gratuit sur www.surf-prevention.com . Découvrez en avant-première la couverture et les textes de ce guide de prévention des accidents de snowboard qui constitue à l’heure actuelle le sport le plus accidentogène sur les montagnes françaises.

Sommaire.
avant-propos
1. Préparez-vous
2. Débutez dans de bonnes conditions
3. Apprenez à connaître la montagne
4. Consultez la météorologie
5. Couvrez-vous
6. Equipez-vous
7. Protégez-vous la peau du visage
8. Protégez vos yeux
9. Protégez votre tête
10. Protégez vos poignets
11. Echauffez-vous
12. Respectez les consignes de sécurité
13. Zones à risques
Snowparcs
Hors-pistes
14. Premiers secours
15. Souscrivez une assurance

Réalisation:
Textes: Guillaume Barucq.
Direction artistique: Christophe Lestage.
Crédit Photographies: ©Quiksilver, ©Aquashot, ©iStockphoto.com .
Edition: Surf Prevention Editions.
Introduction.

Le snowboard est un sport plaisir qui procure un sentiment de liberté et des sensations fortes.

Le « surf des neiges » se démocratise et attire désormais 2 millions d’adeptes sur les montagnes françaises.

Les statistiques les plus récentes rappellent son caractère de sport à risques. Le snowboard est à l’origine de plus de 20% des accidents de sports d’hiver. Il causerait 1,5 fois plus d’accidents que le ski.

Sur les 35700 accidents de snowboard recensés en 2007 par les Médecins de Montagne, un grand nombre aurait été évité par des mesures de prévention simples.

Cette plaquette a pour but de vous aider à passer des moments inoubliables sur un snowboard en vous évitant les petits bobos et les blessures sérieuses les plus fréquentes.

Connaître les risques reste le meilleur moyen de les prévenir. Avant de vouloir dépasser ses limites, encore faut-il apprendre à les connaître.

Les snowboardeurs préfèrent la poudreuse, « la peuf », à la neige damée des pistes : Surf Prévention met également en garde contre les risques du freeride en hors-piste.

Dr Guillaume Barucq.
Surfeur-snowboardeur.
Editeur de Surf Prevention.

1. Préparez-vous.
Le snowboard est un sport exigeant. Il nécessite une préparation physique débutée plusieurs semaines à l’avance. Pour vous (re)mettre en forme, pratiquez des sports comme le vélo, la marche ou la natation. Pour vous familiariser avec les sensations de glisse, exercez-vous en surf ou en skateboard.

2. Débutez dans de bonnes conditions.
Il est préférable de prendre des cours pour s’initier au snowboard.

Même si vous avez de l’expérience en surf, en skateboard ou même en ski, la glisse sur un snowboard est différente et vous mettrez du temps à vous sentir à l’aise sur la planche.

Vous aurez besoin de conseils éclairés pour débuter dans de bonnes conditions. Un moniteur vous guidera dans vos premières descentes et vous enseignera les bases de la technique du snowboard. Il vous dispensera également de précieux conseils sur la montagne et ses dangers.

Si vous préférez débuter sans prendre de cours, suivez au moins les conseils avisés de potes qui connaissent bien le snowboard. Exercez-vous pendant plusieurs journées sur des pistes vertes avant de vous élancer sur une piste plus difficile.

3. Apprenez à connaître la montagne.
La montagne est un milieu fascinant dont il faut apprendre à connaître les dangers.

Chaque station de ski a ses particularités. Etudiez attentivement le plan de la station et des pistes ainsi que les horaires de fonctionnement des remontées mécaniques.

4. Consultez la météorologie.
Il existe une météo pour la montagne. Elle vous renseignera sur le temps, les températures, le vent, l’enneigement, le risque d’avalanche et également sur l’index UV.

Composez le 3250 sur votre téléphone pour accéder à la météo. Faites le 0892681020 pour connaître le risque d’avalanches en France.

Sur Internet, allez sur http://france.meteofrance.com/france/montagne .

N’oubliez pas que le temps est changeant en montagne et qu’il peut rapidement devenir hostile.

5. Couvrez-vous.
En plus d’être confortables et stylés, les derniers vêtements techniques vous protègent efficacement du froid extérieur et réduisent ainsi le risque d’hypothermie. L’idéal pour un snowboardeur est de porter 3 couches de vêtements :
*un sous-vêtement spécialement conçu pour retenir le minimum d’humidité lié à la transpiration et éviter ainsi d’avoir trop froid après l’effort (comme c’est le cas avec un tee-shirt en coton mouillé inadapté par exemple).
*une deuxième couche assure l’isolation thermique et permet d’éviter la déperdition de chaleur corporelle. Cette isolation peut être assurée par une polaire par exemple.
*Une veste constitue la 3e couche et permet d’assurer la protection contre le vent, la pluie, la neige… Elle est imperméable, elle a un effet coupe-vent et peut même absorber les chocs de faible intensité, ce qui permet d’éviter éraflures et contusions en cas de chute.
Vous avez également besoin d’un pantalon et de gants adaptés à la pratique du snowboard ainsi que d’un bonnet voire d’une cagoule pour protéger votre tête et vos oreilles du froid.

6. Equipez-vous.
Un vendeur spécialisé vous conseillera sur la planche la plus adaptée à votre gabarit, à votre niveau et à ce que vous voulez en faire. Il vous orientera vers une planche, des fixations (des coques le plus souvent, qu’il vous aidera à régler) et des boots adaptées.

Le leash est une petite sangle utile pour éviter de perdre votre snowboard dans la pente si vous déchaussez.

Faites vérifier votre matériel au début de chaque saison par un professionnel : au niveau de la planche de snowboard, il faut notamment vérifier l’état des carres et des fixations.

7. Protégez-vous la peau du visage.
Le filtrage des rayonnements ultra-violets diminue avec l’altitude et la neige provoque une réverbération intense des UV.

Mettez de la crème solaire d’indice élevé. Insistez sur les parties proéminentes du visage comme le nez ou les oreilles. Utilisez un stick labial pour protéger les lèvres. N’oubliez pas de protéger la nuque.

Une protection adaptée prévient les coups de soleil, le vieillissement accéléré et les cancers de la peau qui peuvent être favorisés par une surexposition solaire.

8. Protégez vos yeux.
Utilisez des lunettes adaptées pour prévenir l’ophtalmie des neiges et la cataracte à plus long terme favorisées par l’exposition aux rayons UV du soleil. Faites adapter des verres correcteurs sur vos lunettes si nécessaire.

Un masque est idéal pour le snowboard car il offre une protection maximale contre le vent et les projections de neige. Choisissez un masque compatible avec le port du casque.

Le masque ou les lunettes doivent filtrer 100% des rayonnements UV. Les verres doivent répondre à la norme européenne CE et offrir une protection suffisante contre une forte luminosité en montagne (catégorie 3 voire 4).
9. Protégez votre tête.
Evitez par tous les moyens de chuter tête la première dans la neige.

Le port du casque est fortement recommandé, surtout chez les enfants qui sont plus exposés que les adultes aux traumatismes crâniens.

Le casque est vivement conseillé pour les freestylers et les usagers des snowparcs.

Choisissez un casque répondant à la norme européenne, de couleur voyante de préférence.

10. Protégez vos poignets.
En 2007, moins de deux snowboardeurs sur dix portaient des protections de poignets. Pourtant, les fractures du poignet et de l’avant-bras sont les traumatismes les plus fréquents en snowboard (ils représentent plus de 25% des diagnostics).

Les traumatismes du poignet touchent aussi bien les débutants qui se réceptionnent sur les mains que les snowboardeurs confirmés.

Utilisez des protège-poignets adaptés !

11. Echauffez-vous.
Faites des mouvements et quelques assouplissements avant de vous lancer sur les pentes enneigées ou avant de faire un saut.

Un échauffement d’une dizaine de minutes vous permet d’être immédiatement opérationnel pour surfer et diminue le risque de souffrir d’un accident musculaire (crampe, déchirure…) ou d’un autre traumatisme.

Echauffez-vous de nouveau après une pause.

12. Respectez les consignes de sécurité :
- Laissez passer les skieurs et les surfeurs déjà lancés avant d’entamer votre descente.
- Gardez le contrôle de votre snowboard. Maîtrisez votre trajectoire et votre vitesse en toutes circonstances : vous devez être capable de freiner, de vous arrêter ou de changer de direction à tout moment pour éviter les autres usagers des pistes et les obstacles éventuels. La vitesse doit être adaptée à la visibilité, aux conditions de neige et à son niveau de pratique.
- Redoublez de prudence quand la neige est dure, quand il y a des plaques de verglas ou quand la couche de neige est trop fine.
- Faites attention aux snowboardeurs et skieurs en dessous de vous. Le skieur ou le surfeur en aval est prioritaire : anticipez leur trajectoire et doublez-les en laissant un espace suffisant pour éviter tout risque de collision.
- Ne vous arrêtez jamais au milieu d’une piste, dans un passage étroit ou juste après une bosse ! Si vous voulez vous arrêter pour vous reposer, faites-le en lieu sûr, c’est-à-dire en dehors de la zone de passage, là où on peut vous voir de loin. Rien n’est plus dangereux que de se retrouver immobilisé en pleine piste dans une zone de faible visibilité et de fort trafic.
En cas de blessure, il faut ramper ou se faire aider pour se mettre sur le côté ou en dehors de la zone dangereuse. S’il n’est pas possible de vous déplacer (suspicion de traumatisme de la colonne vertébrale par exemple), il est important que vos camarades sécurisent la zone en amont.
- Respectez la signalisation et le balisage sur les pistes.
- Ne surfez pas sous une ligne de téléski.
- Une piste ne se monte ou ne se descend à pied que par le côté.
- Economisez-vous en prévision des crampes que vous ne manquerez pas de ressentir à la fin de votre journée de snowboard. Faites des pauses. Hydratez-vous régulièrement et emmenez un en-cas pour vous alimenter avant qu’une fringale ne se manifeste (fruit, barre de céréales…)
- Evitez la descente de trop ! Mettez un terme à votre session de snowboard avant de ressentir la fatigue.
13. Zones à risques :

13.1. Snowparcs :

2,8% des accidents aux sports d’hiver ont lieu dans un snowparc et la grande majorité de ces blessés sont…des snowboardeurs ! La gravité des traumatismes est plus importante en snowparc que sur piste ; raison de plus pour respecter les règles de sécurité spécifiques aux snowparcs.
Règles de sécurité en snowparcs
- N’essayez le snowparc que si vous avez déjà un bon niveau général en snowboard.
- Toujours faire un passage de reconnaissance avant d’aborder un parcours.
- Utilisez les modules en fonction de leur difficulté, souvent indiquée par un code couleur, et de votre niveau technique. En général, dans un snowparc, on trouve des modules pour débutants moins techniques et moins hauts, une zone intermédiaire pour permettre aux snowboardeurs aguerris de progresser et une zone réservée aux meilleurs spécialistes du freestyle.
- Vérifiez toujours qu’il n’y ait personne dans la zone de réception d’un module avant de vous lancer.
- Respectez un ordre de départ préétabli.
- Adaptez votre vitesse à chaque module et ne tentez pas de figures acrobatiques insensées.
- Ne stationnez pas sur la zone de réception ou le long du parcours. En cas de chute, dégagez rapidement. Ne remontez jamais une pente ou un obstacle.
- Le port du casque et de protections est vivement recommandé.
- En cas d’accident, barrez le module ou le parcours et faites prévenir le service des pistes ou les secours.
- Pour prendre des photos d’action, restez à distance raisonnable des snowboardeurs et soyez vigilant.

13.2. Hors-pistes:
Attention, rider hors-piste est une activité à risques ! Quand on quitte le domaine skiable, on surfe à ses risques et périls en prenant des risques pour soi-même et en mettant la vie d’autres riders ou sauveteurs en danger. Surf Prévention déconseille fortement le hors-piste. Si toutefois vous vous y aventurez, voici quelques conseils pour limiter les risques.

Règles de sécurité en hors-pistes :
- Préparez soigneusement votre itinéraire à l’avance et choisissez le meilleur moment pour l’emprunter. Il est important de préparer la descente mais aussi le retour (il n’y a pas de remontées mécaniques en hors-pistes…).
- Consultez la météorologie et tenez-vous au courant des risques d’avalanche : même quand le risque annoncé est faible, on n’est jamais à l’abri d’une instabilité localisée du manteau neigeux. Une pluie récente, des chutes de neige ou du vent dans les 3 à 5 jours qui précèdent sont un facteur de risque d’avalanche.
- Il ne faut pas hésiter à annuler une session de freeride (ou à la reporter de plusieurs jours si nécessaire) si toutes les conditions optimales ne sont pas réunies.
- Prenez toujours avis auprès de pisteurs ou de locaux qui connaissent parfaitement la zone.
- En hors-piste, le risque principal est le risque d’avalanche.
- Tenez compte des panneaux de signalisation des risques en montagne et des drapeaux d’avalanche.
- Avant de partir, signalez précisément à vos proches où et quand vous allez surfer et donnez une heure de retour.
- Dans tous les cas, ne partez jamais faire du freeride seul. Tous les membres du groupe (3 à 5 personnes) doivent être au top physiquement et en bonne santé. L’idéal est de se faire accompagner par un guide de montagne. Les membres du groupe doivent se surveiller mutuellement.
- Ridez très prudemment en zone inconnue.
- Attention aux obstacles (arbres, rochers, plaques de glace…) et aux zones à risques (crevasses, barres rocheuses, pont de neige au-dessus d’un ravin, crêtes, corniches…).
- Ne tentez jamais de saut sans être sûr de la zone d’atterrissage.
- Portez chacun un appareil de recherche des victimes d’avalanches (ARVA) en mode émission, une pelle à neige et une sonde dont vous aurez appris à vous servir préalablement.
14. Premiers secours.

En cas d’accident, protégez la victime.

Alertez les secours en composant le 15 en France ou le 112 (numéro européen).

Prévenez les pisteurs pour qu’ils viennent vous porter secours. En attendant leur arrivée, réchauffez la personne blessée et maintenez-la au sec à l’abri du vent et ne la bougez pas inutilement.

Tout snowboardeur devrait avoir reçu une formation aux premiers secours.

15. Souscrivez une assurance.

Souscrivez une Licence Carte Neige auprès d’un club affilié à la Fédération Française de Ski.

Vous serez couvert dans le monde entier en cas d’accident corporel du fait de la pratique du snowboard en tant qu’amateur.

Une Assurance Responsabilité Civile, un remboursement des frais de secours, de recherche, de premier transport (qui peuvent être onéreux) et de transport sanitaire sont également proposés.
Plus d’informations :

- site Internet des Médecins de Montagne : www.mdem.org

- site Internet de la Fédération Française de Ski : www.ffs.fr

Un snowboardeur pro survit à une avalanche

Mardi 18 novembre 2008

Il suffit de regarder un DVD de snowboard récent pour se rendre compte des risques que prennent les riders en hors-piste.

La pression médiatique qui pèse sur les sports de glisse est telle qu’il faut filmer des séquences toujours plus extrêmes…au péril des snowboardeurs et des personnes qui leur portent secours en cas d’accident.

Il n’est pas rare de voir, dans une séquence de freeride, un snowboardeur déclencher une avalanche et en réchapper. Jusqu’au jour où cela tourne vraiment mal…

Xavier De Le Rue, snowboarder professionnel, a bien cru que sa dernière heure avait sonné quand il a déclenché une gigantesque avalanche dans la pente du Châtelet située à 2537 mètres d’altitude le 29 Mars 2008.

La scène se déroule donc à proximité du col Grand-Saint-Bernard en Suisse un jour de grand beau temps. Xavier De Le Rue doit se faire filmer pour un sponsor avec un skieur. Ils se font déposer à la mi-journée par un hélicoptère au sommet d’une grande face abrupte avec des barres rocheuses à franchir.

Le skieur est le premier à s’élancer et il assure sa descente.

Puis vient le tour de Xavier de Le Rue de se lancer dans la pente. Dès le premier virage, une première plaque de neige part en avalanche. Pour l’éviter, Xavier change de direction mais heurte un rocher.  Il parvient à se rétablir in extremis et il continue sa descente. Il semble tiré d’affaire mais le pire reste à venir…

La première avalanche  a ébranlé le manteau neigeux en profondeur et soudainement la neige se disloque en centaines de gros cubes comme les pièces d’un puzzle géant avec notre malheureux snowboardeur au milieu de cette apocalypse. Xavier est enveloppé par la neige, il est emporté par l’avalanche et il perd connaissance. Il se souvient juste d’avoir été secoué comme pendant un gros bouillon sous une vague hawaiienne dont la puissance aurait été décuplée, selon ses propres termes. 

L’équipe du tournage assiste au drame impuissante et se lance immédiatement à la recherche de la victime. La tâche ressemble à la recherche d’une aiguille dans une meule de foin… Dans la panique, ils commencent par essayer vainement de détecter un signal avec leur appareil de recherche de victime d’avalanche (ARVA) depuis l’hélico…Cette idée saugrenue leur fait perdre de précieuses minutes. Les recherches au sol ne donnent rien jusqu’au moment où un skieur décide de chercher Xavier beaucoup plus bas. C’est là qu’il a été découvert inconscient après avoir été emporté 1200 mètres en contrebas… Il a immédiatement été hélitreuillé jusqu’à une station proche avant d’être pris en charge par un hélicoptère médicalisé qui l’a transféré aux urgences de l’hôpital de Sion.

Xavier De Le Rue s’en tire bien: il est sain et sauf et ne gardera pas de séquelle physique de cette avalanche.

L’équipe avait quand même pris quelques précautions au préalable:
- reconnaissance du terrain environnant depuis deux jours.
- pas d’avalanche lors des 48 dernières heures.
- un seul skieur à la fois sur la pente pour limiter la surcharge.

Mais quand on se lance dans une pente raide à 48°, orientée nord, surchargée en neige, on devine quand même que l’on prend de gros risques même lorsque le risque d’avalanche annoncé n’est “que” de 3 sur 5. On peut essayer de se trouver des excuses: observation insuffisante de la pente, manque de concentration, mauvais karma ce jour-là… Mais il ne faut pas accuser trop facilement la fatalité.

Quand on se risque sur de telles pentes, il faut être conscient que l’on risque sa vie à chaque descente, snowboardeur professionnel ou pas… Et il convient de se poser la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Les quelques poignées de dollars que reversent les sponsors à leurs riders valent-elles le coup de jouer à la roulette russe ? Tout cela pour impressionner de jeunes amateurs en manque de sensations fortes derrière leur écran…et peut-être les inciter à prendre les mêmes risques…

Ce système est vraiment pervers. L’industrie de la glisse encourage à la prise de risque inconsidérée pour obtenir des images spectaculaires qui serviront à faire la réclame pour leurs marques de fringues ou de matos. Et cela est également valable pour le surf de grosses vagues où la surenchère médiatique continuera tant qu’il n’y aura pas eu un blessé grave ou un mort.

Xavier De Le Rue est un miraculé: il aurait pu se faire écraser par un bloc de neige dure, se fracasser contre un rocher ou un arbre mais il s’en sort sans la moindre fracture par l’opération du Saint-Esprit.

Quelles sont les raisons de son salut ?
- La chance +++: dans son malheur Xavier de Le Rue  a eu une chance inouïe.
- Xavier De Le Rue a eu le réflexe de déclencher son tout nouveau système Airbag sur son sac à dos (il venait de se le procurer…) qui lui a permis de rester en surface de l’avalanche.

Espérons que cette mésaventure servira de leçon à ce snowboardeur et à tous ceux qui risquent régulièrement leur vie pour quelques secondes d’adrénaline et une parution dans un magazine ou sur une vidéo…

Retrouvez le récit complet et les photographies ahurissantes de cet authentique miracle dans le magazine SnowSurf n° 111.

La descente et l’avalanche en question sont sur la vidéo YouTube ci-jointe à partir de la minute 2:22.

Le témoignage de Xavier De Le Rue après l’accident peut se lire en anglais sur son site Internet: http://www.xavierdelerue.com/sportifs/xavier_delerue/index_eng.php

Retrouvez les conseils de prévention pour le freeride dans la rubrique Snowboard Prévention.

Etirement avec un leash avant d’aller surfer

Dimanche 16 novembre 2008

Avant de commencer sa session de surf, il faut s’échauffer correctement.

Surf Prévention vous donnera au fil des semaines des exemples d’assouplissements à réaliser avant et après le surf.

Commençons par un étirement à l’aide d’un accessoire que tout surfeur possède dans sa housse: le leash !

C’est l’ancien champion du monde de surf Tom Carroll qui nous en fait la démonstration.

Peggy Hall conseille de s’asseoir sur ses talons et de prendre son leash. L’exercice consiste à étendre le leash et ses membres supérieurs et à les amener loin devant et derrière les épaules. Elle insiste sur l’importance de se concentrer sur sa respiration en inspirant et en expirant aux bons moments comme elle l’explique sur la vidéo YouTube.